Agata Schmidt

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Il est rare qu’un conte donne naissance à un Opéra, mais celui de Hans Christian Andersen, La Petite Sirène, sans en être l’adaptation exacte, a pourtant donné naissance à un des opéras  les plus connus de Dvorak (pour ceux qui ne parlent pas Tchèque : prononcer : Dvorjak)

photo : Olga Guryakova, @Eric Mahoudeau/Opéra de Paris

photo : Olga Guryakova, @Eric Mahoudeau/Opéra de Paris

Rusalka, composé en 1901, sur un livret de Jaroslav Kvapil, nous plonge dès le départ dans un lac au clair de lune, où les trois sœurs d’une naïade, Rusalka, s’amusent, et leur père Ondin les rejoint. Rusalka révèle alors à son père le chagrin qui la ronge, elle est tombée amoureuse d’un humain, un Prince qui vient parfois se baigner dans le lac. Elle veut quitter les profondeurs du lac, prendre forme humaine pour devenir sa femme. Seule une sorcière, Jezibaba, peut l’aider, mais au prix d’un grand sacrifice. Dans le monde des humains, elle sera muette. La transformation a lieu, le Prince tombe effectivement amoureux, mais son entourage ne l’entend pas de cette oreille, et une princesse étrangère va tenter de se faire aimer du prince…Comme les contes, on aime bien connaître la fin, mais nous ne sommes pas ici chez Andersen, et l’intrigue se poursuit sur 3 actes.

Rusalka Rusalka Rusalka

Le décor dénué du départ nous emmène dans son sillon, soutenu par des voix très puissantes: les trois sœurs tout d’abord : Yun Jung Choi, Alzbeta Polackova et Agata Schmidt, aux voix limpides, celle d’Odin , l’esprit du lac à la superbe voix de basse : Dimitry Ivaschenko, et bien entendu celle de Russalka, la soprano Svetlana Aksenova, qui a repris le rôle, d’après ce que j’ai compris, à moins de huit jours de la générale, et qui est absolument éblouissante. Elle sera en alternance avec Kristine Opolais ( les 16/18/23 et 26 Avril). Il faut aussi parler de la sorcière, Larissa Diadkova, mezzo soprano et enfin des deux principaux humains : Le prince : le ténor Pavel Cernoch, et la princesse étrangère, Alisa Kolosova, autre mezzo soprano. la distribution ne serait pas complète sans le garde forestier (Igor Gnidii) et le garçon de cuisine: la soprano Diana Axentii ainsi que le chasseur : Damien Pass. Ce qui nous accroche en fait dès les premières secondes ce sont la puissance de ces voix, qui nous envoûtent totalement. Vu que l’Opéra est chanté dans sa langue d’origine, les sous-titres sont vraiment bienvenus, ils sont d’ailleurs en double langue : français et anglais.

Rusalka Rusalka Rusalka Rusalka Rusalka

La direction musicale de  Jacub Hrusa pour la mise en scène de Robert Carsen souligne les voix. Rusalka n’a pas été très souvent jouée à l’Opéra de Paris., qui y est rentré au répertoire seulement en 2002, dans la même mise en scène, qui réunissait alors Renée Fleming sous la direction musicale de James Conlon. Elle y reviendra en 2005. C’est dire si elle n’a pas été beaucoup jouée. Ce sera certainement un vrai plaisir pour les amateurs de Bel Canto de découvrir cette oeuvre à l’Opéra Bastille pour cette série de représentations.

Rusalka Rusalka Rusalka

 

Photos : C.Leiber et E. Bauer @Opera de Paris, tous droits réservés

Représentations à l’Opéra Bastille:

mardi 7 avril 2015 – 19h30
vendredi 10 avril 2015 – 19h30
lundi 13 avril 2015 – 19h30
jeudi 16 avril 2015 – 19h30
samedi 18 avril 2015 – 19h30
jeudi 23 avril 2015 – 19h30
dimanche 26 avril 2015 – 14h30

Tarifs :

150€ 140€ 115€ 90€ 70€ 50€ 30€ 15€ 5€
Excepté lundi 13 avril
120€ 112€ 92€ 72€ 56€ 40€ 24€ 15€ 5€

Réservations aux guichets de Bastille ou Garnier, tous les jours de 11h30 à 18h30 sauf dimanches et jours fériés

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Un opéra pas très connu de Richard Strauss, pourtant à l’honneur à l’Opéra Bastille.

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On connaît mieux le Chevalier à La Rose du même compositeur, Richard Strauss, que ce Ariane A Naxos composé en 1916. En fait l’oeuvre est composée d’un prologue et de l’Opéra en lui-même, le prologue expliquant le pourquoi de cet opéra dans l’opéra. Dans cette première partie on se retrouve dans la maison d’un homme richissime, qui va donner une soirée de gala, avec un opéra, le premier d’un jeune compositeur,(interprété par Sophie Koch) qui sera suivi, au grand dam de ce dernier d’une pièce de théâtre comique, avec Zerbinette (Elena Mosuc) et ses 4 amants. Mais le maître de maison décide de changer le programme en dernière minute, ce qui désespère les deux compagnies. 

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Dans la seconde partie, l’Opéra, la prima donna (Karita Mattila)se retrouve sur l’île de Naxos, dans une grotte, où 3 naïades veillent sur son sommeil agité. Ariane qui se croyait morte s’éveille, et des comédiens italiens la plaignent, pour sa tristesse alors qu’elle est si jeune. Arlequin tente même une petite chanson entraînante, mais elle n’entend rien.

En fait l’histoire telle qu’on la voit sur scène respecte le livret de Hugo Von Offenthal, mais dans la seconde partie, il faut avoir beaucoup d’imagination pour voir une grotte sur une île dans ce décor signe Chantal Thomas) qui ressemble plus à un chantier en construction. Ceci dit, on ne vient pas à l’Opéra pour les décors, même si ils peuvent déranger certains, de même que les éclairages de Joël Adam. On vient là pour écouter  de belles voix, avec une bonne direction d’orchestre. Et sur ces deux points, il n’y a rien à dire. L’orchestre, sous la direction de Michael Schönwandt nous livre la partition avec génie, et les interprètes, surtout les voix féminines, sont absolument fantastiques. En première partie Sophie Koch reçoit une ovation plus que méritée pour ses solos de mezzo soprano dans le rôle masculin du jeune compositeur. Dans la second epartie, Bacchus ( Klaus Florian Vogt) partage les applaudissements nourris avec Zerbinette (Daniela Fally) et Ariane ( Karita Mattila) et avec le reste de la troupe dont Olga Seliverstova, Agata Schmidt et Ruzan Mantashyan.

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J’ai été agréablement surpris par la partition, n’étant généralement pas un grand fan de l’Opéra allemand. Comme quoi il ne faut jamais dire…Fontaine…je ne boirai pas de ton eau. Je ne peux que vous recommander cet opéra, qui sans  être un opéra connu, avec des airs célèbres, est loin d’être une oeuvre difficile. A découvrir.

TOUTES LES PHOTOS / BERNARD CONSTANT @ OPERA DE PARIS

Représentations à l’Opéra Bastille

mardi 27 janvier 2015 – 19h30
samedi 31 janvier 2015 – 19h30
vendredi 6 février 2015 – 19h30
lundi 9 février 2015 – 19h30
jeudi 12 février 2015 – 19h30
mardi 17 février 2015 – 19h30

TARIFS
150€ 140€ 115€ 90€ 70€ 50€ 30€ 15€ 5€
Excepté lundi 9 février
120€ 112€ 92€ 72€ 56€ 40€ 24€ 15€ 5€

INFORMATIONS / RÉSERVATIONS
par téléphone : 08 92 89 90 90 (0,337€ la minute)
par Internet : www.operadeparis.fr
aux guichets : au Palais Garnier et à l’Opéra Bastille tous les jours de 11h30 à 18h30 sauf dimanches et jours fériés

Voici l’air de Harlequin, mais dans une version différente que celle représentée actuellement à l’Opéra Bastille: