Jean Bernard-Luc

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Des comédiens déchaînés pour un classique du théâtre de boulevard.

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Hibernatus est certes bien plus célèbre de par son adaptation cinématographique sous la signature d’Edouard Molinaro en 1969, avec Louis de Funès dans le rôle principal (qui n’est pas le rôle titre!!). Le film avait alors connu un énorme succès, et les diffusions télévisées ne manquent pas. Et pourtant, cette pièce est bien plus ancienne, qui a été écrite en 1957 par Jean Bernard-Luc. Cette année c’est Eric Emmanuel Schmitt qui en fait une nouvelle adaptation qui se déroule de nos jours. Les portables sont de sortie, la climatisation marche. Je ne connais pas les dialogues d’origine, mais ceux que j’entends sur la scène du théâtre de la Michodière sont un régal. Au risque de passer pour un fan de l’auteur (j’aime toutes les pièces qu’il a à l’affiche actuellement et bien d’autres), il faut bien dire que cette adaptation est réussie. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, on retrouve Steve Suissa à la mise en scène. Celle-ci est alerte, rythmée et plaît énormément au public. Le soir où j’ai vu la pièce il y avait pas mal d’enfants qui s’éclataient, qui riaient aux bons mots, qui passaient visiblement un bon moment. Et les adultes étaient au diapason.

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Bon, c’est bien beau tout cela, allez-vous me rétorquer, mais parlez-nous des comédiens, puisque les deux têtes d’affiche Ingrid Chavin et Jean Luc Reichman, sont connus de tous. C’est tout simple. Ingrid Chauvin est naturelle, charmante, et tient la rampe, comme tous les comédiens. Quant à Jean-Luc Reichman, il m’a étonné. Il sait se montrer effacé dans certaines situations, mais il sait aussi en faire des tonnes pour que la salle éclate de rires. Il joue de tout, d’une sonnerie de portable, d’une soufflerie , puisque son personnage est obsédé par sa jeunesse, qu’il ne veut pas laisser partir. Alors quand il apprend que le froid conserve les cellules, il veut en abuser. Normal de parler du froid puisque le personnage principal, Hibernatus, revient de loin : Hubert et Edmée voient leur existence bouleversée le jour où l’on retrouve au pôle Nord un homme conservé dans la glace : ce survivant n’est autre que l’arrière-grand-père d’Edmée de Tartas (Ingrid Chauvin), une femme très riche mariée à Hubert (Jean-Luc Reichmann), qui parle de se faire tirer la peau. Pour  épargner au survivant le choc de découvrir qu’il a hiberné 100 ans, la famille redécore sa demeure et se vêt en costumes de 1914. Le réveil sera drôle, avec les personnages qui vivent tous dans le mensonge, Diane, la jeune bonne (Baya Rehaz), qui a un faible pour le vieux très jeune homme, Hibernatus, l’hiberné (Romain Emon), la fille d’Edmée et Hubert (Anouchka Delon), qui va se marier avec le comptable (Nicolas Messica), un mec très intéressé, le professeur en charge d’Hibernatus (Raymond Acquaviva).

J’ai eu un peu de mal avec la première scène, qui m’a fait craindre le pire, mais le pire n’est pas arrivé, la pièce prend son rythme dès le deuxième scène et ce jusqu’à la fin. Ce n’est pas le chef d’oeuvre de l’année, mais la salle a beaucoup ri et c’est quand même le principal. Les comédiens s’amusent visiblement autant que la salle.

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Hibernatus, au théâtre de la Michodière, du jeudi au samedi à 20h30, matinées samedi à 16h30 et dimanche à 15h00, jusqu’au 29 Mars.

Représentation supplémentaire en raison du succès le mercredi 18 mars à 20h30

Durée du spectacle, environ 1h40

Locations : 01 47 42 95 22 ou par internet : www.michodiere.com

Prix des places : de 17€ à 49€

la bande annonce :