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Sam Bernett n’est pas un homme de l’ombre pour les Vieilles Canailles. Il les a connus à leurs débuts et  jusqu’aux derniers concerts ensemble. Une rencontre avec ce géant de la radio, entre autres, s’imposait.

Il est vrai que nombre d’entre nous ont connu Sam Bernett quand il ‘faisait’ de la Rdio sur les grandes ondes, que ce soit à RTL ou à Europe 1. J’ai eu l’occasion de travailler sur les ondes FM, et j’ai gardé de lui le souvenir d’un mec BIEN. Il n’a pas fait que de la radio vu qu’il a aussi été un des instigateurs du Disney Village, et un des directeurs de Disneyland Paris. C’est dire qu’il a des choses à raconter. La parution de son nouveau livre : VIEILLES CANAILLES, Un Fabuleux Destin, aux éditions du Cherche Midi a été l’occasion de le croiser à nouveau, et je n’attends qu’une chose, une nouvelle occasion de l’écouter et de vous faire participer.

Magique non? On se laisse bercer par ces récits. On s’imagine l’effet que cela doit faire d’être l’ami des ces canailles, mais aussi de tous les autres, que ce soit Claude François, Michel Sardou, Sylvie Vartan parmi ceux qui l’ont marqué. En feuilletant ce livre, on vibre avec lui, avec ces 3 potes qui se sont connus de la fin des années 50 au Golf Drouot jusqu’au jour funeste du décès de Mr Jean-Philippe Smet, parce que Johnny n’est pas mort, et ne le sera jamais pour ses fans.

J’ai retrouvé quelques photos dont je ne peux pas créditer leur auteur. Ce que je ferai volontiers s’il s’agit de vous.

Sam a aussi quelques photos à partager avec vous. Certaines de ces photos sont inédites et on ne peut que le remercier une fois encore:

Eddy Barclay & Sam Bernett

Dick Rivers, Henri Leproux, Sam Bernett

Jacques DUTRONC, la guitare sur l’ épaule et une poupée à la main, se promenant au jardin des Tuileries

Eddy & Johnny

Eddy Mitchell et Jacques Dutronc sur la scène du Golf-Drouot à Paris.
1965
Photo André Crudo

Johnny & Sam, diner entre potes

La Pétanque….

souvenirs d’une émission RTL

Un petit plaisir avec un grand: Serge Gainsbourg

En studio radio avec Johnny et Eddy

Les Martin Circus & Sam

Dick Rivers, Henri Leproux & Sam Bernett

Merci Sam! Merci les Vieilles Canailles!

Guy Courthéoux

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Le mois Molière à Versailles :    Un, deux, trois, Vive le théâtre !

Depuis vingt-huit ans, le mois Molière à Versailles est devenu un rendez-vous incontournable des amoureux du théâtre, qu’ils soient versaillais ou de la région, tant les propositions sont alléchantes. Des créations, des reprises sont suivis par un public nombreux et familial. Les tarifs sont très bas ou offrent des prix accessibles défiant toute concurrence. François de Maziéres, le maire de Versailles est le créateur de ce festival. Il ne ménage pas ses efforts. Son vélo est célèbre, car il se rend de lieux en lieux attentif à tout et à tous. Il faut saluer l’équipe de bénévoles qui ne compte pas leurs efforts. De nombreuses troupes sont en résidence, des troupes de théâtre amateur présentent leur spectacle. Un air de fête envahit toute la ville du Roi Soleil qui aimait tant le théâtre et protégeait notre grand Molière.
Le mois Molière est,  pendant trente jours,  le tremplin de 330 spectacles joués dans 62 lieux et accueille plus de 150.000 spectateurs .

Dans la programmation cette année, le patron du théâtre français, le grand Molière est mis à l’honneur entre autres  avec l’excellent spectacle de Nicolas Rigas, qui mêle avec un art consommé théâtre et chant d’opéra, Le médecin malgré lui, délicieusement mis en musique par Charles Gounod, Le Bourgeois Gentilhomme mis en scène par Bastien Ossart. On retrouve avec plaisir des « sociétaires » du mois Molière, Ronan Rivière revient avec son génial Revizor de Gogol, et présente également Le Journal d’un Fou du même Gogol. Antoine Seguin présente sa formidable trilogie de Pagnol à voir et à revoir et, nous offre une version de On purge Bébé de Feydeau, qui soulève des houles de rire. Notre cher Feydeau dans la mise en scène hilarante et tonique d’Anthony Magnier, dans Un Fil à la patte, qui est devenu un classique du mois Molière. Nicolas Rigas et sa troupe présentent, non seulement Le médecin malgré lui, mais également Une soirée chez Offenbach créée l’an passé et qui sera donné pour la première fois avec orchestre, et le même Nicolas Rigas met en scène Le Géniteur d’un jeune auteur dont nous parlerons plus loin.

 

Cette année le théâtre contemporain est présent, et cette nouveauté est bien accueilli par un public toujours aussi curieux, aussi présent. Un partenaire de choix pour beaucoup de festival est le temps. Le dimanche 2 juin, nous dansions tous une danse de la joie, point de pluie annoncée et même un soleil discret mais présent car l’un des lieux emblématiques est la cour de la Grande Ecurie, qui est un peu la Cour d’honneur pour le mois Molière. Mais en début d’après-midi rendez-vous au superbe théâtre Montansier, Denis Podalydès, le local de l’étape, devant une salle comble nous livre ses souvenirs d’enfant versaillais et son amour de Molière, au travers d’extrait de son livre En jouant, en écrivant, un joli moment de théâtre.
Nous découvrons la nouvelle pièce de Gilles Dyrek, Je m’appelle Georges, mise en scène par son complice Éric Bu. L’idée de départ est à la fois simple et ingénieuse, nous sommes conditionnés par notre prénom, il nous situe dans le temps, les noms composés marquent les années 50 / 60, les Elodie les années 80. En 2024, les Georges ne sont pas des perdreaux de l’année, mais notre Georges est sacrément séduisant. Alors qu’il emménage dans un nouvel immeuble, il se rend compte que toutes les résidences autour de lui portent le prénom de l’une de ses ex ? Quel est ce signe du destin ? Drôle, inventif, emporté par une distribution dynamique et talentueuse, Georges remporte tous les suffrages.

Je m’appelle Georges

Je m’appelle Georges

Je m’appelle Georges

Nous quittons la Cour des Grande Ecuries pour nous rendre au Conservatoire à rayonnement régional pour découvrir la création de la pièce Le Géniteur d’un jeune auteur François de Maziéres. Une voix enveloppante nous convie à nous asseoir ensemble. Pierre (Martin Loizillon) et Victoire (Mylène Bourbeau) veulent avoir un enfant. Ils sont jeunes, bien portants mais pour l’instant, leurs tentatives sont infructueuses, insidieusement chacun porte la responsabilité sur l’autre. Mais voilà, d’où vient la faute exactement ? Et puis d’abord qui était leur père, leur géniteur. Pierre fait des recherches et trouve son père biologique. Roger arrive chez le couple, mais il n’est pas très glamour…On rit beaucoup. Cette comédie qui expose avec humour un fait de société grave est joué avec finesse par un trio de comédiens des plus talentueux. Nicolas Rigas assure une mise en scène vive, soulignant chaque personnage avec pertinence.

Le géniteur

Nous continuons notre parcours dans le programme du mois Molière.
Au Potager du Roi, la Tempête de Shakespeare dans la mise en scène follement inventive de Stéphanie Tesson. A noter, les créations car nous ne l’avons pas assez souligné le mois Molière permet la création de beaucoup de spectacles dont certains réjouiront les festivaliers d’Avignon, de La Valise de Sophie Forte au Paris-Istanbul, Dernier Appel le dernier spectacle signé Éric Bouvron et du même Bouvron Johnny, Libre dans ma tête, avec Didier Gustin.
La musique est présente par des concerts dans les églises, à l’Hôtel de ville.
Ah quel beau festival que voilà !
Si vous allez au Festival Off d’Avignon vous pourrez retrouver certains spectacles dans un nouveau lieu l’Ancien Carmel et voir ceux que vous aurez raté.

 

Marie Laure Atinault

Le mois Molière à Versailles juin 2024
www.moismoliere.com renseignements : 01 30 21 51 39
Le mois Molière à l’Ancien Carmel d’Avignon du 3 au 21 juillet
www.moismoliere.com/avignon

Voilà un spectacle qui devait ravir tout le monde, même les homophobes. On se régale de bout en bout avec cette troupe  qui sait plaire à tous, qui sait chanter, danser, virevolter dans des décors bien colorés.

Ici pas de playback, ils chantent, et mieux encore : ils chantent parfaitement ce qui se comprend, quand on sait que la compagnie fêtes ses 40 ans

Sur un livret et une mise en scène de Denis Evrard, les protagonistes grimés sont à la ville : Sylvain Angonion de Reu, Michaël Baderot, Vincent Baillet, Jerome Cuvilliez, François Dussillol-Godar, Duarte Fernandez, Kaï, Laurent Giordanengo, Amaury Guiraud, Jérôme Guerin, Franck Mignot, Olivier Segrettin, Yohann Sassier, Jean-Philippe Vincifore, et je serai bien embêté de vous dire sui est qui sur le scène. Le plus simple c’est d’aller les voir, surtout pour les dernières représentations où les Caramels Fous vous proposent des places à 29 Euros!

D’ici quelques jours vous aurez le bonheur d’en connaître au moins deux devant la caméra d’ONSORTOUPAS!

 

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Alexandre le Grand est un personnage historique et mythique, le texte poétique de Laurent Gaudé nous permet d’applaudir un comédien exceptionnel : Emmanuel Schwartz

La chambre est blanche. Du sol au plafond, tout est Blanc. Le lit qui est au centre de cette pièce, est recouvert de draps immaculés et froissés. Un homme nous parle d’une voix caverneuse. Il est emmailloté dans un drap, ou est-ce un linceul ? Il sait que la fin est proche. Injustice des Dieux. Pourquoi briser un destin hors norme. Nous sommes à Babylone, le 11 juin de l’an 323 avant Jésus Christ. Alexandre le Grand va mourir. Il se livre à nous, témoin muet et fasciné par ce monologue hypnotique. Alexandre, le fils de Philippe II, roi de macédoine et d’Olympias. L’un de ses précepteurs était Aristote. Ce prince cultivé est rompu aux arts de la guerre. Lorsque son père est assassiné il devient le roi de Macédoine, aidé par sa mère, ils vont tuer tous ceux qui pourraient arrêter l’ascension de ce Prince beau et courageux. Il quitte le drap, et s’avance vers nous pour nous compter son épopée hors du commun. Rien ne lui résiste même les troupes de Darius qu’il bat au Granique, à Issos. De l’Egypte où il devient Pharaon, il passe l’Euphrate. Il conduit ses troupes de victoire en victoire, jusqu’à l’Indus, il abolit les frontières de l’inconnu. Au bord de L’Euphrate, il rencontre un magnifique et étonnant Tigre Bleu. Cet animal fantastique lui montre le chemin vers d’autres conquêtes. Quand reviendra-t-il lui montrer la bonne voie?

 

Alexandre le conquérant, le guerrier, le presque Dieu, meurt. Il le sait. Il se confie sans rien omettre, ni son génie militaire, ni son incroyable cruauté. Non, il n’a pas peur de la mort. Il l’attend pour cette dernière bataille, pour ce corps à corps avec Hadès. Quel est le Graal d’Alexandre ? Aller toujours plus loin, repousser toutes les limites au risque de se perdre. Quel rôle extraordinaire pour un comédien prodigieux, Emmanuel Schwartz nous fascine littéralement. Les murs deviennent parfois écran avec des projections entre autre la charge des éléphants mais nous ne regardons pas toujours car nous sommes captivés, happés par le jeu du comédien. Il n’y a pas que la voix mais tout son corps qui joue. Ses mains, ses pieds se tordent pour devenir les puissantes pates du tigre fabuleux. De l’articulation d’un malade perclus de fièvre, à celle royale de celui qui commande. Il invoque ses fantômes, les esprits de ses ennemis et de ses amis, de sa vie si courte, si pleine, si extraordinaire. Denis Marleau est un remarquable directeur d’acteur, ses mises en scène sont toujours ciselées. La rencontre d’un auteur, d’un comédien et d’un metteur en scène offre un spectacle inoubliable.

 

Texte de Laurent Gaudé

Mise en scène Denis Marleau

Avec Emmanuel Schwartz

équipe artistique

texte Laurent Gaudé
mise en scène Denis Marleau
avec Emmanuel Schwartz
collaboration artistique et conception vidéo Stéphanie Jasmin
scénographie Stéphanie Jasmin et Denis Marleau assistés de Stéphane Longpré
lumières Marc Parent
musique Philippe Brault
costumes Linda Brunelle
maquillages et coiffures Angelo Barsetti
design sonore Julien Eclancher
coordination et montage vidéo Pierre Laniel
assistanat à la mise en scène Carol-Anne Bourgon Sicard

les mardis soirs à 19.00,

du mercredi au samedi à 20.00,  samedi 15 juin à 18.00 uniquement, dimanche 9 juin 15.30 et dimanche 16 juin à 14.30.

toutes les photos : © Yanick Macdonald

réservations : https://www.colline.fr/spectacles/le-tigre-bleu-de-leuphrate

Marie Laure Atinault

Naïs est belle comme un soleil, gaie comme un pinson. On ne peut la voir sans être séduit. C’est bien ce que pense Toine son ami d’enfance.

Il est le seul homme que le terrible Micoulin, le père de Naïs, accepte dans l’entourage de sa fille. Mais pour Micoulin, Toine n’est pas un danger, il est bossu. Il n’en pas moins homme, généreux et sensible.

Micoulin dit : « ma fille je ne la donne pas, je me la garde ». Jaloux et méchant comme une teigne, il est dangereux comme un scorpion.

La belle saison marque le retour de Madame Rostaing dans sa propriété au bord de la mer. Micoulin le métayer et sa fille s’occupent de l’entretien de la propriété. Naïs et Toine attendent avec impatience le retour de Frédéric Rostaing, mais pas pour les mêmes raisons. L’été embrasent le cœur des jeunes gens. Micoulin découvre les escapades amoureuses de sa fille…… Le reste est à découvrir.

Quelle belle aventure théâtrale ! Arthur Cachia présente son adaptation du film de Marcel Pagnol Naïs, alors qu’il est élève dans un cour d’art dramatique. Thierry Harcourt qui est juré au concours de fin d’année, est subjugué par le travail. Il conseille à Arthur Cachia de continuer. Thierry Harcourt met en scène avec une économie de moyen inversement proportionnelle à ses inventions. Un tabouret, un filet de pêche nous suffisent pour être en Provence, au bord de la mer. La superbe langue de Marcel Pagnol porte ce récit grave. Quelle émotion lorsque Toine raconte son enfance entourée de l’amour de sa famille et qu’une femme dit « comme il est joli ce petit bossu », un mot qu’il ne connaissait pas. Arthur Cachia campe un Toine, généreux, pudique, suggérant sa bosse sans exagération. Il est très émouvant et sa composition fera date. Autour de lui, une belle distribution, la ravissante Marie Wauquier est une Naïs craquante. Un étonnant Patrick Zard qui nous fait froid dans le dos tant on déteste le terrible Micoulin. Il est méconnaissable. Tous les comédiens sont juste, ils nous embarquent dans cette histoire que l’on suit avec une passion un peu enfantine dans notre désir que le méchant soit puni.

Marcel Pagnol est l’un des grands auteurs du XX siècle, il serait temps que l’on s’en rende compte. La beauté de sa langue, la richesse de son vocabulaire ; et puis le personnage est passionnant. Naïs est un film de 1945. Pagnol s’est inspiré d’une nouvelle de Zola, il a « dénoircie » l’histoire et a offert à Fernandel l’un de ses plus beaux rôles, donnant à une jeune et ravissante comédienne le rôle de Naïs, la future Manon des sources, Jacqueline Pagnol. Le spectacle est à voir et à revoir.

Toutes les photos : © Philippe Dayries

Naïs

De Marcel Pagnol,

Adaptation Arthur Cachia, mise en scène Thierry Harcourt

Avec Arthur Cachia, Kevin Coquard, Clément Pellerin (en alternance), Simon Gabillet (en alternance), Lydie Tison, Marie Wauquier, Patrick Zard’

Lucernaire jusqu’au 30 juin 2024

Festival d’Avignon 2024 Théâtre de la Condition des Soies

 

Marie Laure Atinault

 

 

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Jacques Offenbach, est certainement le compositeur français le plus connu du grand public de par ses opérettes. Qui n’a jamais entendu ou fredonner un de ses airs célèbres comme L’air du brésilien ‘ repris en tube par Dario Moreno, sans oublier l’air de Gabrielle : Je suis veuve de Colonel , de La Vie Parisienne qui est son œuvre la plus connue aux côtés de La Périchole, La Fille du Tambour Major, La Belle Hélène et tant d’autres. Le Théâtre de Passy  a eu l’heureuse idée de reprendre avec un fort succès UNE SOIREE CHEZ OFFENBACH, conçu et mis en scène par Martin Loizillon, avec un interprète de lyrique hors pair qui connait parfaitement l’œuvre d’Offenbach : Nicolas Rigas.

Ce pétillant voyage lyrique, drôle et musical, avec quatre solistes de renom (Opéra d’Avignon, Théâtre des Champs Elysées, Chorégies d’Orange, Monte-Carlo…) vont interpréter les succès les plus célèbres d’Offenbach (La Vie Parisiennela Belle Hélènela Péricholeles Contes d’Hoffmann…), agrémentés d’un livret « à la Feydeau », simple et joyeux, pour nous entraîner dans une grande soirée lyrique déjantée.

Côté voix : (en alternance) : Nicolas Rigas, Christine Tocci, Clémentine Decouture, Pierre-Antoine Chaumien, Guillaume Zhang, Xavier Flabat —

Piano (en alternance) Ruta Lenciauskaite, Félix Ramos

Il n’en fallait pas plus pour que je retrouve Nicolas Rigas, rencontré en d’autres occasions , mais toujours avec Offenbach dans les Grandes Ecuries de Versailles il y a quelques années.

Cette fois, c’est avec le metteur en scène Martin Loizillon que l’on s’est retrouvé au très beau Théâtre de Passy où la série de représentations se poursuit encore tous les lundis soir à 19h et les samedis à 16h  jusqu’à fin mai, et peut-être au delà. le spectacle dure environ 1h20:

 

d’autres photos de ce spectacle :

et pourquoi pas  quelque chose de chanté?

On est dans un domaine que nos parents et grands parents ont adoré (et continuent d’adorer) Je pourrais moi-même en fredonner ou chanter bien  des airs. Offenbach n’a pas vieilli, même s’il a quitté ce monde en 1880. Monsieur le directeur de l’Opéra de Paris, Monsieur le Directeur de l’Opéra Comique à Paris, quand allez-vous nous monter à nouveau une de ses œuvresintemporelles , vu que cette saison a vu la reprise à Bastille des Contes D’Hoffmann?

Allez un petit plaisir : Merci l’INA pour L’air du Brésilien par Dario Moreno

 

 

Guy Courthéoux

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Des années après le premier opus en 1984, et un second volet en 1989,  sans oublier le film de 2021 (SOS Fantômes l’héritage), voilà la franchise qui prend un nouveau tournant, et je ne vais pas jouer les méchants. Je m’y suis amusé et c’est quand même le but de ce genre de production.

La famille Spengler revient là où tout a commencé, l’emblématique caserne de pompiers de New York. Ils vont alors devoir faire équipe avec les membres originels de S.O.S. Fantômes, qui ont mis en place un laboratoire de recherche top secret pour faire passer la chasse aux fantômes à la vitesse supérieure. Lorsque la découverte d’un ancien artefact libère une armée de fantômes qui répand une menace de glace sur la ville, les deux équipes S.O.S. Fantômes doivent unir leurs forces pour protéger leur maison et sauver le monde d’une seconde ère glaciaire.

Comment faire du neuf avec du vieux sans que cela soit barbant ou rébarbatif ? Cela n’a pas dû être facile et pourtant le réalisateur de ce nouvel opus, Gil Kenan, qui a travaillé avec Jason Reitman sur ce film a bien réussi sa mission. Il faut quand même penser que les effets spéciaux ont considérablement évolué  en 35 ans.  On se prend à imaginer ce qu’ait pu faire des grands réalisateurs comme Spielberg ou Georges Lucas s’ils avaient pu réaliser leurs plus grandes œuvres de nos jours. Je ne pense pas que les films qui ont marqué  plusieurs générations ressembleraient à ce que les plus anciens ont découverts en salles et  les générations suivantes en vidéo, ou sur un téléviseur, voire en vidéo. Rares sont les chefs d’œuvre qui ont traversé le temps en conservant leur cachet. J’en citerai 2, parce que ces films m’ont marqué lorsque je les ai découvert (certes très jeune) en salles : 2001 l’Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick et dans un tout autre genre Mort à Venise d’un autre grand du cinéma: Luchino Visconti. Je pourrais en citer bien d’autres mais je m’arrête volontairement aux 2 premiers qui me sont venus à l’esprit.

Là nous sommes dans un tout autre genre, la comédie loufoque où les effets spécieux ne sauraient démériter. Et je dois bien avouer que je craignais le pire avant de voir ce nouveau chapitre, qui en fait ne m’a pas déplus du tout. Côté acteurs : Paul Rudd, Carrie Coon, Finn Wolfhard, Mckenna Grace sont les membres de la famille, avec des apparitions surprises de quelques acteurs que vous reconnaitrez immédiatement comme Dan Aykroyd ou Bill Murray.

SOS Fantômes est un des premiers films à grand spectacle d’Avril, mais les super productions ne sont pas prêtes de s’arrêter.  d’ici la fin de l’été, vous allez en avoir plein les yeux, en tous cas c’est ce qu’on nous promets, sans que des suites attendues ne montrent le bout de leur « nez ». Pas de Mission Impossible, mais des Singes, mais gardons les surprises, vous verrez de belles bandes annonce en allant au cinéma!

bandes annonces et extraits :

 

 

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Il y a quelquefois de bonnes surprises quand on va au théâtre et ce son ces bonnes surprises qui nous donnent envie de sortir et de voir de nouveaux spectacles. Il est vrai que lorsqu’on en voit entre 4 et 6 chaque semaine, les effets sont toujours disproportionnés, que ce soit dans un sens ou dans l’autre. Par exemple , pas de chance pour un mauvais spectacle si on doit « enchaîner » avec un autre après, à moi s que les deux soient des « ratés ».

Le théâtre Edgar du boulevard Quinet à Paris  a souvent de bons, voire très bons spectacles. Disons que la chance qu’on puisse sortir détendu et le sourire aux lèvres est plus que bonne, le théâtre étant dirigé par Luq Hamett, qui sait choisir ses pièces. Il y en a toujours plusieurs en alternance, et l’une d’elles m’a vraiment fait passer un bon moment. Il s’agit du COUCOU, signée Sacha Judaszko et Matthieu Burnel, dans une mise en scène de Luq Hamett (on n’est jamais aussi bien servi que par soi même, vu que Luq est un des trois protagonistes aux côtés de Gérard Vivés et Emmanuelle Boidron.

Vu que le matériel pour un entretien est bien meilleur avec 3 micros, dont celui de votre serviteur, honneur pour cette fois aux hommes qui vont nous parler de cette pièce:

 

Si vous voulez en savoir plus sur ce scénario improbable, il vous suffira de réserver au Théâtre Edgar. Mais vous voulez en savoir plus sur la programmation, alors retournons sur la scène du théâtre avec ces deux comédiens : Gérard Vivés et Luq Hamett

Maxime Depratte (Gérad Vivès), directeur charismatique dans un grand groupe, invite à dîner son comptable pointilleux et effacé, Corentin Michelot (Luq Hamett), pour « arranger » un bilan financier qui risque de le mener tout droit en prison. Ségolène (Emmanuelle Boidron), la femme de Maxime, est très contrariée d’être la complice de ce dîner de con. Le comble étant que, depuis une semaine, des collègues les ont étrangement confondus, alors que d’après son mari, ils ne se ressemblent pas du tout ! À l’arrivée de Michelot, Ségolène constate en effet que les deux hommes n’ont strictement rien à voir !  Et pourtant…  L’orage gronde ce soir-là… Et ce qui paraissait impossible ne va plus l’être du tout ! Les emportant tous les trois dans un tourbillon de retournements de situation, de quiproquos et d’inversion des rôles, qui va les forcer malgré eux à se découvrir bien au-delà de ce qu’ils auraient pu imaginer !

Pour les horaires, vu qu’ils changent chaque semaine, le plus simple est de vous rendre sur le site du théâtre : Vous pouvez désormais vos places numérotées sur ce même site!

 

https://www.theatre-edgar.com/

 

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Voila de quoi vous donner envie d’aller trés bientôt découvrir ce film: en salles le 8 Mai

 

L’histoire :

Plusieurs générations après le règne de César, les singes ont définitivement pris le pouvoir. Les humains, quant à eux, ont régressé à l’état sauvage et vivent en retrait. Alors qu’un nouveau chef tyrannique construit peu à peu son empire, un jeune singe entreprend un périlleux voyage qui l’amènera à questionner tout ce qu’il sait du passé et à faire des choix qui définiront l’avenir des singes et des humains…

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Louis Langrée, le directeur de l’Opéra-Comique a eu l’excellente idée de programmer Stravinsky et Ravel, les deux compositeurs qui se sont rencontrés grâce à Diaghilev, s’appréciaient et s’admiraient.

Il dirige l’orchestre des Champs Elysées avec cette bienveillance qui est son apanage.

La soirée débute avec Pulcinella, un ballet avec chant en un Acte. Stravinsky s’est inspiré de Pergolèse, crée à l’opéra de Paris le 15 Mai 1920, suivi après l’entracte de L’Heure Espagnole, comédie Musicale en un Acte sur un livret polisson de Franc-Nohain, créée à l’Opéra-comique le 19 Mai 1911.

Guillaume Galliene a choisi un décor unique de Sylvie Olivé mais à escaliers modulables. Le décor est une sorte de tour de Babel de l’amour et s’apparente à l’univers d’ Escher. Pas de référence à la commedia dell’arte dont Pulcinella/Polichinelle est l’un des personnages. Notre héros (Oscar Salomonsson), bien que fiancé à une belle et pure jeune fille (Alice Renavand) aime baguenauder dans les rues. Les filles sont sensibles à son allure décontractée. Mais attention aux gaillards musclés et à la jalousie de sa fiancée. Pulcinella porte un complet et un chapeau melon, pas de costume bariolé. Il semble être un poète des rues entre Charlot ou l’amoureux de Peynet. La chorégraphie de Clairemarie Osta, et les chants façon Pergolèse (1710-1736) ne parviennent à nous sortir, il faut bien l’avouer d’un certain ennui.

L’Heure Espagnole nous plonge dans une Espagne d’opérette ou plutôt selon l’expression de Ravel de Comédie Musicale. L’horloger Torquemada (Philippe Talbot), qui n’a aucun rapport avec le terrible inquisiteur, a pour charge de remonter toutes les horloges publiques de Tolède. Le jeudi soir est très attendu par son épouse Concepción (Stéphanie d’Oustrac). Elle attend son amant, un jeune poète (Benoît Rameau). A l’heure du départ, ô combien attendu, Ramiro le muletier (Jean-Sébastien Bou) vient demander une réparation, l’horloger pointilleux sur l’horaire de remontage des pendules de la ville demande au muletier de l’attendre dans sa boutique. Cela ne fait pas l’affaire de Concepción. Tout va se liguer pour forcer à la fidélité l’épouse insatisfaite, le poète est un peu mou, Ramiro est très présent et très serviable puisque notre belle horlogère va lui demander de déménager une pendule à l’étage. Ramiro s’exécute. Comble de malheur le banquier Don Inigo Gomez (Nicolas Cavallier) arrive pour tenter de séduire la belle!

L’escalier est le théâtre de pérégrination du muletier déménageur, des cachettes des amants. Qu’il est donc difficile d’être infidèle à Tolède et ces hommes se prétendent espagnols ! Le texte du délicieux Franc-Nohain fit dresser les cheveux sur la tête de certain pudibond, gaulois sans vulgarité, offrant de jolies répliques. Don Inigo Gomez est truculent à souhait, Nicolas Cavallier offre des graves profonds à ce barbon. Benoît Rameau, le poète et amant peu empressé a les élans lyriques de l’inspiration. Philippe Talbot, notre horloger est toujours parfaitement juste.  Jean-Sébastien Bou compose un muletier qui fera date. Ses qualités de chanteur exceptionnel se doublent de celles d’un comédien inspiré. Ravel a dû regarder dans sa boule de cristal pour composer ce rôle pour lui. Stéphanie d’Oustrac est d’une coquinerie absolue. La fraîcheur de son jeu, son timbre chaud et l’étendue de son registre nous ravissent toujours. Néanmoins nous tenons à signaler que Jean-Sébastien Bou, n’est pas libre ces prochains mois pour tout déménagement !

Cette Heure Espagnole est une heure éblouissante !

ML Atinault

 

Toutes les photos : @ S BRION

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Je suis, et vous le savez si vous lisez les articles sur ONSORTOUPAS, un grand fan de comédies musicales, et je connais THE ROCKY HORROR PICTURE SHOW , le film, depuis des années, et je le regarde, ou l’écoute une ou deux fois chaque année. C’est dire si j’attendais avec impatience que le spectacle soit enfin montré à Paris. C’est chose faite depuis quelques jours, et je dois avouer que je ne suis pas déçu, loin s’en faut! La mise en scène totalement déjantée de Christopher Luscombe  redonne un petit coup de jeune au musical!

 

Rocky Horror Show 2022 – Stephen Webb as Frank N Furter, Haley Flaherty as Janet, Richard Meek as Brad, Ben Westhead as Rocky, Darcy Finden as Columbia, Reece Budin, Fionán O’Carroll, Stefania Du Toit and Jessica Sole as The Phantoms

Dois je vous raconter l’histoire? Oui, parce que vous n’êtes pas aussi timbré que moi et que peut-être que le sujet va vous sembler curieux? Richard O’Brien, auteur et compositeur vous entraîne dans un pays imaginaire, où Brad et Janet, tout juste fiancés, se retrouvent avec une voiture en passe à des lieux de  maisons habitées, mais au cœur de cette nuit sombre, une lumière au bout du chemin! Obligés de se réfugier dans ce mystérieux château, ils vont faire la rencontre de ses occupants pour le moins bizarres, qui se livrent à de bien étranges expériences. Pour le reste, je vous laisse découvrir tous les personnages. On est dans le délire le plus total avec tous les personnages imaginés par l’auteur, sachant que la comédie musicale est née un 13 juin….en 1973 dans le West End à Londres et que le succès a été au rendez-vous avant l’adaptation cinéma en 1975, qui a connu et connait toujours le même succès. le film est à l’affiche d’un cinéma à Paris depuis sa sortie avec un public totalement déjanté, tout comme la comédie musicale.

Rocky Horror Show 2022 – Stephen Webb as Frank N Furter

Rocky Horror Show 2022 – Richard Meek as Brad

Rocky Horror Show 2022 – Stephen Webb as Frank N Furter, Darcy Finden as Columbia

Rocky Horror Show 2022 – Stephen Webb as Frank N Furter, Haley Flaherty as Janet, Richard Meek as Brad, Ben Westhead as Rocky, Suzie McAdam as Magenta, Kristian Lavercombe as Riff Raff, Darcy Finden as Columbia, Joe Allen Dr Scott, Reece Budin, Fionán O’Carroll, Stefania Du Toit and Jessica Sole as The Phantoms

 

Donc rendons grâce au Lido2Paris et à son directeur, Jean-Luc Choplin,  qui a réussi à faire venir le musical pour la toute première fois en France, dans sa version originale avec sur titres visibles de partout dans la salle, pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire. Mais ils ne sont pas nombreux tant les fans du film, présents dans la salle le jour où je m’y suis rendu, sont présents, prêts à chanter et faire la fête. La fête? oui, on chante avec eux, on danse sur notre siège. On admire tous les comédiens / chanteurs : le narrateur (Alex Morgan), Frank N’ Furter (Stephen Webb), Janet Weiss (Haley Fleherty), Brad Majors ( Richard Meek,) ainsi que Kristian Lavercombe, Darcy Finden, Suzie Mc Adam, Ben Westhead, Reece Budin, Beth Woodcock, Tyla Dee Nurden, Ronan O’Caroll, Stephanie du Toit, Ryan Carter Wilson ou Alex Morgan.

Rocky Horror Show 2022 – Stephen Webb as Frank N Furter, Haley Flaherty as Janet, Richard Meek as Brad, Ben Westhead as Rocky, Suzie McAdam as Magenta, Kristian Lavercombe as Riff Raff, Darcy Finden as Columbia, Joe Allen as Dr Scott

Rocky Horror Show 2022 – Haley Flaherty as Janet, Richard Meek as Brad

Rocky Horror Show 2022 – Stephen Webb as Frank N Furter, Ben Westhead as Rocky

L’ensemble est parfait avec l’orchestre en live  qui domine la scène Cela faisait longtemps que je rêvais de découvrir le musical dans sa version scénique et je dois dire que je n’ai absolument pas été déçu, loin s’en faut. Le spectacle a été coupé par un entracte ( au cas où vous auriez envie d’un drink ou d’un petit encas) . Le moment tant attendu LE TIME WARP  est parmi les premiers à vous être offert, mais n’ayez crainte, si vous en avez encore un peu envie, il est repris au final par le trope au grand complet. La salle est en délire et on entend les spectateurs chanter dans tous les coins de la salle. Certains sont maquillés, grimés, ou ont apporté un objet culte du film. C’est le délire dans la salle du début à la fin.

Rocky Horror Show 2022 – Haley Flaherty as Janet

Rocky Horror Show UK tour 2022 – Haley Flaherty as Janet, Richard Meek as Brad

Rocky Horror Show 2022 – Haley Flaherty as Janet, Richard Meek as Brad, Joe Allen, Reece Budin, Fionán O’Carroll, Stefania Du Toit and Jessica Sole as The Phantoms

Rocky Horror Show 2022 – Haley Flaherty as Janet, Richard Meek as Brad, Suzie McAdam as Magenta, Kristian Lavercombe as Riff Raff, Darcy Finden as Columbia

Rocky Horror Show 2022 – Darcy Finden as Columbia, Joe Allen, Reece Budin, Fionán O’Carroll, Stefania Du Toit and Jessica Sole as The Phantoms

Rocky Horror Show 2022 – Stephen Webb as Frank N Furter

Il n’y aura pas énormément de séances, le show ne sera montré que jusqu’au 21 avril. Les mardis, mercredi, jeudis, vendredis et samedis à 20h30 et samedi + dimanche à 16.00, relâche le lundi

Tarifs de 20€ à 135€ selon les jours, les horaires et le placement

Rocky Horror Show 2022 – Stephen Webb as Frank N Furter, Haley Flaherty as Janet, Richard Meek as Brad

Rocky Horror Show 2022 – Stephen Webb as Frank N Furter, Haley Flaherty as Janet, Richard Meek as Brad, Suzie McAdam as Magenta, Kristian Lavercombe as Riff Raff, Darcy Finden as Columbia, Joe Allen, Reece Budin, Fionán O’Carroll, Stefania Du Toit and Jessica Sole as The Phantoms

Rocky Horror Show 2022 – Stephen Webb as Frank N Furter, Haley Flaherty as Janet, Richard Meek as Brad, Suzie McAdam as Magenta, Kristian Lavercombe as Riff Raff, Darcy Finden as Columbia, Reece Budin, Fionán O’Carroll, Stefania Du Toit and Jessica Sole as The Phantoms

Rocky Horror Show 2022 – Haley Flaherty as Janet, Richard Meek as Brad, Ben Westhead as Rocky, Suzie McAdam as Magenta, Kristian Lavercombe as Riff Raff, Darcy Finden as Columbia, Reece Budin, Fionán O’Carroll, Stefania Du Toit and Jessica Sole as The Phantoms

 

Réservations : https://billetterie.lido2paris.com/  

ou par téléphone : 01 53 33 45 50

 

Guy Courthéoux