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Sam Bernett n’est pas un homme de l’ombre pour les Vieilles Canailles. Il les a connus à leurs débuts et  jusqu’aux derniers concerts ensemble. Une rencontre avec ce géant de la radio, entre autres, s’imposait.

Il est vrai que nombre d’entre nous ont connu Sam Bernett quand il ‘faisait’ de la Rdio sur les grandes ondes, que ce soit à RTL ou à Europe 1. J’ai eu l’occasion de travailler sur les ondes FM, et j’ai gardé de lui le souvenir d’un mec BIEN. Il n’a pas fait que de la radio vu qu’il a aussi été un des instigateurs du Disney Village, et un des directeurs de Disneyland Paris. C’est dire qu’il a des choses à raconter. La parution de son nouveau livre : VIEILLES CANAILLES, Un Fabuleux Destin, aux éditions du Cherche Midi a été l’occasion de le croiser à nouveau, et je n’attends qu’une chose, une nouvelle occasion de l’écouter et de vous faire participer.

Magique non? On se laisse bercer par ces récits. On s’imagine l’effet que cela doit faire d’être l’ami des ces canailles, mais aussi de tous les autres, que ce soit Claude François, Michel Sardou, Sylvie Vartan parmi ceux qui l’ont marqué. En feuilletant ce livre, on vibre avec lui, avec ces 3 potes qui se sont connus de la fin des années 50 au Golf Drouot jusqu’au jour funeste du décès de Mr Jean-Philippe Smet, parce que Johnny n’est pas mort, et ne le sera jamais pour ses fans.

J’ai retrouvé quelques photos dont je ne peux pas créditer leur auteur. Ce que je ferai volontiers s’il s’agit de vous.

Sam a aussi quelques photos à partager avec vous. Certaines de ces photos sont inédites et on ne peut que le remercier une fois encore:

Eddy Barclay & Sam Bernett

Dick Rivers, Henri Leproux, Sam Bernett

Jacques DUTRONC, la guitare sur l’ épaule et une poupée à la main, se promenant au jardin des Tuileries

Eddy & Johnny

Eddy Mitchell et Jacques Dutronc sur la scène du Golf-Drouot à Paris.
1965
Photo André Crudo

Johnny & Sam, diner entre potes

La Pétanque….

souvenirs d’une émission RTL

Un petit plaisir avec un grand: Serge Gainsbourg

En studio radio avec Johnny et Eddy

Les Martin Circus & Sam

Dick Rivers, Henri Leproux & Sam Bernett

Merci Sam! Merci les Vieilles Canailles!

Guy Courthéoux

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La cuisine est devenue hautement télégénique. Les émissions avec des chefs, des apprentis, des amateurs éclairés ou pas. La gastronomie est un miroir aux alouettes. Beaucoup d’appelés mais peu d’élus. L’apprentissage est dur.

Screenshot

 

Maxime et Emile se heurtent en préparant le CAP de cuisine. L’ambiance est militaire. Ils sont aux antipodes l’un de l’autre. Tout les sépare, le milieu social, le physique, les motivations, le fils d’un grand chef (Emile) et le petit de banlieue (Maxime) qui trouve une issue dans la cuisine. Le choc des cultures. Un grand timide et un petit taureau. Mais la sauce prend entre eux. Leur amitié les aide à supporter les bizutages parfois cruels, la soupe à la grimace. La route vers les étoiles est semée d’embûches. Les deux amis vont travailler dans des pizzerias miteuses, des routiers pas forcément sympas et enfin un restaurant étoilé. Le Graal peut-être ? Les deux amis partagent leur passion. La vie est un grand gâteau et ils vont en faire une bouchée. Jusqu’au moment où l’un des deux sera plus gourmand.

Clément Marchand a écrit ce récit sensible, plein d’amour et de rage. Il a fait cette expérience et a compris qu’il risquait de s’y perdre.

 

Il fallait une mise en scène souple et rapide, car il y a une multitude de lieux, de situations et de personnages. La scénographie est simple, mobile, l’espace se construit et change avec des modules que les comédiens déplacent comme les architectes de leur histoire. Jean-Baptiste Guinchard et Guillaume Tognati sont toujours présents sur scène, toujours en plein coup de feu. Clément Marchand a mis tous les talents de son côté, la chorégraphe Delphine Jungman a réglé les déplacements des cuistots pour créer un pas de deux. Musique, lumières tout concours à un spectacle à la fois drôle, grave, plein de tendresse, pour dépeindre cette amitié virile. On passe des saveurs exquises à l’amertume de la rancœur. Ce beau texte est servi par deux comédiens formidables.

Un spectacle 3 étoiles.

Marie Laure Atinault

Festival Off Avignon 2024

Théâtre des Corps Saints à 18h05

photos : @François Fonty

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Ce film d’animation n’est pas récent, qui est sorti sur les écrans en 1982, et je m’en souviens particulièrement parce qu’à cette époque je faisais mes « débuts » dans des radios locales, et qu’il était encore plus facile d’obtenir des entretiens avec des réalisateurs ou comédiens, et ce fut le cas pour Monsieur Don Bluth. Je me souviens l’avoir interviewé pour Anastasia, mais peut-être aussi pour ce film et pour Fievel. Un grand homme qui a aujourd’hui 86 ans, et qui a travaillé avant de monter son propre studio , pour Walt Disney.

Alors il faut bien saluer la sortie en Bluray de Brisby, tout d’abord parce que ce film n’a pas pris une ride et qu’on peut le regarder avec plaisir quel que soit votre âge. Les plus jeunes seront passionnés par l histoire de cette maman : Madame Brisby  qui est une souris des champs, veuve et mère de quatre souriceaux : Teresa, Martin, Cynthia et Timothée.  Inquiète pour la santé de son fils Timothée,  qui a de la fièvre, elle va voir M. Ages, , afin de prendre conseil. Celui-ci  diagnostique une pneumonie interdisant de faire sortir Timothée de son terrier. Celle-ci  part en emportant un médicament. En chemin, elle rencontre Jeremy, un corbeau. Mme Brisby va devoir demander l’aide du grand hibou, un oiseau qui vit dans une forêt lointaine. Jeremy l’y amène , mais ne veut pas entrer dans l’antre du hibou. Celui-ci,  bien qu’effrayant, écoute néanmoins la requête de la malheureuse souris. Son seul conseil, pourtant, est le même que celui de Tatie Musaraigne : il lui faut déménager, au risque de voir son fils mourir.

Je vous laisse découvrir ce film d’animation qui peut se voir avec les yeux d’un enfants que passionner les adultes tant le sujet est digne d’intérêt, et que l’animation n’a rien à envier au plus grand réalisateur du genre, à savoir Walt Disney. Les voix dans la version originale hormis Dom De Luise ne sont pas célèbres en France, mais pour le version française on peut retrouver des noms comme Jacques Balutin, Micheline Dax, aux côtés de Jane Val, de Jean Martinelli ou encore Marc François.

Bravo à la société française qui a sorti cette édition : MGM, Rimini éditions dans une édition collector avec 5 cartes postales offertes dans un beau coffret cartonné qui contient le film en DVD et en Bluray pour le prix public annoncé de 24.99€. Mon petit regret est que ce ne soit pas un 4K, mais vu la qualité du disque ce bémol peut passer inaperçu

et celle-ci créée par  Maxime Thomas Le Deore :

 

 

 

Rentrée 42, Bienvenue les enfants de Xavier Lemaire et Pierre-Olivier Scotto au Festival Off Avignon

La directrice de l’école retrouve avec joie la salle de classe. Sur le tableau noir, elle efface bonnes vacances, Au revoir les enfants pour inscrire 1er Octobre 1942, c’est la veille de la rentrée des classes. Mais elle sait que Madame Meyer, l’une des institutrices ne sera pas sur l’estrade pour dispenser son savoir.

Le débonnaire concierge, un ancien de Verdun, amputé d’un bras, est débordant de bonne volonté. Il règne sur les fournitures, dans cette France occupée où tout est sujet à tickets de rationnement, il faut faire attention aux cahiers, à la craie, à l’encre. Un seul cahier par élève, fini les lignes de punition ! La directrice attend les listes des enfants inscrits. Il faut bien préparer la répartition des élèves.

Les institutrices arrivent une à une. La plus jeune est heureuse de retrouver l’école et de se rendre utile. Sportive, enjouée, elle vient d’un milieu aisé. Elle met tout son espoir dans le Maréchal Pétain, le vainqueur de 14-18, le sauveur de la France. La directrice ne partage pas son enthousiasme. Elle doit affronter le déterminisme et l’intransigeance d’une institutrice, communiste convaincue et qui veut combattre. La troisième est une femme généreuse, qui déteste les conflits et qui n’hésite pas à partager ses précieuses provisions dans ces temps de privation. Les listes arrivent enfin. Les pupitres et les bancs installés tout est prêt pour demain, pour accueillir les élèves.

La cloche a retenti, mais il y a à peine une vingtaine d’élèves. Où sont les écolières ? Les institutrices les connaissent. Dans les autres écoles le constat est le même, les effectifs ne sont pas complets loin de là. La terrible vérité les atteint en plein cœur. En juillet la rafle du Vel d’hiv a vidé les immeubles du quartier. Des familles entières ont disparu. Lorsque les institutrices font l’appel, les manquantes ont des noms à consonance étrangère. Leurs petites élèves juives ne jouent plus à la marelle dans la cour.

L’horreur et le désespoir accablent ces femmes. La directrice décide de réagir, puisque personne ne répond au téléphone, ni la mairie, ni les responsables de l’enseignement. Elle décide d’organiser les cours et d’adapter aux circonstances une pédagogie innovante. Un inspecteur d’Académie arrive, quinze jours plus tard. Elles sont conscientes que le nombre restreint des élèves peut mettre en péril leur école. Mais finalement rien n’est écrit, et la résistance est en route ….

Rarement le sujet grave de ces enfants raflés avait été traité. Le titre Au revoir les enfants fait référence au formidable film de Louis Malle. La pièce est à la fois grave, émouvante et drôle. Elle est surtout indispensable. L’évocation des noms des élèves absentes nous prend à la gorge. Ne les oublions pas, refusons que des sauvages inaptes barbouillent leurs noms sur les monuments.

Le soin apporté au décor et aux costumes nous propulse dans cette époque. Les comédiens sont tous digne d’éloge de Dominique Thomas, le concierge à la tendre Fanny Lucet. Anne Richard est une directrice sobre, digne. Emilie Chevrillon donne sa force à la communiste intransigeante. Michel Laliberté est l’homme que nous détestons tous en interprétant cet inspecteur obtus. Quand à Isabelle Andréani, elle restera dans toute les mémoires comme la « meurtrière aux pralines ». Généreuse et tourbillonnante. Ce spectacle est à voir et à revoir. Du théâtre qui fait réfléchir, qui émeut. Du vrai, du grand théâtre.

Marie Laure Atinault

 

Mise en scène Xavier Lemaire, avec Anne Richard, Isabelle Andréani, Emilie Chevrillon, Fanny Lucet, Dominique Thomas, Michel Laliberté

Festival Off Avignon        Théâtre de la Luna à 16h50, tél : 04 12 29 01 24

la bande annonce :

 

Rating:

Je m’appelle Georges

Nous découvrons la nouvelle pièce de Gilles Dyrek, Je m’appelle Georges, mise en scène par son complice Éric Bu. Celui qui a écrit Venise sous la neige ou La touche étoile ne peut pas nous laisser indiffèrent, nous sommes fan, voilà c’est écrit.

L’idée de départ est à la fois simple et ingénieuse, nous sommes conditionnés par notre prénom, il nous situe dans le temps, les noms composés marquent les années cinquante/soixante, les Elodie les années quatre-vingts. En 2024, les Georges ne sont pas des perdreaux de l’année, mais notre Georges est sacrément séduisant. Alors qu’il emménage dans un nouvel immeuble, il se rends compte que toutes les résidences autour de lui portent le prénom de l’une de ses ex ? Quel est ce signe du destin ? Un nouvel immeuble se construit, la résidence Emilie. Emilie sera-t-elle sa prochaine conquête et pour combien de temps.

Ses collègues, dans l’agence dans laquelle il travaille, sont aussi marqués par leur prénom, Etienne, Jean-Georges, Katya. Ils sont tous parfaitement atypiques pour notre plus grand plaisir. Georges rencontre lors d’une conférence une superbe jeune femme. Il ne veut pas savoir son prénom, et il entame un subtil jeu de l’amour et du hasard. Elle est séduite, il est séduit. Mais attention, ils doivent respecter le nom secret. S’enchainent des rendez-vous improbables avec une galerie de personnages hilarants, tel le serveur grec ou son collègue dragueur, le mari désespéré et Katya !

Éric Bu a basé sa mise en scène sur la rapidité, les bonnes comédies, et Je m’appelle Georges est brillante, ne supporte pas la lenteur. Nous avons une superproduction avec des changements de décors assurés par les comédiens, un choix de perruques exceptionnel, un mobilier design, une chorégraphie digne de Pina, et des éclats de rire. Drôle, inventif, emporté par une distribution dynamique et talentueuse, la pièce remporte tous les suffrages.

Grégori Baquet, notre Georges amoureux, est bien séduisant, notre mystérieuse est interprétée par la délicieuse Mélanie Page. Marine Dusehu, Etienne Launay et Stéphane Roux forment un trio de choc digne des choreutes antiques, ils jouent plusieurs rôles avec une invention inouïe. Mention spéciale à Stéphane Roux, inénarrable serveur Grec. Attention la dernière pièce de Gilles Dyrek doit être consommée sans modération.

Marie Laure Atinault

Festival Off Avignon 2024

Je m’appelle Georges

De Gilles Dyrek, mise en scène Éric Bu, avec Mélanie Page, Grégori Baquet, Stéphane Roux, Marine Dusehu, Etienne Launay

Actuel (Théâtre) 17h40

 

C’est déjà la 3ème édition de DOLCEVITA-SUR-SEINE, et cette fois elle se déroule dans un cadre superbe, celui des Arènes de Lutèce.

 

Cette troisième édition va rendre hommage au plus célèbre des comédiens italiens : Marcello Mastroianni, à l’occasion des 100 and de sa naissance,  dans plusieurs endroits différents : le 10 juillet à 19.00 à l’institut culturel italien, puis le 12/7 au cinéma Christine, à 19.00, projection de Casanova 70 de Mario Monicelli en copie restaurée 4K ‘par Cinecitta et le même jour aux Arènes de Lutèce à 20.30 Une journée particulière d’Ettore Scola avec Sophia Loren le 13 : Dommage que tu sois une canaille (Alessandro Blasetti) au cinéma Les Ecoles à 20.30, le 14 juillet dans cette même salle  à 16.00 Hier, Aujourd’hui et Demain de Vittorio de Sica avec Sophia Loren et le 15 au même endroit Jours d’amour de Giuseppe de Santis et Leopoldo Savona où Marcello Mastroianni a Marina Vlady pour partenaire. On finira au cinéma Christine avec le projection du film de Federico Fellini : Intervista à 21.30.

 

Les amateurs de Péplum ne voudront certainement pas manquer la projection sur écran géant dans les arènes du premier film de Sergio Leone : Le Colosse de Rhodes, ce sera la 14 juillet à 21.00, après que les spectateurs aient pu se régaler avec Seul contre Rome autre Péplum projeté au même endroit à 18.00. L’entrée est gratuite et sous serez installés sur de jolis transats

 

Il y aura bien d’autres choses à découvrir, et pour cela, laissons la parole à la charmante Francesca Pierantozzi, présidente de l’association Palatine

 

Parmi d’autres manifestations : La remise du prix au lauréat du concours de court-métrages : RISTRETTO le 15 juillet à 18h à l’Institut Culturel Italien  et l’intégrale de NOS MEILLEURES ANNEES  de Marco Tullio Girodana. le film est sorti il y a 20 ans et dure…. 6 heures et 12 minutes. Le film sera projeté dans les arènes le 15 juillet , début à 17h30, entracte à 20.30

Il y a bien d’autres choses à découvrir, rendez-vous aux arènes de Lutèce, entrée par le 49 rue Monge Monge ou face au 7 rue de Navarre dans le 5ème arrondissement de Paris et c’est ouvert au public aux environs de 17.00

Un classique, une fois encore revisité pour le plus grand plaisir des spectateurs.

Bastien Follavoine est porcelainier. Il joue gros ce matin, il va présenter son nouveau produit phare, un pot de chambre en porcelaine incassable à Monsieur Chouilloux et avoir le marché colossal de l’armée française. Mais son bureau va devenir l’épicentre d’un drame domestique. Alors qu’en bon père de famille, il tente d’aider son fils en cherchant dans le dictionnaire où se situe les Iles « zébrides », son épouse Julie fait irruption, en peignoir, un seau de toilettes à la main, lui annonce une nouvelle terrible concernant leur fils Hervé mais que tout le monde nomme Bébé. Nous vous laissons découvrir les affres maternelles, les angoisses d’un industriel patriote, l’exaspération d’un mari. Décidemment cette matinée se présente bien mal ! Une véritable descente aux enfers à laquelle un public sadique, dont nous faisons parti prend un vif plaisir.

Antoine Séguin, metteur en scène et comédien, a décidé de monter ce vaudeville de Feydeau, crée en 1910. Le texte de Feydeau est ancré dans son temps, le pot de chambre est désormais une antiquité, le seau de toilette a fait heureusement place à la salle de bains, et l’huile de foie de morue est passée de mode. Antoine Séguin a situé la pièce dans les années cinquante, changeant çà et là un peu le texte, mais c’est bien fait et bien venu. Le Vaudeville est un genre qui ne supporte pas la médiocrité. Tout est dans le rythme, il faut que les scènes s’enchainent, que les quiproquos soient percutants. Les comédiens sont soumis à une cadence folle. Feydeau est un auteur de troupe, pour le jouer il faut une grande complicité, une cohésion du rire. Ici le contrat est plus que largement rempli. La troupe réunie autour d’Antoine Séguin qui joue le pauvre Follavoine que nous plaignons d’avoir une épouse insupportable et quelle joie de revoir Elrick Thomas qui jubile dans le rôle d’une vieille baderne, le reste de la distribution est excellente. Vive Feydeau.

Marie Laure Atinault

On purge Bébé

De Georges Feydeau, mise en scène Antoine Séguin,

Avec Amélie Gonin, Sophie Gourdin, Gwénaël Ravaux, Antoine Séguin, Elrick Thomas

Festival OFF Avignon,

L’Ancien Carmel,

3, rue de l’Observance à 21h

 

Rating:

j’ai aimé le premier film, et adoré les suivants, et celui-ci arrive encore à m’étonner et me faire plaisir et rire. Bref je suis fan et je garde encore quelques goodies comme la banane que l’on m’avait offert pour le 3, parmi d’autres. Si vous ne l’avez pas encore découvert, courrez en salles, seul , en couple , en famille. Comme quoi l’univers ‘animé’ n’est pas destiné seulement aux petites têtes blondes ( ou brune, noire, jaune, verte, rouge et autres, bien entendu).

Vous l’avez deviné avec un premier regard sur l’affiche, on retrouve GRU ( de moins en moins méchant, faut-il le préciser?) et les Minions. Gru, Lucy et leurs filles, Margo, Edith et Agnès accueillent le petit dernier de la famille, Gru Junior, qui semble n’avoir qu’une passion : faire tourner son père en bourrique. Mais Gru est confronté à un nouvel ennemi Maxime Le Mal qui, avec l’aide de sa petite amie, la fatale Valentina, va obliger toute la famille à fuir. Et ce ne sera pas de tout repos quand la famille va se retrouver avec de drôles de voisins.

Gru Jr. in Despicable Me 4, directed by Chris Renaud.

Minions (Pierre Coffin) in Despicable Me 4, directed by Chris Renaud.

La surprise étant de mise dans ce genre de scénarios, vous n’en lirez pas plus sur ce site, si ce n’est ceci : Lors d’une réunion d’anciens élèves du Lycée des Super-méchants, Gru tente d’arrêter son ancien « camarade » de classe Maxime Le Mal,qui réussit à s’échapper et fait promesse à Gru de lui faire vivre un véritable enfer. Le héros doit donc déménager avec toute sa famille vers un nouveau quartier où il va changer d’identité. C’est là qu’il fait la rencontre de Poppy, une fillette qui ne souhaite qu’une chose : devenir une vraie grande méchante.

(from left) Gru (Steve Carell), Gru Jr. and Poppy Prescott (Joey King) in Despicable Me 4, directed by Chris Renaud.

Gru (Steve Carell) and Gru Jr. in Despicable Me 4, directed by Chris Renaud.

Toutefois sachez que si les enfants dans la salle vont avoir la ‘banane’, les ados et les adultes ne seront pas en reste. Je me suis régalé de bout en bout. J’avais envie que cela ne finisse pas. Je riais, comme les autres personnes dans la salle. Rien de tel qu’une bonne dose de rires pour bien commencer ( ou finir) la journée.

Minions (Pierre Coffin) and Gru Jr. in Despicable Me 4, directed by Chris Renaud.

(from left) Maxime (Will Ferrell) and Valentina (Sofía Vergara) in Despicable Me 4, directed by Chris Renaud.

Les 2 réalisateurs, Patrick Delage et Chris Renaud n’en sont pas à leur essai : Delage avait déjà été au générique des 3 films Tous En Scène, ainsi que des 2 premiers Moi Moche Et Méchant, alors que Renaud avait collaboré sur Moi Moche et Méchant 3, les Minions 2, Comme des Bêtes 1 et 2,  et n sait déjà qu’il sera au générique de…. Minions en Herbe. Affaires à suivre.

Comme toujours le film est entièrement doublé en français avec cette fois les ‘voice talents’ de Gad Elmaleh, Audrey Lamy, Alex Lutz, pour ne citer que les plus connus.

(from left) Minion (Pierre Coffin) and Perry Prescott (Stephen Colbert) in Despicable Me 4, directed by Chris Renaud.

(from left) Gru Jr., Gru (Steve Carell), Poppy Prescott (Joey King) and Minions (Pierre Coffin) in Despicable Me 4, directed by Chris Renaud.

Vous l’avez compris, je suis fan et je ne peux que vous le conseiller, que vous soyez un petit un moyen, un ado un adulte ou un plus âgé… chacun va y trouver son compte!

 

 

Sophie déballe sa valise de famille, du linge fin brodé aux points de l’amour.

Sophie Forte hérite d’une vieille valise. Lorsqu’elle l’ouvre, elle découvre des photos des membres de sa famille. Entre clichés connus et inconnus, elle reconstitue l’histoire de sa famille. Une famille haute en couleurs. Que de trésors recèlent ces photos jaunies. D’abord elle nous présente ses parents, le beau gosse, là sur la photo, c’est son papa. Max joue de l’accordéon, et il « emballe » la maman de Sophie, qui arrivera plus de 10 ans après le mariage. Son père dépose le piano à bretelles et devient chauffeur de taxi. Il a le sang un peu chaud, et il se retrouve au chômage, trainant en pyjama sur le canapé. Ce qui énerve sa femme, pétulante et enthousiaste. Elle sait que son mari a un don pour le dessin. Les pastels et les crayons de la petite Sophie vont changer son destin. Si elle est fille unique, Sophie à une famille picaresque. Sa tante qui a une drôle de voix, elle est toujours impeccable avec des coiffures bien laquées, flanqué par son petit chien Gerry. Gerry est immortel.  Son oncle est un personnage de dessin animé par son physique atypique, un cœur gros comme ça.

Ajoutez à cela un ancêtre napolitain, un peu inquiétant, des grands parents étonnants. Sophie grandit à Lyon. Son père grâce à l’obstination joyeuse de sa mère est exposé dans des galeries, il reçoit des prix. Son épouse décide de transformer son magasin de robes de mariées en galerie. Max est un peu un ours timide, doté d’une véritable modestie. Il hausse ses larges épaules, mais le succès est là.

Sophie découvre Paris avec gourmandise, son papa peintre est invité pour recevoir un prix. Sa mère décide qu’il faut faire ce voyage…

Quel beau voyage nous faisons avec Sophie et sa valise magique.

Entre boîte de Pandore et malle de pirate, nous feuilletons ce roman de famille. Sophie Forte campe tous les personnages avec drôlerie et tendresse. Le roman éponyme nous avait enthousiasmé, le spectacle répond à nos attentes. Qu’il est agréable d’avoir un récit positif, plein d’amour et d’humour. Cette valise est une cargaison de tendresse.

A voir absolument.

Marie Laure Atinault

La Valise

De Sophie Forte d’après son roman éponyme (2022)

Mise en scène de l’auteur et Frédéric Patto

Festival Off Avignon à l’Ancien Carmel,
3, rue de l’Observance
Jusqu’au 21 juillet à 13h
Création Mois Molière 2024

Rating:

Le film  est sorti en salles en France en Février 2015.  Client Estwood, le réalisateur, s’inspire de la vie et du livre autobiographique de Chris Kyle, sous-officier de la marine américaine et redoutable tireur d’élite qui aurait tué plus de deux cents personnes (un record dans l’histoire militaire des USA) au cours de la Guerre d’Irak.

 

Inspiré d’une histoire vraie, le célèbre film de Clint Eastwood (Gran TorinoImpitoyable), nous raconte la vie de Chris Kyle (Bradley Cooper), tireur d’élite pour les Navy Seals et père de famille, en édition collector UHD-Blu-Ray. American Sniper est encore à ce jour le film de guerre le plus rentable de l’histoire (devançant Il Faut Sauver le Soldat Ryan) ainsi que le plus gros succès de la carrière de l’acteur principal, Bradley Cooper ( battant même Les Gardiens de la Galaxie!).

La mission de Chris Kyle (Bradley Cooper) est de protéger ses frères d’armes en endossant le rôle de cible privilégiée des insurgés. Malgré le danger et l’angoisse dans laquelle vit sa famille, Chris participe à quatre batailles décisives parmi les plus terribles de la guerre en Irak, s’imposant ainsi comme l’incarnation vivante de la philosophie des Navy SEAL : « Ne jamais abandonner un camarade ». Mais en rentrant au pays, auprès de sa femme (Sienna Miller) et de ses enfants, Chris prend conscience qu’il ne parvient pas à laisser la guerre derrière lui.

Clint Eastwood met son talent unique au service de cette histoire cinglante qui nous plonge au cœur de la vie d’un Navy SEALs hors norme.

L’édition collector contient :

  • Un Steelbook du film.
  • Les disques 4K et Blu-Ray du film
  • Un poster double face au Format A3.
  • 5 Cartes Postales.
  • Un livret de 32 pages avec des notes de production.

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

4K UHD
2160p Ultra Haute Définition 16×9 | 116 minutes
Audio : DTS-HD Master Audio 5.1 : Anglais, Français ; Allemand.
Dolby Digital 5.1 : Espagnol (Latin 5.1, Castillan 5.1) , Tchèque 5.1, Italien 5.1, Polonais 5.1, Anglais 5.1
Sous-titres : Allemand, Français, Espagnol (Latin et Castillan) , Tchèque, Suédois, Danois, Norvégien, Finnois
Pour sourds et malentendants : Anglais, Allemand, Italien

BLU-RAY™
1080p Haute Définition 16×9
Audio : Dolby Atmos : Anglais, Français, Allemand,
Dolby Digital : Italien, Espagnol (Castillan), Italien, Anglais
Sous-titres : Français, Néerlandais, Espagnol (Castillan), Danois, Finnois, Néerlandais, Norvégien Suédois, Islandais
Pour sourds et malentendants : Anglais, Allemand, Italien

BONUS

L’histoire d’un soldat : Le parcours d’American Sniper (31’)
Chris Kyle : L’homme derrière la légende (30’)
Clint Eastwood : Un nouvel héritage – le cours d’un héro (15’)
Navy SEALs : Guerre et paix (29’)
Conséquence de la guerre : le coût de l’héroïsme (20’)
Le making-of d’American Sniper (28’)
Gardien (4’)

 

Rating:

Doit-on présenter le roman le plus célèbre d’Alexandre Dumas? Si vous ne l’avez pas lu, vous avez désormais la possibilité de le vivre sur grand écran en salles, et cela vaut nettement le déplacement. Le roman fut publié en 1844 et ce n’est certes pas sa première adaptation pour l’écran, loin s’en faut, le premier film date de 1907, un des plus connus sort en 1954 avec Jean Marais, puis un autre en 1961 réalisé par Claude Autant Lara avec Louis Jourdan, et cette adaptation est la 19ème si on compte les adaptations et suites. Autant vous le dire tout de suite, ce film signé Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte est une pure merveille. On ne voit pas passer les 3 heures de film.

Doit-on vraiment vous rappeler l’histoire? on vous parle de la plus grande histoire de vengeance de la littérature française, qui suit le destin tragique d’Edmond Dantès, bien décidé à faire payer les hommes responsables de son emprisonnement. On peut dire qu’il y a plusieurs grands moments. Le point de départ de toutes ces aventures où Edmond Dantès sauve une jeune fille, puis les complots qui le font incarcérer dans un cachot sur une ile au château d’If,  passage le plus long avant son évasion et enfin tout ce qui sera sa vengeance. Autant vous dire que vous serez captivé de bout en bout et ce, que vous connaissiez ou non le roman ou l’histoire.

Inutile de dire que les images sont de toute beauté et que les protagonistes ne vous laisseront pas indifférents. Tous les comédiens sont excellents, sans exception. Certes le film repose sur la prestation absolument exceptionnelle de Pierre Niney et de ses transformations physiques, mais on ne peut oublier tous les autres : Pierfrancesco Favino  qui est l’ Abbé Faria, Anamaria Vartolomei ,  Haydée  et Laurent Lafitte  en antagoniste perfide à souhaits. Mais on peut pas oublier  Bastien Bouillon, Anaïs Demoutier,  Patrick Mille ou Vassili Schneider. Au générique, la musique est d’importance signée Jérome Rebotier.

Quand le cinéma français a de grandes ambitions, on ne peut que le saluer et l’applaudir bien fort, et s’il est extrêmement are de vois une salle applaudir en fin de film, je dois dire que j’ai entendu beaucoup d’applaudissements à la fin dans une salle où le public présent a frémi, tout comme moi, à la fin de la séance.

Il est rare de voir autant de qualités dans le cinéma français, c’est donc vraiment un film à découvrir sur grand écran!

Ne le manquez pas!

TOUTES LES PHOTOS :  Jérome Rebotier  / Pathé /M6

le film annonce :