Jharrel Jerome

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A l’approche des Oscars, le cinéma américain nous offre ce qui se fait de mieux, et c’est le cas avec ce Moonlight, d’une rare intensité.

Le film se déroule dans les quartiers défavorisés de Miami, où on va suivre l’évolution d’un jeune black, Little ou Chiron selon qui l’appelle,  depuis l’âge de 10/11 ans (Alex R. Hibbert), puis de 16/18 ans (Ashton Sanders), et enfin dans la trentaine (Trevante Rhodes). Tout jeune il est confronté à la drogue de par sa mère (Naomi Harris) qui est accro et se prostitue pour du crack. Vu qu’il est plus chétif que les enfants de son âge, il subit la risée de ‘plus grands’. Il rencontre un après midi, alors qu’il est poursuivi par ces derniers, un dealer, Juan (Mahershala Ali) se prend d’amitié pour lui, le ramène chez lui, et sa petite amie Teresa (Janelle Monae) et lui le prennent sous leurs ailes. Ce seront les meilleurs moments de sa vie, et l’amitié se poursuivra sans faille. Eux, comme un peu tout le monde ont compris qu’il va s’éveiller à une sexualité différente. Quelques années plus tard, il retrouve le seul ami de son âge qu’il ait eu, Kevin  (Jharrel Jerome) un grand amateur de filles, qui lui fera découvrir sur la plage un éveil à la sexualité au masculin, dans un moment à la fois intense et d’une finesse de ton remarquable. Quelques années plus tard Chiron est devenu un très beau mec musclé , qui deale pour vivre… Un soir il reçoit un coup de fil de Kevin ( André Holland) qui se rappelle à son souvenir.

Ce film est une pure merveille, réalisé par Barry Jenkins, qui démontre tout sans montrer quoi que ce soit. A chaque partie de la vie de Chiron, on vit avec lui, on tremble pour lui, et nul besoin d’âtre black ou de vivre dans des lieux sordides de Miami pour se sentir concerné. C’est là qu’on reconnaît le grand cinéma. On aurait entendu une mouche voler dans la salle. Pas de popcorn, pas un bruit. La salle était figée, et les commentaires à la sortie n’étaient que louanges, et je ne peux que me joindre à eux.

Quand le cinéma américain nous offre des films comme celui-ci, on ne peut dire que Bravo!  et je peux vous dire que ce ne sera pas le seul qui vous fera vibrer, vu que dans un mois, vous aurez l’occasion de vibrer avec Les Figures de l’Ombre, qui se rapproche de ce Moonlight, vu que les personnages principaux sont aussi de couleur, mais la ressemblance s’arrêtera là, vu que ce sont des femmes qui en sont les héroïnes.

Le film a reçu le Golden Globe du meilleur film dramatique à Los Angeles il y a quelques jours!

Le film annonce :