Opéra

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Hamlet, Opéra en cinq actes d’Ambroise Thomas (1811-1896) sur un livret de Michel Carré et Jules Barbier d’après Shakespeare, crée à l’Opéra Comique le 9 mars 1868 revient pour une série de représentations à la salle Favart.

 

l’Opéra Comique répare une injustice, rendre à  Ambroise Thomas ce que nous lui devons. Et Hamlet le prince du Danemark porte des baskets et Ophélie des talons hauts. Rarement ces deux personnages ont été aussi bien interprétés.

 Ambroise Thomas est bien oublié, l’auteur de Mignon et d’Hamlet fut pourtant reconnu par le public qui réclamait ses œuvres à l’affiche. Le Caïd en 1849 remporte un grand succès, en 1850 Ambroise Thomas rencontre Shakespeare avec Le songe d’une nuit d’été. Si Mignon est un triomphe, il sera dépassé par celui d’ Hamlet.

-Photo : Vincent PONTET

Avec  ce Hamlet, le public est happé dés les premières minutes. Prés de l’orchestre, le prince Hamlet est  spectateur du couronnement de son oncle Claudius qui succède à son frère. Le défunt roi est le père d’ Hamlet. Est-ce par esprit de famille que le nouveau roi épouse la mère d’ Hamlet, le reine Gertrude ? Entre la pièce de Shakespeare et le livret, il y a des différences. Ambroise Thomas a tonifié la partition d’Ophélie qui, avant la folie fatale tente d’aider son fiancé Hamlet. Cela est dû à la créatrice du rôle Christine Nilsson, d’origine suédoise. Ambroise Thomas consacre à Ophélie l’acte IV, une ballade suédoise la Willis au charme languissant et funèbre. Hamlet devient un drame romantique. Hamlet est hanté par le fantôme de son père et lui promet de le venger. Tout bascule, le destin mélange coupable et innocent. Hamlet est dans l’opéra couronné roi et non pas empoisonné par la pointe d’une épée. «  Mon âme est dans la tombe. Hélas ! Et je suis Roi ! ».


Photos : Vincent PONTET

Cyril Teste nous offre une mise en scène inspirée, intelligente, tirant les personnages au pinacle. Tout nous séduit. Nous devons l’avouer, ici toutes nos  réticences habituelles envers les costumes sont balayées par sa conception de mise en scène. Ce Hamlet est totalement dans notre monde,  Ophélie est une jeune femme moderne, pétrie d’amour et de compassion. Hamlet porte des baskets et Ophélie des talons hauts, et nous les suivons pas à pas dans cette histoire qui est comme une spirale infernale qui les absorbe et les broie. Cyril Teste a pris possession de la scène de l’Opéra Comique.

Dés l’ouverture, lorsque Hamlet s’approche de l’orchestre nous assistons sur un écran devant nous à l’arrivée de Claudius et de Gertrude. La salle est allumée afin que nous puissions voir le cortège royal. Hamlet est spectateur au début, il est comme figée devant le spectre de son père, puis il deviendra metteur en scène de sa vengeance.

Des cameras suivront certains personnages dans les coulisses. Nous sommes au théâtre et les artisans de l’ombre, machinistes ou maquilleuse sont présents à l’image. Ici théâtre, opéra et cinéma se conjuguent pour une œuvre qui fait fi des étiquettes. La fluidité des changements de scènes et de décors ne laisse aucun temps mort.

Ambroise Thomas est un compositeur précis. Il aime les chanteurs et sait leur ménager des morceaux choisis. Sa partition est nuancée, poétique. Sa ligne mélodique et la souplesse de sa phrase musicale nous transportent. Il ne faut pas oublier que Thomas était un homme de son temps s’intéressant aux nouveaux instruments et il fut le premier à mettre le saxophone dans la fosse lyrique. Les solos de clarinette et de trombone donnent une nouvelle ampleur à l’orchestre. Nous sommes loin de l’académisme, on se doit de reconsidérer ce compositeur et sa musique élégante, précise, qui prouve sa puissance d’expression. Il y a bien sûr les moments attendus comme le monologue « Être ou ne pas être », ici le prince danois se livre à une introspection douloureuse, c’est une réflexion intime. Stéphane Degout est un baryton remarquable, alliant ses qualités de chanteur à celle de comédien, son Hamlet est douloureux, odieux dans sa froide détermination et pathétique dans sa dernière réplique. Ophélie est magnifiée par l’ interprétation de Sabine Devieilhe , belle soprano pour une Ophélie sensible et touchante. Laurent Alvaro, le terrible Claudius, et  Jérôme Varnier, le spectre glaçant, nous confondent d’admiration.


Photo : Vincent PONTET

La direction musicale est assuré par Louis Langrée qui rend à l’œuvre ce mélange de poésie et de maîtrise technique qui caractérise le compositeur avec un orchestre remarquable. Hamlet est le spectacle lyrique à voir, sans plus attendre. Il est rare d’avoir sur une même production autant d’artistes de ce niveau exceptionnel.

Marie Laure Atinault


A l Opera Comique –
Photo : Vincent PONTET

 

Hamlet

Direction musicale Louis Langrée

Mise en scène Cyril Teste

Décors Ramy Fischler

Costumes Isabelle Deffin

Conception Vidéo Nicolas Dorémus, Mehdi Toutain-Lopez

Cheffe de chant Marine Thoreau La Salle

Chef de chœur Joël Suhubiette

DISTRIBUTION

Hamlet : Stéphane Degout

Ophélie : Sabine Devieilhe

Claudius : Laurent Alvaro

Gertrude : Lucile Richardot

Laërte : Julien Behr

Le Spectre : Jérôme Varnier

Marcellus, 2ème Fossoyeur : Kevin Amiel

Horatio, 1er Fossoyeur : Yoann Dubruque

Polonius : Nicolas Legoux

Orchestre  des Champs-Élysées

Nouvelle production Opéra Comique

Représentations les 24, 26, 28, janvier à 20.00, 30 à 15.00 et 1 & 3 février 20.00

PRIX DES PLACES DE 6 à 145 €

https://www.opera-comique.com/fr/spectacles/hamlet-2022

Salle Favart Opéra Comique Tél : 01 70 23 01 31   opera-comique.com

la bande annonce :

 

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Une nouvelle production de Turandot de Giacomo Puccini à l’Opéra Bastille!

Bonnes gens et peuple de Paris, une nouvelle mise en scène de Robert Wilson est à l’Opéra Bastille, Oyez, oyez, les trois énigmes que vous aurez à résoudre sont :
Je suis chinoise mais je chante en italien.
Mon père règne sur la Chine mais au mois de décembre je serai à Paris.
Qui sont Ping, Pong, Pung ?
N’ayez crainte si vous ne savez pas répondre, vous n’aurez pas la tête tranchée !


Une nouvelle mise en scène de Robert Wilson est un événement. Il retrouve le divin Puccini plus de 25 ans après sa mise en scène historique de Madame Butterfly dont on ne se lasse pas.
Turandot est une princesse chinoise à la virginité tatillonne. Elle doit se marier mais a mis une condition, il faudra que le prétendant soit capable de répondre à trois énigmes, si il échoue, et tout prince de sang qu’il soit il sera exécuté. Le dernier en date est le jeune Prince de Perse. La foule est touchée par la jeunesse et le port altier du jeune homme. Le peuple de Pékin demande à la princesse sa grâce mais elle refuse. Dans la foule Calaf tombe immédiatement amoureux de Turandot.
Calaf est, malgré ses modestes vêtements, le fils de Timur, un roi Tartare détrôné. Le hasard a mis en présence le père et le fils. Le vieil homme fut sauvé par une belle esclave Liû.
Nous vous laissons le plaisir de découvrir la suite de ce conte cruel dans lequel nous découvrirons trois ministres burlesques, un Empereur fatigué, une Princesse mauvaise joueuse, un amoureux transi peu reconnaissant.


Robert Wilson reste fidèle à son style. Tableaux épurés avec des lignes sobres et fortes, des costumes hiératiques qui donnent aux protagonistes l’air d’être ces poupées traditionnelles que l’on trouve aussi bien en Chine qu’au Japon. L’inspiration du théâtre Nô, et le burlesque des scènes avec le trio Ping, Pang,Pong, plonge le public dans une Chine un peu glacée. Les lumières crues rythment la progression dramatique. On assiste avec beaucoup d’émotion à la torture de la pauvre Liû.
Turandot est le dernier opéra de Puccini qui restera inachevé, car Puccini est mort vaincu par un cancer. Le compositeur avait entamé une approche de nouvelles lignes mélodiques dans lesquelles on retrouve la sensualité du maître. Gustavo Dudamel rend hommage à Puccini par sa direction sans faille, (NDLR :d’ailleurs le plus grand des réalisateurs cinéma au monde, Mr Steven Spielberg, l’avait compris bien avant nous qui lui a demandé de diriger la partition musicale de son nouveau chef d’oeuvre, West Side Story). Le public aime beaucoup le trio et lui reserve des applaudissement nourris , mais la reine de la soirée est sans conteste la magnifique soprano Guanqun Yu. Pour ses débuts à l’Opera de Paris, Guanqun Yu nous a plus qu’ému tant par la modulation de sa voix, son jeu simple et par la profondeur de son interprétation. Elle sera une Liû mémorable.

Marie Laure Atinault

 

Les infos:

Direction musicale Gustavo Dudamel

Mise en scène Robert Wilson

Co-mise en scène Nicola Panzer

Décors Robert Wilson, Stephanie Engeln

Costumes Jacques Reynaud

Maquillage Manu Halligan

Lumières Robert Wilson, John Torres

Vidéo Tomek Jeziorski

Dramaturgie José Enrique Macián

Cheffe des Chœurs Ching-Lien Wu

 

La distribution :

Turandot Elena Pankratova

Liù Guanqun Yu

Calaf Gwyn Hughes Jones

Timur Vitalij Kowaljow

L’Imperatore Altoum Carlo Bosi

Ping Alessio Arduini

Pang Jinxu Xiahou

Pong Matthew Newlin

Un Mandarino Bogdan Talos

 

Représentations à 19.30 (sauf indication contraires)

Vendredi 10 décembre

Lundi 13 décembre

Jeudi 16 décembre

Dimanche 19 décembre à 14.30

Mercredi 22 décembre

Dimanche 26 décembre  à 14.30

Jeudi 30 décembre

 

Prix des places :

210€ 190€ 175€ 155€ 135€ 100€ 70€ 50€ 35€ 15€

Excepté vendredi 10 et jeudi 16 décembre

231€ 209€ 193€ 171€ 149€ 110€ 77€ 55€ 39€ 15€

 

DURÉE 2h30 (1 entracte)

INFORMATIONS / RÉSERVATIONS
EN LIGNE
www.operadeparis.fr
VIA L’APPLICATION OPÉRA NATIONAL
DE PARIS
disponible sur iOS et Android pour
smartphones et tablettes.

AUX GUICHETS
> du lundi au samedi (sauf jours fériés)
de 10h à 18h30 au Palais Garnier (à l’angle des rues Scribe et Auber)

et de 14h30 (12h les jours d’ouverture des réservations) à 18h30 à l’Opéra Bastille (120, rue de Lyon).

une heure avant le début du spectacle,y compris les dimanches et jours fériés.

extraits :

 

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On retrouve ce décor  superbe en boite de carton gigantesque  et la mise en scène de Claus Guth pour cette nouvelle série de représentation à l’Opéra Bastille, sous la baguette du chef : Giacomo Sagripanti, avec des interprètes qui méritent des superlatifs: Ludovic Tézier (Rigoletto), Nadine Sierra (Gilda) et Dmitry Korchak ( Il Duca Di Montova) entre autres :

On connaît bien l’intrigue qui débute lors d’un bal : Le comte Monterone accuse le Il Duca Di Mantova, grand coureur de jupons, d’avoir déshonoré sa fille. Rigoletto, bouffon bossu du Duc, se moque de lui. Monterone jette alors une solennelle malédiction sur lui ainsi que sur le Duc. Or, c’est au tour de Gilda, fille du bossu, d’être séduite par le Duc. Rigoletto, dont Gilda est le bien le plus précieux, décide donc de se venger et emploie les services d’un tueur à gages. Mais la malédiction est déjà en marche et ne tarde pas à s’accomplir. Rigoletto, dans une suite d’enchaînements malheureux, perdra son enfant adorée.

Claus Guth qui assure le mise en scène de cette  production, s’attache implacablement à mettre à nu les œuvres qu’il met en scène. Pour cette production, il a imaginé un spectacle traversé de fantômes et de fantasmes, où le spectateur revit la tragédie à travers le regard d’un Rigoletto brisé et socialement déclassé. L’Opéra débute avec une sorte de préambule où un Rigoletto qui a sombré dans une déchéance totale ouvre une boite en carton. La boite contient une robe blanche souillée de sang, et un costume de fou du roi. Et la scène se transforme, et on se retrouve à l’intérieur de cette boite en carton .

Rigoletto Générale
Opéra Bastille

Rigoletto Générale
Opéra Bastille

Rigoletto Générale
Opéra Bastille

Rigoletto Générale
Opéra Bastille

Rigoletto Générale
Opéra Bastille

Rigoletto Générale
Opéra Bastille

La tragédie permet à Verdi d’écrire quelques uns de ses airs les les plus célèbres comme : Questa o quella per me pari sono,  La donna è mobile, ou Caro Nomé. La mise en scène de Claus Guth les sublime, et surtout donne un allant aux interprètes. Outre ceux cités dans l’introduction, n’oublions pas Goderdzi Janelidse (Sparafucile), Justina Gringyté (Maddalena), Cassandre Berthon ( Giovanna, Bogdan Talos ( Le comte de Monterone) et Jean-Luc Ballestra (Marullo). et aussi Maciej Kwasnikowski (Matteo Borsa), Florent Mbia ( Il conte di Ceprano), Isabelle Wnorowska (La Contessa), Lise Nougier (( Paggio della duchessa), Pierpaolo Palloni ( Usciere di Corte) et enfin Henri Bernard Guizirian qui est le double de Rigoletto.

Le clin d’oeil aux revues à plumes est un délice:

Rigoletto Générale
Opéra Bastille

Rigoletto Générale
Opéra Bastille

Rigoletto Générale
Opéra Bastille

et bien entendu les chœurs, dirigés par Ching Lien Wu donnent de l’ampleur à ce spectacle superbe

Rigoletto Générale
Opéra Bastille

Rigoletto Générale
Opéra Bastille

Rigoletto Générale
Opéra Bastille

TOUTES LES PHOTOS : ELISA HABERER ( ONP) tous droits réservés

 

Représentations : à 19.30 sauf dimanches : 14.30

vendredi 29 octobre 2021
lundi 1er novembre 2021
jeudi 4 novembre 2021
vendredi 5 novembre 2021
dimanche 7 novembre 2021
lundi 8 novembre 2021
mercredi 10 novembre 2021
jeudi 11 novembre 2021
samedi 13 novembre 2021
dimanche 14 novembre 2021
lundi 15 novembre 2021
mercredi 17 novembre 2021
samedi 20 novembre 2021
mercredi 24 novembre 2021

Durée : environ 2 h 45

TARIFS
190€ 170€ 155€ 140€ 120€ 95€ 70€ 50€ 35€ 15€
Excepté  lundi 15 novembre 2021
171€ 153€ 140€ 126€ 108€ 86€ 63€ 45€ 32€ 15€
Excepté samedi 20 novembre 2021
209€ 187€ 171€ 154€ 132€ 105€ 77€ 55€ 39€ 15€

Rien ne parle mieux que des extraits : en voici quelques uns, avec l’aimable autorisation de l’Opéra de Paris:

 

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Ce n’est pas la première série de représentations de ce bel opéra de Gaetano Donizetti dans cette mise en scène de  Laurent Pelly, à l’Opéra Bastille, mais on ne s’en lasse pas, et pour de nombreuses raisons, les airs célèbres comme UNA  FURTIVA LACRIMA, les interprètes toujours au Top, ou la direction musicale, cette fois Giampaolo Bisanti, jusqu’au 30Octobre puis : Leonardo Sini (2, 9 nov.)Et c’est toujours un pur régal pour les yeux comme pour les oreilles.

 

En 2015, j’avais frémi avec Roberto Alagna et Aleksandra Kurzak, puis en 2018 avec  Vittorio Grigolo et Lisette Oropesa; Pour cause de confinement et couvre feu, impossible de se rendre  jusqu’à ces derniers jours dans ce Palais immense qu’est l’Opéra Bastille. C’est donc avec un double plaisir que j’ai pu découvrir les interprètes de cette nouvelle série de représentations. Côté décors et mise en scène, rien de changé depuis les premières représentations en 2006, et c’est tant mieux.

L’élixir du Docteur Dulcamara fait référence à la légende de Tristan et Iseut : Tristan et Iseut boivent par erreur un philtre qui transforme leur haine réciproque en un
amour passionné. Trente ans plus tard, Wagner mettra en musique le mythe des amants maudits, mais la version de Donizetti penche vers les effets comiques, ce qui n’est pas pour nous déplaire et transforme ainsi le sujet en une sorte de comédie. Dans cette version, l’Elixir du charlatan est en fait du vin, du bordeaux, et les quiproquos  seront de la partie. Mais pourquoi raconter cette histoire que tous les amateurs de Bel Canto connaissent par coeur.

Les interprètes sont magnifiques. J’ai déjà cité Sydney Mancasola (Adina) , Matthew Polenzani ( Nemorino),  il y a aussi Simone Del Savio (Belcore), Carlo Lepore (Il D. Dottor Dulcamara) & Lucreza Drei ( Gianetta). Ce qui change, toutefois, c’est qu’hormis les principaux personnages, tous les chœurs portent le masque, mais on fint par l’oublier, pourtant ces chœurs sont omniprésents, et très importants tout au long de la représentation.

Que rajouter de plus: Profitez de cette série de représentations pour vous rendre à l’Opéra Bastille et vous régaler.

Représentations : à 19.30 sauf les dimanches : 14.30

Mardi 28 septembre 2021
Dimanche 3 octobre 2021
Mercredi 6 octobre 2021
Samedi 9 octobre 2021
Mercredi 13 octobre 2021
Samedi 16 octobre 2021
Jeudi 21 octobre 2021
Dimanche 24 octobre 2021
Mercredi 27 octobre 2021
Samedi 30 octobre 2021
Mardi 2 novembre 2021
Mardi 9 novembre 2021

TARIFS
145€ 125€ 110€ 95€ 80€ 60€ 45€ 35€ 25€ 15€
Excepté samedi 16 octobre 2021
160€ 138€ 121€ 105€ 88€ 66€ 50€ 39€ 28€ 15€

RÉSERVATIONS
EN LIGNE
www.operadeparis.fr

VIA L’APPLICATION
Opéra national de Paris, disponible sur iOS et Android pour smartphones et tablettes.

PAR TÉLÉPHONE
08 92 89 90 90 ( * 0,35 € TTC/min depuis depuis un poste fixe hors coût éventuel selon opérateur)

ou +33 1 71 25 24 23
depuis l’étranger, du lundi au samedi de 9h à 19h (sauf jours fériés).

AUX GUICHETS
> du lundi au samedi (sauf jours fériés) de 10h à 18h30 au Palais Garnier (à l’angle des rues Scribe et Auber) et de 14h30 (12h les jours d’ouverture des réservations) à 18h30 à l’Opéra Bastille (120, rue de Lyon).
> une heure avant le début du spectacle, y compris les dimanches et jours fériés.

le teaser:

Prochain spectacle sur la scène de bastille : La Vaisseau Fantôme de Richard Wagner!

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Il y a des moments de grâce comme celui-là quand on découvre une soprano époustouflante, et c’est le cas avec Mademoiselle Serenad Burcu Uyar, dans ce Madame Butterfly qui sera montré dans plusieurs espaces dans le cadre d’Opéra en plein air.

A tout seigneur tout honneur, onsortoupas s’est déplacé vers le magnifique Parc de Sceaux, où, devant le chateau on pouvait applaudir ce bel opéra de Giacomo Puccini.

Première rencontre : Dominique Trottein, qui dirige l’orchestre, et qui n’est pas un inconnu, c’est lui qui dirige, depuis quelques années l’orchestre du Théâtre Mogador:

Tout aussi important : la mise en scène, signée Olivier  Desbordes:

et enfin le parrain de cette édition : Franck Ferrand:

Quelques photos qui vont vous donner envie, avec quelques extraits :

Ces trois extraits @ onsortoupas.fr / Guy Courthéoux

Toutes les photos @ TeresaSuarez

La distribution : Serenad Burcu Uyar (Cio Cio San), Denys Pivnitskyi (Pinkerton), Kristian Paul (Sharpless), Irina de Baghy (Suzuki), Eric Vigneau (Goro), Yassine Benameur (Il Principe Yamadori), Mathieu Toulouse (Bonzo)

les dates :

11 & 12 juin à 19h45

DOMAINE DÉPARTEMENTAL DE SCEAUX (92)

18 & 19 juin à 19h45

CHÂTEAU ET PARCS DE CHAMPS-SUR-MARNE (77)

2 & 3 juillet à 20h45

DOMAINE NATIONAL DE SAINT-GERMAIN-EN-LAYE (78)

9 & 10 juillet à 20h45

CHÂTEAU DE VINCENNES (94)

1er, 2, 3 & 4 septembre à 20h45

HÔTEL NATIONAL DES INVALIDES (75)

Les tarifs : réservations 01 42 64 49 40 (du lundi au vendredi de 10h à 18h)

25à 103€ selon dates et horaires (Champs sur Marne)  réservations 01 42 64 49 40 (du lundi au vendredi de 10h à 18h)

25 à 113€ selon dates et horaires ( Saint Germain En Laye) ainsi que Chateau de Vincennes

25 à 123€ Invalides Paris

 

Offres entreprises et collectivités :

THE FRENCH BAGUETTE

— 150 € HT/personne, billet compris —

— Un accueil et une prise en charge personnalisés par nos hôtes.ses dédiés.
— Une dégustation salée et sucrée par un de nos Foodtrucks gourmands et deux coupes de notre partenaire champagne
— Le programme officiel du festival, un plaid Opéra en Plein Air, et un tote bag Opéra en Plein Air
— Le spectacle en placement Carré Or

THE ROYAL EVENING

— 300 € HT/personne, billet compris —

— Un accueil et une prise en charge personnalisés par nos hôtes.ses dédiés.
— Un cocktail finger food « Madame Butterfly » dans un espace privatisé, préparé par notre traiteur
— Champagne à la demande, servi par notre partenaire
— Le programme officiel du festival, un plaid Opéra en Plein Air et un tote bag Opéra en Plein Air
— Le spectacle en placement Carré Or

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En ces temps malheureux pour l’Opéra, avec la fermeture des deux grands temples que sont Garnier & Bastille pour Paris, il ne reste que peu de théâtres pour satisfaire les besoins des mélomanes, parmi lesquels le Théâtre des Champs Elysées, et le Théâtre de l’Athénée Louis Jouvet.

C’est dans ce superbe écrin que j’ai eu la chance d’applaudir un Opéra Baroque créé pour la première fois en France en version scénique: CRESUS, de Reinhard Keiser

Comme vous pouvez le lire sur l’affiche, cet Opéra a été créé en 1711 et 1730 à Hambourg. sur un texte de Lukas Von Bostel. Bien entendu, l’Opéra est chanté dans sa langue originale, l’Allemand, avec des sous titres en Français. Ces traductions sont situées dans la loge droite et gauche de la scène et non pas au dessus de la scène comme nous en avons l’habitude. Mais ils restent d’une excellente visibilité. La mise en scène de Benoît Bénichou est d’une rare intelligence, avec un espace cubique au centre de la scène, espace qui donne une vision différente pour chaque côté.

photo : Amélie Kiritzé Topor

Tout un chacun connaît l’expression : Riche comme Crésus. Et oui, Crésus est un personnage qui a bel et bien existé,  roi de Lydie ( bon maintenant c’est la Turquie), qui était effectivement richissime , et ce n’était pas hier,  Durant son règne, qui s’étend d’environ 561 à 547 ou 546 av. J.-C, il conquiert plusieurs pays, et amasse sa fortune grâce au fleuve Pactole, riche en or. C’est un philosophe grec, Solon, qui lui laisse entendre  que la gloire et la fortune ne suffisent pas à rendre un homme heureux. Il sera ensuite fait prisonnier lors d’une de ses guerres avec Cyrus. Son fils Alys, alors muet retrouve l’usage de la parole, qui déjouera la traitrise de certains. J’arrête là , vous laissant toute liberté pour revoir les histoires antiques, que cet opéra nous fait découvrir.

photo : Amélie Kiritzé Topor

Certes on est loin des fastes et des airs des grands compositeurs comme Verdi, mais on ne reste pas sur notre faim, vu la qualité des voix:  Ramiro Maturana (Crésus, roi de Lydie), Andriy Gnattluk (Cyrus, roi de Perse), Inès Berlet (Atys, fils de Crésus), Yun Jung Choi (Elmira), Wolfgang Resch (Orsanes), Jorge Navarro Colorado (Eliates), Marion Grange (Clerida), Benoit Rameau (Solon) et Charlie Guillemin (Elsius), tous sous la direction musicale de Johannes Pramsohler, qui dirige avec un talent certain l’Orchestre: l’Ensemble Diderot!

Vous l’avez compris, cette expérience est vraiment au top, et la salle était conquise dès les premières secondes, où le parti pris moderne ajoutait la fête des yeux à celle des oreilles, notamment avec de superbes costumes signés Bruno Fatalot!

 

Cet opéra va partir en tournée dans quelques villes en France : les 15 et 16 Octobre à 20h30 au Centre Des Bords de Marne , Le Perreux, et les 15 et 16 Avril au théâtre Roger Barat à Herblay.

Créus est une création de l’ARCAL dont la directrice artistique est Catherine Kollen.

Merci à l’Athénée pour cet émerveillement, dans l’attente de leur prochains spectacles, plus particulièrement  Normandie , une opérette signée Henri Decoin et André Hornez, avec des airs signés Paul Mizraki. L’air le plus connu en était: Ca vaut mieux qu’ Attraper la scarlatine…  Puis La belle et la Bête, le film de Jean Cocteau sera revisité sur des musiques de Philip Glass et bien d’autres que l’équipe d’ONSORTOUPAS compte bien vous parler.

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Lear opéra contemporain d’Aribert Reimann au Palais Garnier, avec une distribution impressionnante. Il est rare de voir des productions d’œuvres contemporaines. Plus qu’une reprise, une redécouverte, avec l’impressionnant Bo Skovhus !

 

Lear

Opéra en langue allemande en deux parties (1978), Musique Aribert Reimann, Livret Claus H. Henneberg d’après William Shakespeare, King Lear, Direction musicale Fabio Luisi, Mise en scène Calixto Bieito

KÖNIG LEAR Bo Skovhus, KÖNIG VON FRANKREICH Gidon SaksHERZOG, VON ALBANY Andreas Scheibner, HERZOG VON CORNWALL Michael ColvinGRAF, VON KENT Kor‑Jan Dusseljee, GRAF VON GLOSTER Lauri Vasar,  EDGAR Andrew Watts, EDMUND Andreas Conrad, GONERIL Evelyn Herlitzius, REGAN Erika Sunnegårdh, CORDELIA Annette Dasch, NARR Ernst Alisch, BEDIENTER Luca Sannai, RITTER Lucas Prisor

Opéra National de Paris 11/2019

 

En 1968, le grand baryton Dietrich Fischer-Dieskau demande à Aribert Riemann, s’il ne voudrait pas mettre en musique la pièce de Shakespeare, Lear. En 1978, Lear est crée à Munich avec, naturellement, Dietrich Fischer-Dieskau dans le rôle titre. En 1982, Lear entre au répertoire de l’Opéra de Paris dans une version française. L’œuvre dans la mise en scène de Calixto Bieito est jouée en 2016. Reprise pour quelques représentations, cette œuvre est incontournable des créations du XXème siècle. Passionné par la voix, Aribert Reimann explore les nuances des voix masculines. Cet aspect du compositeur est flagrant dans Lear. Pour la composition, il est proche de Penderecki. Il aime utiliser à la fois les arcanes de la musique classique et mélanger tout le registre des percussions. Pour lui, l’opéra est un théâtre en musique. Lear s’accorde parfaitement à ses désirs et à ses recherches.

Lear (Bo Skovhus) est un vieux roi qui décide de partager son royaume entre ses trois filles. Il réclame que chacune lui déclare son amour afin de recevoir la plus grande faveur. Goneril et Regan se répandent en viles flatteries. Cordelia, la plus jeune, se tait. « Elle est trop jeune pour le mensonge ». Lear déshérite sa fille préférée. La pauvre Cordélia part avec son noble fiancé le roi de France. Le fidèle Kent s’insurge et Lear  le chasse. Si Lear ne veut plus des charges du pouvoir, il veut conserver ses attributs et les jouets de la royauté. Insupportable vieillard aux yeux de ses filles, il devient vite un indésirable. Pièce terrible et forte, le rôle de Lear est à la fois grandiose et pitoyable. C’est une pièce pleine de fureur, de haine, de violence.

La mise en scène est signée Calixto Bieito, connu pour ses excès, souvent controversé, il peut être passionnant. En l’occurrence, nous l’avons trouvé presque sage mais surtout élégant pour ce spectacle d’une beauté formelle, et d’une sobriété totale.


Opéra National de Paris 11/2019
LEAR

TOUTES LES PHOTOS : Bernd Uhlich

 

Au début, les protagonistes vêtus de costumes contemporains évoluent dans un décor de planches noires figurant le château de Lear. Souvent pour illustrer le partage du royaume de Lear, une carte était déchirée, ici Lear a une miche de pain qu’il partage. Puis les planches de bois se soulèvent et deviendront forêt, falaise. Cela semble simple, mais c’est surtout très beau.  Rarement la tempête dans laquelle Lear erre, perdu dans les limbes de sa sénilité, fut rendue de façon aussi crue et poétique.

La partition de  Reimann résolument inscrite dans l’évolution de la composition du siècle dernier recèle une complexité et une richesse infinie. L’usage de séries dodécaphoniques, l’abondance de clusters, l’utilisation des percussions donne une œuvre passionnante, exigeante. La tempête est un monument, impressionnante par l’utilisation des instruments. Chaque personnage possède son style mélodique. Edgar, interprété par Andrew Watts, le contre ténor s’affronte à une partition difficile puisque sa voix monte, pour arriver à des aigus incroyables pour devenir le pauvre Tom. Gidon Saks est un roi de France royal et Kor‑Jan Dusseljee compose un Kent impeccable. Les trois sœurs qui n’ont rien de Tchekhoviennes nous impressionnent par leur prestation, non seulement immenses cantatrices elles sont des comédiennes sensibles pour Annette Dasch, la fidèle Cordélia, et détestables pour les horribles sœurs Goneril Evelyn Herlitzius, et Regan Erika Sunnegårdh. On s’imagine Lear fragile vieillard, il est évident que l’athlétique  Bo Skovhus ne donne pas cette impression à sa première apparition. Mais  avec une force tranquille, une obstination de vieillard insupportable, il sait faire affleurer les failles du personnage. Il se voûte, hésite, marche plus difficilement, et impose un Lear historique.

Fabio Luisi dirige avec subtilité cette partition exigeante.

Opéra Garnier jusqu’au 7 décembre 2019

 

Marie Laure Atinault

 

 

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Quand on pense à Verdi, Don Carlo n’est pas l’Opéra auquel on songe en premier, et c’est pourtant une belle oeuvre, magistralement servie par quelques grandes voix, comme Roberto Alagna, Aleksandra Kurzak et Anita Rachvelishvili, dans cette série de représentations à l’Opéra Bastille.

Adaptation italienne de Don Carlos, grand opéra français, Don Carlo est, par sa langue, plus passionnel que ne l’était la version originale. Mais d’une version à l’autre persistent la finesse de la partition et la trame dramatique qui, de l’Escurial aux Flandres, entremêle conflits politiques, familiaux et amoureux. Une fresque historique à laquelle Krzysztof Warlikowski confère la profondeur d’un huis clos où a psyché humaine est mise à nu, révélant la paralysie des hommes face à l’héritage du pouvoir. Il a mis en scène la version française de cet opéra en 2017/2018 et c’est cette même production qui est reprise cette saison en langue italienne.


Photo : Vincent PONTET


Photo : Vincent PONTET


Photo : Vincent PONTET


Photo : Vincent PONTET


Photo : Vincent PONTET


Photo : Vincent PONTET


Photo : Vincent PONTET

Après sa création à l’Académie impériale de Musique, l’oeuvre a été représentée pour la première fois au Palais Garnier en mars 1963, En septembre 1986, une nouvelle production, dirigée par Georges Prêtre (mise en scène et décors de Marco Arturo Marelli), était présentée au Palais Garnier. Don Carlo a fait son entrée à l’Opéra Bastille en septembre 1998, dans une mise en scène de Graham Vick, dirigée par James Conlon. La version française intégrale a été donnée à l’Opéra Bastille en 2017, dans une mise en scène de Krzysztof Warlikowski et sous la direction de Philippe Jordan. La version actuelle est la version italienne surtitrée en français, avec la :même mise en scène.


Photo : Vincent PONTET


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Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –
Anita RACHVELISHVILI (La Principessa Eboli) –

Photo : Vincent PONTET


Rene PAPE (Filippo II) –
Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –

Photo : Vincent PONTET


Photo : Vincent PONTET

Don Carlo, l’infant d’Espagne, est en France sans trahir son identité afin de pouvoir observer discrètement la fille du roi de France, qu’il est censé épouser. Il rencontre Elisabeth dans la forêt. Tous deux tombent immédiatement amoureux l’un de l’autre. Mais la raison d’état unit finalement Elisabeth au père de Don Carlo, Philippe II d’Espagne. La suite ? Le plus simple c’est de venir l’applaudir.

La direction musicale de Fabio Luisi  est tout  en finesse, laissant la place belle aux cheours et surtout aux grandes voix que l’on peut applaudir tout au long de cette série de représentations. LMa mise en scène est efficace avec de nombreuses projections d’images. Quant aux interprètes, c’est le grand bonheur : FILIPPO II René Pape , DON CARLO Roberto Alagna (A) ou  Michael Fabiano (B),  RODRIGO Étienne Dupuis,  IL GRANDE INQUISITORE Vitalij Kowaljow,  UN FRATE Sava Vemić,  ELISABETTA DI VALOIS Aleksandra Kurzak (A) ou  Nicole Car (B),  LA PRINCIPESSA EBOLI Anita Rachvelishvili,  TEBALDO Ève-Maud Hubeaux,  LA VOCE DAL CIELO Tamara Banjesevic,  IL CONTE DI LERMA Julien Dran,  DEPUTATI FIAMMINGHI Pietro Di Bianco, Daniel Giulianini, Mateusz Hoedt, Tomasz Kumięga, Tiago Matos, Alexander York,  UN ARALDO REALE Vincent Morell . ( A)  > 11 nov. / (B) 14 > 23 nov.)


Rene PAPE (Filippo II) –
Roberto ALAGNA (Don Carlo) –
Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –

Photo : Vincent PONTET


Rene PAPE (Filippo II) –
Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –

Photo : Vincent PONTET

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Rene PAPE (Filippo II) –
Roberto ALAGNA (Don Carlo) –
Etienne DUPUIS (Rodrigo) –
Vitalij KOWALJOW (Il Grande Inquisitore) –
Sava VEMIC (Un Frate) –
Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –
Anita RACHVELISHVILI (La Principessa Eboli) –
Eve Maud HUBEAUX (Tebaldo) –
Tamara BANJESEVIC (Una Voce dal cielo) –
Julien DRAN (Il Conte di Lerma) –

Photo : Vincent PONTET


Rene PAPE (Filippo II) –
Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –

Photo : Vincent PONTET


Roberto ALAGNA (Don Carlo) –
Etienne DUPUIS (Rodrigo) –

Photo : Vincent PONTET


Rene PAPE (Filippo II) –
Etienne DUPUIS (Rodrigo) –

Photo : Vincent PONTET

Que rajouter, Que comme toujours les voix sont superbes, que ce soient celles que j’ai citées plus haut,; comme celle de René Pape. Si j’adore Roberto AQlagna et Aleksandra Kurzac, j’ai été, une fois encore, impressionné par la puissance de la voix de Anita Rachvelishvili qui avait fait ses débuts à l’Opéra national de Paris dans le rôle d’Amneris (Aida). Avant de revenir pour Samson et Dalila, puis Carmen et Le Trouvère (Azucena). Cette mezzo-soprano a rallié tous les suffrages, chaudement acclamée pour sa performance. Inutile de dire que je reviendrais volontiers l’appaludir, et ne peux qu’espérer que dans ses futuirs projets, Paris saura l’accueillir. Pourtant elle ne tire pas la couverture, elle semble vraiment surprise par son triomphe, alors que quelques uns de ses partenaires sont de véritables stars, qui eux aussi restent dans la simplicité (Merci Monsieur Alagna, les quelques minutes que vous m’avez accordées pour votre future perstation dans Carmen au Stade de France feront partie de mes grands souvenirs, que j’espère bien réitérer….

Vous l’avez compris, avec de telles voix, on est sous le charme pendant les 4 heures 30 que dure les représentations, la 1ère partie dure 1h40, la seconde 40 mns et enfin la 3ème partie 1h40, entrecoupés d’entractes de 30 puis 2 minutes.


Rene PAPE (Filippo II) –
Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –

Photo : Vincent PONTET


Roberto ALAGNA (Don Carlo) –
Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –
 –
Photo : Vincent PONTET


Etienne DUPUIS (Rodrigo) –
Anita RACHVELISHVILI (La Principessa Eboli) –

Photo : Vincent PONTET


Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –
Anita RACHVELISHVILI (La Principessa Eboli) –

Photo : Vincent PONTET



Photo : Vincent PONTET

:
Rene PAPE (Filippo II) –
Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –

Photo : Vincent PONTET

Représentations :

10 représentations du 25 octobre au 23 novembre 2019
vendredi 25 octobre 2019
lundi 28 octobre 2019
jeudi 31 octobre 2019
lundi 4 novembre 2019
jeudi 7 novembre 2019
lundi 11 novembre 2019
jeudi 14 novembre 2019
dimanche 17 novembre 2019
mercredi 20 novembre 2019
samedi 23 novembre 2019    à 19h00 sauf le dimanche à 14h00

Tarifs : 210€ 190€ 175€ 155€ 135€ 100€ 70€ 50€ 35€ 15€ 5€
Excepté  jeudi 7 et samedi 23 novembre 2019:  231€ 209€ 193€ 171€ 149€ 110€ 77€ 55€ 39€ 15€ 5€

 

RÉSERVATIONS
En ligne : www.operadeparis.fr
Via l’application Opéra national de Paris disponible sur iOS et Android pour smartphones et tablettes.
Par téléphone : 08 92 89 90 90* (* 0,35€ TTC/min depuis depuis un poste fixe hors coût éventuel selon opérateur(  ou +33 1 71 25 24 23 depuis l’étranger, du lundi au samedi de 9h à 19h (sauf jours fériés).
Aux guichets :
> du lundi au samedi (sauf jours fériés) de 10h à 18h30 au Palais Garnier (à l’angle des rues Scribe et Auber) et de 12h à 18h30 à l’Opéra Bastille (120, rue de Lyon).
> une heure avant le début du spectacle, y compris les dimanches et jours fériés.

 

 

 

 

 

VOTRE VOTE
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Le Théâtre des Champs-Elysées a présenté une œuvre peu connue et rarement représentée en France: Le Freischütz, le franc-tireur,  qui a les allures d’un conte de fées.

Carl Maria Von Weber est un compositeur quelque peu méconnu du grand public, si ce n’est son Invitation à la valse ( que certains appellent aussi : Invitation à la danse, une œuvre courte, et pourtant son opéra Le Freischütz, connut un triomphe lors de sa création en 1821. Admiré par Berlioz, Wagner, Debussy, Von Weber mériterait amplement que ses + de 300 œuvres soient plus largement jouées. Cet enfant de la balle a connu très tôt la vie d’un théâtre, et la musique fait partie de son éducation et de sa vie. On le considère comme le père de la musique romantique. Très vite il désire écrire un opéra qui prendra sa source dans des contes enracinés dans le fabuleux populaire, poussant le lecteur dans un passé recomposé. Avec le poète  Johann Friedrich Kind, ils se lancent dans cet opéra élégant.

L’histoire se situe en Bohème vers 1648. Max est le garde chasse du prince. Il est amoureux d’Agathe, la fille de Kuno, le chef des gardes forestiers. Ce dernier rappelle à Max que, pour lui succéder et épouser sa fille, il doit gagner l’épreuve de tir qui aura lieu le lendemain. Max vient de perdre un concours de tir, gagné haut la main par Kilian. Max en proie au désespoir, écoute les conseils de Kaspar qui lui suggère  d’utiliser des balles magiques. Naturellement, Max ne se doute pas que Kaspar est sous l’influence de Samiel, le démon, à qui il a vendu son âme.

Comment représenter ce monde sylvestre où les frondaisons cachent des secrets, des malédictions, des balles magiques. Peut-on échapper au chapeau tyrolien, et aux costumes folkloriques ? Nous sommes dans un univers cerné par les ténèbres. Des projections vidéo de forêt, d’hologrammes servent de décors. Le plateau plongé dans le noir permet les jeux d’illusions. Tout est magie, fantasmagorie, les personnages lévitent, les balles lumineuses dansent dans les airs comme des lucioles complices. Clément Dazin joue le démon Samiel, inquiétant et défiant les lois de l’équilibre. On tombe sous le charme du duo féminin. La soprano Johanni van Oostrum est une Agathe sensible qui éblouit avec la couleur de son timbre. Dans le rôle de sa confidente Annchen, la soprano Chiara Skerath est superbe. Bien sûr, Stanislas de Barbeyrac dans le rôle de Max fait passer toutes les émotions du chasseur et de l’amoureux. Vous pourrez aussi apprécier : Vladimir Baykov, Christian Immler, Thorsten Grümbel, Daniel Schumtzhard, Anas Séguin, sans oublier les choeurs qui sont formidables.

**TOUTES LES PHOTOS : @ VINCENT PONTET

Laurence Equilbey et l’ Insula Orchestra font merveille. Sa direction musicale, ferme et délicate donne à la partition toutes ses couleurs et nuances. Laurence Equilbey donne la mesure de cette œuvre capitale, injustement oubliée. N’oublions pas que cette partition était innovante, et donnait à la clarinette entre autres un relief jusqu’alors inconnu.  La densité de la partition, les fulgurances, la mélodie si élégante de cette œuvre en 3 actes sont admirablement servies dans cette mise en scène de Clément Debailleul

.Marie Laure Atinault

VOTRE VOTE

Ce devait être l’évènement le 19 Septembre 2020 : CARMEN au Stade de France, mais vu les circonstances, le concert est reporté au 18 Juin 2022 :

 

C’est la deuxième fois que le plus célèbre des Opéras sera interprété dans le cadre du Stade de France, 17 ans après une représentation de cet opéra. En fait l’avantage de Carmen sur tous les autres opéras du répertoire, c’est que tout le monde en connait les airs : Toréador, La Habanera, Bohémienne, L’amour est Enfant de Bohême, parmi d’autres.

Ce soir là, ce sera l’occasion de les redécouvrir avec des voix magiques,  comme celles de Béatrice Uria Monzon (Carmen) Roberto Alagna (Don José) ou Aleksandra Kurzak (Micaela). Je ne vais pas vous donner toute la liste des personnes sur scènes, ils seront 300, chanteurs, danseurs, choeurs, orchestre… N’oublions pas toutefois l’empereur des lumières : Jacques Rouveyrollis, qui vous garantit des effets incroyables. Et surtout la direction musicale de Giorgio Croci.

Roberto ALAGNA

Roberto ALAGNA

Charles-ROUBAUD

Béatrice-URIA-MONZON

L’Opéra de Georges Bizet est un des plus joué de par le monde, et certainement le plus joué en France et vous aurez certainement envie de découvrir la mise en scène qui se veut grandiose, signée  Charles Roubaud, qui avait déjà oeuvré dans le Stade de France avec Nabucco en 2008 et Aïda en 2010. On nous parle de scène frontale contrairement à ce qui s’était fait auparavant.

Aleksandra-KURZAK

Béatrice-URIA-MONZON-et-Roberto-ALAGNA

Béatrice-URIA-MONZON-Aleksandra-KURZAK-Roberto-ALAGNA

Béatrice-URIA-MONZON

Ecoutons  Roberto Alagna et Béatrice Uria-Monzon lors des entretiens de présentation :
La première vidéo est une exclusivité pour Onsortoupas. Même si elle est courte, se retrouver aux côtés de ce personnage est un insigne honneur:

Les deux autres entretiens suivants ont été filmés lorsque les deux interprètes se trouvaient devant un petit parterre :

Cela vous fait quel effet de vous retrouver devant un tel nombre de spectateurs:

Un parcours qui impressionne?

Un entretien exclusif avec Béatrice Uria Monzon

 

Et un autre entretien avec le metteur en scène Charles Roubaud :  ( désolé mais difficile de demander à certains  à côté de nous, de se taire….)

La bande annonce :

La billeterie est ouverte, billets à partir de 29€  jusqu’aux places DIAMANT à 199€

Des packs sont prévus : à partir de 199€ et des packs très très haut de gamme, dont je vous laisse découvrir les tarifs sur le site :

https://www.stadefrance.com/fr/billetterie/carmen