Spectacles

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Le Roi de Sicile, Léonte est heureux d’accueillir son ami Polyxène, le Roi de Bohême. Les deux hommes s’apprécient, tout est prétexte à rire. La Reine, la belle Hermione est enceinte. Elle est sage, et une hôtesse délicieuse. Mais tout à une fin et lorsque Polyxène exprime le désir de partir, Léonte demande à sa reine de l’aider à convaincre leur hôte de retarder son départ. Mais le venin de la jalousie envahi le cœur et l’esprit de Léonte. Il devient suspicieux, il interprète le moindre geste, le moindre mot comme une trahison. L’ami d’hier devient un traitre qui ne doit son salut qu’à son départ. La pauvre et innocente Hermione est convaincue d’avoir trompé son roi. Il l’enferme. Le bébé voit le jour en prison. Il sème la mort autour de lui, sourd à toutes les plaidoiries, même l’oracle d’Apollon est pour lui une insulte.

 

Le royaume autrefois riant devient une terre de malheur. Mais il y a de belles âmes, le bébé qui nait en prison est une petite fille, alors que son injuste géniteur voulait qu’elle soit tuée, elle est sauvée. 16 ans plus tard nous retrouvons Perdita (la jeune princesse) et ses moutons, de gaillards bergers, un fils de roi amoureux, des exilés valeureux. C’est la fête des moutons, des amours juvéniles, des révélations. Le printemps pointe son nez. Le Conte d’hiver est une tragi-comédie écrite tardivement. Shakespeare décrit le mécanisme de la jalousie avec une précision implacable le Maure de Venise ou le Roi de Sicile deviennent sourds et aveugles.

Dans la deuxième partie, nous retrouvons certains protagonistes et des personnages haut en couleur. La pièce est pleine de rebondissements de coup de théâtre.
Dans la première partie, un lustre en cristal monumental est suspendu au-dessus des têtes de la cour de Sicile. La présence de ce luminaire étonne, interpelle, il sera un élément de la scénographie et du temps qui passe.

Sandrine Anglade a réuni une troupe formidable. Sept comédiens pour plus de vingt rôles, mais ils sont également musiciens, chanteurs, danseurs, moutons, prince, benêt. Le drame terrible se meut en comédie champêtre. Cette pastorale nous enchante. Les larmes font place aux rires, au dénouement heureux. Tout cela a un côté roman populaire, on espère. Les comédiens avec dextérité passent d’un rôle à un autre, d’une humeur à l’autre. La musique jouée sur scène par l’inspirée Nina Petit, femme orchestre qui passe de l’accordéon, à la petite harpe comme les bardes moyenâgeux. Elle entraine les chants.


On déteste vraiment Damien Houssier qui joue le roi, il se rattrapera plus tard. Sarah-Jane Sauvegrain est une Hermione qui nous émeut. Laurent Montel, toujours si juste et puis toute la troupe nous enchante.
Sandrine Anglade convoque des spectateurs sur scène. Une expérience fondatrice pour certain.
La nouvelle traduction et adaptation de Clément Camar-Mercier réjouit tous les publics. Ce Conte d’Hiver est une belle réussite, le spectateur est pris par les émotions : révolté par l’injustice du Roi, amusé par les amours juvéniles. Nous sommes enchantés par cette ingénieuse scénographie et par un happy end qui nous rend heureux.

Marie Laure Atinault

 

Crédit photo Nadège Le Lezec

L’histoire, croyez moi ne date pas d’hier, mais plutôt de 1975.  Au moment où le film est sorti  de l’autre côté de la Manche. J’étais déjà journaliste, oui je sais cela remonte à des années. Mais je me souviens d’un coup de fil que me passe le directeur des relations publiques et de la pub et relations presse de la Fox, Marc, avec qui j’avais été en contact depuis quelques temps. J’étais très étonné qu’un mec aussi important, même si j’entretenais de bons rapports  de travail avec lui m’appelle pour me convier à une « séance de travail » sur un film dont j’ignorais alors tout, même son titre. A l’heure prévue je rentre dans leur immeuble situé alors sur les Champs Elysées, et on me dirige vers une salle de projection d’une dizaine de places om j’étais convié avec d’autres membres de la Fox , mais sans que je ne connaisse quelqu’un. Il m’accueille et me dis que c’est une projection très privée et que ce serait bien que je n’en parle pas autour de moi, et qu’il recueillera mes impressions après la projo. Come je viens de vous le dire, je n’avais pas la plus petite idée de ce que j’allais voir et je n’ai ensuite parlé qu’à mes plus proches amis de cette projection pour le moins privée.

Dois-je vous dire que j’ai été emballé, et ce  n’est pas peu dire, et que le ROCKY HORROR PICTURE SHOW  est resté un de mes films préférés depuis lors. Je l’ai revu ensuite avec les confrères de la presse et mon opinion n’a jamais changé. Lors de la sortie en VHS, je me suis précipité dès les premiers jours, sans parler de cette projection. Ensuite lorsque le film est sorti sous les autres supports, DVD, BluRay et récemment 4k, je me suis le suis procuré.

Dois je vous dire que j’étais dans la salle du Lido le soir de la première du spectacle il y a quelques années. Et que le show était époustouflant avec des comédiens que  j’avais pour certains déjà vus dans le film. Donc quand j’ai su que le ROCKY HORROR SHOW  venait au Casino de Paris, je me suis précipité pour avoir une place. Bien m’en a pris, sauf que le canicule a déjoué mes espoirs. En effet, le soir de la première, placé superbement au 3ème rang de l’orchestre… , mais les hasards de la Canicule ont sévi …d’une part l’attente dans le Hall du Casino,  attente pour le moins longue, avant qu’on accède à la salle. Vous avez certainement entendu parler de la suite, très longue attente, plus d’une heure avant que l’on nous annonce que le spectacle ne sera pas joué ce soir. La suite : j’ai obtenu une place pour le surlendemain, et cette fois j’ai pu voir le show. bon, soyons claire, il faisait très chaud et les ouvreuses passaient avant le lever de rideau avec des brumisateurs.

Donc  voilà la surprise : le spectacle , avec entracte se déroule au mieux, malgré quelque coupure due à la chaleur et si je ne suis pas rentré de suite dans le déroulé du spectacle, je me suis régalé et au final j’étais debout , à danser dans l’allée comme nombre de spectateurs. Il est vrai que je connais les airs principaux de bout en bout et que danser ne me gène pas outre mesure.

 

Rocky Horror Picture Show Best Moments

 

Les interprètes sont tous excellents: Steven Webb dans le rôle de Frank N’Furter est parfait, même si au départ on se doit de le comparer à Tim CURRY , mais tous les protagonistes méritent des louanges : Haley Flaherty (Janet), James Bisp (Brad), Ryan Carter Wilson ( Rif Raf), Laura Bird (Magenta), Daisy Steer ( Magenta), ou Morgan Jackson (Rocky), dans les rôles principaux, mais vous les citer tous serait trop!

Ce que je peux vous dire, c’est que en dépit des petites coupures, dont une en fin de spectacle, je me trémoussais sur mon siège, et que si j’avais pu, j’aurais demandé une place pour une des représentations suivantes tant j’ai apprécié.

 

Olympe Audouard, de François De Mazières d’après les écrits d’Olympe Audouard

Olympe Audouard
Première femme journaliste
Création Mois Molière 2026
Mise en scène Martin Loizillon
Compagnie Théâtre du Petit Monde
Distribution : Gwenaël Ravaux et Nicolas Rigas

Mise en scène de Martin Loizillon, avec Gwénaël Ravaux et Nicolas Rigas, a été créé le 31 mai lors du Mois Molière de Versailles, repris le 26 juin à l’Auditorium Clause Debussy à Versailles, puis au Festival d’Avignon
au Petit Louvre à 11h40
Le théâtre rend hommage à une grande dame du journalisme, à découvrir….
Olympe Audouard n’a pas encore sa place dans les dictionnaires, mais après ce spectacle elle a d’ores et déjà sa place dans nos cœurs. Elle voit le jour à Marseille en 1832. Son père Camille Jouval, libre penseur et homme moderne, donne à sa fille une éducation rare à une époque où l’on dispense au mieux pour les filles une éducation d’agrément, la musique, le dessin, l’histoire et les arts ménagers.
Olympe reçoit une éducation de garçon. Elle épouse le sieur Audouard, notaire de son état. Il lui fait deux enfants. Lasse de l’inconduite de son époux, elle demande et obtient la séparation de corps et la garde de ses enfants. Ce qui, à l’époque est un exploit.

Olympe Audouard
Première femme journaliste

Olympe rencontre Alexandre Dumas. Il lui conseille de venir à Paris. Olympe saute dans le premier train pour la capitale. Ses écrits séduisent Dumas, Sand, Jules Janin et Théophile Gautier apprécie cette femme libre et entreprenante. Elle crée un journal Le papillon, puis le Fantaisiste. Infatigable curieuse, elle parle de littérature, d’Arts, dans ses causeries de salon. Mais Olympe est une femme moderne, elle revendique l’égalité sociale et politique des femmes.
Elle a un culot monstre, elle n’hésite pas à affronter le Baron Haussmann, préfet de la Seine, et elle aura gain de cause. Barbey d’Aurevilly la traite de bas bleu, il dit que les femmes n’ont qu’un seul roman. Olympe exaspérée par ce fat le provoque au duel. Sacré Olympe !

Olympe Audouard
Première femme journaliste

Olympe Audouard
Première femmejournaliste
Création Mois Molière 2026

Elle voyage avec gourmandise, toujours portée par son insatiable goût de la découverte. L’Egypte, la Syrie, la Palestine, la Turquie, puis elle découvre la Russie et revient par la Pologne et l’Allemagne.
Elle lutte afin que l’on reconnaisse les droits des femmes, courageuse et déterminée elle force le respect et l’admiration.

La pièce de François De Mazières rend hommage à cette femme incroyable, qui fut la première femme journaliste. Martin Loizillon a le sens du verbe et de l’image. Pour offrir à Olympe une juste reconnaissance, il fallait une comédienne enthousiaste pour la camper. Gwénaël Ravaux évite les pièges, on sent qu’elle a pour son personnage beaucoup de tendresse. Jamais mégère ou passionaria, toujours déterminée, curieuse, voire coquine…

Olympe Audouard
Première femme journaliste
Création Mois Molière 2026

La scène avec un Prince du désert est délicieuse. Le spectacle convoque une pléiade de personnages, ils sont tous interprété par l’excellent Nicolas Rigas qui du juge à la Daumier, devient un Lawrence d’Arabie avant l’heure, un Baron Haussmann impressionnant. Les tableaux s’enchainent sans temps mort et nous sommes étourdis par les aventures d’Olympe. Le décor évoque le monde de l’imprimerie… quoi de plus normal pour cette femme qui s’enivrait d’encre. Le fond de scène est un grand casier dans lequel les lettres étaient rangées avant la composition du texte. Les accessoires sont bien choisis pour nous emmener dans ce voyage épatant.

Marie Laure Atinault

C’est le premier concert de Sylvie Vartan à sortir en Bluray, et c’est vraiment exceptionnel

Des DVDs des concerts de Sylvie Vartan, il y en a déjà quelques uns, comme , par exemple : Pleyel en 2021, Pleyal 50ème anniversaire, Olympia 2010, Tour de siècle en 2000, Palais des Congrès 2008, Palais des Congrés 2004, parmi d’autres. Mais c’est le premier coffret qui vous donne : 2 CDs audio + 1 DVD + 1 Bluray + un livret de 32 pages, le tout en tirage limité. Certes le prix du coffret  est assez élevé ( FNAC ou Amazon : 40.99 euros) le tout produit par JLA ( Jean-Luc Azoulay) et c’est vraiment exceptionnel, avec une qualité d’images au top

Voici le Tracklist:

Intro

Donne Moi ton amour,

Loco-Motion,

Que je t’aime,

L’Idole des Jeunes (en duo avec David Hallyday),

Irrésistiblement,

Tape Tape, Twiste et Chante,

Get Back,

Toute Ma Vie (intro),

Tous les Copains,

Comme un Garçon,

Il Revient,

Quand tu es là,

Mister John B,

Si je Chante,

Toi le Garçon, 2’35 de bonheur,

Est-ce que tu le sais,

En Ecoutant la Pluie,

Moi je pense encore à toi,

Nicolas,

Par Amour Par Pitié,

Toute ma Vie,

Dancing Star,

Georges,

La Drôle de Fin,

Trouble,

Baby Capone,

Ca va Mal,

Mon Père,

Darina,

La Maritza,

J’me Voyais Déjà,

La Plus Belle Pour Aller Danser,

Petit Rainbow,

Bye Bye Leroy Brown,

Qu’est-ce qui fait pleurer les Blondes?,

L’Amour c’est comme une Cigarette,

et le final avec Ma Vie C’est Moi Qui l’ai Choisie,

Le tout fut filmé le soir de la dernière, et je le sais, parce que j’étais dans la salle, et en regardant la captation, j’ai eu la surprise agréable de me voir à quelques instants sur l’écran. Mais il est certain que si vous etiez dans les 15 premiers rangs ou debout dans l’allée vous aurez peut-être le plaisir de vous y voir.

Sylvie _ Palais des Sports 2024_Je tire ma révérance

Sylvie _ Palais des Sports 2024_Je tire ma révérance

 

 

Rating:

Nous nous retrouvons dans un Tribunal, situé en Bretagne, où on va nous parler d’un chêne, vieux de plus de 400 ans, qui est menacé d’abattage pour faire place à un projet immobilier. Mais des défenseurs de la Nature s’y opposent et se retrouvent poursuivis en justice. 2 visions du monde s’affrontent: d’un côté les intérêts économiques, de l’autre la défense de la Nature et du Vivant. Les avocats dévoilent des vérités enfouies et aussi un héritage oublié. Et le spectateur  se retrouve entre le réalisme judiciaire et et le conte. Quelle est donc notre responsabilité face  à Dame Nature?

Sur scènes trois comédiens, qui accuseront ou défendront les forêts, et on ne s’arrêtera pas à la terre bretonne, mais on ouvrira notre cœur aux forêts du monde entier avec leurs plaidoyers qui n’auront absolument rien d’ennuyeux.

On s’intéresse très vite à leurs plaidoyers, au passé lointain évoqué grâce à des dessins évocateurs avec quelques effets sonores.

Françoise Cadol est l’Avocate de le Défense,  avec Rémi Bichet, alors que Bernard Lanneau est celui de la Partie Civile.

La compagnie Françoise Cadol est connue pour ses créations  comme LA FEMME QUI NE VIEILLISSAIT PAS, JEANNE & MARGUERITE, PROFESSEUR LITTLETOP, L’HOTEL DES ROCHES NOIRES, ou encore RODIN, TOUT LE TEMPS QUE DURE LE JOUR.

Ce fut une découverte mémorable que ces accusations et cette défense entre la société actuelle et le moyen age, et je ne peux que vous inciter à aller découvrir cette pièce qui sera montrée au prochain Festival d’Avignon, et sans nul doute ensuite dans une salle parisienne.

Guy Courthéoux

 

 

 

Le film que tous les grands amateurs de comédie musicale connaissent, qui est sorti en 1935, réalisé par Mark Sandrich réunissait les plus grands de ce genre cinématographique : Fred Astaire et Ginger Rogers, sous le » titre français : LE DANSEUR DU DESSUS, mais qui reste célèbre sous son titre original : TOP HAT. Le voilà au Chatelet!

Nul besoin de porter un haut de forme ou une robe longue à plume pour entrer au théâtre du Chatelet et passer un moment délicieux avec Top Hat.

Le film de Mark Sandrich (1935) est un pur produit de la RKO, avec des décors fastueux et des costumes de rêves. La musique d’Irving Berlin nous enchante.

Le film est adapté pour la scène par Matthew White et Howard Jacques, en ajoutant 9 chansons d’Irving Berlin, l’adaptation est une brillante réussite.

L’histoire est assez simple Horace Hardwick produit un spectacle à Londres avec son ami le talentueux danseur de claquettes Jerry Travers. L’américain a des fourmis dans les pieds, les claquettes sont sa langue maternelle. Tant pis si les barbons du club londonien sont choqués par le tip tap de ses pieds. Dans sa chambre d’hôtel, il fait une démonstration à Horace et réveille Dale Tremont qui dort dans la chambre en dessous. Dale demande que le tapageur « danseur du dessus » (titre français du film à sa sortie) cesse immédiatement ce vacarme. Jerry est séduit et veut conquérir la belle. Ils se plaisent immédiatement mais Cupidon farceur lance la flèche de la méprise et Dale croit que Jerry, qu’elle trouve fort séduisant, est le mari de sa meilleure amie Madge. Dale qui est l’égérie du couturier Beddini rejoint son amie à Venise, suivi par Horace et Jerry. Les quiproquos et les péripéties s’enchainent pour notre plus grand plaisir. Le pauvre Horace subit les piques de son épouse avec qui il joue à je t’aime moi non plus. Ils s’agacent, s’énervent mais ne peuvent pas se passer l’un de l’autre. L’inénarrable valet d’Horace prendra toute la mesure des dangers de la navigation sur la lagune. Attention, nous avons même un strip-tease de Beddini. Philip Attmore reprend le rôle crée par Fred Astaire, moins aérien que le danseur du dessus, il est plus athlétique. C’est un formidable artiste. Dale Tremont est interprétée par Nicole-Lily Baisden qui s’affirme au fil des numéros. Emma Williams est une Madge autoritaire, marieuse dans l’âme de ses amis Jerry et Dale. Elle a un humour dévastateur, cette belle artiste à un sens du plateau redoutable.  C’est brillant , drôle, virevoltant. Les numéros de danse sont réglés au cordeau.

La mise en scène et la chorégraphie de Kathleen Marshall rend un bel hommage au film, sans être sclérosé par la reconstitution. Tout est admirablement bien rodé, dosé. L’orchestre dirigé par Matthew Spalding nous enchante avec les merveilleuses chansons d’Irving Berlin du célèbre « Cheek to Cheek », en passant par l’humour de « White Tie and Tails » et bien sûr « Top Hat ».

On ressort heureux avec une envie de danser et de chanter, bon peut-être un peu moins bien que tous les artistes que nous avons applaudis à tout rompre. Vive la comédie musicale !  

Marie Laure Atinault

Le cast :

Avec Phillip Attmore (Jerry Travers), Nicole-Lily Baisden (Dale Tremont), Stuart Hickey, Clive Carter (Horace Hardwick), Emma Williams (Madge Hardwick), James Clyde (Bates), Alex Gibson-Giorgio (Alberto Beddini), Lindsay Atherton, Rhiannon Bacchus, Freddie Clements, Pedro Donoso, Autumn Draper, Tilly Ducker, Zak Edwards, Laura Hills, Connor Hughes, David McIntosh, Jordan Oliver, Emily Ann Potter, Molly Rees Howe, Kirsty Sparks et Toyan Thomas-Browne (ensemble), Bethan Downing, Maddie Harper, George Lyons et Joe Press (Swings).

Je rajouterai que le théâtre du Chatelet sait nous  étonner, nous émouvoir  avec ses spectacles musicaux, qui tous se jouent quasiment à guichets fermés. Ainsi dans la saison à venir, on nous annonce d’ores et déjà le retour de LA CAGE AUX FOLLES du 30 Octobre au 14 Novembre, mais cette fois, non pas au Chatelet mais à la Seine Musicale et je m’inscris d’ores et déjà pour aller voir ce spectacle, et ensuite ce sera le retour des MISERABLES, que j’ai vu naître sous la houlette de Robert Hossein, et que j’ai revu à New York dans la version Cameron MacIntosh, l’oeuvre légendaire de Claude Michel Schönberg et Alain Boublil, et que je possède, bien entendu en Bluray, version film, mais aussi les concerts de légende qui furent filmés pour le 10ème anniversaire  au Royal Abbert Hall en 1995 (double DVD) et le concert exceptionnel  du 25ème anniversaire en 1986, qui est sorti en Bluray. Et si Monsieur Cameron Mac Intosh ou Monsieur Alain Boublil, ou Monsieur Claude Michel Schönberg lisent ces lignes….pourquoi ne pas nous offrir ces deux captations en 4K, ou faire un nouvel anniversaire…..filmé bien entendu, et pourquoi pas en français, vu que la production nous annonce déjà une nouvelle série de représentations au Chatelet du 11 Novembre 2026 au 10 Janvier 2027

Vous l’avez compris j’adore la comédie musicale, et je m’efforce de ne pas manquer les nouveautés, comme celle de la saison passée ou en cours, avec des classiques comme Chicago, le Roi Lion ou Les Producteurs et plus récemment le création du Comte de Monte Cristo mis en scène par Alexandre Faitrouni aux Folies Bergère.

Guy Courthéoux

Les abords du théâtre de la Porte Saint Martin sont noirs de monde, le spectacle qui fait courir tout Paris est l’œuvre d’un jeune auteur de 31 ans… Le Cid est ancré dans nos mémoires scolaires, des répliques célèbres,  une histoire d’amour…. Cornélienne. Assurément Pierre Corneille serait heureux de voir que sa pièce affiche complet et attire un public nombreux et varié. Revenons dans les années 1600 et quelques. Le Cid  fut Créé le 7 janvier 1637 au théâtre du Marais, et le triomphe est immédiat et bien sûr les critiques sont au rendez-vous, le non-respect de la règle des trois unités offusquent les uns, réjouit les autres. L’intrigue dans l’Espagne du XI siècle parle d’honneur, d’amour contrarié par la raison d’Etat, par le respect filial.

Si vous avez la chance (??!!) de n’avoir jamais vu Le Cid, vous allez suivre le cœur palpitant l’histoire terrible et épique de deux amants promis l’un à l’autre jetés dans les tourments par la faute de leurs pères respectifs. Don Gomès gifle Don Diègue, amis hier, ennemis aujourd’hui car le Roi a nommé le vénérable DonDiègue comme précepteur pour le Prince. Le fougueux et vaniteux Don Gomès estime que son rival est trop vieux pour cette charge.
Don Diègue, humilié demande à son fils Rodrigue de le venger. Rodrigue as-tu du cœur ? Le jeune homme en a assurément, il est follement épris de Chimène la fille de Don Gomès. Promis l’un à l’autre ils devaient se marier. Et voilà que ces barbons prétentieux ruinent leurs espérances. Que de sentiments piétinés, malmenés…

L’Infante aime en secret Rodrigue, mais elle sait que son rang lui interdit une telle union et pire elle sait que son amie Chimène l’aime. Cornélien, je vous l’ai dit. On suit le cœur battant l’intrigue pleine de péripéties des amours contrariés de Chimène follement éprise den Rodrigue mais qui se doit à son père et Rodrigue amoureux de Chimène qui doit à son père réparation. Et la pauvre et noble infante, la fille du Roi, qui aime sans espoirs et reçoit les confidences de sa rivale, son amie Chimène. La raison d’Etat la gouverne.

 

Denis Podalydès réalise sa plus belle mise en scène. Sobriété, décors épurés, des grands panneaux ajourés descendent des cintres. Ce sont les moucharabiehs du sud de l’Espagne. Les costumes somptueux sans être ostentatoires de Christian Lacroix nous plongent dans ce siècle. La troupe de la Comédie Française habite, magnifie le texte. Quel plaisir d’entendre les vers si bien dit, de savourer chaque nuance de cette belle langue française. On redécouvre avec gourmandise les célèbres tirades ….Va, je ne te hais point, Blanchi sous le harnais, etc..

Rodrigue est parti pour repousser les Maures, il revient auréolé de gloire. La célèbre tirade dans laquelle il narre au Roi sa victoire Nous partîmes cinq cents…retient le souffle de toute une salle pleine à craquer qui suit le récit épique du jeune guerrier. La mise en scène est extraordinaire car nous sommes emportés dans ce récit paroxystique au son des tambours qui galvanise les combattants.

 

Benjamin  Lavernhe captive, envoûte toute la salle. Il s’inscrit comme étant un Cid de légende. Du jeune homme poussé au désespoir au héros supérieur mais toujours amoureux, il emporte tous les suffrages. La distribution est magnifique. De Christian Gonon qui campe un Don Gomès impétueux, face à lui Didier Sandre, un Don Diègue humilié qui fait résonner de façon si touchante Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie ! Jennifer Decker est une bien belle Infante, elle offre toute la finesse à ce magnifique rôle. Suliane Brahim est une Chimène puissante, intransigeante dans son amour filiale qui lui brise le cœur, ses accents nous émeuvent au-delà, des mots. Rodrigue a non seulement du cœur mais un talent supérieur. Héros malgré lui, il se jette dans la bataille en désespéré. Quel souffle épique !
Si comme le disait Nicolas Boileau : Tout Paris a pour Chimène a les yeux de Rodrigue, nous disons que Tout Paris a pour Benjamin Lavernhe les yeux de Chimène et de l’Infante.

Magnifique tout simplement.
Marie Laure Atinault

Le Cid de Pierre Corneille
Mise en scène Denis Podalydès, scénographie Éric Ruf, costumes Christian Lacroix, lumières Bertrand Couderc
Avec, Christian Gonon, Bakary Sangaré, Suliane Brahim, Benjamin Lavernhe, Didier Sandre, Jennifer Decker, Danièle Lebrun, Clément Bresson, Marie Oppert, Adrien Simion

Je connaissais Matthieu depuis quelques dizaines d’années, vu qu’il a pour profession ATTACHE DE PRESSE dans le domaine du cinéma et que nous avions travaillé ensemble sur nombre de films

 

Ce fut donc une surprise de la découvrir en comédien  sur des textes signés Cyrille Ramos, , tous bien entendus en rapport avec le cinéma. Honnêtement j’ai été plus qu’agréablement surpris de découvrir cette face cachée ( pas tant que ça quand même) de Matthieu, et je ne peux que vous recommander d’aller l’applaudir, et pour les fans inconditionnels : MA VIE C’EST DU CINEME, est une chanson interprétée par Sylvie Vartan

Comme vous vous en doutez, l’entretien filmé s’imposait, et( en voici le résultat :

Ma Vie c'est du Cinéma à la Divine Comédie

 

Donc profitez de ces derniers jours prévus, on n’est pas à l’abri de prolongations ou d’une autre série pour aller applaudir Matthieu à LA DIVINE COMEDIE? au 2 rue Saulnier dans le 9ème

 

Sylvie Vartan "La vie c'est du cinéma" (live officiel) | Archive INA
La vie c'est du cinéma

Si vous aimez ce site, vous avez du lire récemment que je suis fan absolu de la divine Julie Andrews, et depuis fort longtemps, ayant été un adorateur de celle qui fut MARY POPPINS  et l’héroïne de LA MELODIE DU BONHEUR dans les années 60, mais pas que.  Parce que ses films ont traversé les âges, et qu’elle a tourné, entre autres avec Alfred Hitchcock (le rideau déchiré en 1966) George Roy Hill en 1968 (Millie), Robert Wise avec Star en 1969 et bien d’autres sous la houlette de son mari, Blake Edwards, comme Victor Victoria. Aujourd’hui alors qu’elle fêté ses 90 ans, ses dernières apparitions furent des voix dans des films d’animation, et elle  sera  au générique des La Chronique de Bridgerton en  2026.

Donc lors de la représentation hier soir à L’Opéra Comique de Chasing Rainbows, elle fut à l’honneur puisque la salle a chanté en chœur avec Léa Dessandre, pour un final en beauté la chanson la plus célèbre de THE SOUND OF MUSIC : DO RE MI….

voici le programme en détail de ce qui nous a été proposé, avec l’Ensemble Jupiter,  dirigé par Thomas Dunford.

Carol Burnett & Julie Andrews

  • No Mozart Tonight (1961)

Rodgers & Hammerstein – The Sound of Music (1959)

  • My Favorite Things

Noël Coward

  • London Pride (1941)

Sandy Wilson – The Boy Friend (1953)

  • The Boy Friend

Rodgers & Hammerstein – Cinderella (1957, téléfilm musical)

  • Ten Minutes Ago
  • In My Own Little Corner

Frederick Loewe & Alan Jay Lerner – My Fair Lady (1956)

  • Wouldn’t It Be Loverly
  • The Rain in Spain
  • The Street Where You Live
  • I Could Have Danced All Night

Robert & Richard Sherman – Mary Poppins (1964, film Disney)

  • Stay Awake
  • A Spoonful of Sugar
  • Feed the Birds
  • Supercalifragilisticexpialidocious

Henry Mancini – Victor/Victoria

  • Chicago, Illinois
  • Cat and Mouse
  • Le Jazz Hot
  • Crazy World

Leonard Bernstein & Stephen Sondheim – West Side Story (1957)

  • I Feel Pretty

Rodgers & Hammerstein – The Sound of Music (1959)

  • Do-Re-Mi
  • Something Good
  • Edelweiss
  • The Sound of Music

Une soirée inoubliable, et qui ne concernait pas que ceux qui ont connu le début de ces succès, vu que ma voisine avait la vingtaine  et n’était pas la plus jeune de la salle. Ce qui faisait plaisir ce fut de chanter avec toute la salle le titre le plus connu, tiré de The Sound Of Music / La Mélodie Du Bonheur.

Merci à l’Opéra Comique de nous présenter de tels spectacles

Rating:

MACBETT

C’est un rendez-vous que nous ne pouvions pas manquer, un rendez-vous à la Alexandre Dumas…. Vingt ans après.


En 2005, La jeune compagnie des Dramaticules décide de monter Macbett d’Eugène Ionesco. Monter une pièce peu connue du père de la Cantatrice Chauve  séduit la jeune compagnie.

Leur Don Quichotte au château de Grignan nous avait emballé. C’est un résumé un drastique des créations de cette compagnie, on ne peut pas oublier Richard III, ni Le Horla, ou la Montagne Cachée.

Jérémie Le Louët et sa compagnie « recrée » fort de leur expérience, de leur savoir du plateau, Macbett, attention avec deux T.

Ceux qui avaient vu le spectacle à sa création viennent avec des images, des souvenirs réels et recomposés. Très vite on se laisse happer par cette prise au corps du texte, du plateau. Ici la Compagnie nous demande de jouer avec eux, les comédiens jouent plusieurs rôles, peu importe le sexe puisque tout fonctionne. Illusions, fourmillement d’image, théâtralité exacerbée, tout nous plonge dans un univers entre le spectaculaire et l’intime. Le spectateur n’est pas passif, il doit s’y mettre au risque de se perdre.

L’addition des talents nous offre une soirée rare : Shakespeare offre à Ionesco un angle pour parler des dictateurs, de cette ivresse du pouvoir.

En 2025, la résonnance mondiale du texte fait froid dans le dos. Une farce tragique, oui en vérité. Une troupe terriblement talentueuse qui nous enthousiasme.

Jérémie Le Louët et son équipe nous donne à voir un moment de théâtre inouï.

Texte écrit par Eugène Ionesco en 1972 d’après Macbeth de William Shakespeare

Adaptation et mise en scène Jérémie Le Louët

Scénographie : Blandine Vieillot, constructions Guéwen Maigner , costume Isabelle Granier, Lumière Thomas Chrétien, Son Théo Pombet

Avec : 

Julien Buchy dans le rôle de Duncan
Anthony Courret dans le rôle de Candor
Jonathan Frajenberg dans le rôle de Glamiss
Jérémie Le Louët dans le rôle de Macbett
Dominique Massat dans les rôles de Lady Duncan puis Lady Macbett et la Sorcière
Laurent Papot dans le rôle de Banco

Texte écrit par Eugène Ionesco en 1972 d’après Macbeth de William Shakespeare
Adaptation et mise en scène Jérémie Le Louët
Scénographie Blandine Vieillot
Construction Guéwen Maigner
Costumes Isabelle Granier
Lumière Thomas Chrétien
Son Théo Pombet
Régie Thomas Chrétien & Théo Pombet
Direction de production Noémie Guedj
Production & logistique des tournées Chloé Le Forestier

Espace Michel Simon à Noisy-le-Grand

De novembre 2025 à février 2026

Marie Laure Atinault

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