Théâtre

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Ne craignez rien, les zombies sont sur scène, et n’attaquent pas (pas encore?) les spectateurs!

Paris, de nos jours, les zombies attaquent sans prévenir. Il y en a partout, et les rares survivants doivent s’organiser pour ne pas se transformer à leur tour. Parmi les survivants: un fan de films de zombies, La Smoule, Kahina, une jeune ado qui est réfugiées dans la cave / réserve de son épicier de père, Karen qui a trouvé sa fille en train d’ingurgiter son compagnon, le professeur Vallet, une scientifique un peu dérangée, et son aide, Jacques, qui est en fait un agent de sécurité dans l’hôpital où elle travaille. Tous ces personnages évoluent, et se débattent pour que l’espèce humaine ne soit pas éradiquée de Paris.

C’est la première pièce de théâtre à traiter de ce sujet, revenu très à la mode avec des séries comme Walking Dead, qui en est à sa 7ème saison, dont les 6 premières ont déjà rencontré un énorme succès en BluRay. Ecrite par Denis Baronnet et Ronan Yvon, et mise en scène par Frédéric Thibault, , Alimentation Générale est une des meilleures surprises de ce début d’année. Certes, si vous êtes allergique au genre, vous pourriez être un peu récalcitrant. Mais l’humour constant, dans les dialogues et les situations vous aideront à passer une bonne soirée. Quant aux autres, dont je suis, alors aucun bémol. On rit, on est effrayé, on admire les maquillages, les situations cocasses, et on passe vraiment une soirée mémorable.

Il faut dire que les 6 comédiens se donnent à fond, qui ne se contentent pas tous d’un seul rôle. On recycle un peu les rôles disparus en de nouveaux rôles et c’est incroyable, mais on marche à fond. Philippe Bérodot, Arianne Brousse, Martin Darondot, Nathalie Mann, Ariane Mourier, Ghita Serraj, tous sont excellents et s’en donnent visiblement à coeur joie. La direction du théâtre des Béliers parisiens a vraiment trouvé un, nouveau filon, qui devrait amener de nouveaux amateurs vers les salles de théâtre. C’est intelligent, drôle, c’est un changement dans nos habitudes, et franchement lorsque j’ai vu cette pièce, la salle était conquise. Remuez-vous les tripes, et venez donc dans ce joli petit théâtre, vous devriez être conquis.

ALIMENTATION GÉNÉRALE, c’est du mardi au samedi à 21h00, et le dimanche à 17h00, au théâtre des Béliers Parisiens, 14 bis sur Sainte Isaure dans le 18ème

Le spectacle est réservé aux plus de 16 ans!

Réservations au 01 42 62 35 00: Tarif: prix normal : 32€ habitants du 18ème : 18€, et moins de 26 ans : 10€ en fonction des disponibilités.

 

 

LES MOLIERES, LES NOMINATIONS ET LES CHOIX D’ONSORTOUPAS!

29ème nuit des Molières, ce sera le lundi 29 Mai sur France 2

Les trois dernières éditions orchestrées par Mr Jean-Marc Dumontet ont connu un franc succès, et le maître de cérémonie sera à nouveau Nicolas Bedos. Lé cérémonie sera filmée quelques jours auparavant aux Folies Bergère. Voici donc la liste des nominations, avec le choix d’Onsortoupas, en rouge.

Molière du Théâtre Privé: 

Bigre au Théâtre Tristan Bernard

Edmond au Théâtre du Palais Royal

La Garçonnière au Théâtre de Paris

Les Femmes Savantes au Théâtre de la Porte St Martin

Molière du Théâtre public:

Karamazov

La grenouille avait raison

Les Damnés

Les enfants du silence

Molière de la Comédie:

Bigre

Edmond

La Garçonnière

Silence on tourne

Molière de la Création visuelle:

Edmond

La Garçonnière     difficile de faire mon choix entre ces deux superbes spectacles

La grenouille avait raison

Les Damnés

Molière du meilleur spectacle musical:

Ivo Livi ou le destin d’Yves Montand

LesSea Girls

Oliver Twist le musical

Traviata

Molière de l’humour:

Dany Boon

François Xavier Demaison

Gaspard Proust

Vincent Dedienne

Molière du jeune public:

Dormir 100 ans

L’après midi d’un foehn

Le bossu de Notre Dame

Les Fourberies de Scapin

Molière du Seul(e) en scène:

L’asticot de Shakespeare (Clémence Massart)

L’esprit de contradiction (Camille Chamoux)

Réparer les vivants (Emmanuel Noblet)

Venise n’est pas en Italie (Thomas Solivérès)

Molière du Meilleur Comédien dans un spectacle privé:

Pierre Arditi (Le cas Sneijder)

Jean-Pierre Bacri ( Les Femmes Savantes)

Jean-Pierre Bouvier (La version Browning)

Guillaume de Tonquédec (La Garçonnière)

 

Molière du  comédien dans un spectacle du Théâtre public:

Patrick Catalifo (Timon d’Athènes)

Philippe Caubère (Bac 68)

Laurent Natrella (Les Enfants du silence)

Denis Podalydès (Les Damnes)

Molière de La Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé:

Béatrice Agenin (La Louve)

Catherine Arditi (Ensemble)

Clémentine Célarié (Darius)

Christiana Réali (M’man)

Molière de la comédienne dans un spectacle public:

Romane Bohringer (La Cantatrice Chauve)

Isabelle Carré (Honneur à notre élue)

Françoise Gillard (Les Enfants du Silence)

Elsa Lepoivre (Les Damnés)

Molière du meilleur comédien dans un second rôle:

Jean-Paul Bordes (Vient de Paraître)

Jacques Fontanel (La Garçonnière)

Pierre Forrest (Edmond)

Gilles Privat (Le temps et la chambre)

Patrick Raynal (La Louve)

Didier Sandre (Les Damnés)

Molière de la Comédienne dans un second rôle:

Evelyne Buyle (Les Femmes Savantes)

Ludivine de Chastenet (Politiquement correct)

Anne Loiret (Avant de s’envoler)

Josiane Stoleru (Bella Figura)

Dominique Valadié (Le Temps de la Chambre)

Florence Viala (Le Petit Maître Corrigé)

Molière de la Révélation Masculine:

Fabio Mara (Ensemble)

Christophe Montenez (Les Damnés)

Mathieu Sampeur (La Mouette)

Guillaume Sentou ( Edmond)

Molière de la révélation Féminine:

Anna Cervinka (Les Enfants du Silence)

Hélène Degy (La Peur)

Delphine Depardieu (Le Dernier Baiser de Mozart)

Mélodie Richard (La Mouette)

Molière de l’auteur francophone vivant:

Nasser Djemaï (Vertiges)

Salomé Lelouch (Politiquement correct )

Alexis Michalik (Edmond)

Marie Ndiaye ( Honneur à notre élue)

Pierre Notte (C’est Noël, tant pis)

Gérard Watkins (Scènes de violences conjugales)

Molière du Metteur en Scène d’un spectacle de Théâtre privé:

Pierre Guilloius (Bigre)

Catherine Hiegel (Les Femmes savantes)

Alexis Michalik (Edmond)

José Paul (La Garçonnière)

Molière du Metteur en Scène d’un spectacle de Théâtre public:

Jean Ballorini (Karamazov)

Julien Gosselin ( 2666)

James Thierrée (La Grenouille avait Raison)

Ivo Van Hove ( Les Damnés)

 

Résultats sur France 2 le 29 Mai

 

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On se demande souvent ce que peuvent se dire deux présidents lorsque l’un remet les clefs de l’Elysée à l’autre, et qu’ils sont ennemis politiques…

Voilà une pièce qui est en pleine actualité. Que peuvent donc se dire deux présidents, l’ancien et le nouveau lors de la passation de pouvoir. Christophe Mory, l’auteur, a imaginé que ces deux adversaires politiques, dont on ne connaîtra jamais l’opinion politique, se retrouvent dans le bureau du président, et on voit toutes les roublardises  du pouvoir. La pièce se déroule  en mai à l’Élysée après l’élection présidentielle : un battu, un vainqueur; de la dignité mais la bagarre n’est pas finie… Vainqueur et vaincu se sentent désormais inscrits dans l’Histoire et mesurent leurs paroles. Pourtant le naturel revient au galop quand l’amertume de la défaite de l’un sécrète des petites vengeances ; quand la victoire de l’autre encourage un sentiment de puissance. Avant de sortir ils attendent leurs épouses qui prennent leur temps. Sont-ils surveillés ? Qui les observe ? Et pendant ce temps, le monde tourne : Washington appelle, Israël se signale et les coups bas entre eux vont pleuvoir. Acte suivant : Cinq ans plus tard, la situation est inversée . Les deux hommes connaissent parfaitement le fonctionnement du palais mais la passation de pouvoir n’en sera pas écourtée pour autant : ils mâchent leurs mots comme leurs ressentiments.

Deux comédiens sur scène qui jouent sobrement, comme il se doit dans les circonstances . Eric Laugérias, le nouvel élu, et Pierre Santini, le premier perdant , sont dirigés par Alain Sachs dans cette comédie quand même bien sérieuse. Les bons mots fusent, tout autant que les vacheries qu’ils s’envoient. Certes on en a quelque peu raz le bol de ces élections qui s’annoncent, mais vu comme cela, le contexte actuel ressemble encore plus à de la fiction,  comparé à ce que la pièce à l’affiche aux Feux de la Rampe nous offre.

La passation, c’est Au Théâtre Les Feux De la Rampe, rue Richer, juste à côté des Folies Bergère.

Du mardi au samedi à 19h30 jusqu’au 19 Mai. Durée : environ 1h20

Places 24, 28 et 33 €

Réservations : 01 42 46 26 19  ou : http://www.theatre-lesfeuxdelarampe.com/spectacle/la-passation/

Toutes les photos : @ LOT

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Une comédie avec du suspense, des personnages intrigants, et surtout d’excellents comédiens, voilà le programme de Piège Mortel

Quand un auteur dramatique, Sidney Brown (Nicolas Briançon) qui a connu d’énormes succès , qu’il manque d’inspiration depuis quelques temps, que peut-il se passer lorsqu’il reçoit un très bon manuscrit, que lui a envoyé un admirateur qui se trouve être un de ses anciens élèves. Le titre de la pièce qu’il reçoit : Piège Mortel. Le jeune auteur, Clifford (Cyril Garnier)lui dit qu’il est le seul récipiendaire de cet envoi, que personne n’a lu. Il en parle à sa femme Myra (Virginie Lemoine), et lui laisse entendre qu’il tuerait pour un tel chef d’oeuvre! Ajoutons au tableau une voisine medium Helga (Marie Vincent), et Pierre (Damien Gadja), et vous allez obtenir un cocktail détonnant.

Tiré d’une pièce d’Ira Levin, adaptée en français par Gérald Sibleyras, Piège Mortel bénéficie d’une mise en scène moderne et très intelligente d’Eric Métayer. Les coups de théâtre se succèdent, et s’il est bien quelque chose à ne pas faire c’est de vous dévoiler les tenants et aboutissants. La pièce avait donné naissance à un film en 1982, signé Sidney Lumet, avec Michael Caine et Christopher Reeves.

Cette pièce mérite vraiment le détour, tant pour le suspense que pour les comédiens qui, visiblement, sont heureux de tenir une telle pièce. Le public ne s’y trompe pas qui applaudit à tout rompre, et c’est amplement mérité.

 

Toutes les photos : @ LOT

Piège Mortel , c’est au théâtre La Bruyère, du mardi au samedi à 21h00 avec matinée le samedi à 15h30
Prix des places : de 22 à 38 € ( moins de 26 ans : 10€ ( plus frais de réservation)

Renseignements et Réservations : 01 48 74 76 99 et au guichet du théâtre du lundi au samedi de 11h00 à 19h00.

 

La Bande annonce :

 

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Dire de cette pièce qu’elle est belle ne suffit pas, c’est une pièce qui vous touche au coeur, un appel, un hymne à la tolérance!


Un banc et un Réverbère.Sur le banc, Joseph (Michel Jonasz) , un vieux juif solitaire. Soudain, des halos de gyrophare…. contrôle d’identité d’Haïssa (Samy Seghir) , un jeune rebeu : «Tu descends de ta voiture et tu sors tes papiers !!!!!! », « Mais j’ai rien fait, M’sieur »… Ça dégénère, un malentendu, une bousculade, un coup de feu… A vingt ans, Haïssa meurt sur le coup, le 19 février 2017. Une porte s’ouvre lourdement…. Haïssa entre en scène et tombe sur Joseph, tué le 16 juillet 1942, jour de la rafle du Vel d’Hiv. La porte se referme. Ce sont deux fantômes ! Sur leur banc, Joseph et Haïssa voient la vie de la rue Papillon se dérouler devant eux. , ce sont des fantômes quasi vivants!. Ils se racontent… En dépit de la différence de génération et de culture leurs difficultés se ressemblent : pour l’un, l’occupation allemande ; pour l’autre, les brimades en 2017.

« Les fantômes de la rue Papillon » évoque, grâce à une facture très moderne (lumières, son, vidéo), la nécessité de rester vigilants face à toute forme d’exclusion, de racisme et d’antisémitisme . La pièce est signée Dominique Coubes qui en assure aussi la mise en scène. Deux comédiens seulement, mais quelle classe! On savait que Monsieur Michel Jonasz était un excellent comédien, même si la majorité  le connaît surtout par disques interposés. Ici il est d’une justesse de ton incroyable, qui ne tire pas la couverture, bien au contraire, qui laisse la place à un jeune comédien absolument remarquable, Samy Seghir, qui a quand même une dizaine de films à son actif, alors qu’il n’a que 22 ans, films parmi lesquels : Neuilly Sa Mère , ou A Toute Epreuve. Sa voix bien posée, son côté canaillou, mais de bonne éducation face à un grand comédien, donne l’impression que le rôle a été écrit pour lui, avec une innocence, un dynamisme, une certaine roublardise qui font que le spectateur se régale de bout en bout. Impossible de passer sous silence une apparition filmée de Judith Magre qui est vraiment émouvante.

Le texte et la mise en scène méritent tout autant d’éloges. C’est un grand moment de théâtre que vous pourrez voir au Théâtre du Gymnase Marie Bell
38, boulevard de Bonne Nouvelle    75010 Paris

Représentations du mardi au samedi à 20.00 et le dimanche à 18h00. Durée du spectacle : environ 1h25.

Réservations : 01 42 46 79 79   ou www.theatredugymnase.com

 

 

 

 

 

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Après avoir été un  film avec Léonardo Di Caprio, voila une adaptation théâtrale totalement réussie, qui a connu un franc succès récemment à Avignon

En 1995 sortait le film d’Agnieszka Holland, qui racontait les amours entre deux des plus grands poètes  du 19ème sièce, Paul Verlaine et Arthur Rimbaud. Le scénario était signé Christopher Hampton. C’est d’après ce scénario que Didier Long a adapté et mis en scène cette version théâtre présentée actuellement au Théâtre de Poche Montparnasse. Non content d’être aux manettes, il se met aussi en scène, vu qu’il interprète Verlaine. Et celui qui joue Rimbaud est un acteur absolument époustouflant de vérité. J’avais déjà écrit tout le bien que je pensais de lui lorsqu’il était face à Davy Sardou dans les Voeux Du Coeur au théâtre La Bruyère : Julien Alluguette. Trois personnes sur la petite scène de la salle du théâtre de Poche Montparnasse, et la troisième est la femme de Verlaine: Mathilde (Jeanne Ruff).

En 1871, Rimbaud se rend pour la première fois chez les Verlaine. Les deux poètes ne se connaissent que par leurs écrits. ils n’ont pas vraiment le même âge puisque Rimbaud a tout juste 17 ans, et que l’autre est marié. Ce qui les rapproche, c’est le côté libertaire du temps de La Commune. Verlaine semble se lasser de sa femme, ils vivent tous les deux dans un appartement que leur alloue le père de Mathilde dans l’immeuble de ce dernier.  On voit comment Rimbaud emballe Verlaine, quasiment contre son gré, et comment évolue cette situation étrange, où Verlaine ne peut se passer ni de son amant, ni de sa femme.

Julien Alluguette est époustouflant de justesse, dans ce rôle très difficile qu’avait interprété Léonardo Di Caprio au cinéma. Il n’imite pas, il devient Rimbaud, avec un brio total. C’est à ce genre de choses qu’on reconnaît un grand comédien. Didier Long est lui aussi saisissant de vérité dans ce rôle tout aussi difficile. Les deux ont beaucoup de texte, et c’est un vrai plaisir de les voir dans ces joutes verbales…très physiques à certains moments.


Rimbaud Verlaine, Eclipse Totale c’est au théâtre de Poche Montparnasse du mardi au samedi à 21h00 jusqu’au 6 Mai
Tarifs : de 10€ (moins de 26 ans) à 26€.

Réservations au 01 45 44 50 21 ou au guichet les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 14h00 à 18h00, mercredi, samedi et dimanche de 11h00 à 18h00

site internet : www.theatredepoche-montparnasse.com

Il s’agit de la petite salle, aux places non numérotées, je ne peux que vous conseiller d’arriver en avance pour choisir vos places!

Après avoir vu la pièce vous aurez certainement envie de comparer avec le film, même si ce DVD est difficile à trouver maintenant!

 

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Un roman signé Jean-Paul Dubois adapté pour la scène du théâtre de l’Atelier et  mis en scène par Didier Bezace.

Sneijder a été victime d’un terrible accident d’ascenseur dont il est le seul à s’en être sorti alors que sa fille a perdu la vie à ses côtés. Sa vie s’est totalement transformée et il se détache de tout. De sa femme qui le trompe à un rythme régulier qu’il sait déceler puisqu’à chaque fois elle revient à la maison avec un poulet rôti. Ses deux fils jumeaux  vivent loin de lui et leurs appels le laissent indifférent. Il ne s’intéresse qu’à des calculs improbables sur les ascenseurs. Au bout du rouleau, il change de métier pour se transformer en promeneur de chien, et pas n’importe lequel il va s’occuper de Charlie. Sa famille le méprise  de plus en plus. Seule la compagnie du chien Charlie semble le sortir de sa torpeur.

Il faut tout le talent de Pierre Arditi, dont on entend les pensées en voix off pour faire passer toute l’émotion de ce texte, servi par d’autres trés bons comédiens comme Didier Bezace ( aussi metteur en scène), Sylvie Debrun, Morgane Fourcault, Thierry Gibaut. Même le chien Charlie semble sortir d’une école de théâtre canin (Fox, c’est son nom) évolue sur scène avec la grâce canine la plus incroyable. Ceci dit, en lisant les faits la pièce peut vous sembler difficile, mais les bons mots ne manquent pas, ce n’est pas une comédie comme les autres, le sérieux du sujet interdisant les fariboles. La belle salle du théâtre de l’Atelier est un bel écrin pour ce beau texte et le public ne s’y trompe pas, qui fait une belle ovation aux comédiens , ovation méritée.

 

Toutes les photos : @Nathalie Hervieux

Le Cas Sneijder c’est du mardi au samedi à 21h00, matinées samedi à 18h00 et dimanche à 15h00

Prix des places : de 17 à 46 €

Locations au 01 46 06 49 24   et www.theatre-atelier.com

Les comédiens du CAS SNEIJDER par FondationTheatre

 

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30 ans après sa création française dans une mise en scène de Pierre Mondy, avec Jacques Villertet et Pierre Mondy au Théâtre des Variétés, voilà une pièce qui n’a pas pris une ride et qui arrive au Théâtre Hébertot!

L’action se déroule dans un hôtel très proche de l’Assemblée Nationale à Paris, où un célèbre député de province (Pierre Cassignard) se prépare un après midi coquin avec une secrétaire du premier ministre (Axelle Louange). Il charge son assistant  (Sébastien Castro) d’organiser les choses, ! Mal lui en prend, celui-ci enchaîne gaffe sur gaffe, et tente de ‘couvrir les frasques du député tant bien que mal . Ajoutons au tableau sa femme qui est ‘chaude’ comme de la braise (Lysiane Meys), et qui voudrait bien se taper l’assistant, un directeur d’hôtel suspicieux (Guilhem Pellegrin), un valet de chambre hilarant ( Rudy Milstein), le mari de la secrétaire (Guillaume Clérice) et la réceptionniste (Anne-Sophie Germanaz), des portes qui claquent, des quiproquos et vous obtenez un cocktail absolument détonnant mis en scène par José Paul, qui s’y connaît lorsqu’il est question de faire rire.

Jean Poiret avait adapté cette pièce hilarante de Ray Cooney en 1987 qui connut un succès énorme avec plus de 600 représentations au théâtre des Variétés. En tête d’affiche Pierre Mondy (qui en assurait la mise en scène) et Jacques Villeret. L’adaptation pour les planches du théâtre Hébertot est une pure réussite, décors modernes, portes qui claquent. C’est du boulevard, mais boulevard assumé, dans la grande tradition. La salle rit de bout en bout et j’avoue m’être laissé entraîner très facilement dans ce tourbillon. C’est une mécanique du rire, un vrai bijou, et les comédiens s’amusent dans ces situations. Tous sont excellents, et celui qui crée les rires de bout en bout c’est Sébastien Castro, un assistant vraiment atypique!

Toutes les photos @ LOT

C’est encore mieux l’après-midi, c’est au théâtre Hébertot du mardi au samedi à 21h00, matinées samedi à 16h30 et dimanche à 15h00

Prix des places : de 15 à 48 €

Réservations : 01 43 87 23 23 ou theatrehebertot.com

 

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Une pièce à la fois drôle, grinçante et superbement interprétée, au Théâtre Rive Gauche.

Dans le Paris des années 20, Antoinette vient de fêter ses 16 ans. Ses parents, nouveaux riches, veulent se faire une place dans la société, et décident d’organiser un bal. Le rêve d’Antoinette: participer à ce bal, où seront invités toutes sortes de personnages qui se doivent de voir que les Kampf sont des gens riches. Mais la mère d’Antoinette, ne se préoccupant que de se montrer, refuse à sa fille cette joie. Et la vengeance d’Antoinette risque fort d’être terrible.

L’auteur de la pièce, Irène Nemirovsky est née en 1903 en Ukraine, et ses parents et elle,  ont dû quitter la Russie pour se rendre en France où ils vont s’installer en 1919. Mais aprés avoir écrit quelques romans, , mariée, elle finira ses jours à Auschwitz. C’est sa fille qui retrouvera dans une valise un épais manuscrit, et il aura fallu  50 ans pour que sa fille transcrive le manuscrit qui deviendra : Une Suite Française, récemment devenu film.

Si les acteurs sont tous formidables : Lucie Barret, Brigitte Faure, Serge Noël, Françoise Miquelis, Pascal Vannon, c’est certes de par le texte, adapté en français par Virginie Lemoine, qui en assure avec un brio rare la mise en scène avec Marie Chevalot. On se régale de ce texte dès les premières secondes, les spectateurs réagissent à tous les bons mots, à toutes les situations.  Une fois encore, il faut saluer la direction du Théâtre rive Gauche pour sa programmation et la qualité de ses spectacles.

Toutes les photos : @ Cyril Nyai

Représentations du mardi au samedi à 19h00

Réservations au 01 43 35 32 31  ou www.theatre-rive-gauche.com

Tarifs : de 21 à 33 €

 

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Un théâtre, un plateau de cinéma, le tournage d’un film, du burlesque qui fait mouche

Que se passe-t-il lorsqu’une équipe de tournage se retrouve dans un théâtre pour tourner une scène, où tous les spectateurs présents sont considérés comme des figurants, voire plus? La scène du jour est un véritable classique du vaudeville : le mari trompé qui veut assassiner sa femme. Sauf qu’ici il y a bien des problèmes sur le  plateau : un producteur véreux et qui joue (et perd ) beaucoup au poker, sa femme qui est en fait celle qui possède la fortune. On n’oubliera pas un réalisateur amoureux transi d’une jeune comédienne ambitieuse, qui prétend aussi être amoureuse du premier assistant. Un éternel second rôle que l’on a du mal à reconnaître, et le premier assistant qui doit tout gérer, sans oublier une accessoiriste , quelques techniciens qui sont surtout des musicos, une maquilleuse coiffeuse qui ne comprend pas tout et ne parle pas très bien français. Le moins que l’on puisse dire c’est que tout ne tourne pas rond ici, et que les catastrophes vont s’accumuler.

On nage dans le loufoque dès le départ, et alors que la pièce est censée débuter à 20.30 un bon 1/4 d’heure avant vous avez trois musiciens qui montent sur scène pour jouer quelques airs jazzy, avant que la pièce  ne débute. Dès le départ on se demande dans quel monde de folie on se retrouve, et la salle accroche de suite à ces aventures pour le moins rocambolesques. C’est un univers qui semble cher à Patrick Haudecoeur, l’auteur, entre autres de ‘Thé à la menthe ou t’es citron? qui a connu un succès fulgurant? Cette fois, il s’est allié avec Gérald Sibleyras pour en écrire le texte, que l’on croit souvent improvisé, mais certes pas! Il a mis en scène ce moment de folie, et s’est donné le rôle du premier assistant. Inutile de dire que la troupe est au top: Isabelle Spade, Philippe Uchan, Nassima Benichou, Jean-Pierre Malignon, Stéphane Roux, Véronique Barrault, Adina Cartianu, Gino Lazzerini, Patricia Grégoire, Jean-Louis Damant, Jean-Yves Duranton. Comme vous pouvez le lire ils sont nombreux sur scène, qui nous réservent des surprises tout au long de la pièce.

C’est tout un art que de faire du burlesque, du loufoque, et Patrick Haudecoeur a parfaitement réussi ce pari. La salle se tord de rire du début à la fin, et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est un triomphe sur la scène du Théâtre Fontaine, et qu’il y a fort à parier que cette pièce n’a pas fini d’être montée sur scène.

TOUTES LES PHOTOS : @ Bernard Richebé

 

Silence, On Tourne! c’est au théâtre Fontaine, du mercredi au vendredi à 20h30, à 18h00 et 21h00 le samedi, et à 15h00 le dimanche.

Durée du spectacle : 1h50

Prix des places : de 18 à 42€, mercredi et jeudi , pour les moins  de 26 ans : 10€ sous réserve de disponibilité

Locations : 01 48 74 74 40 et    www.theatrefontaine.com

bande annonce :