Théâtre

Rating:

La pièce française la plus jouée au monde, Boeing Boeing, revient sur les planches parisiennes, dans une version plus courte adaptée aux normes actuelles:

Créée en 1960 par Marc Camoletti, cette pièce a été jouée plus de 25.000 fois de par le monde,  la voilà de retour dans une grande salle parisienne après une longue absence. Il est vrai que la pièce a subi quelques changements, quelque cure de rajeunissement. Lors de sa création, la ‘norme’ du théâtre était d’une durée de 2h00, voire plus, maintenant, on est beaucoup plus proche des 90 minutes. Philippe Hersen qui a mis en scène cette nouvelle mouture a donc dû procéder à quelques coupes, ne serait-ce que pour rajeunir, et conserver le rythme. On est dans la véritable comédie de boulevard, avec portes qui claquent. Le spectateur  suit le rythme, qui rit de bout en bout.

Thierry Samitier, et Frank Lebœuf Filage de la pièce « Boeing Boeing » au théâtre Daunou à Paris

On est dans un bel appartement parisien, qui appartient à Robert (Frank Leboeuf), éternel célibataire qui jongle avec ses 3 maîtresses (Cundy Cayrasso, Marinelly Vaslon, Caroline Ami), toutes hôtesses de l’air, et qui ne se sont jamais croisées. Mais aujourd’hui, un petit accroc va tout changer dans cette mécanique bien huilée. Berthe, la bonne à tout faire, accueille un ami de son patron va ouvrir les portes de l’appartement à un ami de jeunesse de Robert (Thierry Samitier), qui ne sait pas vraiment dans quel monde il débarque. Si tous les rôles sont bien huilés et superbement joués, celui de Berthe est vraiment merveilleux pour une comédienne.

Frank Lebœuf et Véronique Demonge Filage de la pièce « Boeing Boeing » au théâtre Daunou à Paris

Nous avons rencontré Véronique Demonge, qui possède une bonne dose d’humour :

La salle est comble tous les soirs, les rires fusent de toutes parts, on comprend que cette pièce, adaptée au cinéma avec Tony Curtis et Jerry Lewis en 1965, retrouve le succès public. Il est quand même rare de rire autant, et de voir la salle complice, qui réagit immédiatement aux bons mots, aux situations. Même si vous l’aviez déjà vu, la pièce semble ne pas avoir pris de ride, c’est la meilleure preuve que c’est une réussite!

Boeing, Boeing, c’est au Théâtre Daunou, 7 rue Daunou  Paris

du mardi au samedi à 21h00 avec matinée samedi à 17h00.

Prix des places : 22 à 47 €

Réservations : 01 42 61 69 14

Thierry Samitier, Caroline Ami, Frank Lebœuf, Marinelly Vaslon, Cindy Cayrasso et Véronique Demonge « Boeing Boeing » au théâtre Daunou à Paris, à l’arrière en chemise rouge, le metteur en scène, Philippe Hersen.

Touche à tout du spectacle, de la radio, Jean François Derec arrive sur la scène du Petit Montparnasse avec l’adaptation de son roman paru chez Denoël : Le Jour où j’ai appris que j’étais Juif.

L’action se passe à Grenoble. Derec 10 ans. Christine, 11 ans, elle propose de montrer ses seins si lui baisse son pantalon. Il est timide et décline la proposition. Elle rétorque : « Je sais pourquoi tu ne veux pas me le montrer. Parce que tu es juif et que tu as le zizi coupé en deux ! » Le ciel lui tombe sur la tête. Sa mère était-elle au courant qu’elle avait mis au monde un enfant juif ? Comment arrêter d’être juif et devenir un vrai Grenoblois comme tout le monde ?

Jean François Derec en parle lui-même: « Il s’agit de l’adaptation au théâtre de mon roman autobiographique éponyme paru chez Denoël. C’est l’histoire d’un petit garçon qui, dans les années 60, découvre qu’il est Juif, alors que ses parents, survivants juifs polonais, ont déployé une énergie surhumaine pour le lui cacher. Et comment il met 40 ans à régler ce petit problème. C’est l’histoire d’une mère juive qui, toute sa vie, poursuit un rêve : Tout oublier, tirer un trait sur son passé, devenir une vraie Française, encore plus française que les Françaises, c’est-à-dire… Grenobloise. Le devoir de mémoire ? De la rigolade. Pour elle, c’était plutôt le devoir du trou de mémoire qui s’imposait. C’est l’histoire d’un futur comique qui apprend l’humour par son père. Et l’angoisse par sa mère »

Mais une rencontre avec ce Monsieur s’imposait, après avoir vu son spectacle lis en scène avec brio par Georges Lavaudant, un spectacle émouvant et drôle, où il ne mâche pas ses mots.

Voici cette rencontre filmée:

Jean-François Derec a débuté dans les années 68, en se lançant dans le café théâtre qui vit ses premiers jours.  À la télévision on le remarque dans le « Théâtre de Bouvard » en 82, puis dans « La Classe , et plus tard, avec Laurent Ruquier, (également à la radio). Sur scène, il invente son personnage de Gérard Bouchard, l’homme au bonnet rouge. Au théâtre il joue notamment dans : « Nuit d’ivresse » ,  » La boutique au coin de la rue », «Espèces menacées» « La presse est unanime » de L. Ruquier, parmi d’autres. Il joue aussi dans une cinquantaine de films dont « Marche à l’ombre », « Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des  parents communistes » Il a écrit plusieurs romans, notamment «Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des  parents communistes »(J-C. Lattès) et « Le jour où j’ai appris que j’étais juif »

 

LE JOUR Où J’AI APPRIS QUE J’éTAIS JUIF, au Petit Montparnasse, du mardi au samedi à 21h00, et le dimanche à 15h00

Relâches exceptionnels les 25 décembre & 1er janvier
Représentation supplémentaire 
le lundi 31 décembre à 21h

Réservations : 01 43 22 77 74, ou www.theatremontparnasse.com

Tarifs:

1° catégorie : 34 €
2° catégorie : 22 €
– de 26 ans: 10 €

Tarifs exceptionnels pour le réveillon du 31 décembre à 21h
1° catégorie : 44€
2° catégorie : 28€

 

Rating:

Radieuse Vermine: drôle de titre pour cette comédie à l’humour british, difficile à décrire mais servie par des comédiens qui se donnent à fond.

Fleur (Joséphine Berry) et Olive (Louis Bernard) attendent un enfant. Ils ont envie d’une vie meilleure et flânent en rêvant à une belle cuisine, une belle chambre, etc. Une lettre glissée dans la boite leur propose une offre difficilement récusable. Mais ils doivent rénover cette maison, actuellement sans eau ni électricité. Ils vont accepter cette proposition quasi diabolique, pour le  « bonheur de leur futur enfant ». Mais qui est donc cet agent immobilier (Floriane Andersen) qui leur fait miroiter monts et merveilles? . Une mécanique loufoque et macabre se met en place. Jusqu’où vont-ils aller dans leur quête du bonheur matériel ?

Difficile de mieux résumer la pièce, sans trop en dévoiler. La mécanique mise en marche, on se demande quelle serait notre réaction devant une proposition aussi alléchante. Philip Ridley, auteur du texte original n’a pas été trahi par l’adaptateur du texte pour la France : Louis Bernard. La mise en scène reste dans la ton, signée David Mercatali.

Toutes les photos : Copyright : Jessica Forde

Double occasion pour rencontrer ce personnage, pour un entretien qui commence ( et se termine) dans le rire et la bonne humeur:

Radieuse Vermine, c’est au Petit Montparnasse, du mercredi au samedi à 19h00, matinées samedi à 16h00 et le dimanche à 17h15

Places 18 à 32 €. Moins de 26 and : 10€ mercredi et jeudi selon disponibilités

Réservations : www.theatremontparnasse.com ou par téléphone : 01 43 22 77 74

 

la bande annonce :

 

 

 

Rating:

Il y a quelques mois, vous aviez pu lire sur ce site tout le bien que je pensais de cette comédie.:

DEUX MENSONGES ET UNE VÉRITÉ au Théâtre Rive Gauche, des comédiens excellents

Pour aller plus loin, nous avons rencontré les 2 auteurs, qui ne manquent ni de talent, ni d’humour. On s’amuse presque autant à les écouter qu’à voir leurs textes joués sur scène.

Vous allez comprendre que cette rencontre est, sinon explosive, tout du moins fort intéressante :

Et , si vous n’avez pas encore eu l’occasion d’entendre leur prose, ou si, comme les spectateurs de la salle, vous avez trop ri pour entendre 100% du texte, un éditeur a eu l’excellente idée de sortir le texte en intégrale:

Deux Mensonges et Une Vérité, c’est du mardi au samedi à 21.00 et en matinée le dimanche à 15.00 au Théâtre Rive Gauche, 6 rue de la Gaîté (Métro Edgar Quinet)

Prix des places aux guichets du Théâtre : de 27 à 45€

Réservations possibles sur le site : www.theatre-rive-gauche.com ou par téléphone au 01 43 35 32 31.

la bande annonce :

 

Rating:

Les seconds rôles ont souvent été de grands personnages dans le cinéma français, et Ludovic Berthillot est l’un d’eux et en parle sur la scène du Théâtre de dix heures.

Avec près de 200 films ou téléfilms, une dizaine de pièces de théâtre et un premier seul en scène en 2014, Ludovic Berthillot illustre à merveille la définition de l’immense Raimu sur les seconds rôles au cinéma : ”dans le gigot c’est qui est bon ce n’est pas la viande, c’est les pointes d’ail.” Mais il ne parle pas que de lui dans ce seul en scène, il parle  des autres ceux qui ont pour nom : Robert Dalban, Paulette Dubosc, Pauline Carton, André Pousse, Jean Carmet, mais on ne peut passer sous silence des Claude Gensac (celle qui fut Madame De Funés dans nombre de films), mais aussi Louis de Funès, qui fut longtemps cantonné dans ses seconds rôles, tout comme Michel Galabru ou Jean Lefebvre et nombre d’autres. Je ne cite que certains d’entre eux, malheureusement aujourd’hui disparus.

En 75 minutes Ludovic Berthillot leur rend hommage avec la participation du public, et rend hommage aux Gabin, Ventura, de Funès, Bourvil et à ce génie des mots, qui leur a offert des ‘partitions’ sur mesure, Michel Audiard.

Co écrit par Pierre Delavène et Jean-Philippe Zappa, on passe un moment sympathique avec ces souvenirs de personnes que certains ont connu, d’autres non, dans une mise en scène alerte d’un grand Monsieur du cinéma, Gérard Moulevrier. Mais le grand public ne connaît pas son nom. C’est pourtant lui à qui on doit le casting (choix des comédiens)  de films comme Bienvenue Chez Les Ch’tis,  les 3 films Camping, Astérix et Obélix contre César, mais aussi Pédale Douce, Les 3 frères et tant d’autres vu qu’il travaille ou a travaillé avec des réalisateurs célèbres comme Claude Berri, Bertrand Blier, Patrice Leconte, Yves Robert, Alain Corneau. Les grands acteurs sont son lot de tous les jours et ses meilleur(e)s ami(e)s s’appellent Juliette Binoche, Michèle Laroque, Gérard Depardieu, Audrey Tautou, Gérard Lanvin, André Dussolier…si je devais les citer tous, je manquerai de place dans cet article.

J’avais rencontré Gérard Moulevrier dans de nombreux Festivals de films, entre autres et c’était cette l’occasion rêvée de lui donner la parole. Entretien avec grand Monsieur, d’une élégance et d’une gentillesse sans pareille :Gérard Moulevrier:

SECOND RÔLE, c’est au Théâtre de Dix Heures

les mercredis à 21h30 et les samedis à 17h00

places 22€51, tarifs réduits disponibles

Renseignements  et réservations : 01 46 06 10 17 ou www.theatrededixheures.fr

 

quelques images extraites du spectacle :

 

Rating:

Retour d’une pièce bien drôle au Théâtre de la Madeleine pour une série limitée de représentations

 

Dans une belle maison, juste après l’enterrement de son mec, Emma retrouve ses trois amis d’enfance Paul, Franck et Adrien. Alors que leur peine devrait être immense, ils saisissent ce moment de retrouvailles pour révéler leurs rêves inavouables et leurs envies qui vont être pour le moins… surprenantes. Et si le moment était venu de saisir le temps qui reste ? Une comédie signée et mise en scène par Philippe Lellouche, qui a pris la direction artistique de ce superbe Théâtre proche de la Madeleine. La pièce s’est déja jouée il y a plusieurs mois, et on retrouve avec plaisir les comédiens, outre Philippe Lellouche, Christian Vadim, David Brécourt et une nouvelle venue pour le moins charmante : Mélanie Page.

Ce n’est pas du Théâtre de Boulevard, pas de portes qui s’ouvrent, se ferment ou claquent. On pourrait s’attendre, dans les premières  minutes à ce que la pièce soit 100% nostalgique, il n’en est rien. L’écriture et la finesse de l’auteur sont un véritable régal. Les comédiens n’en font pas des tonnes, nul besoin, vu que toutes les répliques feront mouche sans qu’on les voie en faire des tonnes. On rentre facilement dans la pièce, on est heureux de bout en bout, et même ceux qui l’avaient vue dans sa première version, revivront le texte  sans aucun regret.

Le Temps Qui Reste, au Théâtre de la Madeleine, 27 rue de Suresne à Paris 75008

du mardi au samedi à 21h00 matinées samedi à 17h00

Réservations au théâtre : 01 42 65 07 09,

www.theatremadeleine.com

places

Catégorie Prix Unitaire
Carré Or 45,00 € à 54,00 €
Première Catégorie 36,00 € à 44,00 €
Deuxième Catégorie 29,00 € à 34,00 €
Troisième Catégorie 22,00 € à 24,00 €

Moins de 26 ans 10€ voir conditions avec le service réservation du théâtre, en fonction des places disponibles

Voilà une belle performance, dont malheureusement nous ne disposons d’aucune photo en scène. La bande annonce est celle de la version 2017, où n’apparait pas Mélanie Page, mais cela donne quand même un bon aperçu des dialogues entre les 3 comédiens qui n’ont pas changé:

 

 

Une comédie ballet lyrique, drôle d’idée, mais qui va certainement plaire à un large public.

Tout en respectant les textes de Molière, Nicolas Rigas a eu l’idée d’en faire un spectacle à la fois nouveau ( because Offenbach, mais classique ( la comédie ballet a connu ses heures de gloire du temps de Molière). Intrigué, j’ai voulu rencontrer celui qui a mis en scène ce spectacle, Nicolas Rigas, qui est aussi sur scène…

Rencontre avec Nicolas Rigas :

30 représentations exceptionnelles au Théâtre Déjazet, du 1er au 31 décembre

du mardi au samedi à 20h45, matinées le samedi à 16h00

Réservations au Théâtre Déjazet : 01 48 87 52 55

quelques extraits :

 

 

Si vous êtes un habitué de ce site, vous savez déjà qu’on adore LA MACHINE DE TURING, actuellement à l’affiche du Théâtre Michel

Rendez-vous a donc été pris, avec Benoit Soles, auteur et interprète de cette pièce, mise en scène par Tristan Petitgirard, où il a pour partenaire Amaury de Crayencour.

Voila un comédien et auteur heureux, puisqu’on se précipite pour voir l’histoire d’Alan Turing: voir l’article précédent :

La Machine de Turing, le destin implacable de celui qui inventa l’ordinateur, c’est superbe et c’est au Théâtre Michel

Entretien avec Benoit Soles:

 

Rating:

On nage en plein délire, et dans le milieu du porno avec cette comédie désopilante qui porte bien son titre : HARD!

Adapté d’une série télé, Hard a été adapté pour la scène par Bruno Gaccio ( si, si, Le Monsieur des Guignols) et on va vivre dans  le milieu du porno (pour les voyeurs, ne vous attendez pas à du nu) avec un parlé bien cru, mais qui fait rire à tous les coups. Au départ on enterre un producteur de porno. Seul bémol, sa femme Sophie (Claire Borotra)  ne sait pas qu’il faisait ce genre de choses, contrairement à sa mère, très complice (Nicole Croisille). Il va bien falloir lui apprendre la vérité, la mère et la meilleure amie de la veuve ( IsabelleVitari) vont se charger de l’affaire. On ajoute un réalisateur qui fait du X à la chaîne , quelques collègues de bureau appelées Vulva Black, Eden Latex ou Bambi Cool et surtout l’acteur le plus doué de sa génération qui porte bien son nom : Roy LaPoutre (François Vincentelli). Pour couronner le tout ce dernier tombe éperdument amoureux de la veuve, qui est catholique pratiquante jusqu’au bout des ongles. On met le tout au mixeur, avec les dosages que seul Bruno Gaccio peut contrôler, et vous aurez cette comédie hilarante, (l’affiche dit jouissive, et c’est tout aussi exact) sans aucun temps mort (facile, quand on débute la pièce par un enterrement!)  Tous les acteurs, de ceux-déjà cités  à Charlie Dupont,  Stéfan Wojtowicz ou encore : François Marielle, Sarah Gellé, Dany Verissimo-Petit sont au top, qui ont tout compris à la mécanique du rire.

Inutile de dire que la salle est pliée en deux, et que certaines situations bien crues (dirais-je Hard?) produisent leur effet. On vit un super moment, ne serait-ce que de voir et entendre Nicole Croisille dans son numéro de mère un peu maquerelle, et la troupe est au diapason.  La mise en scène de Nicolas Briançon sait doser les effets, en rajouter s’il le faut. Je me demande d’ailleurs si la pièce que j’ai vue ne va pas se transformer avec les semaines à l’affiche. Certes si vous êtes fan de Frigide Barjot ou autre Boutin, évitez de vous déplacer, à moins que vous ne possédiez un énorme sens de l’humour (mais cela me semble incompatible!) Dans le cas contraire, faites comme moi, et comme la salle comble lorsque j’ai découvert cette pièce, venez rire et dites moi si vous seriez d’accord pour décerner à toute l’équipe un Phallus D’or? Ce serait quand même trop drôle !

HARD c’est au Théâtre de la Renaissance   20 boulevard Saint-Martin Paris 10e

DU MARDI AU SAMEDI À 21H – SAMEDI ET DIMANCHE À 16H3O

SAMEDIS 17 ET 24 NOVEMBRE, 1ER, 8 ET 15 DÉCEMBRE : MATINÉES À 18H

Prix des Places : • 59€ Carré Or • 51€ 1ère Catégorie • 41€ 2e Catégorie • 31€ 3e Catégorie • 15€ 4e Catégorie ( – 26 ans 10€ en fonction des places disponibles)

Locations au 01 42 08 18 50

ou  THEATREDELARENAISSANCE.COM

les bande annonce :

 

 

 

Rating:

Le destin d’Alan Turing est incroyable. Véritable génie des mathématiques, c’est à lui que l’on doit la création de l’ordinateur, une machine qui a permis de résoudre Enigma et de gagner la seconde guerre mondiale.

Une histoire vraie, bouleversante, qui avait déjà été traitée, au cinéma en 2015, avec IMITATION GAME de Morten Tyldum, avec Benedict Cumberbatch dans le rôle d’Alan Turing. Autre vision, celle de Benoit Solès, au théâtre cette fois, où l’auteur est Alan Turing. Au départ il s’agit d’une enquête un peu biscornue où Turing se retrouve dans un commissariat pour un vol supposé. De fil en aiguille, on voit les personnages évoluer, on comprend pourquoi Turing est suspecté par des personnages haut placés en Angleterre, qu’on va comprendre son homosexualité, tout cela dans des scènes qui se déroulent soit dans le commissariat, soit dans la rue, soit dans l’appartement de Turing. On voit l’histoire évoluer, et si Benoit Solés est Turing tout du long, son partenaire de scène, Amaury de Crayencour, lui joue toues les autres protagonistes, l’amant, le policier etc. Tout l’art du metteur en scène, Tristan Petitgirard nous entraîne dans le sillage de cette histoire fraie, et on sait faire la différence entre les comédiens, et leur(s) rôle(s).

.

Pourtant on n’est jamais perdu, et on est captivé de bout en bout par cette histoire, même si certains cinéphiles (comme moi) se souviennent très vite du fait que Turing est l’inventeur de cette machine qui a révolutionné le siècle dernier, et qui est toujours à nos côtés depuis. Que vous compreniez quelque chose en mathématiques ou que vous soyez fermement fermé à toutes ses applications ne changera pas la donne. On est ici pour une histoire humaine, non pas pour comprendre comment fonctionne notre ordinateur.

Il est vrai que le titre ne vous dit pas vraiment de quoi il s’agit (oui, je sais, certains vous diront que Turing est ultra célèbre, mais pour le commun des mortels ce nom n’allume pas la petite lumière des BD au dessus de notre tête), et c’est pour cela que cette pièce est intelligente, qui s’adresse à de nombreux publics de par les sujets évoqués, ceux qui admirent ce génie des mathématiques, ceux qui verront surtout son homosexualité, ceux qui seront surpris par une enquête, et bien d’autres encore.

Le théâtre Michel qui a récemment changé de mains, repris par les directeurs du Théâtre du Palais Royal, Francis Nani et Sébastien Azzopardi, a trouvé la pièce qui va faire l’unanimité. On est passionné de bout en bout, on ne s’ennuie jamais, on sourit, on se passionne pour les personnages, et finalement le résultat est qu’on passe une merveilleuse soirée.

Toutes les photos tous droits réservés Fabienne Rappeneau. Toute diffusion, utilisation interdite sans autorisation de l’auteur.

La Machine de Turing, c’est du mardi au samedi à 21h00 et matinée le dimanche à 16h00.

TARIFS PUBLICS : • 49€ Carré Or • 43€ 1ère Catégorie • 30€ 2e Catégorie

LOCATION : 01 42 65 35 02 – www.theatre-michel.fr

la bande annonce: