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L’histoire poignante d’un coming out et d’un faux traitement thérapeutique malheureusement encore pratiqué aux Etats Unis.

 

BOY ERASED est l’histoire vraie du coming out de Jared Eamons (Lucas Hedges), le fils d’un pasteur baptiste dans une petite commune rurale des États-Unis où son orientation sexuelle est brutalement dévoilée à ses parents (Nicole Kidman et Russell Crowe), à l’âge de 19 ans. Craignant le rejet de sa famille, de ses amis et de sa communauté religieuse, Jared accepte d’entreprendre une thérapie de conversion (aussi appelée thérapie réparatrice ou thérapie de réorientation sexuelle). Il va entrer en conflit avec le thérapeute principal (Joel Edgerton), découvrant et revendiquant progressivement sa réelle identité.

14 ans après sa thérapie de conversion à Love in Action, mais le temps n’a pas effacé la douleur du traumatisme, subi par l’auteur du livre (Garrad Conley). Les employés de Love in Action ne sont pas de simples tyrans.   La thérapie de conversion n’est plus un sujet de moqueries, ni un problème se limitant au monde rural et à ses bourgades isolées aux Etats Unis, mais une pratique redoutable issue du passé colonial et dont les effets durables n’ont pas seulement dévasté la vie de patients « anciennement gay » mais celle de leur famille et de leurs amis. Les préjugés nuisent à tous, victimes et adeptes. Une telle intolérance peut être perpétuée par des gens qui en leur for intérieur célèbrent l’amour de leur prochain. Ce film montre que ces injustices ne sont pas toujours perpétrées par des monstres, mais par des gens proches de nous.

.Credit: Focus Features

Credit: Focus Features

Actuellement, 36 États ne disposent pas de loi interdisant les thérapies de conversion. 14 États, plus Washington D.C., ont passé des lois protégeant les jeunes LGBTQ contre ces formes de thérapie.

D’après Human Rights Campaign (HRC), les jeunes gens LGBTQ, largement rejetés, sont 8 fois plus susceptibles de faire une tentative de suicide, 6 fois plus susceptibles de souffrir de grave dépression, et plus de 3 fois plus susceptibles de prendre des drogues et de courir le risque d’être séropositifs ou de contracter une MST, les jeunes gens LGBTQ, largement rejetés, sont 8 fois plus susceptibles de faire une tentative de suicide. L’Association Américaine de Psychiatrie (AAP) a déclaré comme risques possibles liés à la pratique de « thérapies réparatrices » : la dépression, l’angoisse et les comportements auto-destructeurs, dans la mesure où l’adoption par le thérapeute des préjugés sociaux contre les personnes LGBTQ renforcerait la haine de soi ressentie par les patients. • De nombreux patients ayant suivi des « thérapies réparatrices » déclarent qu’on leur a affirmé à tort que les personnes LGBTQ étaient tristes, solitaires, insatisfaites et frustrées. • La possibilité d’être heureux et d’avoir des relations humaines satisfaisantes en tant qu’homosexuel n’est pas évoquée, pas plus que d’autres façons de faire face à la stigmatisation sociale.

Troye Sivan Credit: Kyle Kaplan / Focus Features

Lucas Hedges & Nicole Kidman
Credit: Kyle Kaplan / Focus Features

Ce film parle de tout cela, sous la supervision de l’auteur du livre, qui est un des rares qui ait réussi à s’en sortir dans la vie après les traumatismes subis. Le film est vraiment poignant. Il nous tient par les tripes. On vibre avec les personnages, qui tous sont plus que crédibles. On notera que parmi les acteurs, on retrouve Xavier Dolan (Jon) et Troye Sivan (Gary). Mais celui sur les épaules de qui le film repose c’est Lucas Hedges  que l’on a vu dans THREE BILLBOARDS, LADY BIRD, MANCHESTER BY THE SEA ou THE GRAND BUDAPEST HOTEL. Une fois encore Nicole Kidman montre toute l’étendue de son talent, et le réalisateur  Joel Edgerton est aussi bien connu pour avoir participé à de nombreux films comme acteur , récemment RED SPARROW , mais aussi GATSBY LE MAGNIFIQUE ou ANIMAL KINGDOM, parmi de nombreux autres . Ce film est son second en tant que réalisateur.

Je suis sorti totalement bouleversé de ce film, qui montre qu’aujourd’hui encore des pratiques comme celles que l’on montre peuvent avoir encore cours aux Etats Unis. Voilà un grand film, et même si vous ne vous sentez pas concernés, vous comprendrez qu’il faut que tout ce qui y est montré se doit être mis au ban de la société! Découvrez ce film en DVD, l’iga est superbe et surtout ce film est vraiment un grand film!

 

le film annonce :

Les détails du DVD ( malheureusement le film ne sort pas en Bluray!!)

  • Format : PAL
  • Audio : Français, Anglais
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal
  • Durée : 115 minutes

Bonus : 23 scènes coupées au montage et/ou scènes rallongées, Révélation de Jared, Devenir the Eamons, Joel Edgerton : son personnage…..

Une rencontre au sommet à Colombey Les Deux Eglises par deux bons comédiens !

Lionel Courtot est un jeune metteur en scène qui a eu un coup de foudre pour le texte magistral d’André Malraux « Les chênes qu’on abat ». Voici  son adaptation théâtrale de cette œuvre. Une rencontre au sommet entre deux figures majeures de l’histoire du XXème siècle. Le Général De Gaulle a eu très tôt la fibre politique et une vision très précise de l’avenir.  Son acharnement à défendre la France en Angleterre et son rôle prépondérant, forcent l’admiration. Malraux voulut le rencontrer et sera d’une fidélité indéfectible au Général. Malraux pourrait être un personnage de roman et même d’une série télévisée tant le personnage est incroyable écrivain, journaliste, aventurier, puis Prix Goncourt en 1933 avec « La condition Humaine ». .Il sera le ministre de la Culture de De Gaule et sera l’un des artisans de la reconnaissance du patrimoine. Il prendra des mesures pour nettoyer les monuments de Paris, et le Louvre retrouvera la couleur de ses pierres. Malraux n’est pas que l’homme à la voix inoubliable qui lira et fera vibrer avec le discours pour Jean Moulin, il n’est pas que l’homme au regard sombre et anxieux avec une cigarette à la bouche dont le visage sombre est parcourut de tics, ayant  le syndrome de Gilles de la Tourette.

Le Crépuscule est une rencontre au sommet entre deux intelligences, deux êtres à la culture raffinée.. On ne peut que regretter ce temps où les hommes politiques avaient fait leurs Humanités, où ils faisaient des citations latines sans avoir recours à un moteur de recherche. Ils œuvraient pour la grandeur de la France.

Pour interpréter ces grands hommes il fallait de grands comédiens, Lionel Courtot offre à deux comédiens, Philippe Girard et John Arnold, des rôles à leur dimension. Comment jouer des personnages historiques dont nous avons des images, l’enregistrement de leurs voix si reconnaissables, sans tomber dans la caricature. Pas d’imitation, pas de gestuelles accentués, John Arnold compose un Malraux terrien les jambes campées sur le plateau prêt à affronter cette formidable rencontre. On dirait un petit taureau. Philippe Girard laisse le texte porter son personnage, en force, en patience. Ces deux hommes se retrouvent peu de temps avant la mort du Général en 1969. Ils  se souviennent. Leur  méditation sur un monde en mouvance, sur un monde en mutation donne le vertige. Un huis clos où le verbe et la pensée politique sont toute en force et en intelligence.

Cette joute verbale alterne entre envolées lyriques et humour matois. Tel Cyrano (l’un des personnages préférés de De Gaulle) ils ont du panache.

Lionel Courtot a basé sa mise en scène sur la simplicité, qui offre un écrin au texte et à ses interprètes. Le sobre décor de Alexandre Fruh et les lumières de  Xavier Martayan, sans oublier  la création sonore de  Michaël Lefèvre donnent un ton à la pièce.

La force et la densité du texte que nous écoutons nous donnent envie de lire ou relire « Les chênes qu’on abat ».

Marie Laure Atinault, envoyée spéciale en Avignon

Bonne surprise en OFF Avignon

Marie Caillaud, petite berrichonne de onze ans, est bien intimidée d’être en face de la bonne dame de Nohant.  La fille du tisserand du haut de ses onze ans sait déjà laver, ravauder, biner, bêcher, brider une volaille et ne rechigne pas devant le travail. George Sand l’engage. Très tôt Madame Sand décèle chez la petite servante, une intelligence vive et un désir de savoir.

Photo Fabienne Rappeneau,

Marie, la cuisinière houspille la petite servante mais lui apprend à cuisiner. La table est bonne et célèbre. Marie est éblouie par ses beaux Messieurs et ses belles Dames qui viennent de Paris. Mais son cœur bat à tout rompre pour le beau Maurice, le fils de Madame. Maurice  lui propose de jouer dans ses pièces, c’est une tradition à Nohant on fait du théâtre, avec les invités, avec les résidents et avec des marionnettes. Les maîtres de Nohant sont très prolifiques. La petite Marie est une bonne et sensible comédienne. On lui apprend à lire et à écrire. C’est plus pratique pour lire et les romans de Madame et les écrits de Maurice. Marie devient la maîtresse de Maurice qui l’a séduite.

Photo Fabienne Rappeneau

Marie prend  de l’assurance auprès de cette belle compagnie. Elle jouera plus de 35 pièces écrites par George Sand, qui, toute sa vie a brisé les tabous, ne craignant pas l’opprobre public. Mais dans sa vie privée, comment George Sand va-t-elle considérer la liaison de son Maurice avec sa gouvernante ?

Photo Fabienne Rappeneau

Gérard Savoisien nous avait enchanté l’an passé avec « Mademoiselle Molière », cette année sa Marie des Poules nous touche au cœur.Dans cette nouvelle pièce, il décrit tout un pan de l’histoire de la li ttérature et du siècle. Au travers du destin d’une petite paysanne analphabète qui s’élèvera plus haut que sa condition, il brosse un portrait de femme délicat et sensible. Dans la pièce nous suivons Marie Caillaud de onze ans jusqu’à sa maturité. Béatrice Agenin compose avec sensibilité Marie. Au début nous avons une petite paysanne aux accents berrichons pour devenir une jeune fille, plus fine, plus cultivée, puis une femme amoureuse et bafouée. Toutes les émotions, les émois, les révoltes de Marie sont portées par Béatrice Agenin. Cette merveilleuse comédienne incarne également George Sand. Sa composition nous touche au cœur. Face à elle, Arnaud Denis incarne Maurice. Comment lui résister ? Nous comprenons Marie, mais Dieu que le personnage est déplaisant, ni pire, ni meilleur que la plupart des fils de famille qui exercer un droit de cuisage sur les petites bonnes. Mais Maurice est  un personnage assez complexe qui vivait dans l’ombre de sa mère, et qui aima sincèrement Marie, du moins il nous plait de le penser.

Photo Fabienne Rappeneau,

Arnaud Denis a composé une mise en scène qui sert admirablement le texte de Gérard Savoisien. Les costumes d’époque nous plongent à Nohant, une maison de poupées nous permettra de pénétrer dans l’intimité des personnages. Les marionnettes à l’image de Marie et Maurice, de Béatrice Agenin et Arnaud Denis sont de Julien Sommer, elles peuvent prendre place dans la collection  à Nohant. Chaque élément de décor est juste, bien pensé et permet aux spectateurs de prendre place pour rire et pleurer à ce superbe spectacle.

Photo Fabienne Rappeneau

Marie Laure Atinault envoyée spéciale au festival d’Avignon

Photo Fabienne Rappeneau, tous droits réservés.

Notre envoyée spéciale à Avignon, Marie Laure Atinault a bien apprécié ce spectacle:

Depuis qu’elle est veuve, et même depuis toujours, c’est la première fois que Lucy Muir, prend son destin en mains. Un événement presque une révolution. Lucy loue une maison au bord de la mer, pour elle et ses deux enfants. Elle n’en peut plus de vivre sous le regard critique de sa belle famille. Malgré les réticences de l’agent immobilier, elle jette son dévolu sur une maison un peu isolée face à la mer.

© Karine Letellier

Dés qu’elle pénètre dans la maison elle sait que c’est elle. La maison est meublée et dans le salon trône le portrait du dernier propriétaire, le Capitaine Greeg. Il a un œil terrible, une barbe de loup de mer, mais Lucy le considère avec bienveillance. La maison craque mais Lucy  sait que le fantôme du Capitaine veille. Il est exigeant, un peu abrupt. Mais que croit-il ? Que Madame Muir va renoncer à sa nouvelle vie. Lucy avec obstination a décidé de faire sa nouvelle vie ici, et ce n’est pas un fantôme bourru qui va l’en empêcher !  Petit à petit elle va apprivoiser le Capitaine. A force de douceur, d’opiniâtreté  elle découvrira son secret.

Les cinéphiles auront tout de suite fait la connexion avec le film de J.L. Mankiewicz avec Gene Tierney et Rex Harrison « The Ghost and Mrs Muir ». Catherine Aymerie a adapté le roman de R.A.Dick.

La première bonne idée est d’avoir  basé l’adaptation sur le roman. La deuxième d’avoir situé l’action après la deuxième guerre mondiale. Le soin apporté aux costumes et aux coiffures et les quelques éléments de décor nous permettent de nous plonger dans cette histoire fantastique avec une bonne dose de surnaturel et d’enquêtes policières.  Le personnage de Madame Muir est celui d’une femme  ordinaire à qui il arrive une aventure extraordinaire. Le metteur en scène Michel Favart a choisi la simplicité en faisant confiance en l’imaginaire des spectateurs.

Les comédiens jouent plusieurs rôles, Paula Brunet Sancho sera terriblement sympathique dans l’un et à claquer dans l’autre, avec autorité. Alexandre Zambeaux est quant à lui nunuche et complexé en agent immobilier et séducteur séduisant pour séduire Lucy. Catherine Aymerie est une comédienne rare, fine et qui sait faire passer les émotions de Madame Muir, partie à la conquête d’elle même avec subtilité. François Cognard est le bourru et séduisant capitaine. Tous les deux soutiennent avec talent la comparaison avec Gene Tierney et Rex Harrison.

Ce beau spectacle se doit d’être présenté à Paris, avis aux directeurs de théâtre de la capitale, ne ratez pas un spectacle aussi délicat, avec la délicieuse Catherine Aymerie.

© Karine Letellier

Marie Laure Atinault pour Onsortoupas.fr

Le regard de Simon et sa paix intérieure ? 

On attend toujours avec impatience une nouvelle création de Diastème, mais pour ce nouveau texte nous retrouvons Simon le « héros »  de  La Nuit du Thermomètre   et de 107 ANS.

Quinze ans se sont déroulés depuis 107 ANS. Simon vit dans le canton de Vaud, pas très loin de la maison de Charlie Chaplin. Simon vit simplement, presque comme un ermite. Sa mère vit dans une maison en face, comme ça elle peut le surveiller, prendre soin de lui. Simon n’est pas dupe. Il compose. Depuis quinze ans il n’a pas revu l’amour de sa vie : Lucie. Une décision de justice lui a interdit pendant 5 ans de la voir. Interdiction d’approcher, a dit le juge. Simon a été jugé fou. Fou d’amour, fou d’absolu, fou de l’incompréhension du monde des adultes. Ont-ils compris que sans Lucie, il aurait fait sauter la planète, mais comme Lucie est sur terre, alors il n’a pas fait sauter la planète. Simon pense toujours et toujours à Lucie. Telle une savante et subtile araignée, il s’est tissée des toiles, des passerelles de soie pour vivre, des échelles de valeur pour ne pas dire aux arbres de la forêt qu’il aime toujours Lucie. Il a fait de ses habitudes ses amis. Simon est très intelligent, d’une sensibilité à fleur de peau qu’il cache, comme ses cicatrices. Ne pas faire de vague, ne pas motiver des questions auxquelles il ne veut pas répondre, déjà que le tatouage qu’il a sur la joue met en émoi les vaudoises, alors les cicatrices !

Sa mère lui offre un ordinateur. Il pense que ce n’est pas une bonne idée. Il n’a pas tord. Les choses ont beaucoup changées en 15 ans. Mais Simon apprend vite et il saura bien retrouver sur la toile Lucie, sa Lucie.

Cela fait quinze ans qu’il se prépare, pour retrouver Lucie. Le grand jour est arrivé, il le sent.

 

Diastème et Frédéric Andrau forment un tandem de création à l’instar de François Truffaut et Jean-Pierre Léaud, de Jean Cocteau et Jean Marais. Frédéric Andrau est Simon, il parle le Simon sans peine, avec une subtilité d’émotion. Pour ce troisième volet, 18 ans après la première création, nous retrouvons la candeur de ce petit prince qui serait tombé de son étoile mais qui reste accroché aux pans de la comète. Frédéric Andrau porte ce regard si particulier de  Simon, de ce Simon mature à qui ont a appris à composer, à se méfier de ses émotions. IL nous entraîne sur les cimes de ce texte sensible, ambigu dans lequel Diastème fait confiance aux spectateurs. Nous sommes entraînés sur un chemin avec des propositions pour les retrouvailles de Simon et Lucie, et un mot, une phrase peut nous égarer. Les photos d’Emma De Caunes la créatrice du rôle de Lucie, sont cernée par l’objectif  de Vanessa Filho.

Diastème a écrit La Paix Dans le Monde pour ceux qui ne connaissent pas encore Simon et puis, bien sûr pour ceux qui ont vibré avec lui dés le début. C’est un tour de force d’arriver à ce subtil dosage. Le texte est drôle, grave, amoureux. Parfois lorsque Simon nous regarde pour raconter ce récit intime de cet amour fou, il nous prend l’envie de le prendre dans nos bras et lui proposer notre aide dans sa quête du Graal, un Graal qui se nomme Lucie. Entre rires et émotions, le texte de Diastème puise au fond du cœur des amoureux. La sensualité désespérée de Simon  fait place à un torrent de désir. Simon est l’homme des paradoxes, une gravité puis un jeu de mot d’adolescent attardé. Simon n’est pas indifférent au monde, ni aux êtres qui l’entourent mais son monde intérieur, la passion qu’il doit juguler lui donne le regard rêveur d’un poète ou d’un Pierrot en quête de sa Colombine. Grave et léger, flamboyant et simple, il porte un regard acéré sur le monde. Avec Simon, nous préparons le jour ou il retrouvera Lucie. Où ils pourront s’aimer librement. Nous en témoignerons.

La force du spectacle est son apparente simplicité. Le décor est constitué d’une grande boîte en bois modulable, éclairé avec invention par Stéphane Baquet. Les photos de Lucie, Lucie de tous les fantasmes et la musique de Cali, nous plonge dans cette histoire qui nous émeut.

Un texte magnifiquement écrit par un Diastème très inspiré, servi par un comédien époustouflant Frédéric Andrau, voilà les ingrédients de l’un des plus beaux spectacles du festival.

 

Marie Laure Atinault, envoyée spéciale en Avignon

 

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Oh la belle vie, un titre qui connut la notoriété il y a quelques décennies, chanté par Sacha Distel.  Si le jeunes ne connaissent pas, leurs parents et grands parents l’ont fredonné.

Ils sont cinq, comme le nom de leur quintette le précise: Pascale Costes, Karine Sérafin, Sandrine Mont-Coudiot, Patrick Laviosa et Fabien Ballarin. Ils ne vivent que pour et par la musique, et si j’ai cité Sacha Distel , c’est uniquement en référence au titre de leur nouveau spectacle. Dans ce spectacle on va de la variété au classique, du jazz à la chanson française, de grands tubes américains qui ont franchi avec aisance la barre des années. Chacun devrait trouver des titres qui leur correspondent. Ce spectacle musical est mis en scène par Philippe Lelièvre et on ne s’y ennuie pas une seconde. On sourit, on rit, on fredonne et on donne de la voix sur un titre Mythique de Serge Gainsbourg.

Evitons de vous dévoiler trop de détails, demandons simplement à une des protagoniste, Pascale Costes de nous dévoiler quelques détails:

Tentons d’en savoir encore plus avec Patrick Laviosa, autre membre du quaintette:

Bon, le plus simple est de vous donner quelques extraits :

Encore un? le voici:

Toutes les vidéos : @ Guy Courthéoux / onsortoupas.fr

 

Oh la belle vie par CINQ DE COEUR, c’est à la salle Réjane du Théâtre de Paris, tout l’été

du mardi au samedi à 20h30 et le dimanche à 15h00

durée du spectacle : environ 1h20

Prix des places : 29€ et 39€

réservations : www.theatredeparis.com

ou par téléphone 01 42 80 01 81