Cinema

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Le premier épisode était réussi, celui-la surpasse le premier en drôlerie et c’est du spectacle totalement déjanté!

Pourquoi raconter le film? il suffit d’en donner les lignes directrices. Les gardiens se retrouvent pourchassés pour avoir dérobé quelques objets de valeur avant de s’enfuir d’une planète où vivent des personnes à la peau dorée. Lors de cette poursuite ils vont se trouver face au géniteur de  Star Lord (Chris Pratt) , un homme ultra mégalo (Kurt Russell) qui domine une planète à lui seul, où il n’y a qu’une seule personne : Pom Klimentieff, qui semble être sous ses ordres. Voilà pour le canevas, avec cela les studios Marvel ont choisi James Gunn comme réalisateur qui était déjà au même poste pour le premier épisode. On retrouve les personnages farfelus du premier film : Gamora (Zoe Saldana), Drax (Dave Battista), Bébé Groot ( avec dans la version originale la voix de Vin Diesel), Rocket (avec la voix de Bradley Cooper en version originale), Youndu (Michael Rooker), ainsi que l’apparition de Sylvester Stallone et Karen Gillan, Elisabeth Debicki, Chris Sullivan, Sean Gunn. A noter qu’une actrice française est au générique, la belle Pom Klimentieff.

Le film s’ouvre sur une séquence épique, qui nous replonge dans cet univers unique, et qui donne le ton. Et le film se poursuit sur cette voie. D’ailleurs c’est sans surprise que l’on nous promet, à la manière des James Bond : Les Gardiens de la Galaxie reviendront! avec des moments de drôlerie jusqu’à la toute dernière image. Ne manquez donc surtout pas le générique final, bourré de surprises.

Inutile de préciser que j’ai adoré, je me suis marré de bout en bout, les effets spéciaux sont formidables, les images de toute beauté, et Baby Groot  est drolissime, tout comme Rocket.

Bref, rien à jeter, c’est du blockbuster avant l’été, et sans nul doute ce film va « casser la baraque » au box office dans le monde entier.

Ne cherchez pas , on n’est pas dans le film intello, on se laisse bercer par ce film où l’action est importante, et où on se régale, comme devant le meilleur dessert au monde!

Le film annonce :

 

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Une belle franchise, qui en est à son 8ème opus, et on nous promets encore deux  épisodes de plus avant que la saga ne se termine!

Les fous de bolides seront, une fois de plus aux anges. Les courses poursuites sont toujours aussi intenses, dont deux particulièrement spectaculaires. La première en début de film qui se déroule à Cuba, et qui a été entièrement tournée la bas!. Et une autre en Arctique qui est vraiment le clou du film. Dom (Vin Diesel) et Letty Michelle Rodriguez) sont mariés, Brian et Mia se sont rangés, et le reste de l’équipe se la coule douce, vu qu’ils ont été amnistiés. Mais une anarchiste pour le moins dangereuse ( Charlyze Theron) va bousculer tout l’ordre établi, qui va obliger Dom à passer du mauvais côté et qui devra se battre contre toute son équipe, Letty y compris. L’équipe sera dirigée par Hobbs (Dwayne Johnson), avec, à ses côtés Ronan (Tyrese gibson) et Tej (Chris Ludacris Bridges). Deckerd Shaw (Jason Statham) va-t-il les combattre? Kurt Russel (Mr Nobody) et son nouvel assistant Mr Small Nobody (Scott Eastwood) vont être derrière cette équipe de choc. A cette belle distribution, ajoutons une belle apparition d’Hellen Mirren et surtout un bébé qui en verra de toutes les couleurs, , qui possède un charme fou, et qui en fera rire plus d’un.

On ne tergiverse pas. On sait qu’on va voir Fast & Furious, donc on ne vient pas ici pour s’ennuyer ferme. Ce n’est pas du cinéma d’art et d’essai, on est en plein blockbuster, et on en voit de toutes les couleurs sans une seule seconde de répit. C’est du grand spectacle! Ce 8ème volet débute une série de 3 films qui termineront les aventures des fous de belles voitures aux cylindrées ultra puissantes. C’est F. Gary Gray qui prend cette fois les manettes de ce 8ème épisode de Fast & Furious, et il ne décevra personne. Certes j’ai un faible pour ce genre de productions, mais je ne vais pas bouder mon plaisir pour faire à quelques intellos. J’aime et je le dis!

 

Et je suis convaincu que nombre d’entre vous serez de mon avis! 2 heures et quart de ce genre de films qui vous fait oublier tous vos soucis, petits problèmes et autres . En outre on dit souvent qu’un très bon méchant fait toujours un excellent film. La méchante, en l’occurrence est extraordinaire. Charlize Theron est éblouissante! J’attends déjà le 9ème volet avec impatience!

le film annonce en VF:

 

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Le conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont a connu de nombreuses adaptations au cinéma, comme celle de Jean Cocteau en 1946, ou le film d’animation des studios Disney en 1991. En voilà une nouvelle, plus que réussie, avec, entre autres, Emma Watson.

Tout le monde connaît l’histoire de Belle (Emma Watson), qui part à la recherche de son père (Kevin Kline), prisonnier dans un château où vit une étrange créature, la Bête (Dan Stevens). Elle échangera sa place avec celle de son père. Mais ce qu’elle ne sait pas encore, c’est que la Bête peut retrouver son allure humaine si quelqu’un tombe amoureux d’elle avant qu’une rose ne perde sa dernière pétale. Ajoutons maintenant les personnages qui donnent toute la magie au film: Gaston (Luke Evans) qui voudrait épouser Belle, son meilleur ami, Lefou (Josh Gad), et surtout Lumière (Ewan McGregor),  Big Ben (Ian McKellen), Madame Samovar et son fils Zip (Emma Thomson et Nathan Mack), Madame de GardeRobe (Audra McDonald),  Maestro Cadenza (Stanley Tucci), Plumette (Gugu Mbatha-Raw), sans oublier un jeune acteur français que l’on avait vu dans l’adaptation française en musical de La Belle et La Bête sur la scène de Mogador, où il était Gaston : Alexis Loizon, qui fut aussi Aladin dans le musical Aladin, Faites un Voeu, et qui est un des compagnons d’infortune de Gaston dans cette nouvelle adaptation signée Bill Condon. Cette version est très proche de celle du film d’animation de Gary Trousdale et Kirk Wise, où on retrouve tous les objets qui parlent, bougent et les titres musicaux les plus célèbres dans une version nouvelle, et plus particulièrement : C’est la fête / Be My Guest ou encore : Something  There, Beauty and the Beast. On se souvient que la chanson du générique final du film d’animation était interprétée par Céline Dion, que l’on retrouve aussi, mais dans une nouvelle chanson et toujours au générique  final.

Belle (Emma Watson) .

Emma Watson , Belle et Kevin Kline  Maurice,

Gaston (Luke Evans)

Gaston (Luke Evans) et Belle (Emma Watson)

Luke Evans , Gaston et Josh Gad  LeFou,

Maintenant pourquoi ce film est-il mieux qu’une réussite et qu’il frise la perfection, Tout simplement parce que le réalisateur a compris l’importance de tous les personnages, ne se concentrant pas uniquement sur les deux protagonistes du titre. Tout cela est superbe, plein d’humour avec des effets spéciaux tellement incroyables que pas une seconde on ne pense: mais ce ne sont que des objets. On retrouve le charme du film d’animation mais avec une force décuplée. Je ne trouve pas le plus petit détail qui choquerait. J’avais lu que pour la première fois une production Disney montrait un personnage gay, et j’en ris encore, les allusions étant tellement infimes que seuls les plus avertis s’en rendront compte. Et encore en y prenant bien attention. Les enfants n’y verront que du feu tellement c’est peu visible. Quoi qu’il en soit, vous ressortirez du film avec du bonheur plein les yeux, avec une seule envie: y retourner au plus vite. Et le public de par le monde s’en est vite rendu compte. Le film a encaissé plus de 170 millions de dollars uniquement sur le sol américain et 350 millions dans la totalité des pays où il est sorti…et ce, en trois jours d’exploitation uniquement. Il y a fort à parier que La Belle et la Bête va être un des plus gros succès de cette année cinématographique, et c’est amplement mérité!

La Bête (Dan Stevens)

Big Ben, Madame Samovar, Lumière, Plumette

Le film sort en version 3D et 2D, je vous conseille des salles avec son Dolby Atmos, comme le Pathé Beaugrenelle à Paris, avec une image extraordinaire.

la film annonce:

 

 

 

 

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Encore une histoire vraie tirée d’un fait divers tragique qui s’est déroulé en 2013 à Boston, qui avait connu un bilan tragique: 3 morts et 264 blessés

Co produit par Mark Wahlberg et réalisé par Peter Berg, auteur de l’histoire originale , et scénariste, on se retrouve à Boston, lors du marathon, qui attire les foules. La ville est sous le choc de plusieurs explosions, et un sergent de police, Tommy Saunders (Mark Wahlberg) rejoint les enquêteurs sur le terrain, vu qu’il connaît parfaitement la ville et les lieux des explosions. C’est une course contre la montre pour les enquêteurs qui traquent les responsables de l’attentat, de crainte qu’ils ne récidivent rapidement. Le récit est passionnant une fois encore où on croise les destinées d’un agent spécial du FBI, Richard Deslauriers (Kevin Bacon), un commissaire, Ed Davis ( John Goodman), un sergent, Jeffrey Pugliese ( J.K. Simmons, ainsi qu’une infirmière , Carol Saunders (Michele Monaghan). Une chasse à l’homme qui s’inspire des récits et des témoignages des premiers secours, des témoins de l’attentat et des rescapés. Cela se déroulait le jour du Patriot Day, date commémorative des batailles de Concord et Lexington lors de la guerre d’indépendance. Ce lundi 15 Avril 2013 restera pour toujours dans les annales de la ville.

La production a fait le maximum pour tourner sur les lieux du drame, ce qui donne à ce thriller une puissance maximale. Dire qu’on ne s’y ennuie pas est un euphémisme. On vibre , même si nombre d’entre nous se souviennent des faits et du dénouement. Peter Berg a réussi cet exploit de faire revivre au plus grand nombre une tragédie qui a marqué l’histoire de cette ville. Les acteurs, dominés par Mark Wahlberg ( on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, vu qu’il est la star du film, mais aussi coproducteur, et que c’est lui qu’on voit sur l’affiche) sont plus que crédibles et le suspense est absolument haletant.

J’aime quand le cinéma américain nous offre de bons moments comme celui-là. On n’est pas dans le blockbuster, mais on se régale tout autant.

La bande annonce

 

 

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Tiré d’une histoire vraie, l’histoire de ces 3 femmes à la NASA est vraiment bouleversante.

Le programme Appolo, ça en dit long pour ceux qui s’intéressaient à la conquête spatiale à la fin des années 60, mais maintenant, depuis qu’un vol dans l’espace ne crée plus l’événement, seuls les noms de premiers hommes dans l’espace comme John Glenn, Alan Shepard et Neil Armstrong sonnent encore aux oreilles. Et pourtant, personne ne se souvient de Katherine G. Johnson, Mary Jackson ou Dorothy Vaughan. Elles devraient avoir leur place dans les livres d’histoire et les manuels scolaires mais il n’en est rien. C’est toutefois grâce à ces trois femmes que la NASA a pu faire des exploits, qui furent de véritables ordinateurs humains et qui ont permis aux Etats Unis de faire un pied de nez à l’ex URSS dans la conquête de l’espace. Ce film va vous faire découvrir ce qui s’est vraiment passé, comment ces femmes ont fait évoluer les mœurs, et la vérité sur ce qui se déroulait à la NASA. Elles ont réussi à surmonter le sexisme ambiant, les barrières raciales (elles sont blacks), les problèmes professionnels.

Réalisé, co-produit et co-écrit par Théodore Melfi, on retrouve du monde au générique : Taraji P. Jonhson (Katherine G.Johnson), Octavia Spencer Dorothy Vaughan), Janelle Monae Mary Jackson), Kevin Costner Al Harrsison , l’ingénieur en chef de la NASA), Mahershala Ali (Jim Johnson), Kirsten Dunst (Vivian Mitchell), Glen Powell (John Glenn). A l »poque des faits, les ordinateurs venaient tout juste d’être créés et personne ne savait s’en servir. Les calculs étaient encore faits par des mathématiciens de génie….et des mathématiciennes ultra douées. On comprend , à la vision de cet excellent film, ce qui s’est vraiment déroulé, et ce grâce à l’ouverture d’esprit de certains.

Pris par le sujet, il est certain qu’on reste cloué au fauteuil pendant les 2 heures 6 du film, sans aucune envie de se lever. Réalisation soignée, on se laisse surprendre à chaque instant, et franchement si on ne nous avait pas dit qu’il s’agissait d’une histoire vraie, on aurait vraiment cru à de la science fiction. Décors réalistes, interprètes éblouissant(e)s, mis en scène efficace, le film a quand même été nommé à l’Oscar du meilleur film, qu’il n’a pas remporté, et croyez moi quand je dis que je suis fan. Aucun détail n’est laissé au hasard , que ce soit dans les décors et les lieux, les personnages nous ramènent à une époque que nous n’avons pas connue et dans des lieux qu’il nous est impossible d’avoir fréquentés. Précipitez-vous donc au cinéma, vous avez de grands films en ce moment à l’affiche et ces ‘Figures de l’Ombre’ sont une pure merveille.

 

Le film annonce :

 

 

 

 

 

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Il y a des films comme celui-là qui vous prennent aux tripes dès les premières secondes et ne vous lâchent qu’après le mot FIN.

Tiré d’une histoire vraie, ce film signé Garth Davis nous transporte en Inde, dans une région très pauvre, où une jeune femme vit avec ses deux fils, très jeunes. L’un des deux, Saroo, va devoir traverser l’Inde seul dans un train, sans son frère qu’il a perdu sur un quai de gare. A des milliers de kilomètres de chez lui, ce petit garçon de 5 ans va devoir apprendre à survivre dans la mégapole de Calcutta. Il finira par se retrouver dans un orphelinat, et adopté par un couple d’Australiens. 25 ans plus tard, il pense toujours à son frère et à sa mère en Inde…mais comment retrouver une famille dans ce pays surpeuplé, alors qu’on ne se souvient même pas du nom du village où on a vécu alors?

Tiré d »un livre autobiographique de Saroo Brierley (A Long Way Home) ce film réunit quelques acteurs connus : Dev Patel (Slumdog Millionnaire, Indian Palace), Nicole Kidman, que l’on ne présente plus et Rooney Mara (MilleniumCarol). Le rôle du jeune garçon est interprété par un gamin absolument extraordinaire, Sunny Pawar, auquel on s’identifie immédiatement, et qui sait nous faire passer toutes les émotions que le film suscite dès les premières minutes. C’est un acteur né, le genre d’interprète que l’on ne peut que remarquer, et qui a été sélectionné après de longues recherches. Dev Patel incarnera ce personnage à 30 ans, et là encore on ne peut que se réjouir de ce qu’il réussit à faire passer à l’écran.

Le film est vraiment bouleversant, passionnant, qui nous comble de bonheur, malgré tout ce que l’on voit dans la jeunesse de ce petit garçon. Dire que c’est un chef d’oeuvre ne devrait pas suffire, C’est encore plus que cela. C’est un film que l’on peut voir en famille, et surtout que l’on doit voir. On doit partager tous ces moments d’émotion, c’est là la marque d’un grand film. Quand on sait que c’est la première réalisation pour le grand écran du réalisateur Garth Davis, on ne peut que lui prédire une carrière formidable s’il travaille dans ce registre.

J’ai rarement été aussi ému au cinéma, j’ai vibré tout au long des 119 minutes de ce film. Génial, grandiose, les mots me manquent. Aidez moi!

le film annonce :

 

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Un film à la plastique époustouflante, un scénario qui vous accroche à votre fauteuil! bref une réussite totale

Lockhart, Dane DeHaan,  jeune cadre très  ambitieux, est lancé par les associés de la boite où il travaille sur la trace de son patron disparu dans un mystérieux centre de bien-être en Suisse. A peine arrivé, il lui arrive un accident et il se retrouve pris au piège de l’Institut et de son énigmatique corps médical. Il va peu à peu découvrir les mystères  qui entourent ce centre de soin en pleine montagne,  proche seulement d’un village où le mystère est encore plus enfoui. De quelle nature sont ces soins proposés aux patients? Alors qu’on lui diagnostique le même mal qui habite l’ensemble des pensionnaires, Lockhart n’a plus d’autres choix que de se soumettre à l’étrange traitement délivré par le centre…la Cure. Un curieux médecin (Jason Isaacs) et une jeune malade (Mia Goth) sont ils responsables ou victimes?

Gore Verbinski, le réalisateur à qui on doit quelques épisodes de Pirates Des Caraïbes, ou Lone Rangers s’est illustré aussi dans le film d’animation, mais côté fantastique avec Rango. C’est donc un réalisateur reconnu, et cette fois, il nous immerge dans un univers fantastique qui nous cloue à notre fauteuil pendant près de 2h30 sans qu’on ne voit le temps passer. Des images somptueuses, telles que celles que vous pouvez découvrir dans le film annonce, mais bien d’autres que vous verrez dans le film. Inutile de vous préciser que j’ai vraiment adoré ce film de bout en bout, avec une fin que je me garderai de vous dévoiler. Les décors (signés : Mark Rosinski et Michael Standisc )  sont de toute beauté, comme ceux du château Hohenzollern en Allemagne ou ceux des sous sols. Certains détails ne manqueront pas de nous faire penser au film de Martin Scorcese avec Leonardo di Caprio : Shutter Island, qui était déjà magnifique, mais il y a un ‘je ne sais quoi’ qui me fait encore préférer ce A Cure For Life.

Dane DeHaan est un acteur encore un presque inconnu du public, mais il fait une carrière comme di Caprio, et je ne doute pas qu’on parle bientôt de lui dans la course aux statuettes, on l’avait déjà vu dans deux épisodes de Spiderman, mais c’est en Juillet qu’il devrait gagner son statut de star avec le film de Luc Besson : Valerian et la Cité Des Mille Planètes! Quant au médecin, Jason Isaacs, on l’avait déjà vu dans Green Zone ou The Patriot, alors que sa jeune partenaire, Mia Goth, elle apparut dans Nymphomaniac et Everest récemment

Si vous aimez le fantastique, le suspense, et surtout une photo à faire pâlir de rage les meilleurs photographes ( signée : Bojan Bazelli) , il ne vous reste qu’à vous précipiter dans les salles où le film est projeté!

le film annonce :

 

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A l’approche des Oscars, le cinéma américain nous offre ce qui se fait de mieux, et c’est le cas avec ce Moonlight, d’une rare intensité.

Le film se déroule dans les quartiers défavorisés de Miami, où on va suivre l’évolution d’un jeune black, Little ou Chiron selon qui l’appelle,  depuis l’âge de 10/11 ans (Alex R. Hibbert), puis de 16/18 ans (Ashton Sanders), et enfin dans la trentaine (Trevante Rhodes). Tout jeune il est confronté à la drogue de par sa mère (Naomi Harris) qui est accro et se prostitue pour du crack. Vu qu’il est plus chétif que les enfants de son âge, il subit la risée de ‘plus grands’. Il rencontre un après midi, alors qu’il est poursuivi par ces derniers, un dealer, Juan (Mahershala Ali) se prend d’amitié pour lui, le ramène chez lui, et sa petite amie Teresa (Janelle Monae) et lui le prennent sous leurs ailes. Ce seront les meilleurs moments de sa vie, et l’amitié se poursuivra sans faille. Eux, comme un peu tout le monde ont compris qu’il va s’éveiller à une sexualité différente. Quelques années plus tard, il retrouve le seul ami de son âge qu’il ait eu, Kevin  (Jharrel Jerome) un grand amateur de filles, qui lui fera découvrir sur la plage un éveil à la sexualité au masculin, dans un moment à la fois intense et d’une finesse de ton remarquable. Quelques années plus tard Chiron est devenu un très beau mec musclé , qui deale pour vivre… Un soir il reçoit un coup de fil de Kevin ( André Holland) qui se rappelle à son souvenir.

Ce film est une pure merveille, réalisé par Barry Jenkins, qui démontre tout sans montrer quoi que ce soit. A chaque partie de la vie de Chiron, on vit avec lui, on tremble pour lui, et nul besoin d’âtre black ou de vivre dans des lieux sordides de Miami pour se sentir concerné. C’est là qu’on reconnaît le grand cinéma. On aurait entendu une mouche voler dans la salle. Pas de popcorn, pas un bruit. La salle était figée, et les commentaires à la sortie n’étaient que louanges, et je ne peux que me joindre à eux.

Quand le cinéma américain nous offre des films comme celui-ci, on ne peut dire que Bravo!  et je peux vous dire que ce ne sera pas le seul qui vous fera vibrer, vu que dans un mois, vous aurez l’occasion de vibrer avec Les Figures de l’Ombre, qui se rapproche de ce Moonlight, vu que les personnages principaux sont aussi de couleur, mais la ressemblance s’arrêtera là, vu que ce sont des femmes qui en sont les héroïnes.

Le film a reçu le Golden Globe du meilleur film dramatique à Los Angeles il y a quelques jours!

Le film annonce :

 

 

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4ème film de Lucien Jean Baptiste en tant que réalisateur, et certainement le meilleur à ce jour.

Rien de plus normal, on se retrouve dans une famille on ne peut plus normale. Paul et Sali (Lucien Jean Batiste et Aïssa Maïga) sont mariés et ne peuvent pas avoir d’enfant. Ils ont déposé une demande d’adoption, et celle-ci est sur le point d’aboutir grâce à l’ouverture d’esprit du directeur de l’office d’adoption (Michel Jonasz), et ce malgré l’opposition d’une assistante sociale qui refuse un état de fait, Madame Mallet, ( Zabou Breitman). Oui, les parents adoptifs sont blacks, lui martiniquais, elle africaine, et le bébé, Benjamin, est blond comme les blés. On ajoute à ce cocktail les parents africains (Marie Philomène Nga et Bass Dhem) qui sont totalement opposés à l’idée d’avoir un petit fils blanc, et le meilleur ami de Paul, Manu, un mec pour le moins farfelu, (Vincent Elbaz), et vous allez obtenir un cocktail délirant.

Dès les premières scènes on est sous le charme. Non pas uniquement à cause de la situation, mais avec la dose d’humour que nous prodigue le réalisateur, Lucien jean Batiste. Et tout cela pendant toute la durée du film, qui accumule les situations extravagantes, qui oscille entre plusieurs formes d’humour, dont une , en fin de film qui rappelle les grandes comédies, même si alors on se doute un peu de ce qui va arriver. Je me suis laissé aller, à rire, à être ému par ce bébé qui ne cesse de sourire, à m’intéresser à toute cette gamme de personnages et à ces situations pour le moins rocambolesques. Voilà une comédie dont on sort avec un large sourire. Un film qui nous fait du bien. Bien mieux qu’un médicament contre l’anxiété. Il a déjà tes yeux…nous on a encore le sourire.

Il est sur les écrans depuis quelques jours, et semble attirer le public. Preuve que le bouche à oreille est efficace!

 

le film annonce :

 

 

 

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L’adaptation vraiment réussie du roman de Joseph Joffo par Christian Duguay nous ramène dans les années d’occupation.

Exercice difficile que de retranscrire au cinéma un roman qui a connu un énorme succès, encore plus difficile quand il s’agit d’un sujet maintes fois vu et revu au cinéma, comme ici les difficultés de vivre, l’obligation de bouger, de vivre constamment avec le poids écrasant des soldats et autres miliciens qui pourchassaient les juifs pendant les années 42/45. Et pourtant Christian Deguay a réussi haut la main son film, qui est à la fois bouleversant, digne d’intérêt de bout en bout, humain, bref tout ce qu’on adore quand on aime le cinéma.

Dans une France occupée, deux jeunes frères, Joseph et Maurice doivent traverser seuls la France pour échapper aux allemands, et tenter de retrouver leurs parents à Nice. A eux de faire preuve de courage, qui vont voyager seuls et faire des rencontres, de se retrouver face à des allemands butés.

Faire les louages d’un réalisateur est une chose, mais parler de tous les acteurs de ce film en est une autre. Les deux jeunes frères dans le film, Dorian Le Clech et Batyste Fleurial Palmieri sont époustouflants de justesse. Ils peuvent être drôles, ils peuvent souffrir, pleurer, nous ressentons à travers eux toute la gamme des sentiments et des sensations. Ils ne jouent pas la comédie, ce ne sont pas des petits singes savants. Non: ils sont les personnages et on croit en eux à chaque minute du film. Ils sont pour le moins bien entourés, avec dans les rôles de leurs parents Elsa Zylberstein et Patrick Bruel. Ce dernier n’a jamais été aussi bon, et pourtant il en a interprété des rôles dans sa carrière, il est absolument génial ici. Lorsqu’il pleure dans ce film, nous avons la larme à l’oeil. Sa partenaire Elsa Zylberstein n’est pas en reste. Autres surprises les apparitions de Kev Adams et de Christian Clavier, qui nous démontrent, (mais en avions nous besoin?), qu’ils sont certes habitués des comédies, mais aussi qu’ils sont doués lorsqu’il s’agit d’interpréter des personnages nettement différents de ce à quoi ils nous ont habitués. Sans oublier Bernar Campan, qui joue à merveille un fasciste, père d’un milicien.

1h50 de vrai cinéma, du genre qui nous rend fier , heureux de vivre, vraiment un grand film!

le film annonce :