Cinema

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Ils ont été 2 à des époques bien différentes à redéfinir le ballet et la danse, Nijinsky et Rudolph Noureev. Voici l’histoire du passage à l’Ouest de ce dernier.

Si l’affiche parle de 1961, c’est parce que c’est à cette date qu’il a demandé l’asile politique en France, mais tout le film parle de ses premières années, plus en forme de flash back, donc d’une manière non linéaire. Sa naissance dans un train, sa vie où il apprend la danse, sa famille avant d’entrer au Kirov, son professuer de danse, la femme de ce dernier, tout cela vous l’apprendrez dans ce film réalisé par Ralph Fiennes, qui joue aussi dans le film, c’est lui son prof. Pour le rôle titre un inconnu, Oleg Ivenko, danseur, comme il se doit, dont la ressemblance physique avec Noureev est quand même spectaculaire. En 1961 la troupe du ballet de Kirov doit se produire à Paris, bien encadrée par le KGB. Mais Noureev découvre les nuits parisiennes, la vie culturelle  et il se lie d’amitié avec Clara Saint ( Adèle Exarchopoulos) et un de ses amis, Pierre Lacotte ( Raphaël Personnaz) ,Clara  a des liens avec André Malraux le ministre de la culture d’alors.

On nous montre le jeune noureev, dont le rêve est d’être le plus grand de tous les danseurs, féru d’art, qui passe son temps libre au musée de l’Hermitage à St Petersbourg, ou au Louvre quand il sera à Paris. Juste pour mémoire; lorsqu’il arrive un matin pour visiter le Louvre, il parle à une femme de ménage, qui est une comédienne que j’adore, Emmanuelle Bougerol. la scène dure moins d’une minute. Il y a bien des anecdotes, qui cernent ce personnage. On lui prête même une (ou plus?) conquête féminine, et son homosexualité reconnue, est montrée  avec force tact.

Ce film n’est pas une carte postale, mais un ou des instants de la vie de ce célèbre danseur, et l’histoire ne montre pas sa vie après ce changement de cap que fut 1961, date à laquelle il a demandé l’asile politique en France. Il y a certes des scènes de danse, mais elles sont intégrées à l’histoire et ne sont que de courts extraits. Cela reste un beau film, et on regrette que cela s’arrête là. On aimerait voir sa vie ensuite lorsqu’il devint le monstre sacré qu’il est et reste encore pour nombre d’entre nous, au même titre que La Callas pour sa voix!

la bande annonce :

 

 

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Un film à la fois drôle et tendre, qui ne laissera personne indifférent!

Ce film est inspiré de a véritable équipe de water-polo gay avec qui Cédric Gallo, un des deux réalisateurs a  parcouru le monde depuis 7 ans, de tournois en tournois, dont les derniers Gay Games. Conscient de vivre une aventure unique qui a changé sa vie il avait envie de certaines valeur comme : la liberté, le droit à la différence et à l’outrance et surtout le triomphe de la légèreté sur la gravité de la vie. Des valeurs universelles finalement.

Après avoir tenu des propos homophobes, Matthias Le Goff, (NICOLAS GOB)  vice-champion du monde de natation, est condamné à entraîner «Les Crevettes Pailletées», une équipe de water-polo gay, davantage motivée par la fête que par la compétition. Cet explosif attelage va alors se rendre en Croatie pour participer aux Gay Games, le plus grand rassemblement sportif homo du monde. Le chemin parcouru sera l’occasion pour Matthias de découvrir un univers décalé qui va bousculer tous ses repères et lui permettre de revoir ses priorités dans la vie.

Aux adeptes d’une certaine Boutin et autres personnes qui ne savent pas respecter les autres, ce film est un hymne à la vie, avec une bonne dose d’humour, et des personnages attachants. Gay, certes, mais pas que, au point qu’on s’attache à tous, même le personnage de Matthias, pourtant antipathique au départ. Toute la bande possède une joie de vivre communicative. La fille de l’ex champion de natation montre que les jeunes sont sensibles à ces situations. Les Crevettes Pailletées, reste avant tout UN FILM TOUS PUBLICS, chacun y verra midi à sa porte. Tous les acteurs peuvent sembler caricaturaux et pourtant on s’intéresse à leur sort: ALBAN LENOIR, MICHAËL ABITEBOUL, DAVID BAÏOT, ROMAIN LANCRY, ROLAND MENOU, GEOFFREY COUËT, ROMAIN BRAU FELIX MARTINEZ

Toutes les photos : @ Thibault Grabherr

Vu que je suis tombé sous le charme du film, j’ai vraiment eu envie de rencontrer les deux réalisateurs : , CÉDRIC LE GALLO et  MAXIME GOVARE. Voilà qui est fait dans un cadre vraiment cool, celui d’un club de sports / restaurant : le Klay.

 

le film annonce :

 

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4ème film d’animation de Disney, sorti en 1941, Dumbo arrive sur les écrans dans une version live avec acteurs

Avec DUMBO, le réalisateur Tim Burton et les studios Disney présentent – en prises de vues réelles –une version différente des aventures du célèbre éléphanteau créé en 1941, réinventant le classique pour proposer une histoire qui célèbre la différence et la famille, et permet aux rêves de prendre leur envol…Dumbo, en animation est sorti pour la première fois en salles le 23 octobre 1941 aux Etats Unis (en France le 24 décembre 1947). Ce  long-métrage des studios Disney a remporté l’Oscar de la meilleure musique pour un film musical (Frank Churchill, Oliver Wallace.

Michael Keaton & Danny De Vito

Colin Farrell & Eva Green

Propriétaire d’un cirque en difficulté financière, Max Medici (Danny DeVito) recrute l’ancienne vedette Holt Farrier (Colin Farrell) qui revient de la guerre en ayant perdu un bras,  et ses enfants Milly (Nico Parker) et Joe (Finley Hobbins) pour prendre soin d’un jeune éléphanteau aux oreilles disproportionnées . Quand tout le monde découvre que Dumbo peut voler, le cirque opère un spectaculaire redressement. Dumbo est célèbre au point d’attirer la convoitise d’un entrepreneur des plus persuasifs, V.A. Vandever (Michael Keaton), qui veut faire de lui la star de son nouveau projet insensé, Dreamland, en duo avec une charmante et intrépide acrobate aérienne (Eva Green), Mais, Dreamland cache en fait de bien sombres secrets…Dreamland a été conçu pour devenir le cirque, ou le parc d’attractions, le plus spectaculaire que le monde ait jamais connu, et Vandevere le présente comme une incroyable expérience. Il se devait donc être aussi séduisant, aussi magnifiquement éclairé et aussi hallucinant que possible.  Dreamland, dont l’architecture combine les styles de Coney Island et des expositions universelles des années 1930, est composé d’une foule d’attractions. On y trouve des spectacles de cirque traditionnels mais aussi des animaux exotiques et toutes sortes de manèges.

Michael Keaton & Eva Green

Max Medici (Danny DeVito) Holt Farrier (Colin Farrell) Milly (Nico Parker)

Danny De Vito

Michael Keaton ( V.A. Vandevere),

HIGH-FLYING STAR – Eva Green ( Colette Marchant), .

Si je n’ai, personnellement, jamais été fan du film d’animation Dumbo, que je considérerai comme le dernier sur la liste des produits Disney animation, force est d’avouer que je me suis totalement régalé avec ce film en prises de vues réelles. Dès les premières secondes on oublie que l’éléphanteau volant est de l’animatronic. On y croit. Il faut saluer à la fois le réalisateur Tim Burton, qui a mené ce film de main de maître, mais aussi les acteurs, et plus particulièrement ceux qui ont de nombreuses scènes avec Dumbo, comme les enfants Milly et Joe, ou l’acrobate aérienne de charme en la personne d’Eva Green. Voilà pour l’histoire. Mais on se prend à rêver de la création de ce Dreamland qu’on imagine réel, qui ressemble à un Disneyland, mais dans une autre dimension, quoique…on y retrouve des attractions fantastiques, du rêve, de la poudre aux yeux, de l’émerveillement de chaque instant. Les dirigeants de Disneyland, et Disneyworld pourraient fort bien étudier un parc d’attraction en partie consacré au cirque. Mais vu ce qui arrive à ce Dreamland de cinéma, on peut douter de la suite de ce qui a jailli de mon imagination pour quelques instants. Dumbo n’est pas un film d’animation réservé aux enfants de moins de 10 ans, c’est même tout le contraire. Certes les plus jeunes vont tomber amoureux de Dumbo, mais les autres seront surpris, seront pris dans les mailles de la réalisation de Tim Burton, et surtout ne vont pas s’ennuyer pas une seconde. Voilà du cinéma comme on l’aime.

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L’heure du bain pour Dumbo

Dumbo et Maman

Dumbo vole

la bande annonce :

 

 

 

 

 

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L’histoire poignante d’un coming out et d’un faux traitement thérapeutique encore pratiqué aux Etats Unis.

 

BOY ERASED est l’histoire vraie du coming out de Jared Eamons (Lucas Hedges), le fils d’un pasteur baptiste dans une petite commune rurale des États-Unis où son orientation sexuelle est brutalement dévoilée à ses parents (Nicole Kidman et Russell Crowe), à l’âge de 19 ans. Craignant le rejet de sa famille, de ses amis et de sa communauté religieuse, Jared accepte d’entreprendre une thérapie de conversion (aussi appelée thérapie réparatrice ou thérapie de réorientation sexuelle). Il va entrer en conflit avec le thérapeute principal (Joel Edgerton), découvrant et revendiquant progressivement sa réelle identité.

14 ans après sa thérapie de conversion à Love in Action, mais le temps n’a pas effacé la douleur du traumatisme, subi par l’auteur du livre (Garrad Conley). Les employés de Love in Action ne sont pas de simples tyrans.   La thérapie de conversion n’est plus un sujet de moqueries, ni un problème se limitant au monde rural et à ses bourgades isolées aux Etats Unis, mais une pratique redoutable issue du passé colonial et dont les effets durables n’ont pas seulement dévasté la vie de patients « anciennement gay » mais celle de leur famille et de leurs amis. Les préjugés nuisent à tous, victimes et adeptes. Une telle intolérance peut être perpétuée par des gens qui en leur for intérieur célèbrent l’amour de leur prochain. Ce film montre que ces injustices ne sont pas toujours perpétrées par des monstres, mais par des gens proches de nous.

.Credit: Focus Features

Credit: Focus Features

Actuellement, 36 États ne disposent pas de loi interdisant les thérapies de conversion. 14 États, plus Washington D.C., ont passé des lois protégeant les jeunes LGBTQ contre ces formes de thérapie. • D’après Human Rights Campaign (HRC), les jeunes gens LGBTQ, largement rejetés, sont 8 fois plus susceptibles de faire une tentative de suicide, 6 fois plus susceptibles de souffrir de grave dépression, et plus de 3 fois plus susceptibles de prendre des drogues et de courir le risque d’être séropositifs ou de contracter une MST, les jeunes gens LGBTQ, largement rejetés, sont 8 fois plus susceptibles de faire une tentative de suicide. L’Association Américaine de Psychiatrie (AAP) a déclaré comme risques possibles liés à la pratique de « thérapies réparatrices » : la dépression, l’angoisse et les comportements auto-destructeurs, dans la mesure où l’adoption par le thérapeute des préjugés sociaux contre les personnes LGBTQ renforcerait la haine de soi ressentie par les patients. • De nombreux patients ayant suivi des « thérapies réparatrices » déclarent qu’on leur a affirmé à tort que les personnes LGBTQ étaient tristes, solitaires, insatisfaites et frustrées. • La possibilité d’être heureux et d’avoir des relations humaines satisfaisantes en tant qu’homosexuel n’est pas évoquée, pas plus que d’autres façons de faire face à la stigmatisation sociale.

Troye Sivan Credit: Kyle Kaplan / Focus Features

Lucas Hedges & Nicole Kidman
Credit: Kyle Kaplan / Focus Features

Ce film parle de tout cela, sous la supervision de l’auteur du livre, qui est un des rares qui ait réussi à s’en sortir dans la vie après les traumatismes subis. Le film est vraiment poignant. Il nous tient par les tripes. On vibre avec les personnages, qui tous sont plus que crédibles. On notera que parmi les acteurs, on retrouve Xavier Dolan (Jon) et Troye Sivan (Gary). Mais celui sur les épaules de qui le film repose c’est Lucas Hedges  que l’on a vu dans THREE BILLBOARDS, LADY BIRD, MANCHESTER BY THE SEA ou THE GRAND BUDAPEST HOTEL. Une fois encore Nicole Kidman montre toute l’étendue de son talent, et le réalisateur  Joel Edgerton est aussi bien connu pour avoir participé à de nombreux films comme acteur , récemment RED SPARROW , mais aussi GATSBY LE MAGNIFIQUE ou ANIMAL KINGDOM, parmi de nombreux autres . Ce film est son second en tant que réalisateur.

Je suis sorti totalement bouleversé de ce film, qui montre qu’aujourd’hui encore des pratiques comme celles que l’on montre peuvent avoir encore cours aux Etats Unis. Voilà un grand film, et même si vous ne vous sentez pas concernés, vous comprendrez qu’il faut que tout ce qui y est montré se doit être mis au ban de la société!

 

le film annonce :

 

Quand les Russes s’enflamment, c’est le titre de cette 5ème édition du festival du cinéma russe à Paris qui se tient du 11 au 18 mars dans 4 salles de cinéma

40 films dans 4 salles à Paris, avec 2 compétitions de films inédits, des rétrospectives, des avant-premières et des soirées exceptionnelles comme l’intégrale de GUERRE ET PAIX de Bondartchuk.

Depuis toujours, les cinéastes russes filment leur pays en décrivant mieux que quiconque la vie quotidienne, ses petits et grands bonheurs, avec humour chez Ryazanov, acidité chez Kira Mouratova, flamboyance chez Bondarchuk. Revoir Andreï Roublev de Tarkovski jadis vilipendé et dont les photos des films ornent aujourd’hui les murs de Mosfilm… Revoir au Max Linder Panorama : Leto de Kirill Sérébrénikov, film qui vient de connaître le succès que l’on sait et qui sera suivi d’un concert rock avec un groupe venu de Moscou. Pour cette 5ème édition , vous pouvez découvrir de nouveaux talents  au cinéma le Balzac avec 5 long-métrages inédits en compétition et 6  courts métrages au Max Linder. Il y aura aussi la première rétrospective des comédies d’Eldar Ryazanov, et, au cinéma Christine 21, un choix de films de la « nouvelle vague » venue de l’Est dans la foulée des années 1960, en guise d’hommage à Kira Mouratova… Avec  deux belles surprises : un ciné concert à Montmartre, au Studio 28 avec le film russe que Jean Cocteau choisit, en 1928 pour ouvrir cette salle qu’il décora et qui reste un bijou, et l’intégrale de Guerre et Paix, 7 heures épiques, présentée au Balzac!

Pour nous présenter ce festival, qui mieux que la marraine et co-présidente, Macha Meril, pour un entretien exclusif :

Vous voulez connaître tous les détails et les horaires rendez-vous sur :  http://www.quandlesrusses.com/

 

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3ème et malheureusement dernier volet de la saga DRAGONS, voilà du merveilleux sur vos écrans.

Dans ce 3ème volet, Harold est maintenant le chef de Berk au côté d’Astrid et Krokmou est devenu le leader de son espèce. Vikings et Dragons vivent en paix. Mais  l’apparition soudaine d’une Furie Éclair  qui intéresse pour le moins Krokmou va tout changer. Ils vont devoir tous abandonner leur village pour se rendre dans un monde caché. Dragons et vikings vont se battre ensemble jusqu’au bout du monde pour protéger tout ce qu’ils chérissent.

Si les deux premiers opus étaient déjà de pures merveilles, ce nouvel épisode est encore plus beau, où l’amour est omniprésent. Entre humains, certes, mais surtout entre les deux dragons, et il y a de quoi verser une petite larme. Le réalisateur DEAN DEBLOIS a mis tous les atouts de son côté, en s’inspirant des livres de CRESSIDA COWELL. Il a su nous intéresser à cette histoire, avec des décors surprenants, des scènes de vols de dragons qui m’ont fait retourner en enfance avec le désespoir de ne pas avoir vu de dragons en vrai….

On vibre vraiment avec cette histoire, on s’intéresse à l’amour naissant entre ces 2 dragons qui seraient les 2 derniers de leur race. Voici le cinéma comme on l’aime. il est vrai que le cinéma d’animation  est devenu un genre à lui seul, avec une dizaine de films chaque année, alors qu’il y a 20 ans un seul film, des studios Disney sortait sur les écrans. Maintenant nombreux sont les studios qui se partagent le gâteau, avec plus ou moins de bonheur, mais Universal  est devenu un grand avec les séries de Moi, Moche et Méchants, ou plus récemment LE GRINCH, sans oublier DRAGONS

Précipîtez-vous, les petits vont adorer, les ados vont se régaler et les adultes vont fondre de bonheur! On n’oublie pas le méchant, très méchant, parce que ce sont les méchants qui sont importants dans ce genre de cinéma!

film annonce :

 

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Trois comédiennes extraordinaires, des récompenses aux Golden Globes, et vraisemblablement aux Oscars. La FAVORITE mérite vraiment des superlatifs

 

Le film se déroule au début du XVIIIème siècle. L’Angleterre et la France sont en guerre. Toutefois, à la cour d’Angleterre, la mode est aux courses de canards et à la dégustation d’ananas. La reine Anne, à la santé fragile et au caractère instable, occupe le trône tandis que son amie Lady Sarah gouverne le pays à sa place. C’est alors qu’arrive une nouvelle servante, Abigail Hill,  que Lady Sarah  prend sous son aile, pensant qu’elle pourrait être une alliée. Abigail va y voir l’opportunité de renouer avec ses racines aristocratiques. Alors que les enjeux politiques de la guerre absorbent Sarah, Abigail quant à elle parvient à gagner la confiance de la reine et devient sa nouvelle confidente.  Cette amitié naissante donne à la jeune femme l’occasion de satisfaire ses ambitions, et elle ne laissera ni homme, ni femme, ni politique, ni même un lapin se mettre en travers de son chemin.

Rachel Weisz, & Olivia Colman « THE FAVOURITE. »

Emma Stone « THE FAVOURITE. »

Olivia Colman THE FAVOURITE. Photo by Atsushi Nishijima. © 2018 Twentieth Century Fox Film Corporation All Rights Reserved

Rachel Weisz & Joe Alwyn  THE FAVOURITE. Photo by Atsushi Nishijima. © 2018 Twentieth Century Fox Film Corporation All Rights Reserved

Olivia Colman  THE FAVOURITE. Photo by Yorgos Lanthimos. © 2018 Twentieth Century Fox Film Corporation All Rights Reserved

Voila trois personnages très différents. la reine (Olivia Colman), qui se fout de son pays, qui ne vit que pour ses lapins et ses amours au féminin, sa favorite (Rachel Weisz), extrêmement ambitieuse, tout comme celle qui arrive comme servante mais qui va monter les échelons de la noblesse dont elle était issue (Emma Stone). On ne peut pourtant pas dire que ce sont des personnages sympathiques, loin s’en faut, mais c’est le génie du réalisateur, Yorgos Lanthimos de nous y intéresser, et en part égale à toutes les 3. Les films à reconstitution historique peuvent être superbes, et c’est le cas ici, où décors, couleurs sont très soignés, avec une description des personnages  qui nous plonge dans ces années. Que nous ayons eu connaissance de cette reine ou non, on entre dans le film dès les premières minutes et on en sort bouleversés par ces intrigues qui sont tellement incroyables.

James Smith & Nicholas Hoult  THE FAVOURITE. Photo by Atsushi Nishijima. © 2018 Twentieth Century Fox Film Corporation All Rights Reserved

Emma Stone THE FAVOURITE. Photo by Yorgos Lanthimos. © 2018 Twentieth Century Fox Film Corporation All Rights Reserved

Emma Stone & Rachel Weisz  THE FAVOURITE. Photo by Yorgos Lanthimos. © 2018 Twentieth Century Fox Film Corporation All Rights Reserved

Nicholas Hoult  THE FAVOURITE. Photo by Yorgos Lanthimos. © 2018 Twentieth Century Fox Film Corporation All Rights Reserved

Je n’aurai pas peur d’écrire que c’est un petit chef d’oeuvre que nous avons là, qui certes n’est pas pour les enfants. Pas d’effets spéciaux, pas de super héros, mais des humains comme on a peu de chance d’en rencontrer maintenant. Bousculez votre emploi du temps, et trouvez vite 2 heures pour déguster comme il se doit LA FAVORITE sur un grand écran!

Rachel Weisz & Olivia Colman  THE FAVOURITE. Photo by Yorgos Lanthimos. © 2018 Twentieth Century Fox Film Corporation All Rights Reserved

Rachel Weisz ‘ « THE FAVOURITE. »

Olivia Colman  « THE FAVOURITE. »

Rachel Weisz, & Olivia Colman « THE FAVOURITE. »

 

films annonce :

 

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Après 5 blockbusters à succès, la saga se réinvente, et les spectateurs vont apprendre comment ces personnages ont pu se retrouver sur Terre

1987. Alors qu’il est en fuite, l’Autobot BUMBLEBEE trouve refuge – sous la forme d’une Coccinelle – dans la décharge d’une petite ville balnéaire de Californie. Il est découvert, brisé et couvert de blessures de guerre, par CHARLIE, une ado qui approche de ses 18 ans et cherche sa place dans le monde. Quand elle le met en marche, elle se rend vite compte qu’il ne s’agit pas d’une banale voiture jaune…

Bumblebee & Hailee Steinfeld

Hailee Steinfeld

BUMBLEBEE / Paramount Pictures.

Douze ans après le début du tournage du premier TRANSFORMERS, les créateurs n’en reviennent toujours pas : l’idée simple de faire un film à partir d’un jouet est devenue un phénomène mondial totalisant 4,3 milliards de recettes au box-office. Dans BUMBLEBEE, la saga s’aventure sur de nouveaux territoires. Au début du film, les spectateurs plongent dans l’univers de BUMBLEBEE sur Cybertron. Connu sous le nom de B-127, ce Transformer d’un jaune éclatant est un guerrier redoutable qui se bat depuis des siècles dans le conflit qui oppose les Autobots et les Decepticons. Alors que tout semblait perdu pour les Autobots, B-127 est envoyé sur Terre pour remplir une mission : protéger la planète et ses habitants, dans l’espoir d’en faire un refuge pour ses camarades. Son arrivée se complique lorsque deux Decepticons, SHATTER et DROPKICK, décident de le suivre et d’initier une attaque qui met en danger les habitants de la Terre. L’armée américaine déclare alors naturellement que les espèces extra-terrestres représentent une menace pour l’humanité. BUMBLEBEE tente d’échapper à ses ennemis en prenant l’apparence d’une Coccinelle Volkswagen jaune délabrée, mais lorsque CHARLIE, une jeune adolescente (Hailee Steinfeld), décide de retaper la voiture, elle découvre par mégarde sa véritable identité. Donc nous voilà aux origines de ces Transformers sur Terre, avec une toute nouvelle histoire.

John Cena : Agent Burns, Dropkick et Shatter

John Cena BUMBLEBEE,  Paramount Pictures.

Ce nouvel épisode de Transformers est certes dans la continuation de ce que l’on connaît, mais il est plus frais, beaucoup moins de batailles interspaciales et surtout beaucoup plus de sentiments. On adore cette amitié entre la toute jeune fille et cette Coccinelle. Décidément les Coccinelle Volkswagen doivent être les voitures les plus célèbres du cinéma. On se souvient des comédies des studios Disney avec la célèbre Choupette, mais elle est apparue dans bien d’autres films. En fait avec la 2 CV  du Corniaud, tout comme l’Aston Martin de James Bond ce sont des voitures qui ont marqué le 7ème art. Et l’Aston Martin de James Bond des autres Transformers se fait oublier par la petite Coccinelle.

Blockbusters, donc effets spéciaux, mise en sène efficace de Travis Knight. Parmi les co-producteurs : Steven Spielberg et Michael Bay, et une fois n’est pas coutume saluons l’ingéniosité de la scénariste, Chistina Hodson. Un très bon divertissement, qui ne plaira pas qu’aux petits, pour preuve, je suis loin d’être un ado, et je me suis régalé!

Bumblebee, Hailee Steinfeld / Charlie et Jorge Lendeborg Jr. / Memo  BUMBLEBEE,  Paramount Pictures.

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Bumblebee et Blitzwing

Shatter & Dropkick

Blitzwing dans BUMBLEBEE,  Paramount Pictures.

la bande annonce :

 

 

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1964 par Robert Stevenson : Julie Andrews, 2018 par Rob Marshall : Emily Blunt,  deux Mary Poppins avec plus de 50 ans de différence : du bonheur sur les écrans. Pratiquement parfaites sous tous rapports!

LE RETOUR DE MARY POPPINS

LE RETOUR DE MARY POPPINS

 

Mary Poppins qui a bercé des générations d’enfants, et de parents revient sur les écrans. Mais ce n’est pas un remake, donc la sublime Julie Andrews n’est pas remplacée dans la même histoire, c’est Emily Blunt qui doit tenter d’être Mary Poppins, , tâche difficile , mais c’est réussi. Le scénario est totalement différent, c’est une autre histoire, mais on retrouve la magie intacte. Les enfants de 1964 ont bien grandi, et ce sont eux qui ont des enfants. Le garçon, Michael Banks (Ben  Wishaw) s’est marié, sa femme décédée récemment et vu qu’un malheur n’arrive jamais seul, un très méchant banquier veut saisir leur maison. Sa soeur, Jane (Emily Mortimer) est d’une aide précieuse à la maison. Celle qui s’occupe de la maison , Ellen est délicieusement interprétée par Julie Walters. L’arrivée de Mary Poppins, comme auparavant par les airs, avec son parapluie magique risque fort de changer la donne.  Le réalisateur, Rob Marshall, à qui on doit la géniale version filmée du musical CHICAGO, remplit sa mission comme il se doit. Dans les premières scènes on retrouve les mimiques de la première mouture, et on s’habitue bien vite à Emily Blunt dans le rôle titre. Il fallait un ami à Mary Poppins, Dick Van Dyke en 1964 était le ramoneur. Il est cette fois les très vieux banquier, père du méchant William Wilkins (Colin Firth).

Emily Blunt

Mary Poppins

Emily Blunt, Joel Dawson , Pixie Davies , Nathanael Saleh

Colin Firth  Emily Mortimer& Ben Whishaw

Mary Poppins pour beaucoup reste mémorable par la scène où personnages réels dansaient avec des pingouins et autres créatures en images d’animation. Et cette fois encore une scène mélange animation et personnages réels avec, outre Mary Poppins et Jack (Lin-Manuel Miranda), les 3 enfants Annabel (Pixie Davies), John (Nathanael Saleh) et Georgie (Joel Sawson). Et une fois encore la scène a toutes les chances de rentrer dans les annales. Il y a aussi la dame aux ballons (Angela Lansbury) dont on ne se lasse pas. Beaucoup de musique, beaucoup de chansons, mais difficile de juger si ces nouvelles chansons composées par Marc Shaiman, Scott Wittman connaîtront le succès de supercalifragili…. des années 60.

Emily Blunt, Lin-Manuel Miranda , Pixie Davies, Nathanael Saleh Joel Dawson

Jack (lin-Manuel Miranda), Annabel (Pixie Davies), Georgie (Joel Dawson), John (Nathanael Saleh) & Mary Poppins (Emily Blunt)

Honnêtement la magie opère, mais je mettrai un petit bémol. Les enfants  ne sont pas habitués à des productions de cette longueur ( le film dure environ 2h10). Certes le premier film toujours énorme succès en DVD et Bluray durait déjà 2h14, qui avait quand même été couronné par 5 Oscars dont celui de meilleure actrice pour Julie Andrews) et pourtant semblait durer beaucoup moins.  La magie va-t-elle opérer? les titres en français, comme en version originale connaîtront-ils le même succès ( en particulier pour remplacer le cultissime Supercalifragili…) qui  est en français Luminomagifantastique, vous en jugerez selon la version que vous aurez choisie. Personnellement j’ai toujours détesté au plus haut point la pauvre voix française attribuée à Julie Andrews, et j’espère que celle de la version 2018 sera plus performante. Passons au j’ai adoré : la scène avec Meryll Streep, qui est une pure merveille!

Emily Blunt, Meryl Streep, Pixie Davies  Nathanael Saleh

Les enfants, tout comme les parents en prennent plein les yeux. C’est le cadeau de Noël des productions Disney pour toute la famille.

Emily Mortimer

Mary Poppins (Emily Blunt) .

 

les bandes annonces:

 

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Un voyage au pays des 7 mers, qui passe par Atlantide, avec des rois des mers, de curieuses créatures marines et des tonnes d’effets spéciaux!

Son père, Tom Curry, (Temuera Morrison)  est gardien de phare. Un soir il découvre une étrange créature échouée sur le rivage, Atlana (Nicole Kidman), . Ce sera le grand amour. Mais elle est reine  d’un  royaume aquatique, et le fruit de leurs amours héritera des deux. Mais lorsqu’Arthur a atteint l’âge adulte , il va devoir essayer de retrouver sa mère, accompagnée d’une princesse naïade. C’est ainsi que l’on apprend  les origines d’Arthur Curry, mi-homme, mi-créature de l’Atlantide (Jason Momoa), qui l’entraîne dans le périple de sa vie. Une aventure qui l’obligera non seulement à accepter sa véritable identité, mais à savoir s’il est digne de son destin : être né pour devenir roi.

Le film ne manque pas de personnages pittoresques. Ni de méchants, ultra méchants, comme le demi frère d’Arthur, Orm (Patrick Wilson) qui voudrait régner sur toutes les mers et anéantir toutes les terres! Il y a aussi un méchant pirate, David Kane (Yahya AbdulMateen ), dont le père meurt par la faute d’Arthur. Mais il y a les personnes qui vont aider Arthur, tout particulièrement Mera (Amber Heart) et Vulko (Willem Dafoe), sans oublier le roi Nereus (Dolph Lungren).

Je dois avouer que je suis allé voir ce film un peu à reculons. L’affiche ne me plaisait pas trop, le personnage principal au physique de rugbyman n’éveillait pas non plus mon intérêt. Seule la bande annonce laissait présager des bons effets spéciaux. Et heureuse surprise, j’ai vu le film au Pathé Beaugrenelle , dans la grande salle, avec le son Dolby Atmos, et je suis rentré dans le film au bout du pré-générique. L’histoire m’a captivé, les créatures sont un régal pour les yeux, que ce soit les poissons multicolores, comme certaines créatures sorties tout droit des enfers aquatiques. Certes le film dépasse les 2h20, mais je vous garantis que vous ne vous y ennuierez pas une seule seconde. Les personnages évoluent à l’aise dans l’eau et au bout de 3 minutes, rien ne nous étonne de les voir parler, se mouvoir dans l’eau comme sur la terre.  James Wan, le réalisateur, a vraiment réussi ce pari d’adapter le comic sur sur écrans.

Nicole Kidman est toujours aussi belle,  Amber Heart n’a rien à lui envier. Tout est réuni pour que ce film plaise au plus grand nombre. Les plongeurs (comme moi), ceux qui ont des aquariums chez eux, ceux qui se passionnent pour tout ce qui touche à la mer. J’étais comme un enfant devant ces images d’une beauté remarquable. Et je ne parle pas des combats, qui sont des merveilles de précision.

Vous l’avez compris, voilà  un très bon film pour cette période de fêtes.

En voici le film annonce en VOST :

et en version française et longue: