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30 ans près sa disparition, Dalida est toujours aussi présente, comme le prouve cet excellent biopic.

Lors de sa sortie, la critique a été unanime sur la qualité de ce film signé Lisa Azuelos. La vie de cette immense chanteuse, qui a traversé quelques générations puisqu’elle a débuté dans la chanson populaire à la fin des années 50 pour se terminer en 1987. Née au Caire en 1933, Yolande Gigliotti passera pour la première fois à l’Olympia sous son nom de scène : Dalida en 1956, elle était alors celle qu’on appelait Mademoiselle Bambino! Comment elle est arrivée ainsi au firmament des stars, les hommes qui ont sillonné sa vie, ces hommes qui ont souvent connu des destins tragiques, comme Lucien Morisse qui fut son premier mari, et directeur des programmes d’Europe N°1. Sveva Alviti est  Dalida. Elle a réussi à trouver le ton, le charme, les gestes de la chanteuse. A ses côté, une belle brochette d’acteurs : Jean-Paul Rouve, qui incarne Lucien Morisse, Riccardo Scarmaccio qui est son frère, que l’on connaît sous le nom d’Orlando et qui fut à ses côtés toute sa vie. Il ne faut pas oublier Alessandro Borghi, qui fut un amour éphémère, Luigi Tenco, et qui, tout comme Lucien Morisse, se suicida, sans oublier Richard Chamfray que l’on a connu sous le nom de comte de St Germain, personnage à la personnalité douteuse, qui a cette fois les traits de Nicolas Duvauchelle. Il y en a eu d’autres, mais ceux-là furent connus du grand public. On ne peut pas parler de sa carrière sans parler de Bruno Coquatrix (Patrick Timsitt) ou Eddie Barclay (Vincent Perez). Le biopic est quelque chose de difficile, et bien peu en France ont été réussis, il y eut La Môme (Edith Piaf), Claude François et Dalida.

La réussite de ce film est due en partie au scénario, en partie à l’interprétation, en partie à la réalisation. Les scènes où Dalida chante sont époustouflantes de vérité. On ne fait plus de personnages comme celui là, Dalida a vendu des millions de disques, a connu des succès planétaires avec Gigi L’Amoroso, il venait d’avoir 18 ans, Laissez Nous Danser et bien d’autres, que l’on retrouvera tout au long de ce film.

 

Photos : @Luc Roux

Le Bluray , chez Pathé Vidéo nous offre une superbe copie en format respecté en DTS 5.1 ou son Dolby 2.0 .

Peu de suppléments toutefois: Les images du tournage de Je suis Malade, Le casting de Sveva Alvivi, les Décors, et le maquillage de Dalida

 

le film annonce :

 

 

 

 

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Un drame qui ressemble à une comédie avec des comédiens remarquables, et particulièrement Catherine Hiegel.

Dans une maison de retraite une maman reçoit les visites régulières de son fils. Mais, si certains jours elle le reconnaît, d’autres elle le confond avec le directeur de l’établissement. Chaque visite est prétexte à certains problèmes, elle peut s’avérer agitée, avoir ’emprunté’ la chaise roulante d’un voisin et refuser d’en sortir, elle peut connaître quelques problèmes et les résoudre à sa manière, mais toujours avec des dialogues mordants, qui peuvent créer des situations cocasses, voire franchement drôles, ou beaucoup moins…

Jean Claude Grumberg a écrit cette pièce qui nous régale de bout en bout, dans une mise en scène de Charles Torjman. Très grand rôle pour Catherine Hiegel, qui est la maman affligée d’ Alzheimer, mais qui nous subjugue avec son talent, face à son fils, Bruno Putzulu, le directeur de l’établissement, Philippe Fretun. Le 4ème personnage est plus effacé, interprété par Paul Rias.

Certes vous pouvez avoir peur du sujet, on n’apprécie pas toujours se retrouver dans une maison de retraite, et entendre parler des problèmes de maladie, mais surtout ne vous laissez pas arrêter par ces détails, la mise en scène, et les comédiens sont époustouflants. On rit souvent, on est captivés par ces dialogues, ces petits sketchs du quotidien, que nombre de personnes doivent vivre au quotidien. Cette pièce est magnifique, et vous passerez, sans coup férir, un très bon moment.

Toutes les photos : @Ch Volz

Votre Maman, c’est au théâtre de l’Atelier, Place Charles Dullin à Paris 18,

Du mardi au samedi à 19h, matinée dimanche à 16h
Le vendredi 16 et samedi 17 juin 2017, la représentation aura lieu à 18H30.

RELACHES :
mardi 13, mercredi 14, jeudi 15 et mercredi 21 juin 2017

Prix des places : de 17 à 37 €, Tarif jeune : 10 € (moins de 26 ans, selon disponibilité, pas de réservation sur internet, uniquement sur place à partir d’1 heure avant la représentation).

Tout ça peut aller cahin-caha jusqu’au moment où la cocasserie a ses limites, jusqu’au jour où on lui annonce que sa mère a disparu…