Clara Saint

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Ils ont été 2 à des époques bien différentes à redéfinir le ballet et la danse, Nijinsky et Rudolph Noureev. Voici l’histoire du passage à l’Ouest de ce dernier.

Si l’affiche parle de 1961, c’est parce que c’est à cette date qu’il a demandé l’asile politique en France, mais tout le film parle de ses premières années, plus en forme de flash back, donc d’une manière non linéaire. Sa naissance dans un train, sa vie où il apprend la danse, sa famille avant d’entrer au Kirov, son professuer de danse, la femme de ce dernier, tout cela vous l’apprendrez dans ce film réalisé par Ralph Fiennes, qui joue aussi dans le film, c’est lui son prof. Pour le rôle titre un inconnu, Oleg Ivenko, danseur, comme il se doit, dont la ressemblance physique avec Noureev est quand même spectaculaire. En 1961 la troupe du ballet de Kirov doit se produire à Paris, bien encadrée par le KGB. Mais Noureev découvre les nuits parisiennes, la vie culturelle  et il se lie d’amitié avec Clara Saint ( Adèle Exarchopoulos) et un de ses amis, Pierre Lacotte ( Raphaël Personnaz) ,Clara  a des liens avec André Malraux le ministre de la culture d’alors.

On nous montre le jeune noureev, dont le rêve est d’être le plus grand de tous les danseurs, féru d’art, qui passe son temps libre au musée de l’Hermitage à St Petersbourg, ou au Louvre quand il sera à Paris. Juste pour mémoire; lorsqu’il arrive un matin pour visiter le Louvre, il parle à une femme de ménage, qui est une comédienne que j’adore, Emmanuelle Bougerol. la scène dure moins d’une minute. Il y a bien des anecdotes, qui cernent ce personnage. On lui prête même une (ou plus?) conquête féminine, et son homosexualité reconnue, est montrée  avec force tact.

Ce film n’est pas une carte postale, mais un ou des instants de la vie de ce célèbre danseur, et l’histoire ne montre pas sa vie après ce changement de cap que fut 1961, date à laquelle il a demandé l’asile politique en France. Il y a certes des scènes de danse, mais elles sont intégrées à l’histoire et ne sont que de courts extraits. Cela reste un beau film, et on regrette que cela s’arrête là. On aimerait voir sa vie ensuite lorsqu’il devint le monstre sacré qu’il est et reste encore pour nombre d’entre nous, au même titre que La Callas pour sa voix!

la bande annonce :