Général De Gaulle

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Depuis 2012, La Nuit aux Invalides a accueilli plus de 400 000 spectateurs du monde entier ! Elle revient cet été dans une cour d’honneur entièrement rénovée pour mettre à l’honneur Lutèce !

Lutèce, c’est LE show de l’été à Paris, un spectacle unique par son histoire, par sa grandeur, avec une technologie de pointe! Vous allez traverser 3000 ans d’histoires dans ce lieu hors du temps, des Gaulois à Clovis, de Louis XIV à Napoléon  vous verrez ceux qui ont dessiné le Lutèce d’hier et le Paris d’aujourd’hui. En un peu moins d’une heure vous pourrez entendre les voix de Jean PIAT, André DUSSOLLIER et Céline DUHAMEL.

Le spectacle a été entièrement conçu par Bruno SEILLIER déjà auteur de 53 spectacles. Ses créations l’ont amené à explorer bien des genres (théâtre, fresque à milliers de figurants, shows technologiques…), désormais sa « marque de fabrique » reste la scénographie des grands monuments de notre patrimoine. En novembre 2017, il avait magnifié la façade et l’intérieur de Notre-Dame de Paris avec sa création « Dame de cœur ». Reprise en octobre 2018, elle attire alors plus de 160 000 spectateurs en une semaine .

Depuis  2018, le Centre des monuments nationaux lui a confié la création du parcours nocturne de l’abbaye du Mont-Saint-Michel et d’un grand spectacle pluridisciplinaire au château de la cité de Carcassonne. En mai 2019, il crée un show lumineux inédit pour les 130 ans de la Tour Eiffel. Cette année aussi, l’agglomération de Moulins fait appel à lui pour créer « Moulins entre en scène ! » une mise en lumière des monuments du centre-ville et en particulier du Centre National du Costume de Scène.

Les spectacles conçus par Bruno Seiller cherchent à servir la beauté des bâtiments sans les rendre méconnaissables : « Je ne veux pas écraser le monument sous les coups d’une virtualisation artificielle et fugace » dit-il. Revenons aux Invalides : Fondé il y a 350 ans par le Roi Soleil, l’Hôtel National des Invalides est d’abord 12 hectares au cœur de la ville, une véritable petite cité dans l’enceinte de laquelle on trouve jardins, fossés, esplanades, cours et bâtiments aux fonctions variées. À l’origine, caserne, hospice et hôpital, couvent et manufacture que Louis XIV destinait aux vétérans de ses armées, il fut toujours considéré comme un modèle en Europe. Le Roi-Soleil en confia la construction à deux des plus grands parmi les architectes classiques, Libéral Bruant et Jules Hardouin Mansart. Avec son immense façade au nord et son dôme doré il rayonne aux yeux de tous.

Débutée en 2017, la grande rénovation des façades intérieures de la cour d’honneur, qui n’avait quasiment pas changé depuis la fin du XVIIe siècle, s’est achevée fin 2018 et a permis de retrouver la blancheur d’origine de la pierre. Créé par un roi, les hasards de l’histoire en ont fait la dernière demeure d’un empereur et, maintenant, c’est le panthéon de nos gloires militaires. Le tombeau de Napoléon reste l’un des attraits principaux du lieu pour les admirateurs français ou étrangers. La vocation première a perduré : une maison de retraite, un hôpital dédié aux blessés de guerre ainsi que la cathédrale aux armées existent toujours. A partir des années 1870, cet éventail de fonctions s’est élargi d’une vocation muséale, avec l’arrivée des premières collections d’armement. Richement doté, le musée de l’Armée attire 1,5 million de visiteurs chaque année, ce qui en fait le 5e musée français en terme de fréquentation ! Il propose une programmation riche et variée pour toute la famille avec la dernière nouveauté lancée en 2018 : Assassin’s Creed aux Invalides.

En 1967 le Général de Gaulle y établit l’ordre de la Libération, créé dès 1940 : la Chancellerie et le musée de l’Ordre y sont toujours situés. L’Hôtel national des Invalides est aussi le lieu des cérémonies d’hommages nationaux, civils et militaires, comme le concert donné en l’honneur de Notre-Dame de Paris le 20 avril 2019. Sans oublier chaque année OPERA EN PLEIN AIR.

Dommage que je sois parisien : après avoir vu ce spectacle, j’ai très envie de voir les autres notamment Carcassonne et le Mont St Michel.

 

DU VENDREDI 12 JUILLET AU VENDREDI 30 AOÛT 2019

DU MERCREDI AU SAMEDI

Séance supplémentaire : mardi 27 août 2019

HORAIRES

Du 1er au 30 août à 22h

ENTRÉE

Esplanade des Invalides, 129 rue de Grenelle, PARIS 7e

TARIFS

Catégorie Or (place assise) en ligne : 23€ et sur place : 25€

Catégorie 2 (debout) 18€ en ligne, 20€ sur place

Catégorie 2 Tarif réduit* (7 à 25 ans), étudiants, handicapés, chômeurs : 15€ et 17€ sur place

GRATUIT

Pour les enfants de moins de 7 ans.

TARIF GROUPE

Catégorie 2 (en ligne uniquement, minimum 6 personnes) 15€

Vous pouvez aussi :

Visite nocturne du Dôme 9€

Casque traduction synchro en anglais ou espagnol 5€

 

 

Une rencontre au sommet à Colombey Les Deux Eglises par deux bons comédiens !

Lionel Courtot est un jeune metteur en scène qui a eu un coup de foudre pour le texte magistral d’André Malraux « Les chênes qu’on abat ». Voici  son adaptation théâtrale de cette œuvre. Une rencontre au sommet entre deux figures majeures de l’histoire du XXème siècle. Le Général De Gaulle a eu très tôt la fibre politique et une vision très précise de l’avenir.  Son acharnement à défendre la France en Angleterre et son rôle prépondérant, forcent l’admiration. Malraux voulut le rencontrer et sera d’une fidélité indéfectible au Général. Malraux pourrait être un personnage de roman et même d’une série télévisée tant le personnage est incroyable écrivain, journaliste, aventurier, puis Prix Goncourt en 1933 avec « La condition Humaine ». .Il sera le ministre de la Culture de De Gaule et sera l’un des artisans de la reconnaissance du patrimoine. Il prendra des mesures pour nettoyer les monuments de Paris, et le Louvre retrouvera la couleur de ses pierres. Malraux n’est pas que l’homme à la voix inoubliable qui lira et fera vibrer avec le discours pour Jean Moulin, il n’est pas que l’homme au regard sombre et anxieux avec une cigarette à la bouche dont le visage sombre est parcourut de tics, ayant  le syndrome de Gilles de la Tourette.

Le Crépuscule est une rencontre au sommet entre deux intelligences, deux êtres à la culture raffinée.. On ne peut que regretter ce temps où les hommes politiques avaient fait leurs Humanités, où ils faisaient des citations latines sans avoir recours à un moteur de recherche. Ils œuvraient pour la grandeur de la France.

Pour interpréter ces grands hommes il fallait de grands comédiens, Lionel Courtot offre à deux comédiens, Philippe Girard et John Arnold, des rôles à leur dimension. Comment jouer des personnages historiques dont nous avons des images, l’enregistrement de leurs voix si reconnaissables, sans tomber dans la caricature. Pas d’imitation, pas de gestuelles accentués, John Arnold compose un Malraux terrien les jambes campées sur le plateau prêt à affronter cette formidable rencontre. On dirait un petit taureau. Philippe Girard laisse le texte porter son personnage, en force, en patience. Ces deux hommes se retrouvent peu de temps avant la mort du Général en 1969. Ils  se souviennent. Leur  méditation sur un monde en mouvance, sur un monde en mutation donne le vertige. Un huis clos où le verbe et la pensée politique sont toute en force et en intelligence.

Cette joute verbale alterne entre envolées lyriques et humour matois. Tel Cyrano (l’un des personnages préférés de De Gaulle) ils ont du panache.

Lionel Courtot a basé sa mise en scène sur la simplicité, qui offre un écrin au texte et à ses interprètes. Le sobre décor de Alexandre Fruh et les lumières de  Xavier Martayan, sans oublier  la création sonore de  Michaël Lefèvre donnent un ton à la pièce.

La force et la densité du texte que nous écoutons nous donnent envie de lire ou relire « Les chênes qu’on abat ».

Marie Laure Atinault, envoyée spéciale en Avignon