François Nambot

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Les pièces signées Jean Cocteau sont rares, profitons de l’aubaine pour découvrir celle-ci avec de remarquables comédiens!

Une jeune reine au visage voilé, erre de château en château dans un pays d’Europe, recluse et coupée du monde. Elle ne voit que deux personnes,  Félix, un duc qui lui sert de valet de pied (Julien Urrutia) et Edith, qui lui fait la lecture et qui est la seule personne à avoir l’autorisation de voir son visage (Salomé Villiers). Elle refuse de se mêler à la cour, et vit dans le souvenir de son mari assassiné lors de ses noces par un terroriste.  Le soir du 10ème anniversaire de la mort de son défunt, un jeune inconnu fait irruption dans sa chambre, qui ressemble beaucoup à son ex mari. Le comte (François Nambot) qui est le chef de la garde, enquête.

Jean Cocteau avait réalisé le film en 1947, avec Jean Marais, dans le rôle de l’inconnu, Stanislas, face à Edwige Feuillère , la reine. Cette fois c’est au théâtre, dans ce bel écrin en bois qu’est le théâtre du Ranelagh que l’on va pouvoir applaudir Alexis Moncorgé, qui avait été sublime dans Amok (au théâtre de Poche Montparnasse), avec à ses côtés, Delphine Depardieu, que j’avais découverte au théâtre dans le Dernier Baiser de Mozart.

Certes nous sommes là dans les hautes sphères du français, avec un texte superbe du grand maître, et une mise en scène habile d’Issame Chayle. On nage en plein drame, et c’est  drame politico-romantique. La pièce est une adaptation “imaginaire” et très libre de la mort du roi Louis II de Bavière, déclaré fou et interné au château de Berg, où il trouvera la mort dans des circonstances mystérieuses.

Un beau texte, une mise en scène intelligente et des acteurs brillants, que demander de plus?

TOUTES LES PHOTOS @BEN DUMAS

Jusqu’au 30 mars 2017

THEATRE LE RANELAGH

5 rue des Vignes 75016 PARIS

du mercredi au samedi à 20h45 dimanche à 17h supplémentaires : . à 17h les samedi 21 janvier et 18 mars .

19h les lundi 6, 13 février, le mardi 21 février et le vendredi 10 mars

20h45 les lundi 13, 20 et 27 mars

Réservation Le Ranelagh 01 42 88 64 44 ou  www.theatre-ranelagh.com

Un beau texte, une mise en scène intelligente et des acteurs brillants, que demander de plus?

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Soyons clair, ce film n’est pas du tout pour les enfants , ni pour les anti mariage pour tous!

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Ce film est destiné à une clientèle gay, qui sait ce qu’elle va voir, et ne sera pas choquée par certaines scènes de sexe entre hommes non simulées ( en gros et pour parler cru, on voit de la bite en érection). Ceci dit, cela ne fait pas tout le film.

Dans un sex-club, les corps de Théo et de Hugo se rencontrent, se reconnaissent, se mêlent en une étreinte passionnée. Passé l’emportement du désir et l’exaltation de ce premier moment, les deux jeunes hommes dégrisés, dans les rues vides du Paris nocturne, se confrontent à leur amour naissant, mais un problème de préservatif va leur faire prendre conscience d’autres réalités. Les deux amants, amoureux, amis, vont devoir apprendre à se mieux connaître, à voir plus loin que leurs corps et leurs désirs, et cette nuit dans les rues de Paris, sera un petit voyage initiatique qui ne peut laisser personne indifférent.

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Le film, co-réalisé par Olivier Ducastel et Jacques Martineau débute dans un sexe club parisien un peu particulier, vu que dans ce club (L’impact pour être précis) tout le monde laisse ses fringues au vestiaire et ne garde que les chaussures. On prend un verre au bar, et on descend au sous-sol pour se mêler à la foule, dans une ambiance pour le moins très sexuelle. Autant dire que les premières 20 minutes du film se déroulent dans cette ambiance, et que les images sont chaudes, très chaudes, peu-être un peu lentes et longues, avant que les deux personnages se trouvent au coeur de l’action et du film. C’est un peu ce qui m’a gêné, ce côté voyeur  et exhibitionniste, qui, heureusement se poursuit dans une toute autre voie, dès que les deux acteurs ( Geoffrey Couët, François Nambot), se retrouvent tout habillés dehors et que commence vraiment le film. Le film devient alors passionnant par un petit détail, mais de taille, le sexe sans préservatif, et les problèmes que cela va entraîner.

Les deux acteurs sont formidables ( et n’ont pas non plus oublier d’être agréables à regarder, charmants. ) On les voit évoluer au fil des heures ( non le film ne dure pas des heures, il dure 97 minutes) et tout cela dans un Paris au petit matin (les cartons nous indiquent les heures) avec des rencontres insolites. Le film n’est pas inoubliable, mais il reste néanmoins intéressant pour un public averti.

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Il est sorti dans un petit circuit, il est, bien entendu, réservé aux plus de 16 ans, et mérite qu’on s’y attarde

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C’est quand même une des pièces les plus jouées ces derniers temps sur les planches parisiennes :  Le Jeu DE L’AMOUR et du HASARD de Marivaux, et cette fois, c’est avec une troupe toute jeune au théâtre du Lucernaire.

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Silvia a toutes les raisons du monde d’être inquiète : son père, M. Orgon, lui propose le mariage avec un parfait inconnu dont on dit qu’il a tous les dons , intelligence et beauté entre autres. Elle décide alors d’endosser le costume de sa suivante Lisette, afin de percer à jour le caractère de ce soi disant « bon parti ». Sous les regards amusés de M. Orgon et de son fils  , les quatre amoureux se débattent derrière leurs masques afin d’être aimés pour ce qu’ils sont en dépit des convenances sociales.

Mis en scène par Salomé Villiers, cette nouvelle production essaie de donner un coup de jeune à cette pièce très célèbre. On utilise des projections, des airs des années 60, et surtout une troupe jeune et douée qui arrive à éveiller de nouveaux sentiments aux spectateurs. La pièce sera jouée en 2016 en Avignon.

Mais c’est à la troupe co-fondée par Salomé Villiers, François Nambot et Bertrand Mounier qu’il faut rendre hommage.

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Le metteur en scène se donne à fond puisqu’elle est aussi sur scène dans le rôle de Silvia, et s’entoure de Rafaëlle Lemann  (Lisette, hilarante), François Nambot ( qui est un très joli Dorante), Bertrand Mounier ( le fils, légèrement efféminé, ce qui donne un piquant à son jeu) et enfin  de Philippe Perrussel dans le rôle du père, sans oublier Etienne Launay (Mario, très drôle)

Mais ne vous y trompez pas, le texte de Marivaux est  respecté, et les projections filmées font de très bonnes introductions aux scènes qui suivent.

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Le Jeu de l’Amour et du Hasard se joue au Théâtre du Lucernaire jusqu’au 4 juin. à 20h00, du mardi au samedi.

Réservations au 01 45 44 57 34 et sur www.lucernaire.com

Prix des places :  26 €, moins de 26 ans : 11€, + de 65 ans : 21€, tarif réduit: chômeurs handicapés, intermittents : 16€