avis Guy Courthéoux

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Un drame qui ressemble à une comédie avec des comédiens remarquables, et particulièrement Catherine Hiegel.

Dans une maison de retraite une maman reçoit les visites régulières de son fils. Mais, si certains jours elle le reconnaît, d’autres elle le confond avec le directeur de l’établissement. Chaque visite est prétexte à certains problèmes, elle peut s’avérer agitée, avoir ’emprunté’ la chaise roulante d’un voisin et refuser d’en sortir, elle peut connaître quelques problèmes et les résoudre à sa manière, mais toujours avec des dialogues mordants, qui peuvent créer des situations cocasses, voire franchement drôles, ou beaucoup moins…

Jean Claude Grumberg a écrit cette pièce qui nous régale de bout en bout, dans une mise en scène de Charles Torjman. Très grand rôle pour Catherine Hiegel, qui est la maman affligée d’ Alzheimer, mais qui nous subjugue avec son talent, face à son fils, Bruno Putzulu, le directeur de l’établissement, Philippe Fretun. Le 4ème personnage est plus effacé, interprété par Paul Rias.

Certes vous pouvez avoir peur du sujet, on n’apprécie pas toujours se retrouver dans une maison de retraite, et entendre parler des problèmes de maladie, mais surtout ne vous laissez pas arrêter par ces détails, la mise en scène, et les comédiens sont époustouflants. On rit souvent, on est captivés par ces dialogues, ces petits sketchs du quotidien, que nombre de personnes doivent vivre au quotidien. Cette pièce est magnifique, et vous passerez, sans coup férir, un très bon moment.

Toutes les photos : @Ch Volz

Votre Maman, c’est au théâtre de l’Atelier, Place Charles Dullin à Paris 18,

Du mardi au samedi à 19h, matinée dimanche à 16h
Le vendredi 16 et samedi 17 juin 2017, la représentation aura lieu à 18H30.

RELACHES :
mardi 13, mercredi 14, jeudi 15 et mercredi 21 juin 2017

Prix des places : de 17 à 37 €, Tarif jeune : 10 € (moins de 26 ans, selon disponibilité, pas de réservation sur internet, uniquement sur place à partir d’1 heure avant la représentation).

Tout ça peut aller cahin-caha jusqu’au moment où la cocasserie a ses limites, jusqu’au jour où on lui annonce que sa mère a disparu…

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Encore une histoire vraie tirée d’un fait divers tragique qui s’est déroulé en 2013 à Boston, qui avait connu un bilan tragique: 3 morts et 264 blessés

Co produit par Mark Wahlberg et réalisé par Peter Berg, auteur de l’histoire originale , et scénariste, on se retrouve à Boston, lors du marathon, qui attire les foules. La ville est sous le choc de plusieurs explosions, et un sergent de police, Tommy Saunders (Mark Wahlberg) rejoint les enquêteurs sur le terrain, vu qu’il connaît parfaitement la ville et les lieux des explosions. C’est une course contre la montre pour les enquêteurs qui traquent les responsables de l’attentat, de crainte qu’ils ne récidivent rapidement. Le récit est passionnant une fois encore où on croise les destinées d’un agent spécial du FBI, Richard Deslauriers (Kevin Bacon), un commissaire, Ed Davis ( John Goodman), un sergent, Jeffrey Pugliese ( J.K. Simmons, ainsi qu’une infirmière , Carol Saunders (Michele Monaghan). Une chasse à l’homme qui s’inspire des récits et des témoignages des premiers secours, des témoins de l’attentat et des rescapés. Cela se déroulait le jour du Patriot Day, date commémorative des batailles de Concord et Lexington lors de la guerre d’indépendance. Ce lundi 15 Avril 2013 restera pour toujours dans les annales de la ville.

La production a fait le maximum pour tourner sur les lieux du drame, ce qui donne à ce thriller une puissance maximale. Dire qu’on ne s’y ennuie pas est un euphémisme. On vibre , même si nombre d’entre nous se souviennent des faits et du dénouement. Peter Berg a réussi cet exploit de faire revivre au plus grand nombre une tragédie qui a marqué l’histoire de cette ville. Les acteurs, dominés par Mark Wahlberg ( on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, vu qu’il est la star du film, mais aussi coproducteur, et que c’est lui qu’on voit sur l’affiche) sont plus que crédibles et le suspense est absolument haletant.

J’aime quand le cinéma américain nous offre de bons moments comme celui-là. On n’est pas dans le blockbuster, mais on se régale tout autant.

La bande annonce

 

 

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Un théâtre, un plateau de cinéma, le tournage d’un film, du burlesque qui fait mouche

Que se passe-t-il lorsqu’une équipe de tournage se retrouve dans un théâtre pour tourner une scène, où tous les spectateurs présents sont considérés comme des figurants, voire plus? La scène du jour est un véritable classique du vaudeville : le mari trompé qui veut assassiner sa femme. Sauf qu’ici il y a bien des problèmes sur le  plateau : un producteur véreux et qui joue (et perd ) beaucoup au poker, sa femme qui est en fait celle qui possède la fortune. On n’oubliera pas un réalisateur amoureux transi d’une jeune comédienne ambitieuse, qui prétend aussi être amoureuse du premier assistant. Un éternel second rôle que l’on a du mal à reconnaître, et le premier assistant qui doit tout gérer, sans oublier une accessoiriste , quelques techniciens qui sont surtout des musicos, une maquilleuse coiffeuse qui ne comprend pas tout et ne parle pas très bien français. Le moins que l’on puisse dire c’est que tout ne tourne pas rond ici, et que les catastrophes vont s’accumuler.

On nage dans le loufoque dès le départ, et alors que la pièce est censée débuter à 20.30 un bon 1/4 d’heure avant vous avez trois musiciens qui montent sur scène pour jouer quelques airs jazzy, avant que la pièce  ne débute. Dès le départ on se demande dans quel monde de folie on se retrouve, et la salle accroche de suite à ces aventures pour le moins rocambolesques. C’est un univers qui semble cher à Patrick Haudecoeur, l’auteur, entre autres de ‘Thé à la menthe ou t’es citron? qui a connu un succès fulgurant? Cette fois, il s’est allié avec Gérald Sibleyras pour en écrire le texte, que l’on croit souvent improvisé, mais certes pas! Il a mis en scène ce moment de folie, et s’est donné le rôle du premier assistant. Inutile de dire que la troupe est au top: Isabelle Spade, Philippe Uchan, Nassima Benichou, Jean-Pierre Malignon, Stéphane Roux, Véronique Barrault, Adina Cartianu, Gino Lazzerini, Patricia Grégoire, Jean-Louis Damant, Jean-Yves Duranton. Comme vous pouvez le lire ils sont nombreux sur scène, qui nous réservent des surprises tout au long de la pièce.

C’est tout un art que de faire du burlesque, du loufoque, et Patrick Haudecoeur a parfaitement réussi ce pari. La salle se tord de rire du début à la fin, et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est un triomphe sur la scène du Théâtre Fontaine, et qu’il y a fort à parier que cette pièce n’a pas fini d’être montée sur scène.

TOUTES LES PHOTOS : @ Bernard Richebé

 

Silence, On Tourne! c’est au théâtre Fontaine, du mercredi au vendredi à 20h30, à 18h00 et 21h00 le samedi, et à 15h00 le dimanche.

Durée du spectacle : 1h50

Prix des places : de 18 à 42€, mercredi et jeudi , pour les moins  de 26 ans : 10€ sous réserve de disponibilité

Locations : 01 48 74 74 40 et    www.theatrefontaine.com

bande annonce :

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17 ans après avoir été un chef d’oeuvre de la comédie américaine au cinéma, la Garçonnière arrive sur les planches du Théâtre de Paris, et c’est un pur délice!

Retour en arrière dans le temps, aux Etats Unis, dans les années 50, lorsque le rêve américain est au sommet. Dans une compagnie d’assurances, un petit employé ‘modèle: Baxter (Guillaume de Tonquédec), prête son appartement à ses supérieurs hiérarchiques pour qu’ils y emmènent leurs maîtresses. Il jongle avec les dates, mais tout se passe pour le mieux, et chacun y trouve son compte puisque ses supérieurs parlent de lui à leur boss, pour qu’il obtienne une promotion. Lui n’a d’yeux que pour la belle Mademoiselle Novak (Claire Keim), une liftière de la société. Tout va changer lorsque le grand boss  Monsieur Sheldrake (Jean-Pierre Lorit)  le convoque dans son bureau pour lui annoncer une promotion, mais en échange il voudrait profiter de l’appartement pour y emmener sa maîtresse.

Je ne suis pas là pour vous raconter toute l’histoire, puisque peu d’entre nous ont vu le film de Billy Wilder, sorti en 1960, réalisé par Billy Wilder  et signé Billy Wilder et I.A.L. Diamond pour le scénario, avec deux stars de cette époque: Jack Lemmon et Shirley McLaine, mais le suspense est quand même une des clés de toute intrigue. On pourrait penser que le film a été tiré d’une pièce de théâtre, mais que nenni! l’adaptation française par Judith Elmaleh et Gérald Sibleyras est un bijou de finesse, rehaussé par une mise en scène remarquable de José Paul, servie par des décors hors pair d’Edouard Laug. La troupe de comédiens , et ils sont nombreux sur scène, ce qui est rare de nos jours, mérite vraiment des louanges : Jacques Fontanel, Pierre-Olivier Mornas, Benoît Tachoires, Muriel Combeau, Sophie Le Tellier, Jean-Yves Roan, Bénédicte Dessombz, Grégory Gerreboo, Anne-Sophie Nallino. Mais ce que l’on doit absolument saluer, ce sont les performances de Claire Keim et Jean-Pierre Lorit qui jouent dans la finesse, mais surtout Guillaume de Tonquédec qui ne quitte pratiquement jamais la scène, et qui est éblouissant, qui mène le bal, n’en fait jamais trop, et domine la pièce de bout en bout.

Toutes les Photos : Céline Nieszawer

La salle est totalement sous le charme, rapidement conquise, qui rit à chaque bon mot, réagit toujours et fait une véritable ovation en fin de représentation. Voilà le genre de pièce qui donne envie d’aller au théâtre, ne vous y trompez pas, voilà une bonne soirée assurée, qui réunit tout ce qu’on aime au théâtre.

La Garçonnière, c’est du mardi au samedi à 20h30, matinées le samedi à 17h00. Durée: environ 1h50.

Places de 22 à 63 €

Théâtre de Paris, 15 rue Blanche Paris 9ème

 

 

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Une belle histoire d’amour , un amour avec des lettres , avec Mylène Demongeot et Jean Piat, deux comédiens vraiment extraordinaires.

La pièce a été jouée de très nombreuses fois dans le monde entier, et en France, nous avions pu la voir avec Philipe Noiret et Anouk Aimé, mais aussi  avec Francis Huster et Christiana Reali, et le rôle masculin a été aussi interprété par Alain Delon, Bruno Crémer, Jean-Louis Trintignant, Jacques Wéber, Gérard Depardieu, qui tous furent le partenaire d’Anouk Aimée. Cette fois ce sont deux comédiens hors pair, Jean Piat et Mylène Demongeot qui lisent ces lettres d’amour sur la scène de la Comédie des Champs Elysées. On ressent toutes les émotions entre ces deux interprètes, de la première lettre quand ils ne sont que de jeunes enfants, jusqu’à la dernière au crépuscule de leur vie. On vibre à écouter leurs histoires, qui sont aussi leur histoire, leurs éloignements, leur vie sociale.

La mise en scène de Stéphanie Fagadau est toute sobre, laissant la place au texte d’Albert Ramsdell Gurney, traduit et adapté en français par Alexia Perimony. Un régal pour les oreilles, les comédiens étant assis devant leur propre bureau , sans trop bouger, sauf Mademoiselle Demongeot, qui va changer de fauteuil une fois ou deux, Jean Piat ayant, comme tout un chacun le sait, quelques difficultés à se déplacer, mais certainement pas pour le reste. Il lit ses lettres avec l’ardeur de la jeunesse jusqu’aux dernières minutes. Tous deux savent tenir la salle en haleine, même si beaucoup ont déjà vu cette pièce. On a toujours envie de la voir encore et encore, chaque comédien y ayant donné sa propre vision.

Avec des pièces comme celle-là, on a envie d’aller au théâtre, et c’est tant mieux, d’autant plus que la pièce est courte (1h20).

LOVE LETTERS c’est à la comédie des Champs Elysées jusqu’au 30 Juillet

Représentations du jeudi au samedi à 19h00, dimanche à 16h00.

Prix des places : de 20 à 48€

Réservations : comediesdeschampselysees.fr ou au 01 53 23 99 19

la bande annonce :

 

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Il y a des films comme celui-là qui vous prennent aux tripes dès les premières secondes et ne vous lâchent qu’après le mot FIN.

Tiré d’une histoire vraie, ce film signé Garth Davis nous transporte en Inde, dans une région très pauvre, où une jeune femme vit avec ses deux fils, très jeunes. L’un des deux, Saroo, va devoir traverser l’Inde seul dans un train, sans son frère qu’il a perdu sur un quai de gare. A des milliers de kilomètres de chez lui, ce petit garçon de 5 ans va devoir apprendre à survivre dans la mégapole de Calcutta. Il finira par se retrouver dans un orphelinat, et adopté par un couple d’Australiens. 25 ans plus tard, il pense toujours à son frère et à sa mère en Inde…mais comment retrouver une famille dans ce pays surpeuplé, alors qu’on ne se souvient même pas du nom du village où on a vécu alors?

Tiré d »un livre autobiographique de Saroo Brierley (A Long Way Home) ce film réunit quelques acteurs connus : Dev Patel (Slumdog Millionnaire, Indian Palace), Nicole Kidman, que l’on ne présente plus et Rooney Mara (MilleniumCarol). Le rôle du jeune garçon est interprété par un gamin absolument extraordinaire, Sunny Pawar, auquel on s’identifie immédiatement, et qui sait nous faire passer toutes les émotions que le film suscite dès les premières minutes. C’est un acteur né, le genre d’interprète que l’on ne peut que remarquer, et qui a été sélectionné après de longues recherches. Dev Patel incarnera ce personnage à 30 ans, et là encore on ne peut que se réjouir de ce qu’il réussit à faire passer à l’écran.

Le film est vraiment bouleversant, passionnant, qui nous comble de bonheur, malgré tout ce que l’on voit dans la jeunesse de ce petit garçon. Dire que c’est un chef d’oeuvre ne devrait pas suffire, C’est encore plus que cela. C’est un film que l’on peut voir en famille, et surtout que l’on doit voir. On doit partager tous ces moments d’émotion, c’est là la marque d’un grand film. Quand on sait que c’est la première réalisation pour le grand écran du réalisateur Garth Davis, on ne peut que lui prédire une carrière formidable s’il travaille dans ce registre.

J’ai rarement été aussi ému au cinéma, j’ai vibré tout au long des 119 minutes de ce film. Génial, grandiose, les mots me manquent. Aidez moi!

le film annonce :

 

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Des comédiens qui en font des tonnes, et qui font mouche, une comédie jubilatoire : c’est LE FUSIBLE! de retour aux Bouffes Parisiens!

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Paul, (Stéphane Plaza) un homme d’affaire dans la quarantaine est à la veille de vendre sa société, quitter sa femme pour une belle avocate d’affaire, il veut changer de vie et partir en vacances avec sa maîtresse à Bali, bref changer de vie… Pour organiser son projet, il s’est confié à Michel, (Arnaud Gidoin) son ami dévoué, naïf et gaffeur… Mais ce soir là, avant ce jour fatidique : tout bascule !
Paul perd la mémoire… et le spectateur va vivre ces moments de folie dans une pièce à la limite du boulevard, qui tourne à 100 à l’heure.

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Retour sur les planches de Stéphane Plaza qui avait déjà triomphé récemment dans ce même théâtre des Bouffes Parisiens dans A GAUCHE EN SORTANT DE L’ASCENSEUR. La pièce est écrite par Sylvain Meynac, dans une mise en scène ultra efficace d’Arthur Jugnot. Le public est acquis à Stéphane Plaza, qui lui fait une ovation dès son arrivée sur scène. C’est d’ailleurs le moment le plus difficile de la pièce où il s’adresse à la salle pour expliquer la situation. En quelque sorte un avant propos, qui pourra sembler un peu ridicule. heureusement l’arrivée sur scène des autres protagonistes, le véritable début de la pièce fait oublier ce préambule,. Et dès lors tout va rouler à 100 à l’heure, avec des comédiens et des comédiennes ( Philippe Dusseau, Gaëlle Gauthier, Juliette Meynac et Irina Ninova) qui en font des tonnes. Sans vous en révéler trop, vous serez ébloui par ces comédiennes qui se donnent à fond dans leur rôle sans avoir peur de se casser la voix.

Le public rit à toutes les péripéties, à tous les bons mots, et à toutes les situations. Rien de sérieux, tout est fait pour qu’on passe une bonne soirée. Les comédiennes sont toutes très belles, ce qui ne gâche rien, les comédiens sont bons. Que demander de plus? Une salle qui rit est la récompense suprême pour tout comédien, et c’est le cas ici!

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Photos : @Evelyne DESAUX

 

LE FUSIBLE, c’est au théâtre des Bouffes Parisiens

Du mercredi au samedi à 21h00  et Matinées le samedi à 16h30 et le dimanche à 15h00

 

Places de 20 à 42 € (samedi :46) ( tarifs réduits en réservant sur le site internet).   10€ pour les moins de 26€ les mercredis et jeudis uniquement

Location : 01 42 96 92 42 –  ou  www.bouffesparisiens.com

 

 

 

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Un film à la plastique époustouflante, un scénario qui vous accroche à votre fauteuil! bref une réussite totale

Lockhart, Dane DeHaan,  jeune cadre très  ambitieux, est lancé par les associés de la boite où il travaille sur la trace de son patron disparu dans un mystérieux centre de bien-être en Suisse. A peine arrivé, il lui arrive un accident et il se retrouve pris au piège de l’Institut et de son énigmatique corps médical. Il va peu à peu découvrir les mystères  qui entourent ce centre de soin en pleine montagne,  proche seulement d’un village où le mystère est encore plus enfoui. De quelle nature sont ces soins proposés aux patients? Alors qu’on lui diagnostique le même mal qui habite l’ensemble des pensionnaires, Lockhart n’a plus d’autres choix que de se soumettre à l’étrange traitement délivré par le centre…la Cure. Un curieux médecin (Jason Isaacs) et une jeune malade (Mia Goth) sont ils responsables ou victimes?

Gore Verbinski, le réalisateur à qui on doit quelques épisodes de Pirates Des Caraïbes, ou Lone Rangers s’est illustré aussi dans le film d’animation, mais côté fantastique avec Rango. C’est donc un réalisateur reconnu, et cette fois, il nous immerge dans un univers fantastique qui nous cloue à notre fauteuil pendant près de 2h30 sans qu’on ne voit le temps passer. Des images somptueuses, telles que celles que vous pouvez découvrir dans le film annonce, mais bien d’autres que vous verrez dans le film. Inutile de vous préciser que j’ai vraiment adoré ce film de bout en bout, avec une fin que je me garderai de vous dévoiler. Les décors (signés : Mark Rosinski et Michael Standisc )  sont de toute beauté, comme ceux du château Hohenzollern en Allemagne ou ceux des sous sols. Certains détails ne manqueront pas de nous faire penser au film de Martin Scorcese avec Leonardo di Caprio : Shutter Island, qui était déjà magnifique, mais il y a un ‘je ne sais quoi’ qui me fait encore préférer ce A Cure For Life.

Dane DeHaan est un acteur encore un presque inconnu du public, mais il fait une carrière comme di Caprio, et je ne doute pas qu’on parle bientôt de lui dans la course aux statuettes, on l’avait déjà vu dans deux épisodes de Spiderman, mais c’est en Juillet qu’il devrait gagner son statut de star avec le film de Luc Besson : Valerian et la Cité Des Mille Planètes! Quant au médecin, Jason Isaacs, on l’avait déjà vu dans Green Zone ou The Patriot, alors que sa jeune partenaire, Mia Goth, elle apparut dans Nymphomaniac et Everest récemment

Si vous aimez le fantastique, le suspense, et surtout une photo à faire pâlir de rage les meilleurs photographes ( signée : Bojan Bazelli) , il ne vous reste qu’à vous précipiter dans les salles où le film est projeté!

le film annonce :

 

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Il est rare de voir les comédiens du ‘Français’ se rendre dans des salles ‘privées’, et c’est le cas avec LES ENFANTS DU SILENCE.

On se souvient que le film Les Enfants du Silence avait reçu quelques Oscars en 1986. Mais se souvient-on vraiment de l’histoire? Nous sommes dans une école pour sourds et malentendants, où un orthophoniste réputé dans cette école pour son savoir faire se heurte à une jeune femme de ménage, qui se refuse à apprendre à parler la langue normative à laquelle les sourds doivent se soumettre. Le défi est de taille, mais l’éducateur ne saurait s’arrêter là.

La pièce de Mark Medoff, adaptée en français par Jacques Collard et Jean Dalric a reçu un triomphe l’an dernier au Théâtre du Vieux Colombier, l’annexe de la Comédie Française, avec des interprètes tous issus du ‘Français’. La mise en scène fluide et inventive d’Anne-Marie Etienne se déroule dans 8 décors différents. Les comédiens sont tous exceptionnels: Catherine Salviat, Alain Lenglet, Coraly Zahonero, Françoise Gillard, Laurent Natrella, Elliott Jenicot et Anna Cervinka.

Profitez donc d’une série de représentations jusqu’au 27 Février dans la belle salle du Théâtre Antoine pour découvrir cette très belle pièce, à la fois tendre et drôle, émouvante et d’une belle plume. Cette pièce peut nous donner des leçons sur le ‘vivre ensemble’, et on en ressort un peu comme si on avait reçu un coup de poing dans l’estomac.

Les Enfants du silence, du mardi au samedi à 21h00 et le dimanche à 15h00

Surtitrages les mardis et dimanche

Places de 19 à 53 €

Réservations au 01 42 08 77 71 et sur le site : www.theatre-antoine.com

la bande annonce:

 

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Geneviève Casile incarne une Alma Mahler superbe qui voit un éditeur pour publier ses mémoires.

A New York, dans les années 60, Alma Mahler va recevoir son éditeur, qui arrive avec du retard chez elle. Ils vont relire ses mémoires. Ses mémoires amoureuses surtout, car, bien qu’elle ait été la femme du célèbre compositeur, il ne fut pas son premier amour, ni son dernier. Toutefois il fut son premier mari, de 1902 à 1911. Cette femme extraordinaire a connu des amants qui tous furent célèbres dans le Vienne du début de ce siècle. Son premier ‘baiser’ lui aurait été donné par Gustav Klimt, elle  fréquente aussi Alexander Von Zemlinsky, la pièce ne parle pas de tous les hommes qui ont traversé sa vie, mais l’amour qu’elle connut avec Walter Gropius ou Franz Werfel qui furent ses deux autres époux, ou son autre amant célèbre, Oskar Kokoschka.   Et la mise en scène habile de Georges Werler, sur le texte de Marc Delaruelle, permet au spectateur de revivre toute la vie d’Alma Mahler avec seulement 3 personnes sur scène. Geneviève Casile, qui est Alma Mahler au crépuscule de sa vie, alors que son éditeur, et tous les personnages masculins auront les traits de Stéphane Valensi, alors qu’Alma jeune, ou sa fille auront les traits de Julie Judd.

Passionnant de bout en bout, Alma Mahler, l’éternelle amoureuse ne peut laisser personne indifférent. Cette femme qu’on pourrait cataloguer comme volage est pourtant une femme d’amour, qui garda le nom de Mahler à tout jamais, même quand elle fut mariée à ses deux autres maris. Mais il faut voir cette pièce pour l’interprétation hors pair de Madame Geneviève Casile, impressionnante de vérité, drôle, fière, unique. Si ce n’était que pour elle, vous devriez voir cette pièce. Mais, comme je vous l’ai dit, il y a bien d’autres raisons, ne serait-ce que pour les rôles masculins tous interprétés avec justesse par Stéphane Valensi.

Décidément cette année 2017 démarre sous les meilleurs auspices pour le théâtre.

Photos: @ jstey

Alma Mahler, l’éternelle amoureuse, c’est au Petit Montparnasse, rue de la Gaité, du mardi au samedi à 19h00, matinée le dimanche à 17h30

Places 18 et 32€

Réservations : 01 43 22 77 74  ou www.theatremontparnasse.com