avis Guy Courthéoux

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Alexis Moncorgé explose sur la  scène du Lucernaire, après avoir fait les beaux jours du Théâtre de Poche Montparnasse

 

Le terme est peut-être exagéré, mais pas dans le cas de la performance qu’il nous offre  dans AMOK, sur un texte de Stefan Zweig, traduit par celle qui le met en scène : Caroline Darnay, et qu’il a adapté lui même : AMOK.  Un homme seul sur scène, il est sur le pont d’un navire, il se tient à l’écart de tous, et il veut partager un secret avec nous. Il nous fait ses confidences sur ce qui l’a amené là, Pourquoi fuit-il le monde? Il fuit un pays, qui pourrait être l’Inde ou la Malaisie. Il est médecin, et a travaillé pendant 5 ans dans la jungle, l’action se situe au tout début des années 1900.

Il va nous conter, nous jouer toute cette histoire en 1 heure et quart environ, nous offrant les dialogues dans sa voix, nous montrant sa détresse avec des larmes dans les yeux, au point que nous, spectateurs souffrons autant que lui à certains moments. Si le nom de Moncorgé ne vous dit rien, je vous rappelle, à toutes fins utiles que c’est le vrai patronyme  de Jean Gabin, et qu’on sent bien que le sang de cet illustre acteur coule dans ses veines. Alexis, petit fils de cet immense comédien est absolument époustouflant, qui nous prend aux tripes dès les premières secondes pour ne nous lâcher qu’à la dernière seconde. La salle est sur un nuage, qui lui offre une véritable ovation. Ce n’est certainement pas pour rien qu’il a obtenu le Molière de la Révélation Masculine lors de la dernière cérémonie, il y a quelques mois

AMOK Photo 3 libre de droits (c )Christophe Brachet AMOK Photo 4 libre de droits (c )Christophe Brachet AMOK Photo 6 libre de droits (c )Julien Jovelin AMOK Photo Saut (libre de droits (c)Christophe Brachet)

A n’en pas douter, AMOK est un des grands moments de cette rentrée théâtrale. Certes vous ne viendrez pas ici pour rire aux éclats, vous êtes prévenus, mais si vous aimez le théâtre et connaissez un tant soit peu Zweig, vous vous en doutiez déjà.

Voilà vraiment un comédien à découvrir si ce n’est déjà fait. Une rencontre avec cet excellent comédien  s’imposait, et voilà qui est fait: Est-ce une nouvelle aventure que de changer de théâtre?

 

 

Toutes les photos : @ Christophe Brachet

AMOK, du 11 Octobre au 3 décembre,

Du Mardi au Samedi à 21h00, matinées Dimanche à 18h00

durée du spectacle environ 1h25

Prix des places :  26 € / + de 65ans   : 21 € / étudiant, RSA, Intermittent   : 16 € / – de 26ans   : 11 €

Comment réserver ?
• sur internet: www.lucernaire.fr
• par téléphone au 01 45 44 57 34
• sur place aux horaires d’ouvertures

Dates de tournée à venir
Dimanche 19 Novembre – Malesherbes
Vendredi 12 Janvier – Villeparisis
Samedi 20 Janvier – Meru
Samedi 27 Janvier – Avallon
Samedi 3 Février – L’Ile d’Yeu
Mardi 6, Mercredi 7 Février – Arques
Mardi 13 Février – Béziers
Vendredi 16 Février – Le Havre
Du Mercredi 21 Février au Lundi 26 Février – Montréal
Vendredi 9 Mars – Soisson
Mercredi 14 Mars – Saint–Germain en Laye
Vendredi 23 Mars – Gerzat
Samedi 24 Mars – Verrieres le buisson
Vendredi 13 Avril – Vibraye
Vendredi 20 Avril – Sainte Geneviève des Bois
Jeudi 26 Avril – Floirac
Samedi 28 Avril – Colmart
Jeudi 3 Mai – Dubai
Mardi 15 Mai – Arcachon

 

 

 

 

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Grease, c’est vraiment le top du top, c’est à Mogador, et à mon avis pour longtemps.

Des comédies musicales, des musicals, des adaptations des musicals de Broadway ou de Londres, en français, en anglais, j’en ai vu des dizaines, plus ou moins réussis, mais là c’est le Top!

Grease entre immédiatement dans le top 5 des meilleurs spectacles montés à Paris, de part une mise en scène vraiment efficace, des voix toutes aussi puissantes, fortes, justes, et ce des premiers rôles  comme Alexis Loizon ( Danny), Alyzée Lalande (Sandy), Yanis Si Ah (Kenikie), Céline Groussard (Miss Lynch), Alexandre Faitrouni (Eugéne), jusq’aux rôles moins connus, mais tout aussi importants pour le spectacle, comme Emmanuelle N’Zuzi (Rizzo), Sarah Manesse (Marty),  et tous les autres que je cite dans le désordre: Luna Chiqueville, Davis Sollazzo, Véronique Hatat, Astou Malva Gueye, Jérémy Petit, Florie Sourice, Doryan Ben… La présence sur scène d’un orchestre, sous la direction de Dominique Trottein, redonne du tonus à l’histoire, c’est la première fois qu’un orchestre se retrouve sur la scène de Mogador et c’est une réussite, avec des cuivres qui font revivre les années Grease. Qui ne se souvient de tubes comme Summernight, Tell Me more, Grease Lighning, You’re the one that I want?

Impossible de passer sous silence la mise en scène de Martin Michel qui a réussi le pari  avec Grease de redonner une nouvelle vie au musical créé par Jim Jacobs et Warren Casey. de superbes costumes, une adaptation fidèle grâce à Nicolas Engel, des décors flashy, bref tout a été mis en oeuvre pour que la ré-ouverture de Mogador soit un succès. La salle debout, chantant les titres les plus célèbres, la magie du spectacle a opéré, et la soirée fut des plus belles.

 

Photos lors des rappels @Guy Courthéoux /onsortoupas.fr

Grease c’est à Mogador du mardi au samedi à 20.00 précises avec matinées samedi et dimanche à 15.00.

Les tarifs varient en fonction des dates et horaires de 25 à 75€ .

 

 

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Un très beau film sur l’univers des ROMS en Italie, que Monsieur Martin Scorcese aime beaucoup et a soutenu!

Pio a 14 ans et veut grandir vite, trop vite. Comme son grand frère Cosimo, il boit,et fume et apprend l’art des petites arnaques de la rue. Alors le jour où Cosimo n’est plus en mesure de veiller sur la famille, Pio va devoir prendre sa place. Mais ce rôle trop grand pour lui va vite le dépasser et le mettre face à un choix impossible.

C’est une véritable voyage en terre inconnue, et pourtant cela se situe dans le sud de l’Italie, dans des sortes de bidonvilles avec des Roms, qui vivent de divers larcins plus ou moins dangereux. Dans ce monde où les gamins fument à l’âge de 5/6 ans, on se sent vraiment dépaysé.

Les acteurs dirigés par JONAS CARPIGNANO sont en fait des membres d’une même famille. Le jeune Pio en est à son second long métrage avec ce réalisateur et il est criant de vérité. On l’admire, on frémit pour lui, on regrette ses choix, on comprend ses faits et gestes pour aider sa famille dans le désarroi alors que son frère aîné est dans l’impossibilité de les aider.

Ce film est un OVNI dans le domaine cinématographique, qui se situe au juste milieu entre le reportage, documentaire et la pure fiction. Toute la famille est incroyable de justesse, et plus particulièrement les plus âgés. Voilà un film qui m’a emporté de bout en bout, sans le côté voyeuriste auquel on peut s’attendre avec ce genre de sujet.

Certes ne film ne sort pas dans un énorme circuit, mais s’il passe dans votre ville ou votre quartier, vous verrez que vous ne serez pas déçu!

 

le film annonce :

 

 

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Un film à la plastique époustouflante, un scénario qui vous accroche à votre fauteuil! bref une réussite totale

 

Lockhart, Dane DeHaan,  jeune cadre très  ambitieux, est lancé par les associés de la boite où il travaille sur la trace de son patron disparu dans un mystérieux centre de bien-être en Suisse. A peine arrivé, il lui arrive un accident et il se retrouve pris au piège de l’Institut et de son énigmatique corps médical. Il va peu à peu découvrir les mystères  qui entourent ce centre de soin en pleine montagne,  proche seulement d’un village où le mystère est encore plus enfoui. De quelle nature sont ces soins proposés aux patients? Alors qu’on lui diagnostique le même mal qui habite l’ensemble des pensionnaires, Lockhart n’a plus d’autres choix que de se soumettre à l’étrange traitement délivré par le centre…la Cure. Un curieux médecin (Jason Isaacs) et une jeune malade (Mia Goth) sont ils responsables ou victimes?

Gore Verbinski, le réalisateur à qui on doit quelques épisodes de Pirates Des Caraïbes, ou Lone Rangers s’est illustré aussi dans le film d’animation, mais côté fantastique avec Rango. C’est donc un réalisateur reconnu, et cette fois, il nous immerge dans un univers fantastique qui nous cloue à notre fauteuil pendant près de 2h30 sans qu’on ne voit le temps passer. Des images somptueuses, telles que celles que vous pouvez découvrir dans le film annonce, mais bien d’autres que vous verrez dans le film. Inutile de vous préciser que j’ai vraiment adoré ce film de bout en bout, avec une fin que je me garderai de vous dévoiler. Les décors (signés : Mark Rosinski et Michael Standisc )  sont de toute beauté, comme ceux du château Hohenzollern en Allemagne ou ceux des sous sols. Certains détails ne manqueront pas de nous faire penser au film de Martin Scorcese avec Leonardo di Caprio : Shutter Island, qui était déjà magnifique, mais il y a un ‘je ne sais quoi’ qui me fait encore préférer ce A Cure For Life.

Dane DeHaan est un acteur encore un presque inconnu du public, mais il fait une carrière comme di Caprio, et je ne doute pas qu’on parle bientôt de lui dans la course aux statuettes, on l’avait déjà vu dans deux épisodes de Spiderman, mais c’est maintenant qu’il devrait gagner son statut de star avec le film de Luc Besson : Valerian et la Cité Des Mille Planètes, un acteur aussi beau que talentuex, ce qui n’est pas peu dire! Quant au médecin, Jason Isaacs, on l’avait déjà vu dans Green Zone ou The Patriot, alors que sa jeune partenaire, Mia Goth, elle apparut dans Nymphomaniac et Everest récemment

Si vous aimez le fantastique, le suspense, et surtout une photo à faire pâlir de rage les meilleurs photographes ( signée : Bojan Bazelli) , il ne vous reste qu’à vous précipiter pour acheter ce magnifique Bluray ( la version digitale est offerte)

Dans ce Bluray:

  • Audio : Anglais (DTS-HD 7.1), Français (DTS 5.1)
  • Sous-titres : Anglais, Français
  • Bonus  :Scène inédite : « C’est merveilleux ici »
    Méditations
    Bande originale
  • Au risque de me répéter, les images sont sublimes, le son parfait, voilà le genre de film que vous pouvez regarder en boucle, ne serait-ce que pour la beauté des ilmages

le film annonce :

 

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Encore une histoire vraie tirée d’un fait divers tragique qui s’est déroulé en 2013 à Boston, qui avait connu un bilan tragique: 3 morts et 264 blessés

Co produit par Mark Wahlberg et réalisé par Peter Berg, auteur de l’histoire originale , et scénariste, on se retrouve à Boston, lors du marathon, qui attire les foules. La ville est sous le choc de plusieurs explosions, et un sergent de police, Tommy Saunders (Mark Wahlberg) rejoint les enquêteurs sur le terrain, vu qu’il connaît parfaitement la ville et les lieux des explosions. C’est une course contre la montre pour les enquêteurs qui traquent les responsables de l’attentat, de crainte qu’ils ne récidivent rapidement. Le récit est passionnant une fois encore où on croise les destinées d’un agent spécial du FBI, Richard Deslauriers (Kevin Bacon), un commissaire, Ed Davis ( John Goodman), un sergent, Jeffrey Pugliese ( J.K. Simmons, ainsi qu’une infirmière , Carol Saunders (Michele Monaghan). Une chasse à l’homme qui s’inspire des récits et des témoignages des premiers secours, des témoins de l’attentat et des rescapés. Cela se déroulait le jour du Patriot Day, date commémorative des batailles de Concord et Lexington lors de la guerre d’indépendance. Ce lundi 15 Avril 2013 restera pour toujours dans les annales de la ville.

La production a fait le maximum pour tourner sur les lieux du drame, ce qui donne à ce thriller une puissance maximale. Dire qu’on ne s’y ennuie pas est un euphémisme. On vibre , même si nombre d’entre nous se souviennent des faits et du dénouement. Peter Berg a réussi cet exploit de faire revivre au plus grand nombre une tragédie qui a marqué l’histoire de cette ville. Les acteurs, dominés par Mark Wahlberg ( on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, vu qu’il est la star du film, mais aussi coproducteur, et que c’est lui qu’on voit sur l’affiche) sont plus que crédibles et le suspense est absolument haletant.

J’aime quand le cinéma américain nous offre de bons moments comme celui-là. On n’est pas dans le blockbuster, mais on se régale tout autant.

 

Pour le Bluray, il est vraiment de toute beauté, tant pour les images que pour le son :

Format image :
2.39 : 1 – 16/9 – HD 1920x1080p
Format audio :
Anglais et Français 5.1 DTS HD Master Audio
Sous-titres : Français
Sourds et malentendants

Durée du film : 133 mn

Suppléments :
Boston Strong : trois courageux héros (vost/22’29),  A la recherche de l’authenticité (vost/11’21),  Boston Bond : retour sur la tragédie (vost/21’43),  L’histoire des vraies patriotes (vost/19’48),  L’engagement des acteurs (vost/05’51),  Rencontres entre cinéma et réalité (vost/18’13),  les bandes-annonces (vf/vost)

La bande annonce:

 

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Un drame qui ressemble à une comédie avec des comédiens remarquables, et particulièrement Catherine Hiegel.

Dans une maison de retraite une maman reçoit les visites régulières de son fils. Mais, si certains jours elle le reconnaît, d’autres elle le confond avec le directeur de l’établissement. Chaque visite est prétexte à certains problèmes, elle peut s’avérer agitée, avoir ’emprunté’ la chaise roulante d’un voisin et refuser d’en sortir, elle peut connaître quelques problèmes et les résoudre à sa manière, mais toujours avec des dialogues mordants, qui peuvent créer des situations cocasses, voire franchement drôles, ou beaucoup moins…

Jean Claude Grumberg a écrit cette pièce qui nous régale de bout en bout, dans une mise en scène de Charles Torjman. Très grand rôle pour Catherine Hiegel, qui est la maman affligée d’ Alzheimer, mais qui nous subjugue avec son talent, face à son fils, Bruno Putzulu, le directeur de l’établissement, Philippe Fretun. Le 4ème personnage est plus effacé, interprété par Paul Rias.

Certes vous pouvez avoir peur du sujet, on n’apprécie pas toujours se retrouver dans une maison de retraite, et entendre parler des problèmes de maladie, mais surtout ne vous laissez pas arrêter par ces détails, la mise en scène, et les comédiens sont époustouflants. On rit souvent, on est captivés par ces dialogues, ces petits sketchs du quotidien, que nombre de personnes doivent vivre au quotidien. Cette pièce est magnifique, et vous passerez, sans coup férir, un très bon moment.

Toutes les photos : @Ch Volz

Votre Maman, c’est au théâtre de l’Atelier, Place Charles Dullin à Paris 18,

Du mardi au samedi à 19h, matinée dimanche à 16h
Le vendredi 16 et samedi 17 juin 2017, la représentation aura lieu à 18H30.

RELACHES :
mardi 13, mercredi 14, jeudi 15 et mercredi 21 juin 2017

Prix des places : de 17 à 37 €, Tarif jeune : 10 € (moins de 26 ans, selon disponibilité, pas de réservation sur internet, uniquement sur place à partir d’1 heure avant la représentation).

Tout ça peut aller cahin-caha jusqu’au moment où la cocasserie a ses limites, jusqu’au jour où on lui annonce que sa mère a disparu…

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Un théâtre, un plateau de cinéma, le tournage d’un film, du burlesque qui fait mouche

Que se passe-t-il lorsqu’une équipe de tournage se retrouve dans un théâtre pour tourner une scène, où tous les spectateurs présents sont considérés comme des figurants, voire plus? La scène du jour est un véritable classique du vaudeville : le mari trompé qui veut assassiner sa femme. Sauf qu’ici il y a bien des problèmes sur le  plateau : un producteur véreux et qui joue (et perd ) beaucoup au poker, sa femme qui est en fait celle qui possède la fortune. On n’oubliera pas un réalisateur amoureux transi d’une jeune comédienne ambitieuse, qui prétend aussi être amoureuse du premier assistant. Un éternel second rôle que l’on a du mal à reconnaître, et le premier assistant qui doit tout gérer, sans oublier une accessoiriste , quelques techniciens qui sont surtout des musicos, une maquilleuse coiffeuse qui ne comprend pas tout et ne parle pas très bien français. Le moins que l’on puisse dire c’est que tout ne tourne pas rond ici, et que les catastrophes vont s’accumuler.

On nage dans le loufoque dès le départ, et alors que la pièce est censée débuter à 20.30 un bon 1/4 d’heure avant vous avez trois musiciens qui montent sur scène pour jouer quelques airs jazzy, avant que la pièce  ne débute. Dès le départ on se demande dans quel monde de folie on se retrouve, et la salle accroche de suite à ces aventures pour le moins rocambolesques. C’est un univers qui semble cher à Patrick Haudecoeur, l’auteur, entre autres de ‘Thé à la menthe ou t’es citron? qui a connu un succès fulgurant? Cette fois, il s’est allié avec Gérald Sibleyras pour en écrire le texte, que l’on croit souvent improvisé, mais certes pas! Il a mis en scène ce moment de folie, et s’est donné le rôle du premier assistant. Inutile de dire que la troupe est au top: Isabelle Spade, Philippe Uchan, Nassima Benichou, Jean-Pierre Malignon, Stéphane Roux, Véronique Barrault, Adina Cartianu, Gino Lazzerini, Patricia Grégoire, Jean-Louis Damant, Jean-Yves Duranton. Comme vous pouvez le lire ils sont nombreux sur scène, qui nous réservent des surprises tout au long de la pièce.

C’est tout un art que de faire du burlesque, du loufoque, et Patrick Haudecoeur a parfaitement réussi ce pari. La salle se tord de rire du début à la fin, et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est un triomphe sur la scène du Théâtre Fontaine, et qu’il y a fort à parier que cette pièce n’a pas fini d’être montée sur scène.

TOUTES LES PHOTOS : @ Bernard Richebé

 

Silence, On Tourne! c’est au théâtre Fontaine, du mercredi au vendredi à 20h30, à 18h00 et 21h00 le samedi, et à 15h00 le dimanche.

Durée du spectacle : 1h50

Prix des places : de 18 à 42€, mercredi et jeudi , pour les moins  de 26 ans : 10€ sous réserve de disponibilité

Locations : 01 48 74 74 40 et    www.theatrefontaine.com

bande annonce :

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17 ans après avoir été un chef d’oeuvre de la comédie américaine au cinéma, la Garçonnière arrive sur les planches du Théâtre de Paris, et c’est un pur délice!

Retour en arrière dans le temps, aux Etats Unis, dans les années 50, lorsque le rêve américain est au sommet. Dans une compagnie d’assurances, un petit employé ‘modèle: Baxter (Guillaume de Tonquédec), prête son appartement à ses supérieurs hiérarchiques pour qu’ils y emmènent leurs maîtresses. Il jongle avec les dates, mais tout se passe pour le mieux, et chacun y trouve son compte puisque ses supérieurs parlent de lui à leur boss, pour qu’il obtienne une promotion. Lui n’a d’yeux que pour la belle Mademoiselle Novak (Claire Keim), une liftière de la société. Tout va changer lorsque le grand boss  Monsieur Sheldrake (Jean-Pierre Lorit)  le convoque dans son bureau pour lui annoncer une promotion, mais en échange il voudrait profiter de l’appartement pour y emmener sa maîtresse.

Je ne suis pas là pour vous raconter toute l’histoire, puisque peu d’entre nous ont vu le film de Billy Wilder, sorti en 1960, réalisé par Billy Wilder  et signé Billy Wilder et I.A.L. Diamond pour le scénario, avec deux stars de cette époque: Jack Lemmon et Shirley McLaine, mais le suspense est quand même une des clés de toute intrigue. On pourrait penser que le film a été tiré d’une pièce de théâtre, mais que nenni! l’adaptation française par Judith Elmaleh et Gérald Sibleyras est un bijou de finesse, rehaussé par une mise en scène remarquable de José Paul, servie par des décors hors pair d’Edouard Laug. La troupe de comédiens , et ils sont nombreux sur scène, ce qui est rare de nos jours, mérite vraiment des louanges : Jacques Fontanel, Pierre-Olivier Mornas, Benoît Tachoires, Muriel Combeau, Sophie Le Tellier, Jean-Yves Roan, Bénédicte Dessombz, Grégory Gerreboo, Anne-Sophie Nallino. Mais ce que l’on doit absolument saluer, ce sont les performances de Claire Keim et Jean-Pierre Lorit qui jouent dans la finesse, mais surtout Guillaume de Tonquédec qui ne quitte pratiquement jamais la scène, et qui est éblouissant, qui mène le bal, n’en fait jamais trop, et domine la pièce de bout en bout.

Toutes les Photos : Céline Nieszawer

La salle est totalement sous le charme, rapidement conquise, qui rit à chaque bon mot, réagit toujours et fait une véritable ovation en fin de représentation. Voilà le genre de pièce qui donne envie d’aller au théâtre, ne vous y trompez pas, voilà une bonne soirée assurée, qui réunit tout ce qu’on aime au théâtre.

La Garçonnière, c’est du mardi au samedi à 20h30, matinées le samedi à 17h00. Durée: environ 1h50.

Places de 22 à 63 €

Théâtre de Paris, 15 rue Blanche Paris 9ème

 

 

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Une belle histoire d’amour , un amour avec des lettres , avec Mylène Demongeot et Jean Piat, deux comédiens vraiment extraordinaires.

La pièce a été jouée de très nombreuses fois dans le monde entier, et en France, nous avions pu la voir avec Philipe Noiret et Anouk Aimé, mais aussi  avec Francis Huster et Christiana Reali, et le rôle masculin a été aussi interprété par Alain Delon, Bruno Crémer, Jean-Louis Trintignant, Jacques Wéber, Gérard Depardieu, qui tous furent le partenaire d’Anouk Aimée. Cette fois ce sont deux comédiens hors pair, Jean Piat et Mylène Demongeot qui lisent ces lettres d’amour sur la scène de la Comédie des Champs Elysées. On ressent toutes les émotions entre ces deux interprètes, de la première lettre quand ils ne sont que de jeunes enfants, jusqu’à la dernière au crépuscule de leur vie. On vibre à écouter leurs histoires, qui sont aussi leur histoire, leurs éloignements, leur vie sociale.

La mise en scène de Stéphanie Fagadau est toute sobre, laissant la place au texte d’Albert Ramsdell Gurney, traduit et adapté en français par Alexia Perimony. Un régal pour les oreilles, les comédiens étant assis devant leur propre bureau , sans trop bouger, sauf Mademoiselle Demongeot, qui va changer de fauteuil une fois ou deux, Jean Piat ayant, comme tout un chacun le sait, quelques difficultés à se déplacer, mais certainement pas pour le reste. Il lit ses lettres avec l’ardeur de la jeunesse jusqu’aux dernières minutes. Tous deux savent tenir la salle en haleine, même si beaucoup ont déjà vu cette pièce. On a toujours envie de la voir encore et encore, chaque comédien y ayant donné sa propre vision.

Avec des pièces comme celle-là, on a envie d’aller au théâtre, et c’est tant mieux, d’autant plus que la pièce est courte (1h20).

LOVE LETTERS c’est à la comédie des Champs Elysées jusqu’au 30 Juillet

Représentations du jeudi au samedi à 19h00, dimanche à 16h00.

Prix des places : de 20 à 48€

Réservations : comediesdeschampselysees.fr ou au 01 53 23 99 19

la bande annonce :

 

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Il y a des films comme celui-là qui vous prennent aux tripes dès les premières secondes et ne vous lâchent qu’après le mot FIN.

Tiré d’une histoire vraie, ce film signé Garth Davis nous transporte en Inde, dans une région très pauvre, où une jeune femme vit avec ses deux fils, très jeunes. L’un des deux, Saroo, va devoir traverser l’Inde seul dans un train, sans son frère qu’il a perdu sur un quai de gare. A des milliers de kilomètres de chez lui, ce petit garçon de 5 ans va devoir apprendre à survivre dans la mégapole de Calcutta. Il finira par se retrouver dans un orphelinat, et adopté par un couple d’Australiens. 25 ans plus tard, il pense toujours à son frère et à sa mère en Inde…mais comment retrouver une famille dans ce pays surpeuplé, alors qu’on ne se souvient même pas du nom du village où on a vécu alors?

Tiré d »un livre autobiographique de Saroo Brierley (A Long Way Home) ce film réunit quelques acteurs connus : Dev Patel (Slumdog Millionnaire, Indian Palace), Nicole Kidman, que l’on ne présente plus et Rooney Mara (MilleniumCarol). Le rôle du jeune garçon est interprété par un gamin absolument extraordinaire, Sunny Pawar, auquel on s’identifie immédiatement, et qui sait nous faire passer toutes les émotions que le film suscite dès les premières minutes. C’est un acteur né, le genre d’interprète que l’on ne peut que remarquer, et qui a été sélectionné après de longues recherches. Dev Patel incarnera ce personnage à 30 ans, et là encore on ne peut que se réjouir de ce qu’il réussit à faire passer à l’écran.

Le film est vraiment bouleversant, passionnant, qui nous comble de bonheur, malgré tout ce que l’on voit dans la jeunesse de ce petit garçon. Dire que c’est un chef d’oeuvre ne devrait pas suffire, C’est encore plus que cela. C’est un film que l’on peut voir en famille, et surtout que l’on doit voir. On doit partager tous ces moments d’émotion, c’est là la marque d’un grand film. Quand on sait que c’est la première réalisation pour le grand écran du réalisateur Garth Davis, on ne peut que lui prédire une carrière formidable s’il travaille dans ce registre.

J’ai rarement été aussi ému au cinéma, j’ai vibré tout au long des 119 minutes de ce film. Génial, grandiose, les mots me manquent. Aidez moi!

le film annonce :