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Un film à la plastique époustouflante, un scénario qui vous accroche à votre fauteuil! bref une réussite totale

 

Lockhart, Dane DeHaan,  jeune cadre très  ambitieux, est lancé par les associés de la boite où il travaille sur la trace de son patron disparu dans un mystérieux centre de bien-être en Suisse. A peine arrivé, il lui arrive un accident et il se retrouve pris au piège de l’Institut et de son énigmatique corps médical. Il va peu à peu découvrir les mystères  qui entourent ce centre de soin en pleine montagne,  proche seulement d’un village où le mystère est encore plus enfoui. De quelle nature sont ces soins proposés aux patients? Alors qu’on lui diagnostique le même mal qui habite l’ensemble des pensionnaires, Lockhart n’a plus d’autres choix que de se soumettre à l’étrange traitement délivré par le centre…la Cure. Un curieux médecin (Jason Isaacs) et une jeune malade (Mia Goth) sont ils responsables ou victimes?

Gore Verbinski, le réalisateur à qui on doit quelques épisodes de Pirates Des Caraïbes, ou Lone Rangers s’est illustré aussi dans le film d’animation, mais côté fantastique avec Rango. C’est donc un réalisateur reconnu, et cette fois, il nous immerge dans un univers fantastique qui nous cloue à notre fauteuil pendant près de 2h30 sans qu’on ne voit le temps passer. Des images somptueuses, telles que celles que vous pouvez découvrir dans le film annonce, mais bien d’autres que vous verrez dans le film. Inutile de vous préciser que j’ai vraiment adoré ce film de bout en bout, avec une fin que je me garderai de vous dévoiler. Les décors (signés : Mark Rosinski et Michael Standisc )  sont de toute beauté, comme ceux du château Hohenzollern en Allemagne ou ceux des sous sols. Certains détails ne manqueront pas de nous faire penser au film de Martin Scorcese avec Leonardo di Caprio : Shutter Island, qui était déjà magnifique, mais il y a un ‘je ne sais quoi’ qui me fait encore préférer ce A Cure For Life.

Dane DeHaan est un acteur encore un presque inconnu du public, mais il fait une carrière comme di Caprio, et je ne doute pas qu’on parle bientôt de lui dans la course aux statuettes, on l’avait déjà vu dans deux épisodes de Spiderman, mais c’est maintenant qu’il devrait gagner son statut de star avec le film de Luc Besson : Valerian et la Cité Des Mille Planètes, un acteur aussi beau que talentuex, ce qui n’est pas peu dire! Quant au médecin, Jason Isaacs, on l’avait déjà vu dans Green Zone ou The Patriot, alors que sa jeune partenaire, Mia Goth, elle apparut dans Nymphomaniac et Everest récemment

Si vous aimez le fantastique, le suspense, et surtout une photo à faire pâlir de rage les meilleurs photographes ( signée : Bojan Bazelli) , il ne vous reste qu’à vous précipiter pour acheter ce magnifique Bluray ( la version digitale est offerte)

Dans ce Bluray:

  • Audio : Anglais (DTS-HD 7.1), Français (DTS 5.1)
  • Sous-titres : Anglais, Français
  • Bonus  :Scène inédite : « C’est merveilleux ici »
    Méditations
    Bande originale
  • Au risque de me répéter, les images sont sublimes, le son parfait, voilà le genre de film que vous pouvez regarder en boucle, ne serait-ce que pour la beauté des ilmages

le film annonce :

 

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Je crois que je vais manquer de superlatifs pour vous parler de cette adaptation en comédie musicale d’un film culte. du même nom, créée par Stephan Elliott et Allan Scott

Les affiches parlent de Feel Good, et c’est le moins que l’on puisse dire. Vous vous retrouvez dans un cabaret de drag queens  à Sidney en Australie, et un des transformistes, Mitzi appelé aussi Dick, (Laurent Ban) décide , suite à coup de fil de sa femme Marion (Corinne Pujet), de traverser l’Australie pour accepter de jouer avec deux de ses amis dans un hôtel Casino à Alice Springs, en plein coeur de l’Australie. Ce coup de fil peut sembler anodin, mais il a là-bas un jeune fils qui rêve de connaître son père.Il entreprend ce voyage avec Bernadette, dont l’ami vient de passer de vie à trépas ( David Alexis), et à ces deux amis vont s’adjoindre un homo de choc, Bradley (Jimmy Bourcereau) tout aussi drag queen que les deux autres. Ils entreprennent le long voyage à travers ce continent dans un bus qu’ils baptisent PRISCILLA. Lors de ces tribulations ils rencontreront bien des déconvenues et même de bonnes rencontres comme celle de Bob (Patrice de La Villehervé) dont la jeune femme Cynthia (Alice Lyn) rêve d’être artiste .

Maintenant plantons le décor, un vrai bus sur la scène, des cabarets, des bars typiques, des déserts, un hôtel casino façon Las Vegas, mais d’une autre taille. La magie de ce spectacle, produit par  Claude CYNDECKI, dans une mise en scène absolument folle de Philippe Hersen, c’est qu’on nous offreun festival de musiques que tout le monde connaît, comme I will Survive, It’s raining Men, Don’t leave me this way, What’s love has to got with it, ou Girl just want to have fun. Plus de deux heures où on fredonne tous ces titres et bien d’autres. Mais ce qui est certainement le plus remarquable c’est la performance du responsable des costumes, Frédéric Olivier, qui a trouvé quelques 200 perruques plus folles les unes que les autres et des costumes avec des plumes dignes des meilleures revues de cabaret comme Le Moulin Rouge ou le Lido, alors que dans l’atmosphère on est plutôt Chez Michou, bon enfant. Mais strass et paillettes se marient tellement bien avec les personnages, avec les décors, avec les lieux qu’on  se complaît à les regarder sous tous les angles. Un festival vous dis-je! Et il faut une troupe qui y croit, et à mon avis c’est le cas parce  que toute l’équipe sur scène mérite bien plus que des compliments : saluons : Amalia Delepierre, Kania Allard, Ana Ka, Sophia Mountassir, Stacey King (les divas) et tous les danseurs : Alexia Degremont, Celia Ruiz, Cindy Kerasso, le magnifique Claude Cormier, Delphine Attal Gelle, Jennifer Abad Garcia, Jérome Zerbi, Ludovic Alvernhe, Mehdi Mamine, Melina Mariale, Pierre Antoine Brunet, Priscilla Villa, Thorian J De Decker, Yvonnick Muller, Marine Nottrelet et les enfants en alternance, dont celui que j’ai vu hier : Nino Magnet, Alexandre Furet , Luka Quinn, Aramis Delamare!

Une équipe de choc pour ce musical qui donne la place belle à des tubes des années disco, que vous reprendrez ou fredonnerez avec la troupe. J’ai passé une soirée folle, et ce dans tous les sens du terme. Voir un tel spectacle vous donne autant envie d’être à leur place, de vous amuser dès les premières secondes, avant de regretter que le rideau ne tombe. Ce n’est pas une bonne soirée, ni même une excellente soirée: C’est LA soirée, où aller avec ses amis, pourquoi pas en famille, ne serait-ce que pour chanter avec eux, admirer ces costumes, s’amuser comme des fous (ou folles selon votre bon plaisir). C’est du FEEL GOOD à 1000 pour 100. Réservez vite vos places, vous ne risquez pas de le regretter. Personnellement j’ai déjà envie d’y retourner ne serait-ce que pour me régaler avec une double dose de gourmandise!

 

Un grand merci à Pascal Ito. pour ces clichés

 

Au Casino de Paris, représentations à 20h30 du mercredi au vendredi, samedi à 15h30 et 20h30 et dimanche à 18h00

Prix des places : de 24.90 (places à visibilité réduite) à 69.90 (carré Or)

Réservations : http://www.priscilla-lacomediemusicale.fr/dates/ ou : https://www.casinodeparis.fr

aux guichets du Casino : 16 rue de Clichy

Pour finir, si vous n’habitez pas Paris, voilà déjà les futures dates de la tournée, sous réserve de changements ou d’ajouts de dates:

Au casino de Paris jusqu’au 6 Mai

20 et 21 Octobre : Amiens

27 et 28 Octobre : Epernay

3 et 4 Novembre : Nantes

10 et 11 Novembre : Marseille

17 et 18 Novembre : Lyon

24 et 25 Novembre : Montpellier

1 et 2 Décembre : Toulouse

8 et 9 Décembre : Genève

15 et 16 Décembre : Strasbourg

20 Décembre : Nancy

21 Décembre : Metz / Amnéville

26 et 27 Janvier 2018 : St Etienne

2 et 3 Février : Brest

9 et 10 Février : Orléans

16 et 17 Février : Caen

23 et 24 Février : Rennes

9 et 10 Mars : Lille

16 et 17 Mars : Rouen

23 et 24 Mars : Dijon

30 et 31 Mars : Clermont Ferrand

6 et 7 Avril : Nice

13 Avril : Bruxelles

Gageons que celà ne saurait s’arrêter là!

un petit extrait télé

 

Et vu que c’est pour le fun, voilà quelques photos de l’accueil lors de la générale (Photos : Guy Courthéoux /Claude Laplace /onsortoupas.fr)

 

 

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Un théâtre, un plateau de cinéma, le tournage d’un film, du burlesque qui fait mouche

Que se passe-t-il lorsqu’une équipe de tournage se retrouve dans un théâtre pour tourner une scène, où tous les spectateurs présents sont considérés comme des figurants, voire plus? La scène du jour est un véritable classique du vaudeville : le mari trompé qui veut assassiner sa femme. Sauf qu’ici il y a bien des problèmes sur le  plateau : un producteur véreux et qui joue (et perd ) beaucoup au poker, sa femme qui est en fait celle qui possède la fortune. On n’oubliera pas un réalisateur amoureux transi d’une jeune comédienne ambitieuse, qui prétend aussi être amoureuse du premier assistant. Un éternel second rôle que l’on a du mal à reconnaître, et le premier assistant qui doit tout gérer, sans oublier une accessoiriste , quelques techniciens qui sont surtout des musicos, une maquilleuse coiffeuse qui ne comprend pas tout et ne parle pas très bien français. Le moins que l’on puisse dire c’est que tout ne tourne pas rond ici, et que les catastrophes vont s’accumuler.

On nage dans le loufoque dès le départ, et alors que la pièce est censée débuter à 20.30 un bon 1/4 d’heure avant vous avez trois musiciens qui montent sur scène pour jouer quelques airs jazzy, avant que la pièce  ne débute. Dès le départ on se demande dans quel monde de folie on se retrouve, et la salle accroche de suite à ces aventures pour le moins rocambolesques. C’est un univers qui semble cher à Patrick Haudecoeur, l’auteur, entre autres de ‘Thé à la menthe ou t’es citron? qui a connu un succès fulgurant? Cette fois, il s’est allié avec Gérald Sibleyras pour en écrire le texte, que l’on croit souvent improvisé, mais certes pas! Il a mis en scène ce moment de folie, et s’est donné le rôle du premier assistant. Inutile de dire que la troupe est au top: Isabelle Spade, Philippe Uchan, Nassima Benichou, Jean-Pierre Malignon, Stéphane Roux, Véronique Barrault, Adina Cartianu, Gino Lazzerini, Patricia Grégoire, Jean-Louis Damant, Jean-Yves Duranton. Comme vous pouvez le lire ils sont nombreux sur scène, qui nous réservent des surprises tout au long de la pièce.

C’est tout un art que de faire du burlesque, du loufoque, et Patrick Haudecoeur a parfaitement réussi ce pari. La salle se tord de rire du début à la fin, et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est un triomphe sur la scène du Théâtre Fontaine, et qu’il y a fort à parier que cette pièce n’a pas fini d’être montée sur scène.

TOUTES LES PHOTOS : @ Bernard Richebé

 

Silence, On Tourne! c’est au théâtre Fontaine, du mercredi au vendredi à 20h30, à 18h00 et 21h00 le samedi, et à 15h00 le dimanche.

Durée du spectacle : 1h50

Prix des places : de 18 à 42€, mercredi et jeudi , pour les moins  de 26 ans : 10€ sous réserve de disponibilité

Locations : 01 48 74 74 40 et    www.theatrefontaine.com

bande annonce :

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Il y a des films comme celui-là qui vous prennent aux tripes dès les premières secondes et ne vous lâchent qu’après le mot FIN.

Tiré d’une histoire vraie, ce film signé Garth Davis nous transporte en Inde, dans une région très pauvre, où une jeune femme vit avec ses deux fils, très jeunes. L’un des deux, Saroo, va devoir traverser l’Inde seul dans un train, sans son frère qu’il a perdu sur un quai de gare. A des milliers de kilomètres de chez lui, ce petit garçon de 5 ans va devoir apprendre à survivre dans la mégapole de Calcutta. Il finira par se retrouver dans un orphelinat, et adopté par un couple d’Australiens. 25 ans plus tard, il pense toujours à son frère et à sa mère en Inde…mais comment retrouver une famille dans ce pays surpeuplé, alors qu’on ne se souvient même pas du nom du village où on a vécu alors?

Tiré d »un livre autobiographique de Saroo Brierley (A Long Way Home) ce film réunit quelques acteurs connus : Dev Patel (Slumdog Millionnaire, Indian Palace), Nicole Kidman, que l’on ne présente plus et Rooney Mara (MilleniumCarol). Le rôle du jeune garçon est interprété par un gamin absolument extraordinaire, Sunny Pawar, auquel on s’identifie immédiatement, et qui sait nous faire passer toutes les émotions que le film suscite dès les premières minutes. C’est un acteur né, le genre d’interprète que l’on ne peut que remarquer, et qui a été sélectionné après de longues recherches. Dev Patel incarnera ce personnage à 30 ans, et là encore on ne peut que se réjouir de ce qu’il réussit à faire passer à l’écran.

Le film est vraiment bouleversant, passionnant, qui nous comble de bonheur, malgré tout ce que l’on voit dans la jeunesse de ce petit garçon. Dire que c’est un chef d’oeuvre ne devrait pas suffire, C’est encore plus que cela. C’est un film que l’on peut voir en famille, et surtout que l’on doit voir. On doit partager tous ces moments d’émotion, c’est là la marque d’un grand film. Quand on sait que c’est la première réalisation pour le grand écran du réalisateur Garth Davis, on ne peut que lui prédire une carrière formidable s’il travaille dans ce registre.

J’ai rarement été aussi ému au cinéma, j’ai vibré tout au long des 119 minutes de ce film. Génial, grandiose, les mots me manquent. Aidez moi!

le film annonce :

 

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Geneviève Casile incarne une Alma Mahler superbe qui voit un éditeur pour publier ses mémoires.

A New York, dans les années 60, Alma Mahler va recevoir son éditeur, qui arrive avec du retard chez elle. Ils vont relire ses mémoires. Ses mémoires amoureuses surtout, car, bien qu’elle ait été la femme du célèbre compositeur, il ne fut pas son premier amour, ni son dernier. Toutefois il fut son premier mari, de 1902 à 1911. Cette femme extraordinaire a connu des amants qui tous furent célèbres dans le Vienne du début de ce siècle. Son premier ‘baiser’ lui aurait été donné par Gustav Klimt, elle  fréquente aussi Alexander Von Zemlinsky, la pièce ne parle pas de tous les hommes qui ont traversé sa vie, mais l’amour qu’elle connut avec Walter Gropius ou Franz Werfel qui furent ses deux autres époux, ou son autre amant célèbre, Oskar Kokoschka.   Et la mise en scène habile de Georges Werler, sur le texte de Marc Delaruelle, permet au spectateur de revivre toute la vie d’Alma Mahler avec seulement 3 personnes sur scène. Geneviève Casile, qui est Alma Mahler au crépuscule de sa vie, alors que son éditeur, et tous les personnages masculins auront les traits de Stéphane Valensi, alors qu’Alma jeune, ou sa fille auront les traits de Julie Judd.

Passionnant de bout en bout, Alma Mahler, l’éternelle amoureuse ne peut laisser personne indifférent. Cette femme qu’on pourrait cataloguer comme volage est pourtant une femme d’amour, qui garda le nom de Mahler à tout jamais, même quand elle fut mariée à ses deux autres maris. Mais il faut voir cette pièce pour l’interprétation hors pair de Madame Geneviève Casile, impressionnante de vérité, drôle, fière, unique. Si ce n’était que pour elle, vous devriez voir cette pièce. Mais, comme je vous l’ai dit, il y a bien d’autres raisons, ne serait-ce que pour les rôles masculins tous interprétés avec justesse par Stéphane Valensi.

Décidément cette année 2017 démarre sous les meilleurs auspices pour le théâtre.

Photos: @ jstey

Alma Mahler, l’éternelle amoureuse, c’est au Petit Montparnasse, rue de la Gaité, du mardi au samedi à 19h00, matinée le dimanche à 17h30

Places 18 et 32€

Réservations : 01 43 22 77 74  ou www.theatremontparnasse.com

 

 

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Le moins que l’on puisse dire c’est que cet hôtel n’est sur aucune carte, et que Eric-Emmanuel Schmitt ne manque pas d’idées pour nous offrir une oeuvre magistrale!

 

Julien Portal (Davy Sardou) sort d’un ascenseur, accueilli par deux jeunes gens angéliques ( Günther Vanseveren et Roxanne Le Texier), qui semblent trop silencieux, et qui lui montrent le chemin d’une chambre. Désorienté, il va les suivre pour se reposer. D’autres « clients » de cet hôtel vont se retrouver dans cette pièce principale pour converser, bientôt rejoints par Julien. Il y a Marie (Michèle Garcia), une femme de chambre qui aime raconter sa vie, un vieux mage, Radjapour (Jean-Paul Farré), le président d’une société connue, Delbec (Jean-Jacques Moreau), qui tous voudraient bien voir le Docteur S (Odile Cohen). Ils tentent tous d’expliquer à Julien où il se trouve. Une fois que ce dernier comprend enfin la situation arrive une nouvelle jeune femme , Laura ( Noémie Elbaz). Chacun de ces personnages a son importance dans ce conte surréaliste, métaphysique, et absolument passionnant de bout en bout. Ne comptez pas sur moi pour vous en dévoiler plus.

© Fabienne Rappeneau

Une fois encore, on sent la patte de l’auteur, Eric Emmanuel Schmitt, qui arrive à nous passionner deux heures durant ( ou peu s’en faut), certes avec des comédiens remarquables, mais surtout avec un texte comme on aime en découvrir au théâtre, et des situations à la fois cocasses et surprenantes, des personnages qui n’auraient jamais dû se rencontrer, dans ce très beau décor de Stéphanie Jarre qui permet au metteur en scène, Anne Bourgeois , de nous démontrer une fois de plus qu’elle est indispensable à la santé du théâtre français.

Que dire de plus, si ce n’est qu’on passe par toute une gamme de sentiments, on rira au début à certaines répliques, ensuite on frissonnera un peu, on s’inquiètera, on tentera de deviner le déroulement final, qui va rester, qui va partir, et ce jusqu’à la dernière seconde. Décidément, cette deuxième partie de saison nous offre une diversité de pièces qu’on a vraiment envie de voir, et de conseiller, même lorsqu’il s’agit de sujets graves. Du grand théâtre, et une nouvelle réussite à l’actif du Théâtre Rive Gauche.

© Fabienne Rappeneau

Hôtel des deux mondes, c’est du mardi au samedi à 21h00, avec une matinée le dimanche à 15h00 au théâtre Rive Gauche, rue de la Gaité, à 2 pas du Métro Edgar Quinet.

Places de 27 à 45€ (en réservant plus de 30 jours à l’avance, vous bénéficiez d’une réduction de 10 à 20 %

Réservations au 01 43 35 32 31  ou www.theatre-rive-gauche.com

© Fabienne Rappeneau

 

 

 

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J’ai rarement vu une salle rire autant au théâtre. C’est de la folie, Eric Fraticelli a écrit la pièce la plus drôle actuellement à l’affiche, c’est LE CLAN. Ne lisez pas le sous titre du flyer : Le Fiasco du siècle. C’est la réussite de l’année!

Près de deux heures de fous rires, avec une histoire rocambolesque, celle d’une bande de bras cassés, des pieds nickelés, Fred, Max, Achille et Francis la belette, des petits voyous sans envergure, qui, après avoir raté un « contrat », consistant à abattre un autre voyou se retrouvent sans le sou, et cherchent un moyen de payer leur loyer. Ils finissent par trouver le nouveau « mauvais coup » pour se refaire, et décident d’un kidnapping.  Comme il se doit, tout ne va pas se passer comme prévu.

Ils sont 5 sur scène, dont un avec un accent corse à couper au couteau, plus vrai que nature : Jean François Perrone. Il y a aussi celui qui a écrit la pièce, et qui l’a mise en scène : Eric Fraticelli, qui joue le plus idiot de ce Clan, Denis Braccini, le cerveau et Philippe Corti, le plus célèbre, que l’on a vu dans nombre d’émissions de Thierry Ardisson. Il fallait une touche féminine, qui tient un rôle important dans cette pièce et c’est Aurélia Decker qui vous réjouira.

Difficile d’en dire plus sur cette pièce géniale, sans en dévoiler la trame. Même si ce ne sont pas les surprises qui manquent, ce sont les dialogues qui vous feront pouffer de rire. Et pas une seule fois. Je crois bien que dès les premières minutes la salle est pliée de rires, et applaudit chaudement. Ces dialogues avec une touche de non-sens prouvent que les directeurs du Théâtre de Paris, Stéphane Hillel et Richard Caillat, ont trouvé la perle rare, qui fera de ce CLAN la pièce à voir cette saison, et peut-être bien plus. Tout le monde trouvera son compte dans cette pièce, tout le monde pourra rire. C’est un pur bonheur. Près de deux heures qui nous font oublier tout. Franchement, voir une salle dans une telle euphorie, c’est rarissime et ce grâce à toute l’équipe de ce CLAN.

Je crois avoir été clair, courrez vite à la salle Réjane du Théâtre de Paris, Ne faites pas comme ces bras cassés: Réservez vos places.

LE CLAN : du mardi au samedi à 21h00, matinée samedi à 17h00 et le dimanche à 15h00.

Réservations au : 01 42 80 01 81 ou theatredeparis.com

 

 

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4ème film de Lucien Jean Baptiste en tant que réalisateur, et certainement le meilleur à ce jour.

Rien de plus normal, on se retrouve dans une famille on ne peut plus normale. Paul et Sali (Lucien Jean Batiste et Aïssa Maïga) sont mariés et ne peuvent pas avoir d’enfant. Ils ont déposé une demande d’adoption, et celle-ci est sur le point d’aboutir grâce à l’ouverture d’esprit du directeur de l’office d’adoption (Michel Jonasz), et ce malgré l’opposition d’une assistante sociale qui refuse un état de fait, Madame Mallet, ( Zabou Breitman). Oui, les parents adoptifs sont blacks, lui martiniquais, elle africaine, et le bébé, Benjamin, est blond comme les blés. On ajoute à ce cocktail les parents africains (Marie Philomène Nga et Bass Dhem) qui sont totalement opposés à l’idée d’avoir un petit fils blanc, et le meilleur ami de Paul, Manu, un mec pour le moins farfelu, (Vincent Elbaz), et vous allez obtenir un cocktail délirant.

Dès les premières scènes on est sous le charme. Non pas uniquement à cause de la situation, mais avec la dose d’humour que nous prodigue le réalisateur, Lucien jean Batiste. Et tout cela pendant toute la durée du film, qui accumule les situations extravagantes, qui oscille entre plusieurs formes d’humour, dont une , en fin de film qui rappelle les grandes comédies, même si alors on se doute un peu de ce qui va arriver. Je me suis laissé aller, à rire, à être ému par ce bébé qui ne cesse de sourire, à m’intéresser à toute cette gamme de personnages et à ces situations pour le moins rocambolesques. Voilà une comédie dont on sort avec un large sourire. Un film qui nous fait du bien. Bien mieux qu’un médicament contre l’anxiété. Il a déjà tes yeux…nous on a encore le sourire.

Il est sur les écrans depuis quelques jours, et semble attirer le public. Preuve que le bouche à oreille est efficace!

 

le film annonce :

 

 

 

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Les pièces signées Jean Cocteau sont rares, profitons de l’aubaine pour découvrir celle-ci avec de remarquables comédiens!

Une jeune reine au visage voilé, erre de château en château dans un pays d’Europe, recluse et coupée du monde. Elle ne voit que deux personnes,  Félix, un duc qui lui sert de valet de pied (Julien Urrutia) et Edith, qui lui fait la lecture et qui est la seule personne à avoir l’autorisation de voir son visage (Salomé Villiers). Elle refuse de se mêler à la cour, et vit dans le souvenir de son mari assassiné lors de ses noces par un terroriste.  Le soir du 10ème anniversaire de la mort de son défunt, un jeune inconnu fait irruption dans sa chambre, qui ressemble beaucoup à son ex mari. Le comte (François Nambot) qui est le chef de la garde, enquête.

Jean Cocteau avait réalisé le film en 1947, avec Jean Marais, dans le rôle de l’inconnu, Stanislas, face à Edwige Feuillère , la reine. Cette fois c’est au théâtre, dans ce bel écrin en bois qu’est le théâtre du Ranelagh que l’on va pouvoir applaudir Alexis Moncorgé, qui avait été sublime dans Amok (au théâtre de Poche Montparnasse), avec à ses côtés, Delphine Depardieu, que j’avais découverte au théâtre dans le Dernier Baiser de Mozart.

Certes nous sommes là dans les hautes sphères du français, avec un texte superbe du grand maître, et une mise en scène habile d’Issame Chayle. On nage en plein drame, et c’est  drame politico-romantique. La pièce est une adaptation “imaginaire” et très libre de la mort du roi Louis II de Bavière, déclaré fou et interné au château de Berg, où il trouvera la mort dans des circonstances mystérieuses.

Un beau texte, une mise en scène intelligente et des acteurs brillants, que demander de plus?

TOUTES LES PHOTOS @BEN DUMAS

Jusqu’au 30 mars 2017

THEATRE LE RANELAGH

5 rue des Vignes 75016 PARIS

du mercredi au samedi à 20h45 dimanche à 17h supplémentaires : . à 17h les samedi 21 janvier et 18 mars .

19h les lundi 6, 13 février, le mardi 21 février et le vendredi 10 mars

20h45 les lundi 13, 20 et 27 mars

Réservation Le Ranelagh 01 42 88 64 44 ou  www.theatre-ranelagh.com

Un beau texte, une mise en scène intelligente et des acteurs brillants, que demander de plus?

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L’adaptation vraiment réussie du roman de Joseph Joffo par Christian Duguay nous ramène dans les années d’occupation.

Exercice difficile que de retranscrire au cinéma un roman qui a connu un énorme succès, encore plus difficile quand il s’agit d’un sujet maintes fois vu et revu au cinéma, comme ici les difficultés de vivre, l’obligation de bouger, de vivre constamment avec le poids écrasant des soldats et autres miliciens qui pourchassaient les juifs pendant les années 42/45. Et pourtant Christian Deguay a réussi haut la main son film, qui est à la fois bouleversant, digne d’intérêt de bout en bout, humain, bref tout ce qu’on adore quand on aime le cinéma.

Dans une France occupée, deux jeunes frères, Joseph et Maurice doivent traverser seuls la France pour échapper aux allemands, et tenter de retrouver leurs parents à Nice. A eux de faire preuve de courage, qui vont voyager seuls et faire des rencontres, de se retrouver face à des allemands butés.

Faire les louages d’un réalisateur est une chose, mais parler de tous les acteurs de ce film en est une autre. Les deux jeunes frères dans le film, Dorian Le Clech et Batyste Fleurial Palmieri sont époustouflants de justesse. Ils peuvent être drôles, ils peuvent souffrir, pleurer, nous ressentons à travers eux toute la gamme des sentiments et des sensations. Ils ne jouent pas la comédie, ce ne sont pas des petits singes savants. Non: ils sont les personnages et on croit en eux à chaque minute du film. Ils sont pour le moins bien entourés, avec dans les rôles de leurs parents Elsa Zylberstein et Patrick Bruel. Ce dernier n’a jamais été aussi bon, et pourtant il en a interprété des rôles dans sa carrière, il est absolument génial ici. Lorsqu’il pleure dans ce film, nous avons la larme à l’oeil. Sa partenaire Elsa Zylberstein n’est pas en reste. Autres surprises les apparitions de Kev Adams et de Christian Clavier, qui nous démontrent, (mais en avions nous besoin?), qu’ils sont certes habitués des comédies, mais aussi qu’ils sont doués lorsqu’il s’agit d’interpréter des personnages nettement différents de ce à quoi ils nous ont habitués. Sans oublier Bernar Campan, qui joue à merveille un fasciste, père d’un milicien.

1h50 de vrai cinéma, du genre qui nous rend fier , heureux de vivre, vraiment un grand film!

le film annonce :