Stephan Druet

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J’ai pris un plaisir énorme à voir cette pièce et je vous encourage vivement à en faire autant.

Retour à Berlin dans les années où le nazisme apparaissait, où il ne faisait pas bon être juif , homosexuel ou communiste, et où les allemands appréciaient d’aller dans des cabarets un peu glauques, tels qu’on les a connus par exemple dans le célèbre film Cabaret. L’atmosphère est la même, l’histoire différente, qui est l’oeuvre de Stephan Druet, à qui on doit déjà des pièces comme :

  • Évita, amour, gloire etc.,  ou Renata avec Sebastian Galeota toutes 2 à la Comédie Bastille
  • ou plus récemment:
  • L’Histoire du Soldat (du livret de Charles-Ferdinand Ramuz) avec Julien Alluguette ( Molière 2018 de la comédie musicale)

 

 

BERLIN KABARETT , mise en scene Stephane Druet Marisa Berenson, Sebastian Galeota, photo : Victor Tonelli

Ce cabaret est mené par Kirsten (Marisa Berenson) qui a eu un fils Viktor, homosexuel exploité par sa mère au cabaret, fils qu’elle déteste (Sebastain Galeota) , et dans ce cabaret on y retrouve un pianiste compositeur, un ex amant de Kisten, ainsi que deux autres musiciens (Fritz :Stéphane Corbin en alternance avec Simon Legendre,  Karl ;Jacques Verzier en alternance avec Olivier Breitman, Loïc Olivier ou Hugo Chassagnol aux percussions, Victor Rosi, cornet) . Les costumes sont superbes et bien dans le ton, créés par Denis Evrard. Intelligemment la petite salle en sous sol du Théâtre de Poche Montparnasse a été totalement transformée pour l’occasion, on se croirait dans un cabaret, avec tables et chaises et consommations possibles si vous êtes à table. Stephan Druet a ainsi créé un cadre propice aux chansons interprétées par les principaux protagonistes, et on est totalement sous le charme. Certes Marisa Berenson n’avait rien à prouver, et elle est vraiment parfaite dans le rôle de cette femme aussi aigrie que méchante. Mais la découverte pour beaucoup sera Viktor, Sebastian Galeota, venu d’Argentine, qui chante, danse, virevolte, nous offre des pirouettes , et qui est au centre de cette pièce. C’est plus qu’une performance qu’il nous offre, comme il l’avait déjà fait dans Renata ou Evita, mais cette fois c’est encore plus fort et plus marquant, et j’espère bien rencontrer ce Monsieur pour un entretien prochainement.

Sebastian Galeota

Quand je vous dit que c’est du grand art, je ne suis pas le seul à le penser, parce que le public ne s’y trompe pas. Le spectacle affiche complet tous les soirs, et vu que le nombre de représentations est limité, on ne peut que réserver le plus possible en avance, en espérant que le Poche Montparnasse reprenne ce spectacle pour une durée encore plus longue tant c’est mérité.

Réservations OBLIGATOIRES, si vous voulez faire partie des 75 privilégiés à applaudir chaque soir Berlin Kabarett comme il se doit.

Renseignements et réservations par téléphone au 01 45 44 50 21 ou au guichet du théâtre les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 14h à 18 h, les mercredi, samedi et dimanche de 11h à 18h

Réservations possibles sur le site : www.theatredepoche-montparnasse.com

Jusqu’au 15 juillet du jeudi au samedi à 21h et dimanche à 17h30

Tarifs à partir de 18€

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Une histoire de soldat, qui est loin d’être militaire, qui est musicale et fantastique et surtout  merveilleusement interprétée.

L’Histoire du soldat est un mimodrame (composé par Igor Stravinsky en 1917 sur un texte de Charles-Ferdinand Ramuz pour trois comédiens et sept instruments (violon, ccontrebasse, basson, cornet à pistons, trombone, clarinette et percussions). Postérieure aux grands ballets du compositeur et précédant sa période néo classique le musicien est alors réfugié en Suisse du fait de la Révolution russe, et Serge de Diaghilev, lui-même exilé, ne peut guère l’aider. Il est alors présenté à Ramuz par le chef d’orchestre suisse Ernest Ansermet. Une partie de la partition de l’Histoire du Soldat fut écrite à Lens, où Stravinsky était alors hébergé dans le chalet du peintre Albert Muret.

Ce ballet-opéra dont l’ambiance fait un peu penser au cirque ambulant du siècle dernier comporte plusieurs courts tableaux La création a eu lieu le 28 septembre 1918 avec Georges Pitoëff, au théâtre municipal de Lausanne, sous la direction d’Ansermet et la représentation suivante ne put avoir lieu qu’en 1923, à Paris. L’argument de la pièce est d’inspiration faustienne mais reprend un vieux conte russe compilé par Alexandre Afanasiev : un Soldat pauvre vend son âme (représentée par le violon) au Diable contre un livre qui permet de prédire l’avenir. Après avoir montré au Diable comment se servir du violon, il revient dans son village. Hélas, au lieu des trois jours promis, le séjour passé avec le Diable a duré trois longues années. Personne au village ne reconnaît le Soldat : ni sa mère, ni sa fiancée, qui s’est mariée. Le Soldat utilise alors son livre magique pour devenir immensément riche. Incapable d’être heureux avec sa fortune, il joue aux cartes contre le Diable : son argent contre le violon. Le Diable gagne, mais enivré par ses gains il se laisse voler le violon. Le Soldat peut alors guérir et séduire la Princesse malade promise par son père le Roi à qui la guérirait. 

Ce qui peut sembler incroyable c’est que la petite scène du Théâtre de Poche Montparnasse puisse accueillir 12 personnages, et c’est pourtant le cas. Un récitant, Claude Aufore, le Diable , Liciono Da Silva, et Le soldat , Julien Alluguette, ainsi qu’une danseuse, en alternance Aurélie Loussouarn ou Malou Utrecht, plus les musiciens de l’Orchestre Atelier Ostinato. Petite précision, c’est quand même dans la ‘Grande Salle’ de ce théâtre qu’ont lieu des représentations. La mise en scène efficace de Stephan Druet donne toute sa puissance à cette pièce longtemps oubliée.

TOUTES LES PHOTOS : @ Brigitte Enguérand

J’ai été tellement sous le charme de cette oeuvre que j’ai rencontré pour vous un comédien que j’admire depuis suffisamment longtemps pour avoir envie de vous le présenter : Julien Alluguette.

N’hésitez pas, cette pièce faustienne  avec la musique de Stravinky est certes d’un abord difficile, mais on se laisse emporter par la troupe et les comédiens.

Histoire du Soldat au Théâtre de Poche Montparnasse, c’est du mardi au samedi à 19h00, et le dimanche à 17h30

Prix des places : de 10€ à 35€. Tarifs réduits en réservant sur le site : www.theatredepoche-montparnasse.com  Réservations possibles au 01 45 44 50 21

 

 

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Aprés avoit adoré RENATA avec le même comédien, j’avais vraiment hâte de le découvrir en solo dans EVITA

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Et le moins que je puisse dire, c’est que j’ai A D O R E.

Seule en scène, Eva Duarte , ou Eva Peron, ou encore Evita, elle va nous conter son histoire, du jour où elle quitte sa province natale pour partir vers la capitale, Buenos Aires. Elle ne va pas devenir Eva Peron du jour au lendemain. Elle sera comédienne pour un feuilleton radiophonique, puis fera des apparitions sur le grand écran. Elle va gravir petit à petit, les marches du succès, après avoir connu plusieurs hommes. C’est sa rencontre avec Juan Peron qui va faire d’elle une icône. Elle deviendra une femme publique adorée ou détestée par le peuple argentin. Elle connaîtra la gloire, en se mêlant de politique, avant de disparaître à l’âge de 33 ans. C’était l’époque des dictateurs, des militaires. Sa vie a déjà donné naissance à une superbe comédie musicale d’Andrew Lloyd Webber, qui fut transposée pour le grand écran en 1997 , avec Madonna , Antonio Banderas et Jonathan Price.

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Cette fois, c’est un seul en scène avec Sebastian Galeota. Ecrit et dirigé par Stepan Druet, pour Sebastian Galeota, avec des projections sur son immense robe blanche, signée Franck Sobier, nous assistons à une véritable performance de l’acteur. Il (elle) ne conte pas l’histoire d’Evita, il est Eva Duarte, Eva Perron, Evita. La prestation est absolument fantastique. C’est un grand moment de Théâtre, C’est du seul en scène, mais vraiment d’une rare qualité.

projections : David Chabert

projections : David Chabert

Evita, c’est à la Comédie Bastille, les mardis et mercredis à 21h00

Places :

32 € et 27 €   Tarif Jeune : (moins de 26 ans) 10 € au guichet ou 11 €* sur le site internet. Ce tarif se fait en fonction des places disponibles.s

Réservations au 01 48 07 52 07     ou   www.comedie-bastille.com

 

 

 

 

 

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Renata est, sans aucun doute, la révélation de cette nouvelle saison théâtrale

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Une fois encore, la pièce débute avec un mort. Pas gai  n’est-ce pas, sauf que ce mort était un  richissime argentin, et dont la femme a disparu depuis de nombreuses années. On est sans nouvelles d’elle. Au grand désespoir des employés de maison, un couple du genre Ténardiers, avec la belle soeur et le fils bien, différents d’eux, qui n’aspire qu’à une chose : toucher l’héritage. Pour celà tous les moyens sont bons, tous les coups sont permis. On va faire ‘revenir’ Renata’, et qui mieux que le fils peut se transformer en Renata.

Et quelle transformation; le comédien qui interprète le rôle titre est absolument fantastique, que j’ai découvert ici : Sebastian Galotea, qui joue dans le même théâtre en alternance le rôle d’Evita Perron, que j’ai depuis hâte de découvrir. Il est parfait, d’une justesse de bout en bout, et domine la distribution par sa présence, même si aucun des autres personnages ne démérite : Sophie Mounicot ( la gouvernante) , son mari le jardinier (Philippe Saïd), la bonne (Emma Fallet) et le jeune notaire (Antoine Berry Roger). Tous suivent le rythme rapide de cette comédie mise en scène et adaptée  par Stephan Druet  (avec l’aide de Sebastian Galotea pour l’daptation) d’après RENEE de Javier Ulises Maestro.

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Une heure et demie de théâtre de qualité, où les rires fusent, dans de superbes décors, des costumes, et particulièrement ceux de Renata, époustouflants. Si je devais faire un pari sur le succès continu d’une comédie, mon choix se porterait sur Renata. J’en suis sorti ébloui, amusé, et si j’avais un bémol je n’en parlerai qu’à l auteur.

N’hésitez pas, venez à la Comédie Bastille , voilà une soirée que vous ne regretterez certainement pas.

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Photos : @ bruno perroud

Renata, c’est du jeudi au samedi à 21h00, et samedi et dimanche à 17h00

Locations au 01 48 07 52 07   et   www.comedie-bastille.com

Tarifs : 27 et 32 €    et, jusqu’au 30 septembre tarifs promotionnels à 14.50 et 17 €

Tarif Jeune (moins de 26 ans)* : 10 € au guichet ou 11 €* sur notre site internet     Tarif Onzième (habitant du 11ème arrondissement )* : 11 €  en fonction des places disponibles