Emile Zola

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Tout le monde a entendu parler de l’affaire Dreyfuss, mais de quoi s’agissait-il exactement. Voilà ce que l’immense cinéate Roman Polanski va nous conter dans ce grand film.

Retour en arrière dans le temps . Nous sommes en 1894. La condamnation fin 1894 du capitaine Dreyfus — pour avoir prétendument livré des documents secrets français à l’Allemagne   dans un contexte social où antisémitisme et haine de l’Empire allemand sont exacerbés, va montrer ce qu’un complot judiciare peut provoquer.exacerbés Il faudra attendre1898 avec la publication dans le jounal L’Aurore par Emile Zola d’un pamphlet : J’accuse  pour que tout change avec son paroxysme en 1899, où l’opposition entre les camps pro et anti et Dreyfus, suscite de très violentes polémiques  et antisémites. Elle s’achève en 1906, par un arrêt de laCour De Cassation qui innocente et réhabilite définitivement Dreyfus. Pendant les 12 années qu’elle dura, l’affaire Dreyfus va déchirer la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXème siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme.

L’affaire est racontée du point de vue du colonel Picquart qui, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, va découvrir que les preuves contre le capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées. À partir de cet instant et au péril de sacarrière puis de sa vie, il n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus. Roman Polanski a co écrit le scénario avec Robert Harris, l’auteur du livre D. Il nous plonge dans ce Paris de fin de siècle, avec une scène de départ qui nous montre tout de suite qu’on a bien l’intention de nous conter la vérité.

Polanski s’est entouré d’une pléiade d’acteurs : Jean DUJARDIN (Picquart), Louis Garell (Alfred Dreyfus), Emmanuelle Seigner (Pauline Monnier), Grégory Gadebois (Henry), Hervé Pierre (Gonse), Wladimir Yordanoff (MERCIER) ,Didier Sandre (Général Boiedeffre), Melvil Poupaud (Maître Labori), Mathieu Almaric (Bertillon), Vincent Perez (Maître Leblois), Michel Vuillermoz (Du Paty De Clam), Denis Podalydès (Maître Demange) auxquels on ne peut faire aucun reproche. Jean Dujardin joue dans la sobriété, tout comme Louis Garell. Ce n’est pas le meilleur de ce que la France a connu, et en presque 2h15 on est collés à notre fauteuil, admiratifs de ce qu’un grand cinéaste comme Monsieur Polanski peut nous montrer. Quand le cinéma français est de cette qualité, on ne peut qu’être admiratif.

La bande annonce :

 

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Voilà une rencontre vraiment pittoresque bien qu’inventée, celle entre Alexandrine Zola et un apothicaire, au moment où le corps du célèbre écrivain a été transporté au Panthéon.

 

Nous sommes en 1908, pour la date exacte, référez-vous à celle où la dépuoille d’Emile Zola a rejoint sa dernière demeure!

Au début de la pièce Alexandrine Zola, toujours très amoureuse de son défunt mari, bavarde avec lui, un dialogue à sens unique, mais qui nous fait comprendre sa détresse et son désaroi. L’arrivée inopinée de l’apothicaire Fleury va nous montrer cette femme, qui a des problèmes de santé, va accueillir ce nouveau venu, et parler beaucoup avec lui. D’elle, de Zola, mais aussi d’une femme à qui Emile Zola a fait deux enfants, dont elle prend grand soin. C’est le portrait d’une vraie femme, anti conformiste à laquelle on s’attache très vite. Annick le Goff a écrit cette pièce après avoir lu la biographie d’Evelyne Bloch-Dano sur l’illustre écrivain, et elle a été touchée par le fait que Madame Zola est en fait une grande inconnue pour le public. . Qui peut se vanter de savoir qu’elle était issue des bas fonds de Paris, qu’elle a été orpheline à l’âge de 7 ans, qu’elle fut blanchisseuse et qu’à 14 ans, elle ne savait ni lire, ni écrire?

On est totalement captivé par les différents récits et ceux de son nouvel ami, en tout bien tout honneur, Fleury. L’auteure, Annick Le Goff nous fait vivre cette histoire avec beaucoup de talent.  On se délecte de ces dialogues et on apprécie la mise en scène d’Anouche Setbon. Mais on vibre d’autant plus pour celle qui interprête Alexandrine : Catherine Arditi.

Il n’en fallait pas plus pour que nous ayons envie de rencontrer cette immense comédienne.

Voilà chose faite dans les locaux du Théâtre Montparnasse :

Venez vous régaler avec MADAME ZOLA, au Petit Montparnasse.

C’est du mardi au samedi à 21.00, avec matinée le dimanche à 17.00. Tarif au guichet : 18€ et 34 €

Locations : 01 43 22 77 74 ou sur www.theatremontparnasse.com   

TOUTES LES PHOTOS / @J. Stey

et voilà la bande annonce :