La classe

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Touche à tout du spectacle, de la radio, Jean François Derec arrive sur la scène du Petit Montparnasse avec l’adaptation de son roman paru chez Denoël : Le Jour où j’ai appris que j’étais Juif.

L’action se passe à Grenoble. Derec 10 ans. Christine, 11 ans, elle propose de montrer ses seins si lui baisse son pantalon. Il est timide et décline la proposition. Elle rétorque : « Je sais pourquoi tu ne veux pas me le montrer. Parce que tu es juif et que tu as le zizi coupé en deux ! » Le ciel lui tombe sur la tête. Sa mère était-elle au courant qu’elle avait mis au monde un enfant juif ? Comment arrêter d’être juif et devenir un vrai Grenoblois comme tout le monde ?

Jean François Derec en parle lui-même: « Il s’agit de l’adaptation au théâtre de mon roman autobiographique éponyme paru chez Denoël. C’est l’histoire d’un petit garçon qui, dans les années 60, découvre qu’il est Juif, alors que ses parents, survivants juifs polonais, ont déployé une énergie surhumaine pour le lui cacher. Et comment il met 40 ans à régler ce petit problème. C’est l’histoire d’une mère juive qui, toute sa vie, poursuit un rêve : Tout oublier, tirer un trait sur son passé, devenir une vraie Française, encore plus française que les Françaises, c’est-à-dire… Grenobloise. Le devoir de mémoire ? De la rigolade. Pour elle, c’était plutôt le devoir du trou de mémoire qui s’imposait. C’est l’histoire d’un futur comique qui apprend l’humour par son père. Et l’angoisse par sa mère »

Mais une rencontre avec ce Monsieur s’imposait, après avoir vu son spectacle lis en scène avec brio par Georges Lavaudant, un spectacle émouvant et drôle, où il ne mâche pas ses mots.

Voici cette rencontre filmée:

Jean-François Derec a débuté dans les années 68, en se lançant dans le café théâtre qui vit ses premiers jours.  À la télévision on le remarque dans le « Théâtre de Bouvard » en 82, puis dans « La Classe , et plus tard, avec Laurent Ruquier, (également à la radio). Sur scène, il invente son personnage de Gérard Bouchard, l’homme au bonnet rouge. Au théâtre il joue notamment dans : « Nuit d’ivresse » ,  » La boutique au coin de la rue », «Espèces menacées» « La presse est unanime » de L. Ruquier, parmi d’autres. Il joue aussi dans une cinquantaine de films dont « Marche à l’ombre », « Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des  parents communistes » Il a écrit plusieurs romans, notamment «Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des  parents communistes »(J-C. Lattès) et « Le jour où j’ai appris que j’étais juif »

 

LE JOUR Où J’AI APPRIS QUE J’éTAIS JUIF, au Petit Montparnasse, du mardi au samedi à 21h00, et le dimanche à 15h00

Relâches exceptionnels les 25 décembre & 1er janvier
Représentation supplémentaire 
le lundi 31 décembre à 21h

Réservations : 01 43 22 77 74, ou www.theatremontparnasse.com

Tarifs:

1° catégorie : 34 €
2° catégorie : 22 €
– de 26 ans: 10 €

Tarifs exceptionnels pour le réveillon du 31 décembre à 21h
1° catégorie : 44€
2° catégorie : 28€

 

Rating:

Toute ressemblance avec des personnages vivants ne saurait être fortuite!

LE BOUFFON... affiche validée BAT logos

Imaginez un ex président de la république, comme François Nicoli ( Michel Guidoni) qui ne rêve que d’une chose : reprendre sa place, et qui a été conspué par un humoriste, Jerry Guillos (Franck de Lapersonne), pendant son quinquennat, et qui n’a qu’une idée : se venger pour avoir été sa tête de turc. Cela peut donner des situations pour le moins irrésistibles. Surtout lorsque Nicoli, loue une cave transformée en scène, qu’il paye 50.000 euros en liquide pour que Jerry se produise seul devant lui et deux de ses subalternes, dont Roseline (Fabienne Chaudat) , qui est secrètement amoureuse de lui, et d’une autre jeune fille, Sophie (Cecile de Menibus) qui possède des atouts de beauté qui ne peuvent laisser personne indifférent. Roseline a fouillé dans le passé de l’artiste et y a trouvé un différent avec Pierre (Frederic Bodson) qui est maintenant à la rue. Tout cela pour obtenir des excuses et détruire la carrière du comique.

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On sent bien la patte d’Olivier Lejeune, qui non seulement a écrit cette pièce de boulevard, et qui l’a mise en scène au théâtre des Variétés. Olivier Lejeune est loin d’être un inconnu. Les plus anciens se souviendront qu’il avait enregistré un disque : Pot Pour Rire Monsieur Le Président, et qu’il a aussi été l’interprète de nombreuses pièces (plus de 40) dont Le Charlatan de robert Lamoureux. Il a aussi écrit pour le théâtre : Tout Bouscule, Presse Pipole ou la symphonie des faux culs. Sa plume bien acerbe et aiguisée lui a valu de participer au Petit Théâtre de Bouvard,  La Classe à la télé, ou être sociétaire des Grosses têtes de Philippe Bouvard sur RTL ou de participer à L’Oreille En Coin sur France Inter. C’est dire que ce Monsieur ne manque pas d’humour et sa sixième pièce , Le Bouffon Du Président, s’inscrit parfaitement dans la lignée du rire.

LE BOUFFON... photo 3 Chantal Depagne-Palazon LE BOUFFON... photo 2 Chantal Depagne-Palazon

Soyons clair. on ne vient pas ici pour être sérieux, pour penser, ou pour voir un drame. on vient ici pour rire, et la salle en a pour son argent. Déjà, dès les premières minutes où Franck de Lapersonne  réussit, seul en scène à dérider le public. Puis l’arrivée des deux filles avant l’arrivée triomphale de Michel Guidoni, qui en fait des tonnes dans son imitation réussie d’un certain président, qui se déhanche comme lui, qui imite ses mimiques malheureusement trop célèbres. Les bons mots fusent de toutes parts, et la salle réagit à tous ces mots. Tout ne marche que par le talent des acteurs, et quand on parle de théâtre de Boulevard, on sait de quoi on parle, même si ici il n’y a pas de portes qui claquent. La pièce ne dure pas très longtemps, environ 1h 40, et lorsqu’on croit qu’elle est terminée, Guidoni offre quelques unes de ses imitations, ce qui est un peu dommage, parce que l’impact aurait été meilleur sans ces dernières minutes. Mais bon, si personnellement je n’ai pas été fan de cette fin, le public lui a adoré. Je ne boude pas mon plaisir, ayant vraiment bien aimé tout ce qui s’est déroulé depuis le début, avec ces sous entendus qui font mouche, attaquant certes plus l’ancien président que l’actuel, mais bon le plaisir s’est atténué avec ce que je pensais être la fin.

LE BOUFFON... photo groupe par Stéphane Andran LE BOUFFON... photo 1 Chantal Depagne-Palazon

Photos ( sauf mention contraire) : @Chantal Depagne-Palazon

LE BOUFFON DU PRÉSIDENT , c’est au théâtre des Variétés du mardi au samedi à 20h00, avec des matinées les samedis et dimanches à 16h30.

Prix des places : de 15 à 49€. Il est prudent de réserver, lorsque j’ai vu la pièces la salle était quasiment complète.

Réservations au 01 42 33 09 92 et sur www.theatredesvarietes.fr, ainsi que dans toutes les agences et points de vente habituels.

la bande annonce :

 

et un extrait :