Laurent Ruquier

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Touche à tout du spectacle, de la radio, Jean François Derec arrive sur la scène du Petit Montparnasse avec l’adaptation de son roman paru chez Denoël : Le Jour où j’ai appris que j’étais Juif.

L’action se passe à Grenoble. Derec 10 ans. Christine, 11 ans, elle propose de montrer ses seins si lui baisse son pantalon. Il est timide et décline la proposition. Elle rétorque : « Je sais pourquoi tu ne veux pas me le montrer. Parce que tu es juif et que tu as le zizi coupé en deux ! » Le ciel lui tombe sur la tête. Sa mère était-elle au courant qu’elle avait mis au monde un enfant juif ? Comment arrêter d’être juif et devenir un vrai Grenoblois comme tout le monde ?

Jean François Derec en parle lui-même: « Il s’agit de l’adaptation au théâtre de mon roman autobiographique éponyme paru chez Denoël. C’est l’histoire d’un petit garçon qui, dans les années 60, découvre qu’il est Juif, alors que ses parents, survivants juifs polonais, ont déployé une énergie surhumaine pour le lui cacher. Et comment il met 40 ans à régler ce petit problème. C’est l’histoire d’une mère juive qui, toute sa vie, poursuit un rêve : Tout oublier, tirer un trait sur son passé, devenir une vraie Française, encore plus française que les Françaises, c’est-à-dire… Grenobloise. Le devoir de mémoire ? De la rigolade. Pour elle, c’était plutôt le devoir du trou de mémoire qui s’imposait. C’est l’histoire d’un futur comique qui apprend l’humour par son père. Et l’angoisse par sa mère »

Mais une rencontre avec ce Monsieur s’imposait, après avoir vu son spectacle lis en scène avec brio par Georges Lavaudant, un spectacle émouvant et drôle, où il ne mâche pas ses mots.

Voici cette rencontre filmée:

Jean-François Derec a débuté dans les années 68, en se lançant dans le café théâtre qui vit ses premiers jours.  À la télévision on le remarque dans le « Théâtre de Bouvard » en 82, puis dans « La Classe , et plus tard, avec Laurent Ruquier, (également à la radio). Sur scène, il invente son personnage de Gérard Bouchard, l’homme au bonnet rouge. Au théâtre il joue notamment dans : « Nuit d’ivresse » ,  » La boutique au coin de la rue », «Espèces menacées» « La presse est unanime » de L. Ruquier, parmi d’autres. Il joue aussi dans une cinquantaine de films dont « Marche à l’ombre », « Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des  parents communistes » Il a écrit plusieurs romans, notamment «Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des  parents communistes »(J-C. Lattès) et « Le jour où j’ai appris que j’étais juif »

 

LE JOUR Où J’AI APPRIS QUE J’éTAIS JUIF, au Petit Montparnasse, du mardi au samedi à 21h00, et le dimanche à 15h00

Relâches exceptionnels les 25 décembre & 1er janvier
Représentation supplémentaire 
le lundi 31 décembre à 21h

Réservations : 01 43 22 77 74, ou www.theatremontparnasse.com

Tarifs:

1° catégorie : 34 €
2° catégorie : 22 €
– de 26 ans: 10 €

Tarifs exceptionnels pour le réveillon du 31 décembre à 21h
1° catégorie : 44€
2° catégorie : 28€

 

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Un sujet dans l’air du temps par Laurent Ruquier : le coming out d’un jeune mec et la réaction de ses parents!

Claudine (Fanny Cottençon) et Maxime (Francis Huster) apprennent par un magazine people que leur fils (Louis le Barazer)  est gay. Quelle sera leur réaction?  Le sujet qui fut tabou, mais qui l’est nettement moins depuis quelques années a inspiré Laurent Ruquier, qui, en 3 cates, nous donne 3 points de vue différents sur la question. Certes on peut se poser la question, pourquoi dans la première partie, le père est-il aussi fermé, alors que sa femme est plutôt cool, alors que dans le deuxième acte, c’est tout le contraire. Ruquier aurait tout aussi bien pu nous donner deux autres actes: le père et la mère farouchement contre , genre Frigide Barjot ou Christine Boutin, ou alors des personnes très raisonnables comme il en existe beaucoup, qui comprennent que l’amour entre personnes du même sexe n’est pas une tare, et qui se réjouissent du bonheur de ceux qui s’aiment. Mais le troisième acte se consacre plus au fils, sa vision de la vie, ses joies, ses malheurs, sa réconciliation avec sa famille à qui il n’avait pas osé avouer ses penchants.

Certes l’écriture de Laurent Ruquier est toute en nuances, tout comme la mise en scène de Steve Suissa, mais les réactions parentales des deux premiers actes sont quand même difficiles, qui peuvent faire sourire ou pleurer. On est loin des comédies auxquelles Ruquier nous avait habitué. C’est peut-être pourquoi la comédie évolue au fil des 3 actes, et que la fin est très loin d’un éclat de rire. Il fallait tout le talent de ces comédiens ( oui, même le jeune Louis Le Barazer, qui est formidable de justesse, et qui nous arrache même quelques larmes) pour traiter un tel sujet .

On sait depuis longtemps que Laurent Ruquier a fait son coming out, mais qu’il n’en a jamais fait son cheval de bataille, ayant parlé de cela dans un sketch à l’époque d’un one man show, pardon, d’un seul en scène. C’est un mec comme vous ou moi, tout simplement. On ne lui demandera pas s’il a vécu cet épisode de sa vie tel qu’il le décrit différemment dans les deux premiers actes de la pièce.  On se contentera d’écouter ces dialogues, ces piques, ces moments drôles ou non dans ce POURVU QU’IL SOIT HEUREUX.

TOUTES LES PHOTOS : ©Svend Andersen

POURVU QU’IL SOIT HEUREUX! c’est au théâtre Antoine, du mardi au samedi à 21h00 et les samedi et dimanche  matinées à 16h00

Locations au 01 42 08 77 71 ou www.theatre-antoine.com

un extrait :

 

 

autre article onsortoupas sur le sujet :

http://www.onsortoupas.fr/la-saison-2018-2019-sannonce-magnifique-au-theatre-antoine-interview-des-auteurs-comediens/

Le Théâtre Antoine peut se vanter d’une superbe programmation pour la saison prochaine.

Le théâtre de Jean Marc Dumontet et Laurent Ruquier va connaître de belles soirées dès septembre prochain, avec notamment la nouvelle pièce signée Laurent Ruquier : Pourvu qu’il soit heureux, mis en scène par Steve Suissa, avec Francis Huster, Fanny Cottençon et Louis Le Barazer, et qui sera à 21h00 pour une série de représentations dès le  12 septembre

 

et , à 19h00 cette fois, un très grand comédien va tenir l’affiche de Plaidoiries :

Richard Berry, Plaidoiries, Je Vous Demande l’Impossible , mis en scène par Eric Théobald:

et, pour commencer l’année 2019 en beauté: un duo de choc sur la scène du Théâtre Antoine : Dany Boon et Valérie Bonneton : 8 Euros de plus de Sébastien Thiery, dans une mise en scène de Stéphane Hillel

Tous renseignements et pré-achats de places sur le site du Théatre Antoine :

https://www.theatre-antoine.com

 

 

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Quand un producteur (Laurent Ruquier) veut faire plaisir à ses amies, à un célèbre compositeur, Claude Bolling et à lui-même, cela donne un spectacle fort sympathique: Les Parisiennes.

A moins d’être né avant les années 60, peu de chance que ce nom vous dise quelque chose. Les Parisiennes. Il y avait bien un dessinateur humoristique (Kiraz) qui les caricaturait chaque semaine dans un magazine appartenant à Marcel Dassault ( Jours de France) mais il y avait un groupe de 4 jeunes femmes qui ont connu un immense succès, sous la houlette de Claude Bolling en 1964 avec ce titre : Il fait trop beau pour travailler, qui sera suivi par beaucoup d’autres titres pendant une dizaine d’années, mais la majorité de ces titres étaient passés dans les oubliettes. C’était sans compter Laurent Ruquier. L’animateur de RTL et de France 2  a dû garder des souvenirs émus de ces 4 jeunes femmes dont je serais totalement incapable de me souvenir, que ce soit de leur nom ou de leur physique, et a décidé de re-créer un groupe version 2018, avec Arielle Dombasle, Mareva Galanter, Helena Noguera et Inna Modja, qui ont ré enregistré certains titres des Parisiennes années 60, en ajoutant un immense succès populaire du à Sandie Shaw, qui avait remporté l’Eurovision avec ce titre anglais : Puppet On A String , dont la version française, par la même artiste s’appelait Comme Un Tout Petit Pantin, et qu’avaient repris Les Parisiennes. D’autres titres nous reviennent en mémoire quand elles les interprètent sur scène , comme L’Argent Ne Fait Pas Le Bonheur , mais il faut bien avouer que le temps a fait son oeuvre, et que la majorité des titres restent inconnus.

La mise en scène de Stéphane Jarry est alerte, les nombreux costumes des 4 protagonistes sont très kitch, et les danseurs ajoutent un peu de piment à la sauce. Certes nous ne parlons pas de performance, ni de spectacle de l’année ici, mais juste d’une soirée sympathique aux Folies Bergère. On se souvient quand même que Monsieur Claude Bolling qui affiche aujourd’hui 88 printemps, a composé de nombreuses partitions pour des films, entre autres : Borsalino, Le Magnifique,  L’homme en Colère, L’année Sainte, Le mur de l’Atlantique

le clip Il fait trop beau pour travailler :

et un extrait du final du spectacle :

 

 

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Deux sœurs qui ne se sont pas vu depuis longtemps se retrouvent pour le mariage de leur cadette. Rencontre pour le moins explosive!

 

Deux sœurs, mais au tempérament totalement différent: Il y a Charlotte, qui est l’épouse et la mère de famille modèle, totalement coincée,  qui vit par et pour son mari et sa famille, et de l’autre côté il y a Claire, totalement libérée. Avec deux sœurs aussi différentes, il est certain que tout ne peut pas se passer au mieux. Elles vont ressortir de vieilles rancœurs, d’anciennes déceptions,  mais aussi de bons souvenirs avec une certaine complicité et retrouveront toutes deux une expérience nouvelle. Charlotte est interprétée en alternance par Marie-Hélène Lentini et Claire Gérard, alors que Claire a les traits de Karine Dubernet.

Photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau.

La pièce, écrite par Marilyne Bal est mise en scène avec justesse par Jean-Philippe Azéma. Des décors épurés, un duo sur scène, qui recentre l’attention de la salle sur les deux comédiennes. On retrouve souvent des choses que l’on pensait enfouies au fond de nous dans ces dialogues percutants. Karine Dubernet a travaillé avec Laurent Ruquier sur Europe1 et France 2, puis a fait des chroniques sur MFM, et a joué au théâtre, entre autres dans deux pièces de Laurent Baffie. Marie Hélène Lentini est fidèle à Didier Caron, pour qui elle a joué dans Coiffures et Confidences au Théâtre Michel, ou dans Fleur de Cactus au Théâtre Antoine. Quant à Claire Gérard, on se souvient d’elle pour son One Woman Show : Blonde …mais pas trop, puis dans le Clan des Divorcées, qu’elle jouera plus de 2000 fois.

Photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau.

Une jolie pièce, courte, pétillante, que le public apprécie vivement.

Représentations du dimanche au mercredi à 21.00 et le samedi à 15.00 à La Comédie Bastille, 5 rue Nicolas Appert dans le 11ème.

Réservations au 01 48 08 52 07

Places 27 et 32 €, tarifs réduits : 10€ au guichet, 11€ sur internet et pour résidents du 11ème, en fonction des places disponibles sauf représentations du samedi soi

La salle est climatisée et accessible aux personnes à mobilité réduite.

Photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau.

Photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau.

bande annonce :

 

 

100 ans, et pas une ride. Le célèbre théâtre, qui accueille des chansonniers et qui a vu passer les plus célèbres, se régale avec les événements des présidentielles.

Un spectacle qui ravit les spectateurs, qui change de ton au fil des élucubrations de certains candidats et des surprises que nous réserve cette campagne hors du commun. Mais le plus important est cette salle classée monument historique, avec des dessins magnifiques sur les murs, deux petits balcons autour de la scène:

 

En 100 ans que de noms célèbres se sont retrouvés sur sa scène : Pierre Dac, Paul Meurisse, Arletty, Jea Poiret, Colette Brosset, Robert Dhéry, Pauline Carton, Robert Rocca, Jacques Grello, Pierre-Jean Vaillard, Anne-Marie Carrière, Jacques Bodoin, Jean Amadou, Jean Roucas, mais aussi Laurent Gerra et Laurent Ruquier qui y ont fait leurs premiers pas, parmi bien d’autres.

Couverture du livre qui relate ces 100 ans d’humour politique

Une rencontre avec cette personne qui est connu de tous les auditeurs de RTL, où il a été ( est) sociétaire des Grosses Têtes avec Philippe Bouvard, a été la tête pensante de l’Oreille en coin, auparavant sur France Inter, et qui a racheté cet établissement en 1995 : Monsieur Jacques Mailhot!

Dans le spectacle actuellement à l’affiche, vous pourrez applaudir , outre Jacques Mailhot : Florence Brunold, Michel Guidoni, Gilles Détroit, Emilie-Anne Charlotte, Jean-Pierre Marville.

ENTRETIEN, Vidéo et photos :@Guy Courthéoux / onsortoupas.     Tous droits réservés.

Les primaires des Primates c’est au Théâtre des 2 ânes , du mardi au samedi à 20h30, et matinée le dimanche à 15h00

Places 41 ou 45 €

Réservations au 01 46 06 10 26   et www.2anes.com

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Qui est donc ce Monsieur Fraize, au nom de fruit rouge, mais avec une orthographe différente..de rouge il n’a que le polo?

Affiche fraize

 

Décrire ce spectacle me semble tellement difficile que j’y ai renoncé dès que je me suis retrouvé devant mon ordinateur. Je peux toutefois vous raconter les débuts de ce spectacle. Un décor simplissime, un fond noir, deux petits rideaux de la même couleur sur chaque côté. Au début du spectacle, Monsieur Fraize est derrière un de ces rideaux, il jette des regards vers la salle, le tout en plein silence. Quelques minutes plus tard ( oui, minutes, pas secondes), il avance et marmonne des phrases qui ne se terminent pas. Il marmonne en quelque sorte. Il faut encore de longues minutes avant que l’on comprenne ses débuts de phrases. Je crois n’avoir jamais vu quelque chose d’aussi déroutant. Je me suis demandé de quoi il s’agissait, si on ne m’avait pas fait une drôle de blague en me recommandant ce spectacle. La salle riait, et moi je restais stupéfait. Il m’a fallu près d’une dizaine de minutes pour entrer dans son jeu, lorsqu’il s’adresse à la salle, puis qu’il recherche un catalogue. Et pas n’importe quel catalogue. On s’attend à tout sauf à ce genre de catalogue. Et là je suis rentré en plein dans sa forme d’humour désarmant. Jusqu’à la fin je riais à ce personnage qui ose tout, il ne se gène pas pour envoyer un spectateur du premier rang au fond de la salle, non pas parce qu’elle importunait, mais juste pour le plaisir. Et malheur si cette personne tente de redescendre pour récupérer sa place. La salle le suit dans ses dialogues souvent absurdes, et sur la façon de dire qu’il travaille. Ce qui est vrai, mais jusqu’à ce jour je n’avais pas entendu un humoriste dire qu’il travaillait lorsqu’il se produisait sur scène. Généralement on nous demande d’éteindre les portables. Ici, c’est le sien qui ‘sonne’ et il va parler quelques minutes avec sa mère et lui raconter ce qu’il fait.

Monsieur Fraize, De et Avec Monsieur Fraize, Mise en scène Papy, Feux de la Rampe (Paris), 2 juin 2015, © Fabienne Rappeneau

, © Fabienne Rappeneau

Je viens de vous le dire, ce spectacle incroyable vous entraîne dans un univers différent, celui de l’absurde. Ici ce ne sont pas des successions de vannes. Ce sont des moments comme on en voit rarement, pour ne pas dire jamais sur une scène de théâtre. J’avais adoré l’humour corrosif de Lamine Lezghad. Là je me suis trouvé dans un monde tellement différent, avec des rires différents, une forme d’humour et de spectacle qu’il faut bien applaudir tant tout cela est bien ficelé, avec ce personnage sorti d’une bande dessinée, avec un pantalon beaucoup trop court, qui peut s’approcher d’un clown, sans les défauts inhérents à ces personnages de cirque qui ne m’ont jamais fait ne serait-ce que sourire . Là nous sommes dans une nouvelle forme d’art et je dis simplement : Bravo Monsieur Fraize! Marc Fraize fait la rencontre d’Alain Degois dit « Papy » en 2014, et c’est ce dernier qui le guide désormais et le met en scène. « Monsieur Fraize, dit ce dernier, vous pousse à rire nerveusement, subitement, sans crier gare.

Et pour ceux qui me connaissent bien, et qui savent à quel point j’aime les fruits dont je parlais dans ma première ligne, j’aime ce Monsieur Fraize mais pas pour la ressemblance  avec les fruits rouges!

Monsieur Fraize, De et Avec Monsieur Fraize, Mise en scène Papy, Feux de la Rampe (Paris), 2 juin 2015, © Fabienne Rappeneau

Fabienne Rappeneau

Monsieur Fraize, De et Avec Monsieur Fraize, Mise en scène Papy, Feux de la Rampe (Paris), 2 juin 2015, © Fabienne Rappeneau

© Fabienne Rappeneau

Monsieur Fraize, c’est au Théâtre l’Archipel tous les jeudis à 21h00

Durée du spectacle : 1h20 environ

 

Extraits des émissions : On ne demande qu’à en rire :

 

 

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Vous connaissez peut-être son nom, si vous regardiez l’émission de Ruquier sur France 2. Je viens juste de le découvrir, étant pas fan de télé et croyez-moi, je ne le regrette pas.

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Lamine Lezghad ose tout, et c’est là son point fort. Avec des textes jamais vulgaires, et un humour corrosif au point que l’acide chlorhydrique concentré semble du petit lait à côté de ce qu’il ose dire, Lamine a réussi le tour de force de faire rire une salle comble pendant près d’une heure et demie. Comme tout bon humoriste, il a choisi ses têtes de turc dès les premières minutes, et si vous n’avez pas envie d’en faire partie, un conseil, ne vous asseyez pas aux 3 premiers rangs. Tous les sujets les plus chauds et les plus difficiles seront sur scène: les religions, musulmans et juifs, cathos aussi, le racisme, les homos, les handicapés, les pédophiles, j’en oublie volontairement pour vous laisser découvrir son humour. On pourrait croire qu’il se moque de ses confrères humoristes, entre autres Jean-Marie Bigard, Anne Roumanoff, Gad Elmaleh, Jamel Debbouze, mais si on va faire un tour sur les vidéos autour de son spectacle, on peut voir quelques unes des personnes nommées lui faire une belle pub….dans son style.

Lamine - La Nouvelle Seine 3

Vous risquez d’être choqués, mais pas très longtemps, même si son jeu consiste à pousser le bouchon très très loin, comme vous ne l’avez certainement pas encore entendu. A chaque fois que je pensais avoir tout entendu, je me trompais, il arrivait à aller encore plus loin, et j’étouffais….de rire, et je n’étais pas le seul. Je dois avouer que découvrir un tel talent m’a laissé cloué sur place. Je ne peux que remercier la personne qui m’a relancé plusieurs fois pour que je vienne voir son spectacle, qui a vraiment fait son boulot comme rarement, avec une gentillesse non feinte. Je ne suis pas le roi des enc….vu que je sais remercier et reconnaître que je n’ai pas la science infuse. Et je rajouterai que non seulement ses textes sont très bien écrits, mais qu’il profère des horreurs avec un visage à qui on donnerait le bon dieu sans confession (oui, je l’ai fait exprès!) et un physique qui en fera craquer plus d’une ( ou d’un, oui la aussi c’est fait exprès). Si vous lisez (non, ça ne marche pas: SI TU LIS, c’est mieux) ces lignes Lamine, tu as un nouveau fan, et crois bien que je vais te suivre désormais, que je reviendrai certainement re-voir ton spectacle. J’ai ri du début à la fin, et cela mérite bien cet amoncellement d’éloges ! Quand à ceux qui ne le connaissez pas encore, précipitez-vous, et allez rire pendant plus d’une heure, je suis certain que vous remercierez ce site de vous avoir conseillé ce one man show.

Lamine - La Nouvelle Seine 2 Lamine - La Nouvelle Seine

Lamine Lezghad, roi des enc ( on peut rire de tout), c’est sur une péniche, sur le Quai Montebello, juste face à Notre Dame, sur la Rive Gauche, actuellement les vendredis et samedis soir à 21h30, jusqu’au 2 janvier prochain.

Prix des places : 21€

réservations au 01 43 54 08 08 et sur le site de la nouvelle seine : http://www.lanouvelleseine.com/event/lamine-lezghad/2015-09-25/

allez découvrir quelques extraits ( ils ne sont pas tous dans le sepctacle):

 

 

 

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Certaines personnes sont curieuses, beaucoup trop curieuses.

 

 

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Serge et Marianne sont heureux en mariage depuis bien des années. Un fils qui vit loin d’eux, mais qui reste en contact régulièrement. Mais un stupide accident fait remonter certains épisodes à la surface, et va semer le doute. Certes Marianne est plus que curieuse et elle ne lâche pas l’affaire, même si cette affaire semble dater d’avant leur rencontre. Mais un petit mensonge de ces temps lointains pourrait bien se transformer en une explosion atomique.

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Deux excellents comédiens sur la scène du Théâtre La Bruyère, Fanny Cottençon et Jean-Luc Moreau, qui vont vous faire traverser ce marasme de bout en bout. Et chaque rebondissement  est une nouvelle pierre contre un édifice qui semble s’écrouler. Il fallait le talent de ces deux comédiens pour nous entraîner dans cette folie. Chacun y verra midi à sa porte. Personnellement, je me demandais constamment quand elle allait arrêter de fouiner, quand il allait arrêter de couvrir les petits mensonges. Je rageais contre l’un ou l’autre. J’étais pris au jeu, pris dans le piège de l’écriture de cette pièce par Eric Assous, homme de théâtre et de cinéma. Théâtre avec , entre autres : Nos Femmes, avec Richard Berry, Une journée ordinaire, Mon Meilleur copain ou Secret de Famille avec Michel Sardou. Mais cinéma aussi avec les scénarios des Randonneurs (en 1996), de Moi, César 10 ans et demi (de Richard Berry), ou encore de La Femme Défendue qui fut présenté à Cannes en 1996. Cet auteur prolifique nous emmène où il le veut et on se sent bien (ou très mal dans certaines situations) à voir ces comédiens dirigés par un d’eux (Jean-Luc Moreau). Ce serait faire injure de donner la liste de toutes les mises en scène à succès que l’on doit à Jean-Luc Moreau. N’en citons que deux : Le dîner de cons en 2009, ou Si C’était à Refaire de Laurent Ruquier. Quant à Fanny Cottençon, elle a été aussi souvent présente sur les planches qu’au cinéma ou à la télévision. Une actrice au talent indéniable.

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TOUTES LES PHOTOS : @LOT

ON NE SE MENTIRA JAMAIS  au Théâtre La Bruyère, 5 rue La Bruyère Paris 9ème, proche du Métro St Georges

Du mardi au samedi à 21h00, matinées samedi à 18h30

Prix des places de 22 à 38€ (plus frais de location) directement au théâtre au 01 48 74 76 79

la bande annonce :

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Retour sur la scène parisienne pour Stéphane Rousseau, dans un des plus beaux théâtres, Le Théâtre du Palais Royal

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Stéphane Rousseau est un des canadiens les plus célèbres en France. Il faut dire que ces derniers temps les canadiens envahissent les scènes parisiennes, avec notamment Alain Choquette à la Gaité Montparnasse et Messmer à quelques pas à Bobino, sur le même trottoir, et tous trois dans des genres bien différents. Stéphane Rousseau nous offre son nouveau spectacle, Stéphane Rousseau brise la glace. Il veut nous montrer différentes facettes de sa personnalité, dans un spectacle qui mélange avec juste le bon dosage, l’humour, le stand up, la musique, la chanson, et ce avec ses deux musiciens : Emmanuelle Caplette et William Croft. Il va aborder de nombreux sujets, en égratignant tout ce qu’il peut effleurer au passage, même en parlant de maturité et d’amitié. Il commence en nous disant qu’il a vieilli. Le beau gosse a gagné de l’âge? Ça ne se voit pas au premier coup d’œil (ni au deuxième, rassurez-vous!).

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On se souvient qu’il est sur scène depuis 1991, après avoir fait ses premières armes avec le Festival Juste pour Rire ( à Montréal). On sait qu’il chante bien, et sait jouer la comédie, puisqu’on l’a applaudi au Casino de Paris lorsqu’il a créé Chicago, la comédie musicale, adaptée en français par Laurent Ruquier. On ne peut pas parler de lui sans mentionner son pote Franck Dubosc avec qui il a créé de bons duos. Mais c’est en solo qu’on a pu rire avec lui à l’Olympia, au Bataclan et dans d’autres salles.

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Le public n’a d’yeux que pour lui quand il se produit, et à peine apparaît-il sous les projecteurs, le rideau levé que la salle l’applaudit à tout rompre, et la salle est conquise dès lors. Le public l’adore et Rousseau le lui rend bien, qui se défonce du début à la fin de ce spectacle de deux heures environ, sans entracte, un spectacle truffé de bons mots, de coups de griffes dans tous les sens. On ne peut qu’apprécier cet humour riche, sans vulgarité, qui peut plaire à tous, petits (pas trop petits quand même) et grands.

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Stéphane Rousseau, c’est au théâtre du Palais Royal, 38 rue Montpensier dans le 1er et en tournée du 29 Janvier au 28 Mars 2015

Du Mardi au samedi à 20h30 Matinées certains samedis à 17h00

Places de  19€ à 58€

Réservations au 01 42 97 40 00