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Une pièce à la fois drôle, grinçante et superbement interprétée, au Théâtre Rive Gauche.

Dans le Paris des années 20, Antoinette vient de fêter ses 16 ans. Ses parents, nouveaux riches, veulent se faire une place dans la société, et décident d’organiser un bal. Le rêve d’Antoinette: participer à ce bal, où seront invités toutes sortes de personnages qui se doivent de voir que les Kampf sont des gens riches. Mais la mère d’Antoinette, ne se préoccupant que de se montrer, refuse à sa fille cette joie. Et la vengeance d’Antoinette risque fort d’être terrible.

L’auteur de la pièce, Irène Nemirovsky est née en 1903 en Ukraine, et ses parents et elle,  ont dû quitter la Russie pour se rendre en France où ils vont s’installer en 1919. Mais aprés avoir écrit quelques romans, , mariée, elle finira ses jours à Auschwitz. C’est sa fille qui retrouvera dans une valise un épais manuscrit, et il aura fallu  50 ans pour que sa fille transcrive le manuscrit qui deviendra : Une Suite Française, récemment devenu film.

Si les acteurs sont tous formidables : Lucie Barret, Brigitte Faure, Serge Noël, Françoise Miquelis, Pascal Vannon, c’est certes de par le texte, adapté en français par Virginie Lemoine, qui en assure avec un brio rare la mise en scène avec Marie Chevalot. On se régale de ce texte dès les premières secondes, les spectateurs réagissent à tous les bons mots, à toutes les situations.  Une fois encore, il faut saluer la direction du Théâtre rive Gauche pour sa programmation et la qualité de ses spectacles.

Toutes les photos : @ Cyril Nyai

Représentations du mardi au samedi à 19h00

Réservations au 01 43 35 32 31  ou www.theatre-rive-gauche.com

Tarifs : de 21 à 33 €

 

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Un théâtre, un plateau de cinéma, le tournage d’un film, du burlesque qui fait mouche

Que se passe-t-il lorsqu’une équipe de tournage se retrouve dans un théâtre pour tourner une scène, où tous les spectateurs présents sont considérés comme des figurants, voire plus? La scène du jour est un véritable classique du vaudeville : le mari trompé qui veut assassiner sa femme. Sauf qu’ici il y a bien des problèmes sur le  plateau : un producteur véreux et qui joue (et perd ) beaucoup au poker, sa femme qui est en fait celle qui possède la fortune. On n’oubliera pas un réalisateur amoureux transi d’une jeune comédienne ambitieuse, qui prétend aussi être amoureuse du premier assistant. Un éternel second rôle que l’on a du mal à reconnaître, et le premier assistant qui doit tout gérer, sans oublier une accessoiriste , quelques techniciens qui sont surtout des musicos, une maquilleuse coiffeuse qui ne comprend pas tout et ne parle pas très bien français. Le moins que l’on puisse dire c’est que tout ne tourne pas rond ici, et que les catastrophes vont s’accumuler.

On nage dans le loufoque dès le départ, et alors que la pièce est censée débuter à 20.30 un bon 1/4 d’heure avant vous avez trois musiciens qui montent sur scène pour jouer quelques airs jazzy, avant que la pièce  ne débute. Dès le départ on se demande dans quel monde de folie on se retrouve, et la salle accroche de suite à ces aventures pour le moins rocambolesques. C’est un univers qui semble cher à Patrick Haudecoeur, l’auteur, entre autres de ‘Thé à la menthe ou t’es citron? qui a connu un succès fulgurant? Cette fois, il s’est allié avec Gérald Sibleyras pour en écrire le texte, que l’on croit souvent improvisé, mais certes pas! Il a mis en scène ce moment de folie, et s’est donné le rôle du premier assistant. Inutile de dire que la troupe est au top: Isabelle Spade, Philippe Uchan, Nassima Benichou, Jean-Pierre Malignon, Stéphane Roux, Véronique Barrault, Adina Cartianu, Gino Lazzerini, Patricia Grégoire, Jean-Louis Damant, Jean-Yves Duranton. Comme vous pouvez le lire ils sont nombreux sur scène, qui nous réservent des surprises tout au long de la pièce.

C’est tout un art que de faire du burlesque, du loufoque, et Patrick Haudecoeur a parfaitement réussi ce pari. La salle se tord de rire du début à la fin, et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est un triomphe sur la scène du Théâtre Fontaine, et qu’il y a fort à parier que cette pièce n’a pas fini d’être montée sur scène.

TOUTES LES PHOTOS : @ Bernard Richebé

 

Silence, On Tourne! c’est au théâtre Fontaine, du mercredi au vendredi à 20h30, à 18h00 et 21h00 le samedi, et à 15h00 le dimanche.

Durée du spectacle : 1h50

Prix des places : de 18 à 42€, mercredi et jeudi , pour les moins  de 26 ans : 10€ sous réserve de disponibilité

Locations : 01 48 74 74 40 et    www.theatrefontaine.com

bande annonce :

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5ème saison pour cette Nuit de la Déprime, créée par Raphaël Mezrahi, qui attire une foule conséquente pour un plateau choc.

Incroyable de pouvoir réunir autant de talents dans une seule soirée, tout cela par la magie de Raphaël Mezrahi et de Thierry Colby. Une telle soirée est tellement rare qu’on a du mal à croire ce qui s’est déroule sous nos yeux .

Ça débute dès l’arrivée dans ce temple kitsch qu’est le Théâtre des Folies Bergères. On vous accueille avec le sourire, mais on vous offre immédiatement un paquet de kleenex et une barre chocolatée. On fait tout juste quelques pas et voilà un bouchon de chocolat praliné offert par le département de l’Aube, et comme est déjà tristes et qu’on risque de pleurer comme une madeleine, voilà de super goûteuses madeleines artisanales. Une chorale entonne un air bien triste alors qu’un lit géant se trouve juste devant !

Voilà ce que vous n’aurez pas pu voir si vous étiez dans la salle: les coulisses où de nombreuses retrouvailles se fêtaient autour de quelques canapés et coupes de Champagne…

Gérard Lenorman

Laurent Gerra et Raphaël Mezrahi

Les deux Gilbert : Jouin et Montagné

Toujours Gilbert Montagné, mais avec Guy Courthéoux

Trio de choc : Gilbert Montagné, Laurent Baffie et Hervé Vilard

Nicoletta, mais avec qui?

Nicoletta et Thierry Colby

Mais le plus important c’est ce qui se déroule sur la scène où Raphaël a animé la soirée en compagnie , plusieurs fois, du parrain de la soirée, un homme formidable que j’admire depuis des années : Laurent Gerra. De très nombreux grands moments, et il est impossible de les citer tous. Si Eddy Mitchell n’était pas dans la salle, il servait aussi de fil rouge avec des interventions filmées, qui ne manquaient pas de piment. La majorité des stars présentes ont interprété des chansons qui ne faisaient pas partie de leur répertoire, hormis Gérard Lenorman qui a chanté ce qui m’a toujours semblé son plus beau titre : Quand une foule crie Bravo. Et cette chanson , au moins pour son titre, résume parfaitement cette soirée:

Arielle Dombasle

Gérard Lenorman

Julie Zenatti

Laurent Gerra et Raphaël Mezrahi

Liane Foly

Claude Lelouch, Liane Foly, Raphaël Mezrahi

Hervé Vilard

Romane Serda et Raphaël Mezrahi

Laurent Baffie

Grégoire

Natalie Dessay

Nicoletta

Cali

Jean-Luc Lahaye

TOUTES LES PHOTOS ET VIDEOS : @ Guy Courthéoux / onsortoupas.fr. Tous droits réservés

et pour terminer, un vrai bonus :un sketch inédit avec le parrain et le président de la soirée, dont voici quelques extraits:

 

100 ans, et pas une ride. Le célèbre théâtre, qui accueille des chansonniers et qui a vu passer les plus célèbres, se régale avec les événements des présidentielles.

Un spectacle qui ravit les spectateurs, qui change de ton au fil des élucubrations de certains candidats et des surprises que nous réserve cette campagne hors du commun. Mais le plus important est cette salle classée monument historique, avec des dessins magnifiques sur les murs, deux petits balcons autour de la scène:

 

En 100 ans que de noms célèbres se sont retrouvés sur sa scène : Pierre Dac, Paul Meurisse, Arletty, Jea Poiret, Colette Brosset, Robert Dhéry, Pauline Carton, Robert Rocca, Jacques Grello, Pierre-Jean Vaillard, Anne-Marie Carrière, Jacques Bodoin, Jean Amadou, Jean Roucas, mais aussi Laurent Gerra et Laurent Ruquier qui y ont fait leurs premiers pas, parmi bien d’autres.

Couverture du livre qui relate ces 100 ans d’humour politique

Une rencontre avec cette personne qui est connu de tous les auditeurs de RTL, où il a été ( est) sociétaire des Grosses Têtes avec Philippe Bouvard, a été la tête pensante de l’Oreille en coin, auparavant sur France Inter, et qui a racheté cet établissement en 1995 : Monsieur Jacques Mailhot!

Dans le spectacle actuellement à l’affiche, vous pourrez applaudir , outre Jacques Mailhot : Florence Brunold, Michel Guidoni, Gilles Détroit, Emilie-Anne Charlotte, Jean-Pierre Marville.

ENTRETIEN, Vidéo et photos :@Guy Courthéoux / onsortoupas.     Tous droits réservés.

Les primaires des Primates c’est au Théâtre des 2 ânes , du mardi au samedi à 20h30, et matinée le dimanche à 15h00

Places 41 ou 45 €

Réservations au 01 46 06 10 26   et www.2anes.com

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17 ans après avoir été un chef d’oeuvre de la comédie américaine au cinéma, la Garçonnière arrive sur les planches du Théâtre de Paris, et c’est un pur délice!

Retour en arrière dans le temps, aux Etats Unis, dans les années 50, lorsque le rêve américain est au sommet. Dans une compagnie d’assurances, un petit employé ‘modèle: Baxter (Guillaume de Tonquédec), prête son appartement à ses supérieurs hiérarchiques pour qu’ils y emmènent leurs maîtresses. Il jongle avec les dates, mais tout se passe pour le mieux, et chacun y trouve son compte puisque ses supérieurs parlent de lui à leur boss, pour qu’il obtienne une promotion. Lui n’a d’yeux que pour la belle Mademoiselle Novak (Claire Keim), une liftière de la société. Tout va changer lorsque le grand boss  Monsieur Sheldrake (Jean-Pierre Lorit)  le convoque dans son bureau pour lui annoncer une promotion, mais en échange il voudrait profiter de l’appartement pour y emmener sa maîtresse.

Je ne suis pas là pour vous raconter toute l’histoire, puisque peu d’entre nous ont vu le film de Billy Wilder, sorti en 1960, réalisé par Billy Wilder  et signé Billy Wilder et I.A.L. Diamond pour le scénario, avec deux stars de cette époque: Jack Lemmon et Shirley McLaine, mais le suspense est quand même une des clés de toute intrigue. On pourrait penser que le film a été tiré d’une pièce de théâtre, mais que nenni! l’adaptation française par Judith Elmaleh et Gérald Sibleyras est un bijou de finesse, rehaussé par une mise en scène remarquable de José Paul, servie par des décors hors pair d’Edouard Laug. La troupe de comédiens , et ils sont nombreux sur scène, ce qui est rare de nos jours, mérite vraiment des louanges : Jacques Fontanel, Pierre-Olivier Mornas, Benoît Tachoires, Muriel Combeau, Sophie Le Tellier, Jean-Yves Roan, Bénédicte Dessombz, Grégory Gerreboo, Anne-Sophie Nallino. Mais ce que l’on doit absolument saluer, ce sont les performances de Claire Keim et Jean-Pierre Lorit qui jouent dans la finesse, mais surtout Guillaume de Tonquédec qui ne quitte pratiquement jamais la scène, et qui est éblouissant, qui mène le bal, n’en fait jamais trop, et domine la pièce de bout en bout.

Toutes les Photos : Céline Nieszawer

La salle est totalement sous le charme, rapidement conquise, qui rit à chaque bon mot, réagit toujours et fait une véritable ovation en fin de représentation. Voilà le genre de pièce qui donne envie d’aller au théâtre, ne vous y trompez pas, voilà une bonne soirée assurée, qui réunit tout ce qu’on aime au théâtre.

La Garçonnière, c’est du mardi au samedi à 20h30, matinées le samedi à 17h00. Durée: environ 1h50.

Places de 22 à 63 €

Théâtre de Paris, 15 rue Blanche Paris 9ème

 

 

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5 ans après Ma belle mère, mon ex et moi, on retrouve les héros dans ce deuxième opus, à la Comédie Caumartin.

Julien (Franck Leboeuf), présentateur télé, vit sagement avec sa femme Zoé (Christine Lemler) avec pour homme (?) de ménage le fidèle Yoann (Nicolas Vitiello). Ils attendent un heureux événement, enfin Julien et Zoé! Mais aussi Yoann avec la belle mère, Solange (Véronique Demonge) qui a beau ne pas être née de la dernière pluie a ainsi trouvé moyen de mettre la main sur un héritage qu’a reçu Yoann ( bon, si vous n’avez pas vu la première pièce, tant pis, maintenant vous savez donc pourquoi ce mec très très  (trop?) gay a pu mettre enceinte une femme, qui plus est aurait l’âge de sa mère ( merci les éprouvettes!). La belle mère est  totalement alcoolo, et jette l’argent par la fenêtre. Elle réussit au début de la pièce à mettre Julien dans la mouise avec quelques révélations.

On nage en plein boulevard, mais il n’y a pas pour autant de portes qui claquent. La pièce, écrite par Bruno Duart, avec la collaboration de Nicolas Vitiello et de Franck Leboeuf, qui assurent aussi la mise en scène, roule à toute vitesse. Si la première partie est un peu faible où les comédiens en font plus que des tonnes, et plus particulièrement Véronique Demonge et Nicolas Vitiello, elle change de cap à un certain moment lorsque Julien trouve « un moyen de sauver les apparences » avec un stratagème de télé réalité. A partir de ce moment là, la salle réagit à fond et se tord de rires jusqu’à la dernière seconde. Seuls Franck Leboeuf et Christine Lemler restent égaux de la première à la dernière minute, qui sont parfaits. Certes il y a un moment plus qu’hilarant avec deux comédiens dans un peignoir, et je ne vous en dirai pas plus. A ce moment là, c’est fou rire général et lorsqu’on va voir une comédie, c’est bien ce qu’on demande : rire. On ne cherche pas du Shakespeare, on veut juste s’amuser, et c’est ce que cette pièce vous propose dans la seconde partie.

photos @ Denis Tribhou

Ma belle mère et moi, 9 mois après, c’est à la Comédie Caumartin, 25 rue Caumartin à Paris, du mardi au samedi à 20h00, avec matinée le samedi à 17h00.

Durée du spectacle : environ 1h20

locations : 01 47 42 43 41    ou www.comedie-caumartin.com

tarifs : de 22 à 35€

photos @ Denis Tribhou

C’est ce vendredi 17 Février que s’est déroulé la remise du Prix Du Brigadier 2017, récompense décernée à quelques personnalités du théâtre.

Cette année, en présence de nombreuses personnalités du théâtre, le jury a couronné  Catherine Hiegel et Anne Delbée, et a remis un Brigadier d’honneur à Monsieur Michael Lonsdale pour l’ensemble de sa carrière. C’est sous l’égide de  Danielle Mathieu-Bouillon, sous la présidence de Stéphane Hillel (directeur du Théâtre de Paris) et en présence de Bruno Julliard, 1er adjoint à la culture à la Mairie de Paris que ces prix ont été remis. En voici quelques photos :

Stéphane Hillel, Bruno Julliard, Catherine Hiegel, Michael Lonsdale, Anne Delbée, Danielle Mathieu Bouillon

Anne Delbée, Danielle Mathieu- Bouillon

Catherine Hiegel / Danielle Mathieu-Bouillon

Stéphane Hillel

TOUTES LES PHOTOS ET VIDÉO : Guy Courthéoux /Onsortoupas.fr. Tous droits réservés

et en bonus un grand moment avec Michael Lonsdale, qui nous parle d’un de ses premiers cours de théâtre avec Tania Balachova:

 

 

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Une belle histoire d’amour , un amour avec des lettres , avec Mylène Demongeot et Jean Piat, deux comédiens vraiment extraordinaires.

La pièce a été jouée de très nombreuses fois dans le monde entier, et en France, nous avions pu la voir avec Philipe Noiret et Anouk Aimé, mais aussi  avec Francis Huster et Christiana Reali, et le rôle masculin a été aussi interprété par Alain Delon, Bruno Crémer, Jean-Louis Trintignant, Jacques Wéber, Gérard Depardieu, qui tous furent le partenaire d’Anouk Aimée. Cette fois ce sont deux comédiens hors pair, Jean Piat et Mylène Demongeot qui lisent ces lettres d’amour sur la scène de la Comédie des Champs Elysées. On ressent toutes les émotions entre ces deux interprètes, de la première lettre quand ils ne sont que de jeunes enfants, jusqu’à la dernière au crépuscule de leur vie. On vibre à écouter leurs histoires, qui sont aussi leur histoire, leurs éloignements, leur vie sociale.

La mise en scène de Stéphanie Fagadau est toute sobre, laissant la place au texte d’Albert Ramsdell Gurney, traduit et adapté en français par Alexia Perimony. Un régal pour les oreilles, les comédiens étant assis devant leur propre bureau , sans trop bouger, sauf Mademoiselle Demongeot, qui va changer de fauteuil une fois ou deux, Jean Piat ayant, comme tout un chacun le sait, quelques difficultés à se déplacer, mais certainement pas pour le reste. Il lit ses lettres avec l’ardeur de la jeunesse jusqu’aux dernières minutes. Tous deux savent tenir la salle en haleine, même si beaucoup ont déjà vu cette pièce. On a toujours envie de la voir encore et encore, chaque comédien y ayant donné sa propre vision.

Avec des pièces comme celle-là, on a envie d’aller au théâtre, et c’est tant mieux, d’autant plus que la pièce est courte (1h20).

LOVE LETTERS c’est à la comédie des Champs Elysées jusqu’au 30 Juillet

Représentations du jeudi au samedi à 19h00, dimanche à 16h00.

Prix des places : de 20 à 48€

Réservations : comediesdeschampselysees.fr ou au 01 53 23 99 19

la bande annonce :

 

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Il y a des films comme celui-là qui vous prennent aux tripes dès les premières secondes et ne vous lâchent qu’après le mot FIN.

Tiré d’une histoire vraie, ce film signé Garth Davis nous transporte en Inde, dans une région très pauvre, où une jeune femme vit avec ses deux fils, très jeunes. L’un des deux, Saroo, va devoir traverser l’Inde seul dans un train, sans son frère qu’il a perdu sur un quai de gare. A des milliers de kilomètres de chez lui, ce petit garçon de 5 ans va devoir apprendre à survivre dans la mégapole de Calcutta. Il finira par se retrouver dans un orphelinat, et adopté par un couple d’Australiens. 25 ans plus tard, il pense toujours à son frère et à sa mère en Inde…mais comment retrouver une famille dans ce pays surpeuplé, alors qu’on ne se souvient même pas du nom du village où on a vécu alors?

Tiré d »un livre autobiographique de Saroo Brierley (A Long Way Home) ce film réunit quelques acteurs connus : Dev Patel (Slumdog Millionnaire, Indian Palace), Nicole Kidman, que l’on ne présente plus et Rooney Mara (MilleniumCarol). Le rôle du jeune garçon est interprété par un gamin absolument extraordinaire, Sunny Pawar, auquel on s’identifie immédiatement, et qui sait nous faire passer toutes les émotions que le film suscite dès les premières minutes. C’est un acteur né, le genre d’interprète que l’on ne peut que remarquer, et qui a été sélectionné après de longues recherches. Dev Patel incarnera ce personnage à 30 ans, et là encore on ne peut que se réjouir de ce qu’il réussit à faire passer à l’écran.

Le film est vraiment bouleversant, passionnant, qui nous comble de bonheur, malgré tout ce que l’on voit dans la jeunesse de ce petit garçon. Dire que c’est un chef d’oeuvre ne devrait pas suffire, C’est encore plus que cela. C’est un film que l’on peut voir en famille, et surtout que l’on doit voir. On doit partager tous ces moments d’émotion, c’est là la marque d’un grand film. Quand on sait que c’est la première réalisation pour le grand écran du réalisateur Garth Davis, on ne peut que lui prédire une carrière formidable s’il travaille dans ce registre.

J’ai rarement été aussi ému au cinéma, j’ai vibré tout au long des 119 minutes de ce film. Génial, grandiose, les mots me manquent. Aidez moi!

le film annonce :

 

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Une claque! j’ai aimé d’autres comédies musicales cette année, Ce Saturday Night Fever est vraiment le top en création de cette saison.

Presque 40 ans après sa sortie en salles (en janvier 1978 en France), voilà un film culte transposé en comédie musicale sur la scène du Palais des Sports à Paris. Si le film de John Badham a lancé la carrière de John Travolta dans le rôle de Tony Manero, le nom de celle qui fut à ses côtés a disparu de nos mémoires. C’était Karen Lynn Gorney qui était Stéphanie. En revanche ce que l’on n’est pas prêts d’oublier ce sont tous les tubes qui ont lancé le film, et plus particulièrement ceux des Bee Gees, qui furent longtemps les recordmen des ventes de disques avec cette bande originale.

© Dominique Jacovides/ Bestimage

Pour la scène du Dôme de Paris, trois productions se sont jointes : Robin Production, Gilbert Coullier Productions et Twocprod, , et sous la houlette du metteur en scène: Stéphane Jarny, , la scénographie de Stéphane Roy et la chorégraphie de Malik Le Nost, ils ont réuni des talents qui ont fait et vont faire vibrer le Palais des Sports pendant plusieurs semaines avant d’entamer une tournée en France.

© Coadic Guirec – Dominique Jacovides / Bestimage

Les deux stars ont pour nom : Nicolas Archambault dans le rôle de Tony et Fauve Hautot dans celui de Stéphanie. Je cherche des superlatifs pour parler de leur prestation, mais aucun ne suffira à démontrer l’ampleur de leur talent. A ce  concert de louanges il ne faut surtout pas oublier le trio d’interprètes/chanteurs : Stephan Rizon, Nevedya et Flo Malley, qui se hissent au niveau des plus grands en nous faisant oublier le temps de quelques tubes, que ce ne sont pas les interprètes originaux, que l’on entend. pas les Bee Gees, non ce trio de choc. Tous les autres interprètes sont du même acabit, dont le conteur, Gwendal Mirimoutou, qu’on avait pu découvrir dans le musical Résiste. Autres rôles importants : Fanny Fourquez et Vinitius Timmermann. Et le tableau ne serait pas complet sans parler de la troupe de danseurs.

© Coadic Guirec – Dominique Jacovides / Bestimage

Mais je crois que ce qui restera gravé dans nos yeux, ce sont les éclairages. C’est un véritable feu d’artifice dans ce décor qui n’est pas sans rappeler une platine tourne disques de cette époque. La salle apprend à danser, et ne se gène pas pour le faire. Tous debout à se trémousser , des plus jeunes aux personnes plus âgées. Personne n’a oublié ces super titres et tout le monde se prend à rêver  qu’on se transporte le temps du spectacle loin en arrière dans le temps. Temps que nombre de spectateurs n’ont connu que par ouïe dire.

Vous aussi laissez vous transporter par cette Fièvre du Samedi soir, qui se produits à Paris jusqu’au 30 Avril,

© Dominique Jacovides/

Autre article avec Interview de Nicolas Archambault : http://www.onsortoupas.fr/saturday-night-fever-sur-la-scene-du-palais-des-sports-a-paris-des-le-9-fevrier-et-ensuite-en-tournee-dans-toute-la-france/

Représentations jeudi et vendredi soir à 20h00, samedi: 15h00 et 20h30, dimanche 15h00 et 20h00

Places de 31 à 89 €

Réservations aux guichets du palais des sports ou par Internet

 

Dates de la Tournée : les samedis à 15h00 et 20h30:

13 Mai : Epernay

20 Mai : Amnéville

3 Juin : Amiens

10 Juin : Lille

16 Septembre : Dijon

23 Septembre : Orléans

30 Septembre : Genève

7 Octobre : Toulouse

14 Octobre : Rouen

28 Octobre Marseille

4 Novembre : Bordeaux

11 Novembre : Lyon

18 Novembre : Bruxelles

25 Novembre : Nice

2Décembre : Strasbourg

9 Décembre : Montpellier

16 Décembre : Albertville

30 Décembre : Nantes

13 Janvier 2018 : Clermont Ferrand

20 Janvier 2018 : Limoges

27 Janvier : Caen