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C’était en Août en l’an 2000. On apprenait qu’un sous marin nucléaire russe, le Kousrk, a sombré dans la mer de Barents, avec 23 hommes à bord qui tentent de survivre à la catastrophe.

Le 10 août 2000, le Koursk – sous-marin de deux fois la taille d’un Boeing 747 et d’une surface égale à celle d’un terrain de football, fleuron « insubmersible » de la flotte du Nord russe – appareille pour prendre part à des manoeuvres en mer. Celles-ci, d’une ampleur sans précédent depuis dix ans, réunissent trente navires de surface et trois sous-marins. Le surlendemain, deux explosions internes, si puissantes qu’elles sont enregistrées par des sismographes jusqu’en Alaska, envoient le Koursk au fin fond des eaux arctiques de la mer de Barents. Au moins vingt-trois des cent dix huit hommes d’équipage réchappent aux flammes. Durant les neuf jours qui suivent, le monde entier est en émoi tandis que les opérations de sauvetage échouent et que l’aide internationale est écartée. Le sort des marins à bord est en jeu.

Le film débute sur des notes de nostalgie, avec un enfant qui apprend à rester longtemps sous l’eau, puis un mariage où les hommes qui n’ont pas été payés par l’armée russe à laquelle ils appartiennent se séparent de leur montre pour payer le mariage de l’un des leurs. Quelques jours plus tard tout l’équipage, sous les ordres de Michail Averin (Matthias Schoenaerts) va prendre la mer, alors que la femme de ce dernier (Léa Seydoux) enceinte va s’occuper de leur fils. Quelques heures plus tard on apprend qu’une explosion a causé d’énormes dégâts, mais l’équipe de Michail échappe à la mort et va tenter de survivre en attendant les secours. Mais les russes n’ont pas le matériel adéquat, et leur commandant (Max Von Sydow) va tout d’abord refuser l’aide du Commodore David Russel ( Colin Firth). On va vivre les différentes tentatives de sauvetage, voir les conditions épouvantables dans lesquelles se trouvent les marins.

En un peu moins de 2 heures,le réalisateur, Thomas Vinterberg nous envoie au fond des mers. Le film a été adapté par Robert Rodat d’après le livre de Robert Moore. Franchement on est immergé avec eux, on souffre avec eux, on a leurs espoirs de survivre. Voilà du cinéma comme on l’aime, intelligemment réalisé, où l’écran au départ est serré, avant de prendre le format panoramique dès que le sous marin est à l’eau. Les acteurs sont tous magnifiques, mais là je ne vous apprend rien. On sait que Matthias Schoenaerts est toujours formidable, et une fois encore ici, que tous les comédiens qui sont sur l’écran méritent des superlatifs.

Certes on est très loin de la comédie, et on a du mal à comprendre pourquoi tous parlent anglais, mais les acteurs russes n’ont certainement pas eu l’occasion de tourner, vu la claque que le film envoie à ce pays.  Mais on finit par s’habituer , et certains qui verront le film en version française ne seront pas dépaysés de toutes façons.

Le film annonce

 

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Un film qui se situe entre un super polar, une comédie musicale,  un suspense violent avec une belle brochette d’acteurs

Effectivement il est difficile de le classer, mais qu’importe, du moment qu’on ne s’y ennuie pas une seconde. Le film respecte les critères du théâtre classique , unité de temps et de lieu, mais la comparaison s’arrête là! En fait la première scène du film nous montre une personne qui cache une valise dans le plancher d’une chambre d’hôtel … Quelques péripéties plus tard ( je ne vais quand même pas vous dévoiler tout!,  on se retrouve à l’hôtel l’El Royale, un établissement autrefois luxueux maintenant bien défraîchi.
Situé sur la frontière entre la Californie et le Nevada, l’El Royale incarne parfaitement le choc entre passé et présent. Autrefois, célébrités et personnalités politiques influentes s’y côtoyaient, au casino, au bar, à la piscine ou dans les suites somptueuses.

Chris Hemworth

Chris Hemworth

Dakota Johnson

Dans cet hôtel oublié de tous, un prêtre, une chanteuse de soul, un voyageur de commerce, une hippie et sa sœur, un homme énigmatique, et le jeune gérant de l’hôtel vont se retrouver. Est-ce le hasard ou recherchent-ils tous quelque chose? Au cours d’une nuit comme seul le destin sait les orchestrer, tous auront une dernière chance de se racheter, avant que l’enfer ne se déchaîne…
Le réalisateur, Drew Goddard nous a concocté un suspense de plus de 2 heures où on n’a aucune envie de sortir. L’atmosphère est lourde comme du plomb et les acteurs absolument fantastiques : le père Daniel Flynn (Jeff Bridges) , Darlène Sweet (Cynthia Erivo) en chanteuse de blues,  Laramie Seymour Sullivan , un représentant en aspirateurs (John Hamm), puis Emily Summerspring (Dakota Johnson) . Le réceptionniste et homme à tout faire de l’établissement ( Lewis Pullman) semble désorienté. On n’oubliera pas la 5ème client, Rose (Caillee Spaeny) et bien plus tard Chris Hemworth. La musique a une place prépondérante, avec un superbe Juke Box qui joue les airs les plus célèbres de la fin des années 60 :  Miles (Santa Catalina) – The Four Preps . Twenty Five Miles – Edwin Starr , Bend Me, Shape Me – The American Breed, He’s A Rebel – Alana Da Fonseca , I Got A Feeling – Four Tops , Bernadette – Four Tops ,  He’s Sure The Boy I Love – The Crystals , The Letter – The Box Tops, Twelve Thirty (Young Girls Are Coming To The Canyon) – The Mamas & The Papas , Baby, I Love You – Tommy Roe

Jon Hamm

Jeff Bridges / Cynthia Erivo

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Dakota Johnson / Lewis Pullman

Si la violence ne vous effraie pas,  si vous aimez le cinéma avec un vrai suspense, et de bons acteurs, n’hésitez pas à venir prendre une chambre à ‘hôtel El Royale, dont la particularité est qu’il est traversé par la frontière entre le Nevada et la Californie!

La bande annonce :

 

 

 

 

 

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Le bonheur sur grand écran ça existe et ça s’appelle en ce moment : BOHEMIAN RHAPSODY

BOHEMIAN RHAPSODY retrace le destin extraordinaire du groupe Queen et surtout  de leur chanteur emblématique, Freddie Mercury, qui a défié les stéréotypes, brisé les conventions et révolutionné la musique. Du succès fulgurant de Freddie Mercury à ses excès, risquant la quasi-implosion du groupe, jusqu’à son retour triomphal sur scène lors du concert Live Aid, alors qu’il était frappé par la maladie,  vous allez découvrir   la vie exceptionnelle d’un homme qui continue d’inspirer les outsiders, les rêveurs et plus particulièrement ceux qui  aiment la musique. On le voit dans sa famille, dans sa vie de tous les jours avant sa rencontre en tant que ‘fan’ d’un groupe d’illustres inconnus qui se produisent dans des salles d’étudiants, la rencontre avec un producteur, une maison de disques, et toutes les folies que cela engendre. On découvre un personnage attachant dans sa folie, et dans ses excés.

: Gwilym Lee (Brian May), Ben Hardy (Roger Taylor), Rami Malek (Freddie Mercury), and Joe Mazzello (John Deacon)  BOHEMIAN RHAPSODY. Photo Credit: Courtesy Twentieth Century Fox.

Rami Malek (Freddie Mercury) and Gwilym Lee (Brian May) BOHEMIAN RHAPSODY. Photo Credit: Alex Bailey.

Au départ, on nous montre Freddie Mercury hétéro, avec une petite amie, même si on connaît la suite, effleurée tout d’abord et ensuite exprimée clairement, le Sida n’est pas qu’évoqué, on vit les moments où il apprend qu’il est atteint de la maladie, et merci au réalisateur qui ne nous montre pas les affres de la fin, ce qui aurait été un peu hors sujet du film. Le film est signé Bryan Singer qui réunit  Rami Malek ,Lucy Boynton, Gwilym Lee , Ben Hardy , Joe Mazzello,  Aidan Gillen, Tom Hollander et  Mike Myers. Un rôle certainement très difficile pour Rami Malek, qui a dû apprendre à être le chanteur célèbre pour ses frasques. 25 ans après le décès de cet être emblématique, on s’aperçoit que ses airs n’ont pas pris une ride, qu’on fredonne, qu’on tape des pieds dans la salle, et que personnellement lors du concert  de Live Aid, j’ai pleuré….de bonheur, j’avais la chair de poule. Je vivais ce concert auquel je n’avais, bien entendu,  pas assisté. Mais on vibre quasiment sur tous les titres. C’est Freddie Mercury vivant pour chaque spectateur. Et c’est la grande magie du cinéma. Brian May et Roger Taylor ont d’ailleurs activement travaillé sur le film.

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Rami Malek « BOHEMIAN RHAPSODY. »

Franchement ce Bohemian Rhapsody est un chef d’oeuvre qui se doit de rencontrer son public: ceux qui aiment la musique, ceux qui aiment le cinéma, ceux qui ont rêvé d’approcher le groupe Queen, ceux qui peuvent chanter  Radio Gaga, We are the champion, ou We will rock you…bref la majorité de ceux que je connais et que vous connaissez. Une fois de plus choisissez une salle très grande, avec un son exceptionnel, comme Le Pathé Beaugrenelle, ou l’UGC Normandie, Pathé quai d’Ivry ou Pathé La Villette. Le son en Dolby Atmos est un must, l’image en Imax aussi.

Rami Malek « BOHEMIAN RHAPSODY. »

les bande annonce :

 

 

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Un parolier célèbre disparu en 2004, des rencontres filmées par Charlotte Silvera, des extraits de chansons, voilà un documentaire spécial!

Julien Clerc, Claude François, Pascal Obispo, Sophie Marceau, Johnny Hallyday, Juliette Gréco, Vanessa Paradis, Barbara, Mort Schuman, Julio Iglesias, France Gall, Angelo Branduardi, Alain Chamfort, Françoise Hardy, Christophe, Catherine Lara, Louis Bertignac… ou encore Roger Waters !: ils ont un point commun, Etienne Roda Gil leur a écrit des chansons, de très célèbres comme Alexandrie Alexandra ou Magnolia for Ever, Si On Chantait, Joe le Taxi , Le lac Majeur, La Cavalerie, Ce n’Est Rien, parmi beaucoup d’autres. On suivra ses traces de son enfance à la Closerie des Lilas à Montparnasse avec la caméra et la présence de Charlotte Silvera qui réalise ce documentaire, et on le verra beaucoup avec Vanessa Paradis. On verra que ce millionnaire en tubes a été un grand anarchiste qui n’a jamais renié ses idées. Il a écrit plus de 700 chansons et même un Opéra Rock, Ca Ira, avec Roger Waters.

CLAUDE FRANCOIS

CLAUDE FRANCOIS

Julien Clerc

Roger Waters (Pink Floyd)

Jean-Pierre Bourtayre

Marianne Faithfull

Vanessa Paradis

Vanessa Paradis

On parle peu de sa vie privée, en dehors de quelques mentions sur l’amour de sa vie, Nadine. On voit qu’il aimait dessiner, on découvre un personnage que l’on ne connaissait pas et qui restera à jamais un des grands de la chanson française. On ne peut passer sous silence qu’il fumait sans s’arrêter ( ce qui se voit en tous cas dans le film)

A découvrir en salles dès ce mercredi

LE FILM OUVRE LE MOIS DU DOCUMENTAIRE ET ACCOMPAGNE LA TOURNÉE DES 50 ANS DE JULIEN CLERC DANS TOUTE LA FRANCE

 

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29 Juillet 1969, un homme marche pour la première fois sur la Lune et des centaines de millions de téléspectateurs l’ont vécu en direct. Voila le résumé de ce film signé Damien Chazelle.

Neil Armstrong sera, le 21 juillet 1969, le premier homme à marcher sur la lune. Durant huit ans, il avait subi un entraînement de plus en plus difficile, assumant courageusement tous les risques d’un voyage vers l’inconnu total. Meurtri par des épreuves personnelles Armstrong tente d’être un mari aimant auprès d’une femme qui l’avait épousé en espérant une vie normale. FIRST MAN : LE PREMIER HOMME SUR LA LUNE raconte le parcours fascinant d’un héros.  Adapté du livre de James R. Hansen, FIRST MAN : LE PREMIER HOMME SUR LA LUNE plonge dans l’intimité d’un héros légendaire et révèle notamment des détails de sa vie jusque-là inconnus. Le programme Gemini a servi de terrain d’entraînement au programme Apollo qui a envoyé pour la première fois des hommes sur la lune. Entre mars 1965 et novembre 1966, dix équipes ont successivement pris place à bord du vaisseau biplace Gemini, entre le programme Mercury et le programme Apollo. Un bon nombre de pilotes du programme Gemini ont participé au programme Apollo, ayant pour but, entre autres, de mener une exploration scientifique de la lune et d’établir la suprématie américaine dans le domaine de l’exploration spatiale.  Neuf hommes ont été alors sélectionnés pour prendre part au programme : Neil Armstrong (Ryan Gosling), Ed White (Jason Clarke), Jim Lovell (Pablo Schreiber), Gus Grissom (Shea Whigham), Pete Conrad (Ethan Embry), Elliot See (Patrick Fugit), David Scott (Chris Abbott), Buzz Aldrin (Corey Stoll) et Richard F. Gordon (Skyler Bible). Le but de la mission Apollo 11 était de remplir l’un des objectifs nationaux fixés par le président John. F. Kennedy le 25 mai 1961, c’est-à-dire d’envoyer un homme sur la lune et de le ramener sur Terre en toute sécurité. Entre le décollage et le retour sur Terre, il aura fallu 8 jours, 3 heures et 35 secondes pour que les trois pilotes de la mission Apollo 11 entrent dans l’histoire. C’est ce qu’ils ont fait le 20 juillet 1969.

Après avoir été couronné par l’Oscar du meilleur film pour La La Land, le réalisateur Damien Chazelle a engagé l’acteur qu’il avait alors dirigé dans la comédie musicale : Ryan Gosling, avec à ses côtés Claire Foy qui joue la femme de l’astronaute. Si le sujet ne manque pas d’intérêt, ne serait-ce que parce que les nouvelles générations n’ont pas connu cette odyssée, le réalisateur nous transporte pour près de deux heures  dans les années , à l’époque où les missions spatiales se succédaient dans une guerre entre l’URSS et les USA. Le début du film semble toutefois interminable, avant que la mission spatiale ne devienne vraiment passionnante. Certes tout a été recréé en détails et la NASA a prêté son concours à la réalisation du film, mais la première partie est quand même interminable et on s’y ennuie quelque peu.

Toutefois, si vous regardez ce film sur un écran géant, voire en Imax, avec un son Dolby Atmos, ces défauts peuvent vous paraître anodins.

la bande annonce :

 

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Il est né garçon, mais s’est toujours senti fille…

Difficile de mettre ce film dans une case. Girl raconte l’histoire de Lara, née garçon, qui s’est toujours senti fille. A 16 ans, son rêve devenir ballerine, et transformer son corps en celui d’une vraie femme. Elle est entièrement soutenue par son père. On ne parle pas de mère, la famille, c’est le père, son petit frère de 6 ans et elle. Lara réussit son entrée dans une des meilleures écoles de danse, mais son corps ne suit pas et le réalisateur nous montre plus d’une fois ses pieds mutilés par les exercices pour bien nous montrer que Lara est encore un garçon. Elle subit un traitement hormonal, mais voudrait que tout se déroule beaucoup plus vite, qu’on lui enlève ce bout de chair entre les jambes, qu’on lui crée un corps 100% féminin. Mais rien ne se fait du jour au lendemain. C’est peut-être la raison pour laquelle le réalisateur, Lukas Dhont, nous montre quelques scènes répétitives, sans lesquelles le film serait un pur chef d’oeuvre. le jeune acteur, Victor Polster, a l’âge de l’héroïne du film et on voit bien que c’est un excellent danseur. Il tient le film sur ses épaules, film qui est d’une pudeur extrême. Avec un tel sujet, certains pourraient penser que des scènes plus crues, ou plus démonstratives auraient été de mise, mais ce n’est pas le cas. Et il faut saluer chapeau bas toutes les scènes dansées, qui sont mieux que remarquables!

On suit le parcours de cette jeune fille, totalement soutenue par sa famille, et qui s’intègre tant bien que mal dans son école. On voit que ses profs connaissent la vérité, on apprend que ses amies (?) danseuses le savent aussi, mais en dehors de ces personnes, les voisins, voient Lara comme la jolie fille qu’elle paraît être à l’écran. Je dois avouer que j’admire le jeune acteur/danseur pour sa prouesse, tant il est crédible. On m’aurait dit que c’était une jeune fille qui jouait ce rôle je l’aurai cru .

Le réalisateur, dont c’est le premier film long métrage, et qui est aussi l’auteur du scénario,  a déjà reçu quelques récompenses pour ce film : Caméra d’Or au dernier Festival de Cannes, et Victor Polster a aussi eu le prix d’interprétation dans la section UN CERTAIN REGARD. De plus le film représente la Belgique pour la prochaine cérémonie des Oscars à Hollywood. Un film à découvrir nonobstant les quelques réserves sur sa durée et certaines scènes très ‘douloureuses’ que je ne vous décrirai pas. A noter que ce film a une partie des dialogues en Français, et une partie en Flamand sous titré français.

TOUTES LES PHOTOS : @ Menuet

 

un lien vers la bande annonce :

 

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On savait que Bradley Cooper était bon acteur, le voilà bon réalisateur. Quant à Lady Gaga, elle crève l’écran!

Jackson Maine (Bradley Cooper), musicien chevronné, découvre Ally (Lady Gaga), une chanteuse qui a du mal à percer, alors qu’il se rend par le plus grand des hasards dans une boite de drags queens. Alors que la jeune femme est sur le point de renoncer à faire carrière, Jackson tombe amoureux d’elle et la propulse sur le devant de la scène. Un histoire d’amour commence alors qu’elle gravit rapidement les échelons du succès. Mais comment vivre avec tout cet entourage? Avec un manager (Rafi Gavron) qui va permettre à Ally de devenir une star?

Bradley Cooper devant et derrière la caméra pour ce 3ème remake de ce film. La première versionen 1937 réunissait Janet Gaynor et Fredric March sous la direction de William A Wellman. La seconde sera réalisée par George Cukor en 1954 avait Judy Garland et James Mason au générique.  La troisième, plus connue date de 1976, réalisée par Frank Pierson, et avait une énorme star au générique : Barbra Streisand aux côtés de Kris Kristofferson, qui reçut d’ailleurs l’Oscar de la meilleure chanson cette année là. C’est dire qu’il fallait mettre le paquet pour que cette version 2018 soit efficace. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est une pure réussite. On vibre avec les protagonistes. Au début on rit et on aurait nous aussi envie de rencontrer cette vraie chanteuse qui se produit dans ce cabaret transformiste où le plus grand des hasards fait que ce musicos porté sur l’alcool va découvrir Ally. où elle se trouve avec son meilleur ami (Anthony Ramos).

Pour ceux qui ont l’oreille musicale, inutile de dire que la musique est au coeur de tout, et que c’est superbe. D’ailleurs les chansons sont signées Lady Gaga.  En un peu plus de 2 heures 15, on est dans cet univers rock, et dans l’intimité d’un couple . Plus d’une fois je bougeais des mains ou des pieds en écoutant, en découvrant ces titres. N’est-ce pas la recette du succès? La chanson principale sera certainement dans la liste des nominés aux prochains Oscars. Les interprètes aussi?

Bref un super moment de cinéma qui nous prend aux tripes!

La bande annonce :

et enfin : le clip du premier titre en duo :

 

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Des confins de l’espace jusqu’en  Géorgie du Sud, la chasse à l’alien refait son apparition dans une version nouvelle de la série PREDATOR, réinventée par Shane Black

Les pires prédateurs de l’univers sont maintenant plus forts et plus intelligents que jamais, ils se sont génétiquement perfectionnés grâce à l’ADN d’autres espèces. Quand un jeune garçon déclenche accidentellement leur retour sur Terre, seul un équipage hétéroclite d’anciens soldats et un professeur de science contestataire peuvent empêcher l’extinction de la race humaine. Les héros  de THE PREDATOR sont  les Tarés. Leur leader, Quinn McKenna (Boyd Holbrook) qu’ils ont rencontré dans un car de la prison militaire, ils sont un groupe d’anciens soldats dérangés du cerveau. Williams (Trevante Rhodes), Coyle (Keegan-Michael Key), Baxley (Thomas Jane), Lynch (Alfie Allen) et Nettles (Augusto Aguilera) se  sont rencontrés lors de leur thérapie de groupe. Ils ne soupçonnaient pas qu’ils auraient  une nouvelle chance,  celle de combattre des guerriers extraterrestres.

Olivia Munn, Boyd Holbrook

Olivia Munn

On est en plein film d’action, du genre blockbuster sans acteur très connu. Deux femmes se sont jointes au groupe : Olivia Munn qui est une biologiste de l’évolution, la Dr. Casey Brackett, et l’autre, l’ex femme du héros. Mais il ne faut surtout pas oublier le fiston du couple, autiste, qui réussit des exploits :  Rory (Jacob Tremblay).

Si le film dure 1h47, on ne voit pas le temps passer. Certes les Prédators ne sont pas de toute beauté, c’est certainement la raison pour laquelle le film est réservé aux plus de 12 ans. Le réalisateur, Shane Black, (à qui on doit entre autres Iron Man 3) a engagé un acteur, Brian Prince , géant de 2m15 , qui a du enfiler le costume de Predator, ce qui réduit les effets spéciaux et paraît plus réaliste.

Boyd Holbrook, Jacob Tremblay

Olivia Munn, Jacob Tremblay

L-r, Thomas Jane, Keegan-Michael Key, Olivia Munn & Boyd Holbrook

L-r, Boyd Holbrook, Trevante Rhodes, Keegan Michael-Key, Thomas Jane & Augusto Aguiliera

Soyons honnêtes, The Predator n’est pas un chef d’oeuvre, mais comme tout blockbuster on le regarde avec beaucoup de plaisir, et on ne s’y ennuie pas un instant. Que demander de plus?

 

Le film annonce :

 

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Quand un grand réalisateur français joue la carte WESTERN, manière américaine, cela donne un grand film!

Le roman de Patrick De Witt a donné de l’inspiration à Jacques Audiard, qui a co-écrit le scénario avec Thomas Bidegain, pour mettre en scène  LES FRÈRES SISTERS.  Eli Sisters (John C. Reilly) le frère aîné, et Charlie (Joaquin Phoenix) sont des tueurs à gage dans l’Amérique du temps des chercheurs d’Or. Le Commodore, personnage peu reluisant, les envoie à la poursuite d’Hermann Kermit Warm (Riz Ahmed) que John Morris (Jake Gyllenhaal) est chargé de retrouver. Pourquoi doivent-ils les suivre à la trace? Sombre histoire que vous comprendrez en allant voir ce film, parce que vous devez le voir! Les 2 frères , bien bavards, dont un très porté sur la boisson (Charlie) vont parcourir du terrain entre l’Oregon et la Californie, avec nombre de rencontres, avant de retrouver l’homme qu’ils recherchent pour lui soutirer un secret, et John Morris  déja envoyé par le Commodore, qui a déjà fait la connaissance de Warm. Pour en savoir plus, rendez-vous dans un bon cinéma, avec un grand écran (genre la salle 10 du Pathé Beaugrenelle), vous ne le regretterez pas.

Riz Ahmed, Jake Gyllenhaal

On pourrait penser que le film est un road western, ce n’est pas vraiment le cas. Le réalisateur ne s’est pas attardé à nous montrer force paysages comme on en a l’habitude dans les westerns. Il s’est surtout attardé à la psychologie des personnages, sans nous en mettre une bonne couche qui aurait alors pu nous ennuyer. Tout cela pour vous dire qu’on est cloué à notre siège, qu’on vit les aventures de ces 4 personnages, et surtout qu’on se demande comment cela va se terminer lorsqu’ils seront tous les 4 face à face. Bain de sang? complicité? meurtre? vengeance? Ne comptez pas sur moi pour vous le dévoiler. Tous les acteurs sont excellents, et John C Reilly que beaucoup connaissaient sans savoir son nom  a enfin acquis la notoriété à laquelle il a droit. Je l’avais adoré dans Chicago de Rob Marshall où il avait l’occasion de donner de la voix  en interprétant ‘Mister Cellophane’ et je le revois toujours avec grand plaisir sur les écrans.

Deux heures de grand cinéma, qui ne nous montre pas le grand Ouest américain, vu que la majeure partie du film a été réalisé en Espagne et en Roumanie, mais si on ne vous l’a pas dit, vous penserez certainement qu’il s’agit de ce qu’on a maintes fois vus dans des westerns ou films se situant là bas à la même époque.

Jacques Audiard nous prouve, une fois encore, qu’il est un des plus grands cinéastes français, si ce n’est le plus grand.

Dois-je le répéter? Précipitez-vous vers le cinéma le plus proche, et régalez-vous pendant près de 2 heures!

Joaquin Phoenix, John C Reilly

Riz Ahmed

 

Le film annonce :

 

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La sage de Conjuring se poursuit avec ce second spin-off.

Vous aviez aimé Conjuring et sa suite La cas Enfield, alors retrouvez Valak dans cet épisode qui se situe chronologiquement avant Le Cas Enfield.

Quand on apprend le suicide d’une jeune nonne dans une abbaye roumaine, le Vatican missionne aussitôt un prêtre au passé trouble, le père Burke : DEMIAN BICHI  et une novice , Soeur Irene: TAISSA FARMIGA  pour mener l’enquête. Risquant leur vie, les deux ecclésiastiques accompagnés d’un  paysan du coin, Frenchie : JONAS BLOQUET, doivent affronter une force maléfique qui bouscule leur foi et menace de détruire leur âme. Bientôt, l’abbaye est en proie à une lutte sans merci entre les vivants et les damnés…

Le choix de l’abbaye est parfait, LA NONNE a été entièrement tourné en Roumanie, en décors réels à Bucarest et dans ses environs, ainsi qu’en Transylvanie. Deux châteaux du XIVème siècle et un fort médiéval abandonné ont notamment été utilisés par la production et contribué à imposer un style gothique propre au cinéma d’horreur. Certains intérieurs ont été construits en studio à Bucarest.  À Hunedoara, elle a trouvé le château des Corvin, dont la première construction remonte au XIVème siècle. Étant donné que le château des Corvin ne disposait pas de tout l’espace suffisant, la production a choisi un deuxième château. Situé à Cris, à l’ouest de la Transylvanie, ce bâtiment a également été conçu par l’architecte médiéval des Corvin, si bien qu’il offrait le même style. Le Fort de Mogoșoaia est le troisième site choisi par la production lors des repérages en Transylvanie. Ce complexe militaire désaffecté abritait les tunnels de l’abbaye qui mènent à la crypte. Les couloirs souterrains et labyrinthiques étaient très étroits et sombres, exhalant une odeur de moisi et propices aux images cauchemardesques que le réalisateur, Corin Hardy avait en tête.  Ces décors sont très importants qui entraînent immédiatement le spectateur dans le domaine de la peur!

Généralement le cinéma d’épouvante ou d’horreur ne s’occupe pas vraiment d’esthétique, et pourtant La Nonne peut se vanter de nous offrir de superbes images. On retrouve, certes la majorité des ingrédients de ce genre de film, mais distillés. La Nonne horrifique, porte bien son nom, mais sa présence n’est pas de tous les plans, loin s’en faut. On est plus dans une ambiance, quoique les dernières minutes sombrent quand même dans le grand guignol, sinon à quoi bon réaliser un film qui se doit de faire peur. Réalisateur du premier Opus, James Wan est auteur et producteur de ce film.

J’avais aimé  les Conjuring, un peu moins les Annabelle, mais force est de constater que ce spin-off est vraiment une  bonne surprise!

 

Le film annonce :

 

la bande annonce censurée ( très courte!)