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Quand on pense à Verdi, Don Carlo n’est pas l’Opéra auquel on songe en premier, et c’est pourtant une belle oeuvre, magistralement servie par quelques grandes voix, comme Roberto Alagna, Aleksandra Kurzak et Anita Rachvelishvili, dans cette série de représentations à l’Opéra Bastille.

Adaptation italienne de Don Carlos, grand opéra français, Don Carlo est, par sa langue, plus passionnel que ne l’était la version originale. Mais d’une version à l’autre persistent la finesse de la partition et la trame dramatique qui, de l’Escurial aux Flandres, entremêle conflits politiques, familiaux et amoureux. Une fresque historique à laquelle Krzysztof Warlikowski confère la profondeur d’un huis clos où a psyché humaine est mise à nu, révélant la paralysie des hommes face à l’héritage du pouvoir. Il a mis en scène la version française de cet opéra en 2017/2018 et c’est cette même production qui est reprise cette saison en langue italienne.


Photo : Vincent PONTET


Photo : Vincent PONTET


Photo : Vincent PONTET


Photo : Vincent PONTET


Photo : Vincent PONTET


Photo : Vincent PONTET


Photo : Vincent PONTET

Après sa création à l’Académie impériale de Musique, l’oeuvre a été représentée pour la première fois au Palais Garnier en mars 1963, En septembre 1986, une nouvelle production, dirigée par Georges Prêtre (mise en scène et décors de Marco Arturo Marelli), était présentée au Palais Garnier. Don Carlo a fait son entrée à l’Opéra Bastille en septembre 1998, dans une mise en scène de Graham Vick, dirigée par James Conlon. La version française intégrale a été donnée à l’Opéra Bastille en 2017, dans une mise en scène de Krzysztof Warlikowski et sous la direction de Philippe Jordan. La version actuelle est la version italienne surtitrée en français, avec la :même mise en scène.


Photo : Vincent PONTET


Photo : Vincent PONTET

Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –
Anita RACHVELISHVILI (La Principessa Eboli) –

Photo : Vincent PONTET


Rene PAPE (Filippo II) –
Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –

Photo : Vincent PONTET


Photo : Vincent PONTET

Don Carlo, l’infant d’Espagne, est en France sans trahir son identité afin de pouvoir observer discrètement la fille du roi de France, qu’il est censé épouser. Il rencontre Elisabeth dans la forêt. Tous deux tombent immédiatement amoureux l’un de l’autre. Mais la raison d’état unit finalement Elisabeth au père de Don Carlo, Philippe II d’Espagne. La suite ? Le plus simple c’est de venir l’applaudir.

La direction musicale de Fabio Luisi  est tout  en finesse, laissant la place belle aux cheours et surtout aux grandes voix que l’on peut applaudir tout au long de cette série de représentations. LMa mise en scène est efficace avec de nombreuses projections d’images. Quant aux interprètes, c’est le grand bonheur : FILIPPO II René Pape , DON CARLO Roberto Alagna (A) ou  Michael Fabiano (B),  RODRIGO Étienne Dupuis,  IL GRANDE INQUISITORE Vitalij Kowaljow,  UN FRATE Sava Vemić,  ELISABETTA DI VALOIS Aleksandra Kurzak (A) ou  Nicole Car (B),  LA PRINCIPESSA EBOLI Anita Rachvelishvili,  TEBALDO Ève-Maud Hubeaux,  LA VOCE DAL CIELO Tamara Banjesevic,  IL CONTE DI LERMA Julien Dran,  DEPUTATI FIAMMINGHI Pietro Di Bianco, Daniel Giulianini, Mateusz Hoedt, Tomasz Kumięga, Tiago Matos, Alexander York,  UN ARALDO REALE Vincent Morell . ( A)  > 11 nov. / (B) 14 > 23 nov.)


Rene PAPE (Filippo II) –
Roberto ALAGNA (Don Carlo) –
Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –

Photo : Vincent PONTET


Rene PAPE (Filippo II) –
Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –

Photo : Vincent PONTET

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Rene PAPE (Filippo II) –
Roberto ALAGNA (Don Carlo) –
Etienne DUPUIS (Rodrigo) –
Vitalij KOWALJOW (Il Grande Inquisitore) –
Sava VEMIC (Un Frate) –
Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –
Anita RACHVELISHVILI (La Principessa Eboli) –
Eve Maud HUBEAUX (Tebaldo) –
Tamara BANJESEVIC (Una Voce dal cielo) –
Julien DRAN (Il Conte di Lerma) –

Photo : Vincent PONTET


Rene PAPE (Filippo II) –
Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –

Photo : Vincent PONTET


Roberto ALAGNA (Don Carlo) –
Etienne DUPUIS (Rodrigo) –

Photo : Vincent PONTET


Rene PAPE (Filippo II) –
Etienne DUPUIS (Rodrigo) –

Photo : Vincent PONTET

Que rajouter, Que comme toujours les voix sont superbes, que ce soient celles que j’ai citées plus haut,; comme celle de René Pape. Si j’adore Roberto AQlagna et Aleksandra Kurzac, j’ai été, une fois encore, impressionné par la puissance de la voix de Anita Rachvelishvili qui avait fait ses débuts à l’Opéra national de Paris dans le rôle d’Amneris (Aida). Avant de revenir pour Samson et Dalila, puis Carmen et Le Trouvère (Azucena). Cette mezzo-soprano a rallié tous les suffrages, chaudement acclamée pour sa performance. Inutile de dire que je reviendrais volontiers l’appaludir, et ne peux qu’espérer que dans ses futuirs projets, Paris saura l’accueillir. Pourtant elle ne tire pas la couverture, elle semble vraiment surprise par son triomphe, alors que quelques uns de ses partenaires sont de véritables stars, qui eux aussi restent dans la simplicité (Merci Monsieur Alagna, les quelques minutes que vous m’avez accordées pour votre future perstation dans Carmen au Stade de France feront partie de mes grands souvenirs, que j’espère bien réitérer….

Vous l’avez compris, avec de telles voix, on est sous le charme pendant les 4 heures 30 que dure les représentations, la 1ère partie dure 1h40, la seconde 40 mns et enfin la 3ème partie 1h40, entrecoupés d’entractes de 30 puis 2 minutes.


Rene PAPE (Filippo II) –
Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –

Photo : Vincent PONTET


Roberto ALAGNA (Don Carlo) –
Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –
 –
Photo : Vincent PONTET


Etienne DUPUIS (Rodrigo) –
Anita RACHVELISHVILI (La Principessa Eboli) –

Photo : Vincent PONTET


Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –
Anita RACHVELISHVILI (La Principessa Eboli) –

Photo : Vincent PONTET



Photo : Vincent PONTET

:
Rene PAPE (Filippo II) –
Aleksandra KURZAK (Elisabetta di Valois) –

Photo : Vincent PONTET

Représentations :

10 représentations du 25 octobre au 23 novembre 2019
vendredi 25 octobre 2019
lundi 28 octobre 2019
jeudi 31 octobre 2019
lundi 4 novembre 2019
jeudi 7 novembre 2019
lundi 11 novembre 2019
jeudi 14 novembre 2019
dimanche 17 novembre 2019
mercredi 20 novembre 2019
samedi 23 novembre 2019    à 19h00 sauf le dimanche à 14h00

Tarifs : 210€ 190€ 175€ 155€ 135€ 100€ 70€ 50€ 35€ 15€ 5€
Excepté  jeudi 7 et samedi 23 novembre 2019:  231€ 209€ 193€ 171€ 149€ 110€ 77€ 55€ 39€ 15€ 5€

 

RÉSERVATIONS
En ligne : www.operadeparis.fr
Via l’application Opéra national de Paris disponible sur iOS et Android pour smartphones et tablettes.
Par téléphone : 08 92 89 90 90* (* 0,35€ TTC/min depuis depuis un poste fixe hors coût éventuel selon opérateur(  ou +33 1 71 25 24 23 depuis l’étranger, du lundi au samedi de 9h à 19h (sauf jours fériés).
Aux guichets :
> du lundi au samedi (sauf jours fériés) de 10h à 18h30 au Palais Garnier (à l’angle des rues Scribe et Auber) et de 12h à 18h30 à l’Opéra Bastille (120, rue de Lyon).
> une heure avant le début du spectacle, y compris les dimanches et jours fériés.

 

 

 

 

 

3ème édition de Transcendances, créé par les productions Sarfatti, et c’est Benjamin Millepied qui ouvre le bal!

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Avec sa jeune compagnie, L.A. Dance Project, Benjamin Millepied vous offrira la première de ON THE OTHER SIDE, de Benjamin Millepied, et de Helix de Justin Peck, ainsi que 3 duos inédits de Martha Graham. Le final sera avec le QUINTETT de William Forsythe.

Benjamin Millepied a été la star du New York City Ballet, qu’il quitte en 2011, pour fonder sa propre compagnie, L.A. Dance Project, un véritable foyer de création, un collectif de créateurs. C’est donc avec des oeuvres originales en majorité que les soirées de TranscenDances. Installée à Los Angeles la compagnie est bien plus qu’une troupe de danseurs, qui multiplie les collaborations avec de jeunes artistes et des figures connues de la Danse.

Benjamin Millepied ©AlexanderWagner

Benjamin Millepied ©AlexanderWagner

Le programme de ces représentations :

ON THE OTHER SIDE (création française), sur une chorégraphie de Benjamin Millepied.

Musique de Philip Glass, décors Mark Bradford, costumes Alessandro Sartori

n the other side @Laurent Philippe avec Morgan Lugo et Adrien Dantou.

n the other side @Laurent Philippe avec Morgan Lugo et Adrien Dantou.

On the other side@Laurent Philippe avec Lilja Rúriksdóttir

On the other side@Laurent Philippe avec Lilja Rúriksdóttir

On the other side1@Laurent Philippe avec Stephanie Amurao

On the other side1@Laurent Philippe avec Stephanie Amurao

DUETS : Moon, Star, White (première européenne), Chorégraphie Martha Graham

Musique Cameron McCosh

HELIX (première européenne) , Chorégraphie Justin Peck

Musique Esa-Pekka Salonen, costumes Janie Taylor

QUINTETT chorégraphie, scénographie, lumières William Forsythe

Musique Gavin Bryars, Costumes Stephen Galloway

Quintett (c) Ryan Schude

Quintett (c) Ryan Schude

Représentations les 15, 16, 17 Septembre à 20.00 et le dimanche 18 à 17h00, au Théâtre des Champs Elysées

Prix des places : de 15 à 95 €

Réservations au 01 49 52 50 50

ou sur le site du théâtre des Champs Elysées

ou : http://www.theatrechampselysees.fr/

 

 

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La direction de Transcendanses a  choisi de célébrer le chorégraphe Tchèque Jirí Kylián qui a véritablement révolutionné le monde de la danse pour cette première édition.

 

 

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Au programme, un voyage au cœur des sentiments mais  aussi à travers l’évolution chorégraphique de Kylián. Les trois œuvres présentées pour cette première édition illustrent plus de 30 ans de création. En premier lieu un lever de rideau sur la  Bella Figura (1995), dansée sur les airs de maîtres de la musique ancienne comme Pergolèse et Vivaldi. Puis l’œuvre la plus récente de « Future Memories », Gods and Dogs (2008), en première française qui explore  la frontière étroite entre normalité et folie. En final, la  Symphonie des Psaumes créée en 1978 basée sur l’oeuvre éponyme pour chœurs de Stravinsky et qui est certainement une des créations les plus célèbres de Kylián   .

 

GODS AND DOGS

Gakuro Matsui, GODS AND DOGS

Gakuro Matsui, GODS AND DOGS

Gakuro Matsui; Yolanda Correa dans Gods and Dogs

Gakuro Matsui; Yolanda Correa dans Gods and Dogs

 

 

Le Ballet National de Norvège est constitué de 59 danseurs de plus de 20 pays. C’est une des compagnies de ballet les plus éclectiques et intéressantes d’Europe, avec un répertoire allant de Petipa à Paul Lightfoot et Sol León. Elle collabore étroitement avec Kylián depuis plusieurs années et affiche 19 de ses œuvres à son répertoire. La première production présentée sur la scène principale de l’Opéra d’Oslo inaugurée en 2008, était également une soirée entière signée Kylián. Après avoir été une des danseuses principales de la compagnie pendant de nombreuses années, Ingrid Lorentzen a pris la direction du ballet en 2012. Jirí Kylián (né en 1947) est danseur, chorégraphe et directeur artistique Tchèque. Il a étudié au conservatoire de Prague et à la Royal Ballet School de Londres. En 1968, il a intégré le Ballet de Stuttgart, où il dansera jusqu’à ce qu’il déménage à La Haye, pour rejoindre le Nederlands Dans Theater. Même s’il a déjà chorégraphié pendant ses études, il ne fait ses débuts officiels en tant que chorégraphe qu’en 1970 pour le Ballet de Stuttgart avec Paradox. Il a à ce jour signé plus de 100 ballets pour la scène ainsi que des chorégraphies pour le cinéma et la télévision. Kylián a été directeur artistique du Nederlands Dans Theater de 1975 à 1999. Il y est resté en tant que chorégraphe jusqu’en 2009 puis a quitté l’établissement pour travailler à son compte.

 Il faut bien avouer que Kylian est un grand maître dans son domaine. Ce que l’on nous offre dans ce spectacle en trois parties et deux entractes, et qui se termine vers 22h15 est un spectacle totalement différents des ballets que l’on voit habituellement. On est très loin du Lac des Cygnes. Ici, c’est le corps qui ondule, les corps qui jouent les uns avec les autres.  La scène se transforme par des jeux de rideaux. Elle rapetisse, grandit à nouveau, tout cela avec des rideaux noirs pour la première partie, Bella Figura, où les danseurs sont quelquefois moitié nus, les danseuses certaines fois seins nus, d’autre fois avec un pantalon/jupe bouffant rouge vif.  Les éclairages font aussi partie de la mise en scène.  Nous restons là, à admirer les performances des protagonistes, et ce dans les trois pièces, si différentes les unes des autres. La salle est totalement conquise par ces ballets de Norvège, par les talents conjugués de Jiri Kylian et de toute sa troupe. C’est un spectacle à découvrir, qui sera certes plus difficile pour un néophyte, mais qu’un amateur de danse ne voudra manquer sous aucun prétexte.

Maiko Nishino; Eugenie Skilnand; Kaloyan Boyadjiev dans Bella Figura

Maiko Nishino;
Eugenie Skilnand;
Kaloyan Boyadjiev dans Bella Figura

TOUTES LES PHOTOS : @  ERIK BERG

 

REPRESENTATIONS AU Théâtre des Champs Elysées: les 22, 23 et 24 Septembre à 20h00

 

Le théâtre des Champs Elysées est situé au 15 Avenue Montaigne à Paris, métro Alma Marceau Places : 15€, 40€, 60€, 78€, 95€

 

Location au guichet du théâtre ou par téléphone : 01 49 52 50 50 internet : theatrechampselysees.fr