Giacomo Sagripanti

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Un grand moment de PUR BONHEUR, pour tous ceux qui aiment l’Opéra. Précipitez-vous, tout y est éblouissant, des interprètes à la direction d’orchestre, sans oublier la mise en scène.

Créé en 1853 par Giuseppe Verdi, sur un livret de Francesco Maria Piave, La Traviata est une des oeuvres les plus jouées dans le monde, qui est une adaptation de la Dame aux Camélias, d’Alexandre Dumas. Tout le monde connaît l’histoire de cette courtisane,  Violetta,  de santé fragile, qui choisira de renoncer à sa vie mondaine parisienne par amour pour Alfredo Germont, puis devra renoncer à cet amour par sacrifice. Et chacun pourrait fredonner  les airs les plus célèbres dont le  Libiamo ne’ lieti calici    sans oublier  E strano …Ah ! fors’e lui…Folilie, follie!!    

 Toutes les cantatrices les plus célèbres ont interprété Violetta, Maria Callas en est la figure emblématique, mais on ne peut passer sous silence des noms aussi célèbres que Natalie Dessay, Renée Fleming, Montserrat Caballé, ou  Angela Gheorghiu. 

Je sors tout juste d’une représentation, et je dois avouer que je suis heureux. triplement heureux. Heureux d’avoir passé une des plus belles soirées Opéras avec un de mes opéras préférés. Heureux de voir cette version dans une mise en scène moderne et intelligente de Benoit Jacquot, qui arrive à nous surprendre avec le second acte, où la scène est divisée en deux, un arbre géant pour la rencontre entre Violetta et  Germont père, avec juste à côté un immense escalier, où les personnages restent de marbre pendant  une bonne 1/2 heure, au point que l’on pense que ce sont des décors eux mêmes. Lorsque l’escalier devint vivant on passe de surprise en surprise, avec  les danseuses espagnoles…qui ont des airs de Conchita Wurst…alors que les matadors ne sont pas très masculins.  Cela ne nuit aucunement à l’intrigue, cela nous fait juste sourire, en plein milieu du drame, sans que l’on en souffre en quoi que ce soit. Et enfin dernier bonheur, et pas des moindres, ce sont les interprètes. Violetta -Aleksandra Kurzak , est éblouissante, juste, la voix limpide, qui a réussi à m’arracher des larmes (je ne mens pas!) lors du dernier acte. Giorgio Germont – George Gagnidze est un baryton qui a été acclamé à juste titre pas la salle. Que dire de plus? L’orchestre, dirigé de main de maître par  Giacomo Sagripanti, un chef qui semble bien jeune, sait s’effacer derrière les voix des chanteurs, et monter en puissance lorsque besoin est.  Je crois que vous avez compris à quel point j’ai adoré cette version, qui sans me faire oublier celle que j’avais vu en 1997  au répertoire de l’Opéra Bastille  dans une mise en scène de Jonathan Miller, avec Angela Gheorghiu,  Deux versions qui marquent l’Opéra. Deux séries de représentations sont prévues. DIRECTION MUSICALE Giacomo Sagripanti (sept. / oct.)  puis :Karel Mark Chichon  (déc.)

Les distributions :

VIOLETTA VALERY Aleksandra Kurzak (sept. / oct.),  Ermonela Jaho (déc.) ,

FLORA BERVOIX Virginie Verrez

ANNINA,  Cornelia Oncioiu,

ALFREDO GERMONT Jean-François Borras (29 sept. > 23 oct.) Roberto Alagna (26 oct.) Charles Castronovo (déc.)

GIORGIO GERMONT George Gagnidze (29 sept. > 17 oct.) Luca Salsi (21 > 26 oct.) Ludovic Tézier (déc.)

GASTONE Julien Dran (sept. / oct.) François Rougier (déc.)

IL BARONE DOUPHOL Igor Gnidii

IL MARCHESE D’OBIGNY Christophe Gay

DOTTOR GRENVIL Luc Bertin-Hugault

GIUSEPPE Emanuel Mendes

DOMESTICO Andrea Nelli

COMMISSIONARIO Fabio Bellenghi

 

TOUTES LES PHOTOS / @ Sebastien Mathe Opera National de Paris La-Traviata-18.19

Représentations à 19h30 ( sauf mention contraire )

samedi 29 septembre 2018

mardi 02 octobre 2018

vendredi 05 octobre 2018

lundi 08 octobre 2018

jeudi 11 octobre 2018

dimanche 14 octobre 2018 (14h30)

mercredi 17 octobre 2018

dimanche 21 octobre 2018 (14h30)

mardi 23 octobre 2018

vendredi 26 octobre 2018

mardi 11 décembre 2018

vendredi 14 décembre 2018

lundi 17 décembre 2018

jeudi 20 décembre 2018

dimanche 23 décembre 2018 (14h30)

mercredi 26 décembre 2018

samedi 29 décembre 2018

TARIFS

210€  190€  175€  155€  135€  100€  70€ 50€  35€  15€  5€

Excepté vendredi 05 et vendredi 26 octobre, vendredi 14 et samedi 29 décembre : 231€  209€  193€  171€  149€  110€  77€  55€  39€  15€  5€

RÉSERVATIONS
En ligne : www.operadeparis.fr
Via l’application Opéra national de Paris disponible sur iOS et Android pour smartphones et tablettes.
Par téléphone : 08 92 89 90 90* ou +33 1 71 25 24 23 depuis l’étranger, du lundi au samedi de 9 h à 19 h (sauf jours fériés).
Aux guichets : > du lundi au samedi (sauf jours fériés) de 10 h à 18 h 30 au Palais Garnier (à l’angle des rues Scribe et Auber) et de 11 h 30 à 18 h 30 à l’Opéra Bastille (130, rue de Lyon). > une heure avant le début du spectacle les dimanches et jours fériés.

DURÉE

3h10 (2 entractes)

Quelques extraits: tous droits réservés @ Opéra de Paris:

 

 

 

 

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Le comte et Rosina,  Lawrence Brownlee et Pretty Yende, deux blacks dans les rôles principaux, et quelles voix!

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Quelle excellente surprise que ce ‘Barbier’ à Bastille. La mise en scène moderne signée Damiano Michieletto est intelligente, et surtout très drôle, et tout à fait actuelle. On voit par exemple une voiture, une moto, des portables sur scènes. Le décor tournant offre 4 faces servant tour à tour. L’action se déroule sur les différents étages, le dernier étage vous promettant quelques surprises, si vous y jetez un oeil. Les yeux, en fait, il les faudrait partout. .Dans chaque scène il y a des tas de détails qui pourraient passer inaperçus, lorsqu’on est pris par le chant et les voix (irréprochables, qui seront ovationnées par la totalité de la salle). La direction d’orchestre de Giacomo Sagripanti sait s’effacer quand il le faut et monter en puissance à d’autres moments, le lyrique à son sommet. Tout est fait ici pour que le spectateur soit ravi, conquis. Les décors et costumes sont hauts en couleur, les éclairages participant aussi à l’histoire. Que dire de plus? Seuls les superlatifs peuvent s’appliquer à cette nouvelle production du Barbier, production originale du Grand Théâtre de Genève. Profitez de cette occasion, rare, de sourire en allant à l’Opéra avec ce Barbier de Séville qui restera certainement dans les annales. Si vous n’aimez que les opéras représentés comme lors de leur création, ce n’est peut-être pas fait pour vous.

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Si vous aimez les belles voix, je crois que celle de Pretty Yende est absolument exceptionnelle. Du cristal, d’une pureté comme on en entend rarement. Cette soprano venue d’Afrique du Sud est une des voix dont le monde de l’Opéra parle beaucoup, et franchement si je peux me permettre un conseil c’est d’aller l’écouter dans ce rôle de Rosina à Bastille. De plus cette belle voix possède un physique qui correspond bien à son prénom : Pretty! Je serais ingrat de ne pas applaudir tout autant le comte ( Lawrence Brownlee), un ténor qui est aussi un des meilleurs de cette génération, et dont la voix vous envoûtera tout autant. De plus ce ténor a tenu à interpréter la version intégrale, qui n’est pas souvent jouée, avec un petit 1/4 d’heure supplémentaire. Et enfin Nicola Alaimo, (Bartolo) un baryton capable de vous donner la chair de poule. Et surtout Alessio Arduini dans le rôle titre qui est au niveau des plus grands. Les autres interprètes méritent autant de louanges : Idar Addrazakov (Don Basilio), Pietro Di Bianco (Fiorello), Anaïs Constans (Berta) et Laurent Laberdesque (Un Officiale)

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Franchement j’ai rarement eu autant la chair de poule à l’Opéra, simplement en écoutant ces chanteurs . N’hésitez pas une seule seconde, si vous aimez l’Opéra, si vous aimez les belles voix, si vous avez simplement envie de découvrir un opéra accessible facilement, cette série de représentations du Barbier de Séville vous séduira à coup sûr.

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Toutes les photos : Julien Benhamou_Opéra de Paris)

Représentations les 9, 12, 16,  25  Février, ainsi que les 2 et 4 Mars à 19h30 et le 21 et 28 Février à 14h30, et le 25 Février à 20h30

Durée du spectacle : environ 3h15

Prix des places : de 15 à 180€ ( sauf les 25 février et 2 mars : de 15 à 162€)

Réservations :

par Internet : www.operadeparis.fr
par téléphone : 08 92 89 90 90 (0,34€ la minute)
téléphone depuis l’étranger : +33 1 72 29 35 35
aux guichets : au Palais Garnier et à l’Opéra Bastille tous les jours de 11h30 à 18h30 sauf dimanches et jours fériés

 

 

 

Rating:
Werther est un drame lyrique en quatre actes  Jules Massenet, sur un livret d’Édouard Blau, Paul Milliet et Georges Hartmann inspiré du roman  de GoetheLes Souffrances du jeune Werther. Créé à Vienne le  . L’action se déroule sur trois saisons (été, automne, hiver) en 1780.

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En juillet, le bailli de Wetzlar , veuf et père de neuf enfants, fait répéter aux plus jeunes d’entre eux un choral de Noël, au grand amusement de ses amis Schmidt et Johann.  Werther e, est sensible au charme rustique de cette demeure  et plus particulièrement à celui de la fille aînée du bailli, Charlotte . Il tombe amoureux en la voyant s’occuper de ses jeunes frères et sœurs. Ils partent tous les deux pour le bal, laissant à Sophie ,la cadette, le soin de veiller sur ses frères et sœurs. Albert, le fiancé de Charlotte, revient à l’improviste d’un long voyage . Werther et Charlotte rentrent alors sous un clair de lune délicatement confié à l’orchestre. Le jeune homme  avoue à Charlotte son amour. Elle est si bouleversée qu’elle en oublie ses fiançailles sous le coup de son attirance pour cet homme extraordinaire. À l’automne, trois mois plus tard, Johann et Schmidt, boivent à la santé du pasteur qui fête ses noces d’or au temple. Parmi les invités se trouvent Albert et Charlotte, mariés depuis trois mois, ainsi que Werther, qui souffre de la perte de Charlotte .

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C’est dans une mise en scène assez épurée de Benoît Jacquot et des décors qui remplissent bien la grande scène de l’Opéra Bastille que l’oeuvre trouve toute sa splendeur, tout particulièrement grâce à la direction d’orchestre de Giacomo Sagripanti qui a deux fois déjà dirigé un Opéra à Paris: La Cerentola, et I Capuleti e i Montecchi.

Bien entendu un opéra c’est aussi de belles voix, et la distribution de cette série de représentations va gâter les spectateurs: WERTHER Piotr Beczala,  ALBERT Stéphane Degout, CHARLOTTE ElĪna Garanča,  LE BAILLI Paul Gay,  SCHMIDT Rodolphe Briand,  JOHANN Lionel Lhote,  SOPHIE Elena Tsallagova,  BRÜHLMANN Piotr Kumon,  KÄTCHEN Pauline Texier. Ce sont ces voix qui font le spectacle, qui reçoivent les ovations du public, qui ne se trompe jamais.

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Toutes les photos : @ Emilie Brouchon  Opera de Paris

 

Profitez de ces représentations exceptionnelles pour découvrir un opéra pas très connu à l’Opéra Bastille: durée de la représentation : environ 3h 25, avec entractes.
DATES
samedi 23 janvier 2015 – 19h30
mardi 26 janvier 2015 – 19h30
vendredi 29 janvier 2015 – 19h30
lundi 1er février 2015 – 19h30
jeudi 4 février 2015 – 19h30

Prix des places : 180€ 155€ 135€ 115€ 90€ 70€ 35€ 15€ 5€
Excepté lundi 1er février 2016 : 162€ 140€ 122€ 104€ 81€ 63€ 32€ 15€ 5€

réservations : par Internet : www.operadeparis.fr
par téléphone : 08 92 89 90 90 (0,34€ la minute)
téléphone depuis l’étranger : +33 1 72 29 35 35
aux guichets : au Palais Garnier et à l’Opéra Bastille tous les jours de 11h30 à 18h30 sauf dimanches et jours fériés

 

Ci dessous extrait de Werther, version 2010, avec jonas Kaufmann : Pourquoi me réveiller: