Yu Shao

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Si le nom d’Henri Rabaud a peu de chances de vous rappeler quelque chose, les 1001 nuits vous rappelleront que les contes sont toujours d’actualité, et c’est le cas avec cette oeuvre composée et créée en Mai 1914, sur un livret de Lucien Népoty et une partition signée Henri Rabaud

Marouf est un pauvre savetier flanqué d’une épouse CALAMITEUSE, acariâtre, qui le déteste à un point difficile à envisager. Par suite d’une querelle, elle fera en sorte qu’il subisse la bastonnade , et ce dernier va s’enfuir sur une felouque et se retrouver inanimé sur les rivages de Kheitan, où il va retrouver Ali,  son ami d’enfance, marchand très riche. Ce dernier va le présenter autour de lui comme le marchand le plus riche au monde, ce qui va attirer le sultan qui va lui offrir sa jolie fille en mariage. Mais la vérité est que Marouf est pauvre, très pauvre et que sa promesse d’une caravane remplie d’or, de bijoux et autres richesses, a toutes les chances de ne jamais être tenue, surtout lorsque le vizir soupçonne la supercherie. Mais nous sommes dans un conte des 1001 nuits….où tout peut arriver.

Cette oeuvre reprise à l’Opéra Comique en 2013 dans une mise en scène admirable de Jérôme Deschamps, revient pour quelques jours dans la salle Favart, et c’est une merveille de drôlerie, avec des décors tout simples, mais des costumes bariolés, des toques incroyables et surtout d’excellentes voix : Jean Sébastien Bou (Marouk), Vannina Santoni (la princesse Saacheddine), Jean Teitgen (Le Sultan), Franck Leguérinel (Le Vizir) ou Lionel Peintre (Ali). Autour d’eux : Aurélia Legay, Valerio Contaldo, , Luc Bertin-Hugault, Yu Shao, Jeremy Duffau, Didney Fierro, Simon Solas et David Ortega, sans oublier toute la troupe de danseurs. C’est au chef Marc Minkowski que revient l’honneur de diriger l’Orchestre national de Bordeaux Aquitaine et les choeurs de l’Opéra National de Bordeaux

C’est un plaisir des yeux et des oreilles, même si nous ne sommes pas habitués aux mélodies d’Henri Rabaud, ne serait ce que pour les costumes superbes créés par Nanessa Sannino. Ce spectacle conviendra aux parents mais aussi aux jeunes ados . Mais ce spectacle mérite vraiment d’être découvert. 5 actes, avec un  seul entracte après le 3ème acte. La durée totale de la représentation est de 3h10 ( entracte compris)

Représentations : 23, 25, 27 avril à 20h00

et le 29 Avril à 15h00

Places de 6 à 135 €

Réservations : www.opera-comique.com ou 0 825 01 01 23 (0,15 € la minute)

 

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Un des chefs d’oeuvre de l’Opéra romantique avec une soprano époustouflante : Pretty Yende

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Dans les collines de Lammermuir, au sud de l’Écosse, la belle Lucia retrouve à chaque aurore un mystérieux jeune homme dont elle est amoureuse : Edgardo, de la lignée des Ravenswood. Mais comme dans Roméo et Juliette, les amants sont issus de deux familles en guerre et n’ont pas le droit de s’aimer. L’histoire authentique de Janet Dalrymple – qui assassina son mari pendant sa nuit de noces et le paya de sa raison – avait déjà inspiré un roman à Walter Scott.  Gaetano Donizetti s’en empare et Lucia di Lammermoor connaît un succès immédiat à sa création à Naples en 1835. S’appuyant sur un livret d’une clarté et d’une puissance dramatique rare, le compositeur hisse le bel canto à son stade suprême.

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On ne peut que parler avec des superlatifs de cet opéra,  et surtout de ses interprètes. La direction d’orchestre toute en finesse de Riccardo Frizza sait s’effacer derrière les voix et prendre de l’ampleur quand il le faut. La mise en scène de Andrei Serban sait servir l’oeuvre, tout en utilisant au mieux la scène de Bastille et ses choeurs, qui sont très importants dans la partition de Donizetti. Mais ce sont surtout les interprètes qui ont la part belle. Outre Pretty Yende (Lucia) excepté les 26, 29 octobre et 11 et 14 novembre où le rôle titre sera interprété par Nina Minasyan dont ce sera les débuts à l’Opéra de Paris , vous pourrez apprécier les vois magnifiques de Piero Pretti  Ténor ( Edgardo) excepté les 26 et 29 octobre et les 11 et 14 octobre qui verront les débuts de Rame Lahaj à L’Opera de Paris  , Artur Rucinski , baryton (Enrico), Oleksiy Palchykov (Arturo), Rafal Siwek Basse (Raimondo),  Gemma Ni Bhriain neo soprano(Alis) et Yu Shao Ténor (Normanno).

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Lucia di Lammermoor est généralement considéré, avec Don Pasquale, comme le chef-d’oeuvre de Donizetti. Les mélodies, nombreuses et ornées, reflètent toujours le côté dramatique de l’intrigue à laquelle elles sont liées, particulièrement le célèbre sextuor qui clôt le deuxième acte et qui préfigure Verdi en bien des points : chacun des six personnages manifeste un sentiment différent qui, peu à peu, se fond dans un ensemble. Toutefois, la renommée de l’ouvrage s’est principalement établie sur la longue scène de la folie de l’acte III, l’un des fleurons du bel canto romantique. Véritable morceau de bravoure, elle exige de l’interprète une technique exceptionnelle, mais aussi une grande sensibilité dramatique, et Pretty Yende est vraiment exceptionnelle dans ce rôle. Difficile de juger des prestations des deux chanteurs, Nina Minasyan et Rame Lahaj, mais faisons confiance dans la direction artistique de l’Opéra pour que personne ne risque d’être déçu.

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TOUTES LES PHOTOS @ Sebastien Mathe / Opéra de Paris

représentations : d’une durée d’environ 2h50, avec 1 entracte

lundi 17 octobre 2016 (19h30),
dimanche 23 octobre 2016 (14h30)
mercredi 26 octobre 2016 (19h30)
samedi 29 octobre 2016 (19h30)
vendredi 4 novembre 2016 (19h30)
mardi 8 novembre 2016 (19h30)
vendredi 11 novembre 2016 (19h30)
lundi 14 novembre 2016 à 20h30
mercredi 16 novembre 2016 (19h30)

TARIFS
150€ 140€ 125€ 115€ 90€ 70€ 50€ 40€ 30€ 15€ 5€
Excepté mer. 26 octobre et lun. 14 novembre 135€ 126€ 113€ 104€ 81€ 63€ 45€ 36€ 27€ 15€ 5€

INFORMATIONS / RÉSERVATIONS
par Internet : www.operadeparis.fr
aux guichets : au Palais Garnier et à l’Opéra Bastille, du lundi au samedi de 11h30 à 18h30 (sauf jours fériés) et une heure avant le début des représentations

 

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Un des opéras célèbres de Verdi dans une nouvelle mise en scène à l’Opéra Bastille

 

Au début de la représentation, Ferrando raconte à ses soldats l’histoire d’une gitane condamnée au bûcher pour avoir ensorcelé l’un des deux fils du comte de Luna. Par vengeance, sa fille aurait  enlevé l’enfant dont on a retrouvé les restes calcinés à l’endroit même où sa mère avait été suppliciée. Ferrando veut retrouver cette gitane qu’il est certain de pouvoir  reconnaître.Un soir, Leonora attend son amant, le chanteur Manrico. Elle raconte à Inès, sa confidente, comment elle l’a connu. Inès conseille à celle-ci d’oublier Manrico. Le comte de Luna, lui aussi épris de Leonora, les aborde. Il veut  lui déclarer son amour.  Trompée par l’obscurité, Leonora se précipite vers le comte. Elle réalise sa méprise lorsque paraît Manrico. Furieux, le comte reconnaît dans le chanteur non seulement son rival, mais également un adversaire politique. Leur querelle doit se régler par un duel.

Comme dans toutes les oeuvres de Giuseppe Verdi, les choeurs sont superbes, et ceux du ‘Trouvère’ font partie des plus célèbres. Cet opéra, créé en 1893 sur un livret de Salvatore Cammarano revient dans la mise en scène signée , qui transporte le sujet dans le temps. On se retrouve dans des décors modernes, et les costumes des soldats rappellent ceux des carabinieri du temps de Mussolini. La direction musicale de Maurizio Benini est de toute perfection qui laisse la part belle aux voix. Et le choix des voix est impressionnant. En fait, vu la durée et le nombre de représentations, les rôles sont souvent partagés : Le Comte DI LUNA : Željko Lučić (A), Vitaliy Bilyy (B) ; LEONORA:  Sondra Radvanovsky (A), Jennifer Rowley (B) ; AZUCENA :  Anita Rachvelishvili (20, 23, 27, 30 juin, 4, 7, 10, 14 juil. 2018), Ekaterina Semenchuk (21, 25, 28 juin, 5, 11, 13 juil.  MANRICO : Marcelo Álvarez (20, 23, 27, 30 juin, 4, 7, 10, 13 juil.), Roberto Alagna (25, 28 juin), Yusif Eyvazov (21 juin, 5, 11 juil.), Alfred Kim (14 juil ; FERRANDO : Mika Kare;  INES :Élodie Hache , RUIZ ,  Yu Shao ; un vieux gitan : Lucio Prete ; UN MESSO . Luca Sannai;

Représentations A : 20.23.27.30 juin et 4.7.10.13 juillet

Représentations B : 21.25.28 juin, 5.11.14 juillet

Un très beau casting, de très belles voix et une direction musicale qui peut faire référence, les amateurs de bel canto seront ravis. Sans oublier les choeurs, dirigés par José Luis Basso, sans qui cet opéra ne serait pas ce qu’il est.

 

Toutes les photos : Julien Benhamou / Opera de Paris      Tous droits réservés

Représentations :
14 représentations du 20 juin au 14 juillet 2018 à 19h30

durée du spectacle : environ 2h45 avec entracte

mercredi 20 juin

jeudi 21 juin

samedi 23 juin

lundi 25 juin

mercredi 27 juin

jeudi 28 juin

samedi 30 juin

mercredi 4 juillet

jeudi 5 juillet

samedi 7 juillet

mardi 10 juillet

mercredi 11 juillet

vendredi 13 juillet

samedi 14 juillet 2018

TARIFS
162€ 144€ 131€ 122€ 108€ 81€ 63€ 45€ 32€ 14€ 5€

Excepté mercredi 20, samedi 23, jeudi 28 ,samedi 30 juin  198€ 176€ 160€ 149€ 132€ 99€ 77€ 55€ 39€ 15€ 5€

Excepté jeudi 21, lundi 25 et mercredi 27 juin

180€ 160€ 145€ 135€ 120€ 90€ 70€ 50€ 35€ 15€ 5€

Réservations :

par Internet : www.operadeparis.fr
par téléphone : 08 92 89 90 90 (0,34€ la minute)
téléphone depuis l’étranger : +33 1 72 29 35 35
aux guichets : au Palais Garnier et à l’Opéra Bastille tous les jours de 11h30 à 18h30 sauf dimanches et jours fériés