Cyrille Lovighi

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La dernière oeuvre composée par Jacques Offenbach, très difficile à résumer, mais tellement agréable à entendre.

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Ce qu’il faut savoir c’est qu’ Ernst Theodor Amadeus Hoffmann est un poète allemand qui mourut au début des années 1800. En 1851, Jules Barbier et Michel Carré (qui avaient écrit plusieurs  livrets d’opéra) adaptent assez librement trois des nouvelles fantastiques d’Hoffmann pour en faire une pièce : Der Sandmann (L’homme au sable, 1816) donnera l’acte d’Olympia , Rat Crespel (Le conseiller Crespel ou le violon de Crémone, 1818) fournira l’intrigue de l’acte d’Antonia et enfin Die Abenteuer der Silvester-Nacht (Les aventures de la nuit de la Saint Sylvestre, 1815) servira de trame à l’acte de Giulietta . Ces histoires indépendantes sont reliées par l’astuce suivante : Hoffmann devient un personnage à part entière de la pièce et en est le héros et le fil conducteur. Chaque histoire met donc en scène Hoffmann, son fidèle compagnon Nicklausse, une figure féminine ( qui est la femme aimée), une figure maléfique (une sorte d’incarnation du diable) et un personnage de valet plus ou moins comique. Le tout est encadré par un prologue et un épilogue.

julien_benhamou___opera_national_de_paris-les-contes-d-hoffmann-16-17-julien-benhamou-onp-9-1600 Les contes d'Hoffmann (Saison 2016-2017) julien_benhamou___opera_national_de_paris-les-contes-d-hoffmann-16-17-julien-benhamou-onp-6-1600 Les contes d'Hoffmann (Saison 2016-2017)

Offenbach a écrit une centaine d’oeuvres lyriques, dont la plus célèbre est sans conteste La vie Parisienne, mais ces Contes d’Hoffmann sont un véritable opéra, l’oeuvre dont il aurait pu être le plus fier. C’est l’occasion qu’il attendait depuis longtemps : écrire enfin un vrai opéra. Pas une opérette rigolote et sympathique, mais un vrai drame qui fera qu’on le prendra enfin au sérieux.

L’Opéra a été maintes fois remanié et il apparaîtra rapidement qu’il faut faire chanter les quatre rôles féminins par la même chanteuse. Il en sera de même pour les quatre rôles de méchants et les quatre rôles de valets. En revanche, l’attribution du rôle d’Hoffmann reste floue. D’abord écrit pour une voix de baryton, celui-ci est finalement réécrit pour une voix de ténor.

Les contes d'Hoffmann (Saison 2016-2017) Les contes d'Hoffmann (Saison 2016-2017) julien_benhamou___opera_national_de_paris-les-contes-d-hoffmann-16-17-julien-benhamou-onp-5-1600-1 julien_benhamou___opera_national_de_paris-les-contes-d-hoffmann-16-17-julien-benhamou-onp-4-1600 Les contes d'Hoffmann (Saison 2016-2017) julien_benhamou___opera_national_de_paris-les-contes-d-hoffmann-16-17-julien-benhamou-onp-3-1600

Les répétitions commencent en septembre 1880, et on ne dispose toujours pas d’une version définitive. Offenbach se dit sûrement qu’il ajustera au fur et à mesure de l’avancement des répétitions, et qu’il fera ses choix définitifs à ce moment là. Il n’en aura malheureusement pas le temps puisqu’il meurt début octobre, laissant ainsi les Contes d’Hoffmann inachevés, non complètement orchestrés, et dotés de multiples versions différentes. Mais bon, au risque de me répéter, l’Opéra, c’est un bonheur total, celui des oreilles évidemment, celui de la vue tout autant , à condition que la mise en scène suive. Et c’est le cas ici, où Robert Carsen nous démontre une fois encore à quel point il est brillant, à qui on doit, récemment à l’Opéra de Paris : Elektra, Capriccio, Les Boréades, Rusalka, Nabucco, I Capuleti e i Montecchi. Une fois encore, il faut saluer comme il se doit la direction musicale de Philippe Jordan, est puissante et discrète , qui sait mettre en valeur les voix magnifiques de Nadine Koutcher (OLYMPIA ), Kate Aldrich (GIULIETTA), Ermonela Jaho ( ANTONIA), Stéphanie d’Oustrac ( LA MUSE, NICKLAUSSE), Doris Sofel (LA MÈRE D’ANTONI, Ramon Vargas (HOFFMANN : 6, 9, 12, 15, 18 nov.) ou Stefano Secco  (21, 24, 27 nov.), Roberto Tagliavini (LINDORF, COPPÉLIUS, DAPERTUTTO, MIRACLE), Rodolphe Briand (SPALANZANI)  Paul Gay (LUTHER, CRESPEL), François Lis (SCHLEMIL ), Cyrille Lovighi (NATHANAËL ), Yann Beuron ( ANDRÈS, COCHENILLE, PITICHINACCIO, FRANTZ  Laurent Laberdesque     (HERMANN ) .

Côté décors, ceux du 1er acte, après le prologue sont un délice, c’est l’opéra dans l’Opéra.

julien_benhamou___opera_national_de_paris-les-contes-d-hoffmann-16-17-julien-benhamou-onp-1-1600 julien_benhamou___opera_national_de_paris-les-contes-d-hoffmann-16-17-julien-benhamou-onp-2-1600 Les contes d'Hoffmann (Saison 2016-2017)

Donc, en ajoutant tout cela, on passe 3 heures 25 de pur bonheur, avec ce chef d’oeuvre d’Offenbach y compris 2 entractes.

TOUTES LES PHOTOS : @ Julien Benhamou / Opera National de Paris

Représentations :
Les Contes d’Hofmann fait l’objet d’une captation audiovisuelle réalisée par François Roussillon, coproduite par l’Opéra national de Paris et FRA productions. Ce spectacle sera retransmis en
direct  dans les cinémas UGC, dans le cadre de leur saison Viva l’Opéra ! et dans des cinémas indépendants  (le 15 septembre) en France et dans le monde entier

A l’Opéra Bastille :
dimanche 6 novembre 2016
mercredi 9 novembre 2016
samedi 12 novembre 2016
mardi 15 novembre 2016
vendredi 18 novembre 2016
lundi 21 novembre 2016
jeudi 24 novembre 2016
dimanche 27 novembre 2016

Tarifs : 210€ 190€ 170€ 155€ 135€ 100€ 70€ 50€, 35€ 15€ 5€
Excepté lundi 21 novembre
189€ 171€ 153€ 140€ 122€ 90€ 63€ 45€ ,32€ 15€ 5€
Excepté jeu. 3, dim. 6, mer. 9, sam. 12, mar. 15, ven. 18 novembre
252€ 228€ 204€ 186€ 162€ 120€ 84€ 60€ , 42€ 15€ 5€

INFORMATIONS / RÉSERVATIONS
par Internet : www.operadeparis.fr
par téléphone : 08 92 89 90 90 (0.35 € TTC/ min hors coût éventuel selon opérateur depuis un poste fixe) , du lundi au vendredi de 9h à 18h et le samedi de 9h à 13h (sauf jours fériés).
aux guichets : au Palais Garnier et à l’Opéra Bastille, du lundi au samedi de 11h30 à 18h30 (sauf jours fériés) et une heure avant le début des représentations les dimanches et jours fériés.

 

UN SOUVENIR DE 2005 avec Natalie Dessay, dans la même mise en scène à l’Opéra Bastille:

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Un des opéras célèbres de Verdi dans une nouvelle mise en scène à l’Opéra Bastille

 

Au début de la représentation, Ferrando raconte à ses soldats l’histoire d’une gitane condamnée au bûcher pour avoir ensorcelé l’un des deux fils du comte de Luna. Par vengeance, sa fille aurait  enlevé l’enfant dont on a retrouvé les restes calcinés à l’endroit même où sa mère avait été suppliciée. Ferrando veut retrouver cette gitane qu’il est certain de pouvoir  reconnaître.Un soir, Leonora attend son amant, le chanteur Manrico. Elle raconte à Inès, sa confidente, comment elle l’a connu. Inès conseille à celle-ci d’oublier Manrico. Le comte de Luna, lui aussi épris de Leonora, les aborde. Il veut  lui déclarer son amour.  Trompée par l’obscurité, Leonora se précipite vers le comte. Elle réalise sa méprise lorsque paraît Manrico. Furieux, le comte reconnaît dans le chanteur non seulement son rival, mais également un adversaire politique. Leur querelle doit se régler par un duel.

Comme dans toutes les oeuvres de Giuseppe Verdi, les choeurs sont superbes, et ceux du ‘Trouvère’ font partie des plus célèbres. Cet opéra, créé en 1893 sur un livret de Salvatore Cammarano revient dans la mise en scène signée , qui transporte le sujet dans le temps. On se retrouve dans des décors modernes, et les costumes des soldats rappellent ceux des carabinieri du temps de Mussolini. La direction musicale de Maurizio Benini est de toute perfection qui laisse la part belle aux voix. Et le choix des voix est impressionnant. En fait, vu la durée et le nombre de représentations, les rôles sont souvent partagés : Le Comte DI LUNA : Željko Lučić (A), Vitaliy Bilyy (B) ; LEONORA:  Sondra Radvanovsky (A), Jennifer Rowley (B) ; AZUCENA :  Anita Rachvelishvili (20, 23, 27, 30 juin, 4, 7, 10, 14 juil. 2018), Ekaterina Semenchuk (21, 25, 28 juin, 5, 11, 13 juil.  MANRICO : Marcelo Álvarez (20, 23, 27, 30 juin, 4, 7, 10, 13 juil.), Roberto Alagna (25, 28 juin), Yusif Eyvazov (21 juin, 5, 11 juil.), Alfred Kim (14 juil ; FERRANDO : Mika Kare;  INES :Élodie Hache , RUIZ ,  Yu Shao ; un vieux gitan : Lucio Prete ; UN MESSO . Luca Sannai;

Représentations A : 20.23.27.30 juin et 4.7.10.13 juillet

Représentations B : 21.25.28 juin, 5.11.14 juillet

Un très beau casting, de très belles voix et une direction musicale qui peut faire référence, les amateurs de bel canto seront ravis. Sans oublier les choeurs, dirigés par José Luis Basso, sans qui cet opéra ne serait pas ce qu’il est.

 

Toutes les photos : Julien Benhamou / Opera de Paris      Tous droits réservés

Représentations :
14 représentations du 20 juin au 14 juillet 2018 à 19h30

durée du spectacle : environ 2h45 avec entracte

mercredi 20 juin

jeudi 21 juin

samedi 23 juin

lundi 25 juin

mercredi 27 juin

jeudi 28 juin

samedi 30 juin

mercredi 4 juillet

jeudi 5 juillet

samedi 7 juillet

mardi 10 juillet

mercredi 11 juillet

vendredi 13 juillet

samedi 14 juillet 2018

TARIFS
162€ 144€ 131€ 122€ 108€ 81€ 63€ 45€ 32€ 14€ 5€

Excepté mercredi 20, samedi 23, jeudi 28 ,samedi 30 juin  198€ 176€ 160€ 149€ 132€ 99€ 77€ 55€ 39€ 15€ 5€

Excepté jeudi 21, lundi 25 et mercredi 27 juin

180€ 160€ 145€ 135€ 120€ 90€ 70€ 50€ 35€ 15€ 5€

Réservations :

par Internet : www.operadeparis.fr
par téléphone : 08 92 89 90 90 (0,34€ la minute)
téléphone depuis l’étranger : +33 1 72 29 35 35
aux guichets : au Palais Garnier et à l’Opéra Bastille tous les jours de 11h30 à 18h30 sauf dimanches et jours fériés