Stéphanie d’Oustrac

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La Clémence de Titus est peut-être l’opéra le moins connu de Mozart, mais c’est un spectacle à découvrir.

Titus vient d’être couronné empereur, mais une femme très ambitieuse,  Vitellia est amoureuse de lui, alors que Titus  préfère Bérénice. Le grand ami de Titus, Sextus , est, quant à lui totalement épris de Vitellia qui le manipule,  et il va consentir malgré lui, à tuer Titus, son ami. Renversement de situation :  Titus renonce par devoir à Bérénice, et choisit d’épouser Servilla, la sœur de Sextus. Apprenant les sentiments profonds de Servilla et d’Annius, Titus s’engage alors, à épouser Vitellia, qui ignore ce choix et pousse Sextus à l’irréparable. Le Capitole est en feu mais Titus échappera à la mort. ..

Commande des Etats de Bohême pour le couronnement de l’empereur Léopold II, La Clémence de Titus a été composé en un temps record ( trois semaines), sur un livret de Métastase (le plus célèbre librettiste du XVIIIe siècle). Il appartient au genre seria, c’est-à-dire à un genre qui obligeait à de rigoureuses contraintes formelles (succession d’airs reliés par des récitatifs); La Clémence de Titus a été longtemps le moins aimé et le moins joué de ses opéras .

La Clémence de Titus a été représenté pour la première fois à l’Opéra de Paris (OpéraComique) le 29 juin 1987,  L’œuvre fait son entrée au Palais Garnier en 1997 dans une mise en scène de Willy Decker, des décors et des costumes de John Macfarlane, avec Cynthia Lawrence, Anne Sofie von Otter, Christine Schäfer, Keith Lewis, Angelika Kirchschlager et David Pittsinger, sous la direction d’Armin Jordan. En 2005, une production du Théâtre Royal de La Monnaie de Bruxelles est présentée au Palais Garnier, dans une mise en scène d’Ursel et Karl-Ernst Herrmann, avec Catherine Naglestad, Susan Graham, Ekaterina Siurina, Christophe Prégardien, Hannah Esther Minutillo et Roland Bracht . C’est la production de Willy Decker, dans laquelle on a également pu entendre Deon van der Walt, Charles Workman et Klaus Florian Vogt dans le rôle-titre, Christine Goerke et Hibla Gerzmava en Vitellia, Vesselina Kasarova et Stéphanie d’Oustrac en Sesto, qui est à nouveau à l’affiche actuellement.

La direction d’orchestre de Dan Ettinger est toute en nuances. Il est directeur musical du Nationaltheater de Mannheim depuis la saison 2009-2010, ainsi que chef principal de l’Orchestre Symphonique d’Israël, du New Tokyo Philharmonic Orchestra et de l’Orchestre Philharmonique de Stuttgart. La mise en scène très dénuée en dehors du buste de Titus que l’on découvre petit à petit laisse la part belle aux interprètes, dont on se doit de parler avec des superlatifs. J’ai vu la version interprétée par Ramon Vargas (Ténor) dans le rôle titre, aux côtés duquel Amanda Majeski (Soprano)est Vittelia, Sextus a les traits de Stéphanie d’Oustrac (Mezzo-soprano), Annio : Antoinette Denefeld (Mezzo Soprano). Ces rôles sont attribués pour les dates suivantes : 18, 20, 28 nov., 17, 21, 25 déc. Les deux autres rôles ne changent pas dans les deux distributions : Valentina Nafomita (soprano) est Servilia, et Publio, Marco Mimica.  Pour les représentations de la seconde série ( les  23, 25, 30 nov., 3, 5, 8, 11, 14 déc) , Michael Spyres sera Titus, Aleksandra Kurzak: Vitellia, Sextus : Marianne Crabassa et Angela Brower : Annio.

C’est un vrai régal que d’entendre ces superbes voix , sur la scène de Garnier, où les décors de John Macfarlane laissent la place belle à la musique et au chant.

Une fois de plus c’est une fête pour les yeux et surtout les oreilles dans ce magnifique Opéra qu’est Garnier.

Toutes les représentations ci-dessus sont à 19h30 sauf les deux dimanches : 3 décembre et 17 décembre à 14h30. L’opéra est chanté en italien, avec doubles surtitrages : français et anglais.

TARIFS
190€ 160€ 130€ 70€ 45€ 25€ 10€

Excepté sam. 18 nov., sam 25 Nov, dim. 3 déc. et ven. 8 déc. :

209€ 176€ 143€ 77€ 50€ 25€ 10€

Excepté lun. 20 nov. et lun 11 déc.

171€ 144€ 117€ 63€ 41€ 25€ 10€

Réservations par téléphone (surtaxé) au 08 92 89 90 90 ou mieux : directement aux guichets de l’Opéra Garnier ou Bastille du lundi au samedi de 11h30 à 18h30 (sauf jours fériés) et une heure avant le début des représentations., les dimanche et jours fériés.

Toutes les photos : @ Sebastien Mathe Opéra de Paris

 

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La dernière oeuvre composée par Jacques Offenbach, très difficile à résumer, mais tellement agréable à entendre.

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Ce qu’il faut savoir c’est qu’ Ernst Theodor Amadeus Hoffmann est un poète allemand qui mourut au début des années 1800. En 1851, Jules Barbier et Michel Carré (qui avaient écrit plusieurs  livrets d’opéra) adaptent assez librement trois des nouvelles fantastiques d’Hoffmann pour en faire une pièce : Der Sandmann (L’homme au sable, 1816) donnera l’acte d’Olympia , Rat Crespel (Le conseiller Crespel ou le violon de Crémone, 1818) fournira l’intrigue de l’acte d’Antonia et enfin Die Abenteuer der Silvester-Nacht (Les aventures de la nuit de la Saint Sylvestre, 1815) servira de trame à l’acte de Giulietta . Ces histoires indépendantes sont reliées par l’astuce suivante : Hoffmann devient un personnage à part entière de la pièce et en est le héros et le fil conducteur. Chaque histoire met donc en scène Hoffmann, son fidèle compagnon Nicklausse, une figure féminine ( qui est la femme aimée), une figure maléfique (une sorte d’incarnation du diable) et un personnage de valet plus ou moins comique. Le tout est encadré par un prologue et un épilogue.

julien_benhamou___opera_national_de_paris-les-contes-d-hoffmann-16-17-julien-benhamou-onp-9-1600 Les contes d'Hoffmann (Saison 2016-2017) julien_benhamou___opera_national_de_paris-les-contes-d-hoffmann-16-17-julien-benhamou-onp-6-1600 Les contes d'Hoffmann (Saison 2016-2017)

Offenbach a écrit une centaine d’oeuvres lyriques, dont la plus célèbre est sans conteste La vie Parisienne, mais ces Contes d’Hoffmann sont un véritable opéra, l’oeuvre dont il aurait pu être le plus fier. C’est l’occasion qu’il attendait depuis longtemps : écrire enfin un vrai opéra. Pas une opérette rigolote et sympathique, mais un vrai drame qui fera qu’on le prendra enfin au sérieux.

L’Opéra a été maintes fois remanié et il apparaîtra rapidement qu’il faut faire chanter les quatre rôles féminins par la même chanteuse. Il en sera de même pour les quatre rôles de méchants et les quatre rôles de valets. En revanche, l’attribution du rôle d’Hoffmann reste floue. D’abord écrit pour une voix de baryton, celui-ci est finalement réécrit pour une voix de ténor.

Les contes d'Hoffmann (Saison 2016-2017) Les contes d'Hoffmann (Saison 2016-2017) julien_benhamou___opera_national_de_paris-les-contes-d-hoffmann-16-17-julien-benhamou-onp-5-1600-1 julien_benhamou___opera_national_de_paris-les-contes-d-hoffmann-16-17-julien-benhamou-onp-4-1600 Les contes d'Hoffmann (Saison 2016-2017) julien_benhamou___opera_national_de_paris-les-contes-d-hoffmann-16-17-julien-benhamou-onp-3-1600

Les répétitions commencent en septembre 1880, et on ne dispose toujours pas d’une version définitive. Offenbach se dit sûrement qu’il ajustera au fur et à mesure de l’avancement des répétitions, et qu’il fera ses choix définitifs à ce moment là. Il n’en aura malheureusement pas le temps puisqu’il meurt début octobre, laissant ainsi les Contes d’Hoffmann inachevés, non complètement orchestrés, et dotés de multiples versions différentes. Mais bon, au risque de me répéter, l’Opéra, c’est un bonheur total, celui des oreilles évidemment, celui de la vue tout autant , à condition que la mise en scène suive. Et c’est le cas ici, où Robert Carsen nous démontre une fois encore à quel point il est brillant, à qui on doit, récemment à l’Opéra de Paris : Elektra, Capriccio, Les Boréades, Rusalka, Nabucco, I Capuleti e i Montecchi. Une fois encore, il faut saluer comme il se doit la direction musicale de Philippe Jordan, est puissante et discrète , qui sait mettre en valeur les voix magnifiques de Nadine Koutcher (OLYMPIA ), Kate Aldrich (GIULIETTA), Ermonela Jaho ( ANTONIA), Stéphanie d’Oustrac ( LA MUSE, NICKLAUSSE), Doris Sofel (LA MÈRE D’ANTONI, Ramon Vargas (HOFFMANN : 6, 9, 12, 15, 18 nov.) ou Stefano Secco  (21, 24, 27 nov.), Roberto Tagliavini (LINDORF, COPPÉLIUS, DAPERTUTTO, MIRACLE), Rodolphe Briand (SPALANZANI)  Paul Gay (LUTHER, CRESPEL), François Lis (SCHLEMIL ), Cyrille Lovighi (NATHANAËL ), Yann Beuron ( ANDRÈS, COCHENILLE, PITICHINACCIO, FRANTZ  Laurent Laberdesque     (HERMANN ) .

Côté décors, ceux du 1er acte, après le prologue sont un délice, c’est l’opéra dans l’Opéra.

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Donc, en ajoutant tout cela, on passe 3 heures 25 de pur bonheur, avec ce chef d’oeuvre d’Offenbach y compris 2 entractes.

TOUTES LES PHOTOS : @ Julien Benhamou / Opera National de Paris

Représentations :
Les Contes d’Hofmann fait l’objet d’une captation audiovisuelle réalisée par François Roussillon, coproduite par l’Opéra national de Paris et FRA productions. Ce spectacle sera retransmis en
direct  dans les cinémas UGC, dans le cadre de leur saison Viva l’Opéra ! et dans des cinémas indépendants  (le 15 septembre) en France et dans le monde entier

A l’Opéra Bastille :
dimanche 6 novembre 2016
mercredi 9 novembre 2016
samedi 12 novembre 2016
mardi 15 novembre 2016
vendredi 18 novembre 2016
lundi 21 novembre 2016
jeudi 24 novembre 2016
dimanche 27 novembre 2016

Tarifs : 210€ 190€ 170€ 155€ 135€ 100€ 70€ 50€, 35€ 15€ 5€
Excepté lundi 21 novembre
189€ 171€ 153€ 140€ 122€ 90€ 63€ 45€ ,32€ 15€ 5€
Excepté jeu. 3, dim. 6, mer. 9, sam. 12, mar. 15, ven. 18 novembre
252€ 228€ 204€ 186€ 162€ 120€ 84€ 60€ , 42€ 15€ 5€

INFORMATIONS / RÉSERVATIONS
par Internet : www.operadeparis.fr
par téléphone : 08 92 89 90 90 (0.35 € TTC/ min hors coût éventuel selon opérateur depuis un poste fixe) , du lundi au vendredi de 9h à 18h et le samedi de 9h à 13h (sauf jours fériés).
aux guichets : au Palais Garnier et à l’Opéra Bastille, du lundi au samedi de 11h30 à 18h30 (sauf jours fériés) et une heure avant le début des représentations les dimanches et jours fériés.

 

UN SOUVENIR DE 2005 avec Natalie Dessay, dans la même mise en scène à l’Opéra Bastille: