théa^tre de la Michodière

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Quand on me dit : théâtre à la Michodière, je sais que je vais passer une bonne soirée, et c’est bien le cas avec ce Tant qu’il y a de l’amour!!

Jean (Patrick Chesnais) est toujours amoureux de sa femme Marie (Marie-Anne Chazel), avec qui il vit depuis 30 ans, mais il est aussi amoureux de sa jeune maîtresse Inès (Valérie Bègue) qui a de bien belles fesses (c’est lui qui le dit). Mais Marie , elle aussi est amoureuse, d’un pharmacien veuf, Paul (Laurent Gamelon), avec qui elle passe de très bons moments. Mais elle ne veut plus de cette situation, et va demander au pharmacien de lui concocter un poison pour se débarrasser de ce mari encombrant. L’amant ne peut que s’exécuter.  Mais le poison n’est pas suffisant et Jean se réveille en pleine forme…..Il faut tout recommencer.

Les comédiens se déchaînent totalement sur scène, les rires fusent de partout, et cela par la magie du théâtre, la malice de la  mise en scène d’Anne Bourgeois avec des décors mobiles signés Edouard Laug, qui permettent de montrer plusieurs endroits où se situe l’action. J’ai beaucoup ri, et je peux vous assurer que je n’étais pas le seul, la salle était pliée de rires. En plus je me dois de saluer la performance de Marie-Anne Chazel qui s’était cassé le pied la veille et qui a quand même joué, ce qui est quand même admirable. Mais chacun des protagonistes mérite tout autant un concert de louanges. On assiste à une performance, et on se demande comment Patrick Chesnais réussit à boire autant, que ce soit un liquide qui a l’apparence de l’alcool, ou un autre coloré en bleu. Ce sont ces petits détails qui font les grands, sans oublier Laurent Gamelon qui est admirable lorsqu’il passe du calme à la tempête. Vous l’avez compris, j’ai passé une excellente soirée, et vous pourrez en faire autant si vous prenez vos places pour le théâtre de la Michodière. Bob Martet a écrit une pièce qui va faire les belles soirées parisiennes.

Toutes les photos: @William LET

TANT QU’IL Y A DE L’AMOUR, c’est au Théâtre de la Michodière du mardi au samedi à 20h30
Matinées le samedi à 16h30
Matinées le dimanche à 15h30

Places de : 18 à 70€ selon les jours et horaires

bande annonce :

 

 

 

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Le retour d’une pièce mythique , avec Fanny Ardant sur la scène du Théâtre de la Michodière.

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Plus de 50 ans après avoir été créée par Jacqueline Maillan qui l’a jouée plus de 1700 fois, cette pièce de boulevard fait toujours autant rire. Il est vrai que certaines pièces de boulevard peuvent vieillir, mais la pièce de Marcel Mithois garde toute sa saveur, et a passé l’épreuve des années en gardant toute sa verve. La mise en scène de Thierry Klifa est exemplaire et Fanny Ardant est ‘Coco Baisos’, l’héroïne de cette comédie, qui a certes été revisitée et modernisée, et donne au public ce qu’il attend. Mais elle n’est pas la seule. Toute la troupe autour d’elle, Bernard Menez en tête partage ce succès amplement mérité.

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L’action se déroule à Paris, dans les années 60, où Coco se retrouve veuve pour la 5ème fois, après le suicide de son dernier mari. Mais elle apprend aussi que ce dernier qu’elle croyait richissime grâce à des mines au Pérou, a perdu toute sa fortune, confisquée par l’état péruvien.  Elle va choisir de ne pas divulguer sa mort et va tenter de se trouver un nouveau mari, tant qu’elle reste donc mariée et riche. Ce qui n’est pas du plus simple. Ses deux enfants, Anna Marie (Julia Faure) et Nicolas (Jean-Baptiste Lafarge) vivent sans aucun souci d’argent, son majordome et ami Auguste (Pierre Rochefort) et le secrétaire du défunt, Jean ( Sébastien Houbani) l’aideront à garder la tête haute, alors que sa meilleure amie, Maggy Fauchois ( Vittoria Scognamiglio) va lui ouvrir son carnet d’adresse avec les téléphones des personnalités les plus riches de Paris. Un inspecteur de police ,Mr Bécot, (Michaël Cohen), un très jeune aristocrate richissime et une infirmière amoureuse transie du défunt complètent la distribution.

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Si Fanny Ardant est de toute évidence celle vers qui tous les regards se tournent ( et les oreilles aussi, vu qu’elle chante en direct), l’arrivée de Bernard Menez , un voisin banquier éternel célibataire, accélère les bons moments. Pour cette trop courte série de représentations, la production n’a pas lésiné sur les moyens avec de beaux décors de luxe signés Emmanuelle Duplay.

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Le public est plus que ravi, ( il faudrait vraiment être difficile ou de mauvaise foi pour trouver des fautes dans Croque Monsieur), et le Théâtre de la Michodière peut se vanter d’avoir, une fois de plus trouvé un classique du boulevard, remis à jour avec succès. Je vous garantis que j’ai passé, et je ne suis pas le seul, à écouter les commentaires à la sortie, une soirée d’exception.

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Toutes les photos : ‘©Carole Bellaiche’

CROQUE MONSIEUR, c’est au théâtre de la Michodière

Du mardi au samedi à 20h30
Matinées le samedi à 16h30
Matinées le dimanche à 15h30

Tarifs :

Tarif semaine (mardi au jeudi) :  de   15 à 68 €

vendredi, samedi dimanche : 17 à 70€

Réservations : 01 47 42 95 22   et www.michodiere.com

 

 

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Des comédiens déchaînés pour un classique du théâtre de boulevard.

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Hibernatus est certes bien plus célèbre de par son adaptation cinématographique sous la signature d’Edouard Molinaro en 1969, avec Louis de Funès dans le rôle principal (qui n’est pas le rôle titre!!). Le film avait alors connu un énorme succès, et les diffusions télévisées ne manquent pas. Et pourtant, cette pièce est bien plus ancienne, qui a été écrite en 1957 par Jean Bernard-Luc. Cette année c’est Eric Emmanuel Schmitt qui en fait une nouvelle adaptation qui se déroule de nos jours. Les portables sont de sortie, la climatisation marche. Je ne connais pas les dialogues d’origine, mais ceux que j’entends sur la scène du théâtre de la Michodière sont un régal. Au risque de passer pour un fan de l’auteur (j’aime toutes les pièces qu’il a à l’affiche actuellement et bien d’autres), il faut bien dire que cette adaptation est réussie. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, on retrouve Steve Suissa à la mise en scène. Celle-ci est alerte, rythmée et plaît énormément au public. Le soir où j’ai vu la pièce il y avait pas mal d’enfants qui s’éclataient, qui riaient aux bons mots, qui passaient visiblement un bon moment. Et les adultes étaient au diapason.

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Bon, c’est bien beau tout cela, allez-vous me rétorquer, mais parlez-nous des comédiens, puisque les deux têtes d’affiche Ingrid Chavin et Jean Luc Reichman, sont connus de tous. C’est tout simple. Ingrid Chauvin est naturelle, charmante, et tient la rampe, comme tous les comédiens. Quant à Jean-Luc Reichman, il m’a étonné. Il sait se montrer effacé dans certaines situations, mais il sait aussi en faire des tonnes pour que la salle éclate de rires. Il joue de tout, d’une sonnerie de portable, d’une soufflerie , puisque son personnage est obsédé par sa jeunesse, qu’il ne veut pas laisser partir. Alors quand il apprend que le froid conserve les cellules, il veut en abuser. Normal de parler du froid puisque le personnage principal, Hibernatus, revient de loin : Hubert et Edmée voient leur existence bouleversée le jour où l’on retrouve au pôle Nord un homme conservé dans la glace : ce survivant n’est autre que l’arrière-grand-père d’Edmée de Tartas (Ingrid Chauvin), une femme très riche mariée à Hubert (Jean-Luc Reichmann), qui parle de se faire tirer la peau. Pour  épargner au survivant le choc de découvrir qu’il a hiberné 100 ans, la famille redécore sa demeure et se vêt en costumes de 1914. Le réveil sera drôle, avec les personnages qui vivent tous dans le mensonge, Diane, la jeune bonne (Baya Rehaz), qui a un faible pour le vieux très jeune homme, Hibernatus, l’hiberné (Romain Emon), la fille d’Edmée et Hubert (Anouchka Delon), qui va se marier avec le comptable (Nicolas Messica), un mec très intéressé, le professeur en charge d’Hibernatus (Raymond Acquaviva).

J’ai eu un peu de mal avec la première scène, qui m’a fait craindre le pire, mais le pire n’est pas arrivé, la pièce prend son rythme dès le deuxième scène et ce jusqu’à la fin. Ce n’est pas le chef d’oeuvre de l’année, mais la salle a beaucoup ri et c’est quand même le principal. Les comédiens s’amusent visiblement autant que la salle.

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Hibernatus, au théâtre de la Michodière, du jeudi au samedi à 20h30, matinées samedi à 16h30 et dimanche à 15h00, jusqu’au 29 Mars.

Représentation supplémentaire en raison du succès le mercredi 18 mars à 20h30

Durée du spectacle, environ 1h40

Locations : 01 47 42 95 22 ou par internet : www.michodiere.com

Prix des places : de 17€ à 49€

la bande annonce :