Eric Emmanuel Schmitt

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Eric Emmanuel Schmitt est certainement le plus grand auteur dramatique actuel, il a écrit nombre de pièces, adapté bien d’autres et actuellement il se produit sur la scène de son théâtre, le Rive Gauche, dans Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran.

Dans le Paris des années 60, Momo, 12 ans trouve l’amitié en la personne de Monsieur Ibrahim, le voisin épicier arabe de la rue Bleue à qui il chaparde de quoi se sustenter. La mère est décédée, le père absent, qui part un jour pour ne plus jamais revenir. Les liens entre le vieux monsieur et le jeune garçon  au franc parler vont être très profond, et Eric Emmanuel Schmitt est sur la scène, il EST les 2 personnages, et force est de reconnaître qu’on est totalement sous le charme de ses mots, de cette histoire vraiment extraordinaire. C’est avec des pièces comme celle-là qu’on a envie d’aller au théâtre, envie d’y retourner, et c’est le génie de cet auteur de nous entraîner dans son sillon. Rarement un seul en scène m’a autant ému!  Mis en scène par Anne Bourgeois, ce Monsieur Ibrahim est une magnifique leçon d’humanité, le texte devrait être joué dans le scolaire!

Rencontre avec un magicien des mots, un géant du théâtre, et pourtant un MONSIEUR simple, qui ne manque pas d’humour. Une rencontre inoubliable:

 

Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran:

Au théâtre Rive Gauche,

Du mercredi au samedis à 21h – Matinées les dimanches à 15h (relâche exceptionnelle le samedi 29 septembre 2018) Durée : 1h30

Locations : .01 43 35 32 31
Prix des places 26 et 35€

la bande annonce :

 

 

 

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Seul roman de Sacha Guitry, Le Roman d’un Tricheur, qui fut adapté au cinéma et qui arrive au théâtre dans une adaptation et mise en scène d’Eric-Emmanuel Schmitt

Tout jeune, Alex perd sa famille, qui meurent tous d’intoxication à cause de champignons, mais lui survit qui avait été privé de repas pour avoir volé 8 sous dans la caisse du magasin familial…après cela qui va s’étonner qu’il ait une curieuse conception de l’honnêteté? C’est le début de ce roman, adapté au cinéma par le grand Sacha Guitry en 1936 qui réunissait alors Marguerite Moreno, Jacqueline Dubac, et Sacha Guitry, dont voici la bande annonce :

Ce que l’on peut applaudir sur la scène du Théâtre Rive Gauche, c’est une adaptation  plus actuelle signée et mise en scène par Eric-Emmanuel Schmitt, et qui est un vrai régal qui met en  scène deux comédiens : Olivier Lejeune et Sylvain Katan. Un délice qui se savoure comme un bonbon, le plaisir des mots de Guitry, l’intelligence du texte, de la mise en scène d’Eric Emmanuel Schmitt et des éclairages de Jacques Rouveyrollis, avec surtout une petite introduction filmée qui est un pur régal! 1h15 de plaisir!

Olivier Lejeune est un très grand comédien, qui possède plus d’une corde à son arc, comme vous allez l’entendre! raison supplémentaire pour le rencontrer… Entretien : Guy Courthéoux, sur la scène du Théâtre Rive Gauche

Le Roman d’un Tricheur, au Théâtre Rive Gauche, 6 rue de la Gaité Paris, Métro Edgar Quinet

Représentations : les mardis, jeudis, vendredis et samedis à 19h00, matinées les dimanches à 17h30

Prix des places : 19€ à 27 €

Locations : 01 43 35 32 31

ou

www.theatre-rive-gauche.com

 

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Discussions entre père et fils, confidences sur la fidélité, de bonnes occasions de rire au théâtre!

Georges , le père, (Alain Doutey) reçoit les confidences de son fils (Arthur Fenwick) sur ses infidélités envers sa femme (Claudia Dimier). Mais la mère (Marie-Christine Barrault) sent bien que quelque chose cloche dans le comportement de son mari et de son fils, et va réunir la famille sous un prétexte quelconque pour en voir le coeur net. Et c’est lors de cette soirée où bien des choses vont être dites, des confidences, des révélations. L’auteur, Joe Di Pietro, adapté pour la France par Eric-Emmanuel Schmitt, nous entraîne dans un véritable tourbillon, mis en scène avec superbe par Jean-Luc Moreau . Les comédiens se donnent à fond et la salle suit, ravie, le quatuor qui déballe ses secrets sur la scène.

photo  Fabienne Rappeneau.

Le théâtre Rive Gauche nous a maintes fois prouvé qu’il savait choisir ses pièces, sérieuses, ou moins sérieuses comme c’est le cas dans cette comédie légère, mais qui n’est pas du boulevard. On passe une très bonne soirée avec ces comédiens, ce texte bien écrit, alors que le spectacle a triomphé à Broadway. Nul doute que Paris va marcher dans les traces de ce triomphe bien mérité.

photo Fabienne Rappeneau

CONFIDENCES au Théâtre Rive Gauche

Du mardi au samedi à 21h
Matinée le dimanche à 15h

Tarifs guichet : 45€ (Carré Or), 36€, 27€

Réservations au 01 43 35 33 21

bande annonce :

 

 

 

 

 

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Le moins que l’on puisse dire c’est que cet hôtel n’est sur aucune carte, et que Eric-Emmanuel Schmitt ne manque pas d’idées pour nous offrir une oeuvre magistrale!

 

Julien Portal (Davy Sardou) sort d’un ascenseur, accueilli par deux jeunes gens angéliques ( Günther Vanseveren et Roxanne Le Texier), qui semblent trop silencieux, et qui lui montrent le chemin d’une chambre. Désorienté, il va les suivre pour se reposer. D’autres « clients » de cet hôtel vont se retrouver dans cette pièce principale pour converser, bientôt rejoints par Julien. Il y a Marie (Michèle Garcia), une femme de chambre qui aime raconter sa vie, un vieux mage, Radjapour (Jean-Paul Farré), le président d’une société connue, Delbec (Jean-Jacques Moreau), qui tous voudraient bien voir le Docteur S (Odile Cohen). Ils tentent tous d’expliquer à Julien où il se trouve. Une fois que ce dernier comprend enfin la situation arrive une nouvelle jeune femme , Laura ( Noémie Elbaz). Chacun de ces personnages a son importance dans ce conte surréaliste, métaphysique, et absolument passionnant de bout en bout. Ne comptez pas sur moi pour vous en dévoiler plus.

© Fabienne Rappeneau

Une fois encore, on sent la patte de l’auteur, Eric Emmanuel Schmitt, qui arrive à nous passionner deux heures durant ( ou peu s’en faut), certes avec des comédiens remarquables, mais surtout avec un texte comme on aime en découvrir au théâtre, et des situations à la fois cocasses et surprenantes, des personnages qui n’auraient jamais dû se rencontrer, dans ce très beau décor de Stéphanie Jarre qui permet au metteur en scène, Anne Bourgeois , de nous démontrer une fois de plus qu’elle est indispensable à la santé du théâtre français.

Que dire de plus, si ce n’est qu’on passe par toute une gamme de sentiments, on rira au début à certaines répliques, ensuite on frissonnera un peu, on s’inquiètera, on tentera de deviner le déroulement final, qui va rester, qui va partir, et ce jusqu’à la dernière seconde. Décidément, cette deuxième partie de saison nous offre une diversité de pièces qu’on a vraiment envie de voir, et de conseiller, même lorsqu’il s’agit de sujets graves. Du grand théâtre, et une nouvelle réussite à l’actif du Théâtre Rive Gauche.

© Fabienne Rappeneau

Hôtel des deux mondes, c’est du mardi au samedi à 21h00, avec une matinée le dimanche à 15h00 au théâtre Rive Gauche, rue de la Gaité, à 2 pas du Métro Edgar Quinet.

Places de 27 à 45€ (en réservant plus de 30 jours à l’avance, vous bénéficiez d’une réduction de 10 à 20 %

Réservations au 01 43 35 32 31  ou www.theatre-rive-gauche.com

© Fabienne Rappeneau

 

 

 

Si vous lisez ces chroniques régulièrement, vous devez penser que je suis ami ou famille avec Eric Emmanuel Schmitt, . Que nenni, je suis admirateur de  ses textes , et une fois de plus je dois avouer que son adaptation m’a pris aux tripes.

LIBRES SONT LES PAPILLONS(Théâtre Rive Gauche-Paris 14ème) - Visuel définitif SANS PARTENAIRES

En apparence, ils sont normaux ; en réalité, ils cachent un secret. Quentin, vingt ans, (Julien Dereims) vient de s’installer dans un studio à Paris. Sa voisine, Julia, (Anouchka Delon)même âge, libérée et rigolote, a envie d’une aventure avec lui  tandis que Florence, la mère protectrice, (Nathalioe Roussel) rôde pour faire revenir son fils à la maison.  Reste un beau jeune homme, metteur en scène, qui va peut-être tout chambouler (Guillaume Beyeler) Tous aiment, mais aiment maladroitement, en se faisant mal… Libres sont les papillons ? un véritable classique contemporain de Broadway adapté dans le Paris d’aujourd’hui par Eric-Emmanuel Schmitt.

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Libres sont les papillons, De Léonard Gershe, adaptation Éric-Emmanuel Schmitt, mise en scène Jean-Luc Moreau, Avec Nathalie Roussel, Anouchka Delon, Julien Dereims, Guillaume Beyeler, Theatre Rive Gauche (Paris), 13 janvier 2016, © Fabienne Rappeneau

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L’idée de monter ce classique de Broadway à Paris, signé Léonard Gershe, est née d’une envie commune des deux acteurs principaux après avoir eu l’occasion de se donner la réplique entre 2013 et 2014 dans Une journée ordinaire, avec Alain Delon. À deux, ils ont donc mis sur pied ce projet et ont contacté des pointures du milieu : Jean-Luc Moreau pour la mise en scène et Eric-Emmanuel Schmitt pour l’adaptation. Et c’est une réussite, une pure merveille. Julien Dereims mériterait déjà le Molière du meilleur acteur pour sa prestation. Vous le comprendrez au bout de quelques minutes, et dévoiler le léger mystère ici ne m’enverra pas aux enfers. Il joue un aveugle, et si vous êtes assez  près de la scène, vous verrez son regard qui est celui d’un non voyant, fixe. C’est vraiment incroyable. Si vous êtes un peu plus loin, n’oubliez pas d’apporter une paire de jumelles. Voilà un grand comédien. Quand à Anouchka Delon, elle a de qui tenir. Son père n’est-il pas un des plus grands acteurs de sa génération. Bon sang ne saurait mentir.

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Un grand moment de théâtre, des interprètes hors pair, une fois encore le Théâtre Rive Gauche a misé juste. Si certaines répliques sont d’une extrême drôlerie, d’autres sont beaucoup plus sérieuses, L’auteur réussit à nous faire partager toute une gamme de sentiments en 90 minutes et on ne peut que  crier bravo à toute la troupe, dont le metteur en scène, Jean-Luc Moreau qui fait dans la sobriété, avec de beaux décors de Stéphanie Jarre

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Toutes les photos : @ Fabienne Rappeneau

Courrez au Théâtre Rive Gauche, rue de la Gaité

représentations : Du mardi au samedi à 21h , Matinée le dimanche à 15h

Places de  12 à 36€

réservations : Tél : 01 43 35 32 31
Du lundi au samedi de 11h à 19h ou 21h
Dimanche de 11h à 15h ou 19h

http://www.theatre-rive-gauche.com/

 

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Un grand texte de Stefan Zweig, une comédienne  au sommet de son art, un metteur en scène avisé, un théâtre qui joue le jeu…Bravo!

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Une femme rangée traîne son ennui dans les casinos. A Monaco, elle rencontre un jeune homme qu’elle décide de sauver du jeu. Elle nous raconte sa rencontre, les sentiments qui l’habitent, sa décision de l’aider. Elle qui était une femme rangée, certes riche, voit sa vie changer , de nouveaux sentiments naître, et elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider le jeune homme à perdre ses pulsions pour le jeu. Mais y arrivera-t-elle vraiment? La passion n’est-elle pas aveugle?

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Seules de grandes comédiennes arrivent à nous faire comprendre ce que l’auteur a créé. Et la prestation de Clémentine Célarié est au dessus de tout. Elle nous entraîne dans son tourbillon, mais un tourbillon de finesse, de mots. On la voit évoluer. C’est du grand art. Elle n’est certes pas seule sur scène, entourée de deux jeunes acteurs dont un est le barman de l’hôtel de luxe où elle séjourne (Samuel Nibaudeau) et l’autre le jeune joueur, un rôle difficile tenu avec pudeur par Loris Freeman. Le théâtre Rive Gauche d’Eric Emmanuel Schmitt, qui a écrit cette nouvelle adaptation est fidèle à son metteur en scène, Steve Suissa, et on le comprend. Sa mise en scène est sobre, donnant toute son importance au texte et aux comédiens, avec un décor tout aussi sobre.

Clémentine Célarié est époustouflante de justesse. On vibre à ses gestes, à ses mots, ses intonations. Ne serait-ce que pour elle, il faut absolument aller découvrir ce 24 heures de la vie d’une femme avant le 31 décembre. Certes vous n’allez pas mourir de rire, ce n’est pas le but de cette pièce, mais vous allez adorer.

24h de la vie d'une femme, De Stefan Zweig, Adaptation : Eric-Emmanuel Schmitt, Mise En Scène : Steve Suissa, Avec : Clémentine Célarié, Loris Freman, Samuel Nibaudeau, Décor : Stéfanie Jarre, Costume : Pascale Bordet, Mise En Scène (Assistante) : Stéphanie Froeliger, Lumière : Jacques Rouveyrollis, Lumière (Assistant) : Jessica Duclos, Son : Maxime Richelme, Théâtre Rive Gauche (Paris), 7 avril 2015, © Fabienne Rappeneau

 

TOUTES LES PHOTOS : @ Fabienne Rappeneau

24 heures de la vie d’une femme, c’est du jeudi au samedi à 21 h, matinées samedi et dimanche à 17h00 (jusqu’au 29 novembre.

du 3 au 20 décembre : jeudi et samedi à 21h00 et vendredi à 19h00. Matinées samedi 17h00 et dimanche à 15h00

du 22 décembre au 3 Janvier, mardis et mercredis à 19h et samedis à 21h00, matinées les samedis à 17h et les dimanches à 15h

Tarifs guichet : 40€ (Carré Or), 34€, 27€, 20€ et 12€

réservations au : Tél : 01 43 35 32 31

http://www.theatre-rive-gauche.com/onlinereservation.cfm

 

En neuf soirées – une par mois -,Olivier Barrot va évoquer un demi-siècle de grandes et petites scènes, depuis les années trente jusqu’à la mort de Coluche en 1986. Avec les archives de l’Institut National de l’Audiovisuel, il va projeter chansons, sketchs, séquences de télévision, tout ce qui permet de revivre la grande histoire du Music-Hall.

LA GRANDE HISTOIRE DU MUSIC-HALL FRANCAIS (Théâtre Rive Gauche-Paris 14ème) - par Olivier BARROT

Raconter l’Histoire du Music Hall, c’est raconter bien plus que celle d’un rideau rouge : c’est raconter la France, son esprit, ses questions, son insolence. Fort heureusement, il est bien loin
le temps ou l’on méprisait les arts populaires. Aujourd’hui on sait qu’il s’agit bien d’ « art » – trousser une chanson inoubliable et l’interpréter d’une façon fulgurante n’est pas à la portée de n’importe qui – et surtout que « populaire » indique une fusion exceptionnelle entre le public et l’artiste. Sur la scène du Music Hall français – scène riche, brillante -, n’apparaissent pas que des talents : on y a posé un miroir où le pays se regarde, pleure ses malheurs et rit de ses travers.
En fait, cette histoire du Music Hall sera une histoire de la France. On rencontrera l’amour sous toutes ses formes, du grivois au vénal en passant par le romantique ou l’interdit. On y verra des héros qui n’ont pas toujours un physique parfait mais de l’humour ou de l’audace. On y applaudira de grandes dames – parfois toutes petites, comme Edith Piaf -, grandes dames qui ne sont pas celles du Faubourg Saint-Honoré mais plutôt celles des pavés de la Butte, de Saint-Germain, et qui racontent un autre destin de la femme. On y admirera des personnalités plus ambiguës que prévu, témoignant, selon le moment, que les moeurs se relâchent ou se tendent. On y comprendra comment on bouscule les politiques et l’on dénonce les privilèges. On découvrira comment on regarde l’étranger à travers la chanson coloniale, le jazz ou la vedette à accent. Grâce à l’érudition lumineuse d’Olivier Barrot et aux trésors que l’Institut National de l’Audiovisuel met à votre disposition, vous passerez plusieurs soirées à découvrir ou retrouver des morceaux d’anthologie qui ont enthousiasmé les foules pendant des décennies. Au-delà de la nostalgie ou du plaisir pur, c’est une façon intelligente, sensible et originale de parcourir le siècle. ( Eric Emmanuel Schmitt)

C’est donc un dimanche par mois à 17h00 que vous pourrez revivre ces grandes heures. Voilà le planning des prochaines représentations conçues et dirigées par Olivier Barrot :

22/11/2015 : les grandes dames
20/12/2015 : les poètes
17/01/2016 : les années folles
21/02/2016 : les chanteurs de charme
20/03/2016 : les groupes vocaux
17/04/2016 : le yé-yé
15/05/2016 : le comique troupier
19/06/2016 : l’opérette marseillaise

Large choix, qui vous montrera que la chanson, ce n’est pas seulement la nouvelle star ou The Voice.

Tarif : 20€ (groupes : 15€)

réservations : 01 43 35 32 31
www.theatre-rive-gauche.com

Théâtre Rive Gauche
6 rue de la Gaîté 75014 Paris / M° Edgar Quinet ou Gaîté

J’ai par ailleurs trouvé, juste pour information, un récapitulatif des meilleurs vendeurs de disques en France . Je ne sais pas si c’est juste, mais bon, vous en jugerez par vous même, on ne dit pas si les CD sont inclus, mais cela donne un ordre d’idée. On voit que la variété française , tant décriée par certains est en bonne place avec dans les 5 premiers: Michel Sardou, Claude François, Sheila, et d’autres artistes populaires ensuite, comme Sylvie Vartan, Mireille Mathieu, Dalida, Joe Dassin, Nana Mouskouri, Frédéric François ou Céline Dion, et bien entendu les grands noms: Jean-Jacques Goldman, Charles Aznavour ou Hallyday

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Oscar et la Dame rose , roman d’Eric-Emmanuel Schmitt revient sur la scène du Théâtre Rive Gauche avec Judith Magre.

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Le roman d’Eric-Emmanuel Schmitt avait été écrit en 2002. C’est l’histoire d’un tout jeune garçon, 10 ans, qui vit à l’hôpital, atteint d’une leucémie. 14 lettres qui nous racontent le quotidien de cet enfant, qui, dans la première missive, adressée à Dieu, nous présente La Dame Rose, qui dit avoir été une catcheuse nommée « l’Étrangleuse du Languedoc »., C’est une très vieille dame, qui sait parfaitement que le petit Oscar n’a plus que quelques jours à vivre, et qui ne réfute pas les faits comme les autres personnes de cet hôpital, médecin compris. Ses parents ne peuvent lui rendre visite que le dimanche, et dans ses lettres suivantes, il nous présente ses amis. Pour aider Oscar à apprécier le reste de sa vie, Mamie Rose invente un jeu : à partir de ce jour chaque jour compte pour dix ans ; de cette manière il a la possibilité de faire l’expérience de toutes les étapes de la vie. Il le fait durant les douze derniers jours de l’année. Ainsi, pendant son adolescence, il tombe amoureux de « Peggy Blue », une fille qu’un problème de sang rend toute bleue, et il nous parlera de ses amis, de son docteur avec une grande dose d’humour et de tendresse.

Oscar et la dame Rose, De Éric-Emmanuel Schmitt, mise en scène Steve Suissa, Avec Judith Magre, Theatre Rive Gauche (Paris), © Fabienne Rappeneau

© Fabienne Rappeneau

J’ai vu la pièce avec une salle remplie aux 2/3 par de jeunes adolescents qui se sont laissés emporter par le texte, et surtout par la présence extraordinaire de Judith Magre, qui est une Dame Rose comme on aimerait en rencontrer, sans pour autant être malade. Le décor est celui d’une chambre d’enfant, avec des ours en peluche, des guirlandes lumineuses, un décor qui permet au spectateur de retomber en enfance, et qui aide à faire passer le message. On est loin de se taper sur les cuisses avec ce très beau texte. On sait comment cela doit finir, et pourtant à aucun moment on ne songe à fuir la réalité.

Ce n’est pas la première fois qu’Oscar et la Dame Rose est monté au théâtre. En 2003 Danielle Darrieux avait été la dame Rose, et Michèle Laroque l’avait été pour le grand écran en 2009. La pièce a été monté en Belgique et au Canada. Steve Suissa met en scène cette nouvelle version particulièrement réussie.

OSCAR ET LA DAME ROSE, c’est au théâtre rive Gauche, rue de la gaité Métro Edgar Quinet, Du mardi au samedi à 19h  Matinée le dimanche à 15h

Tarifs guichet : 36€ (Carré OR), 30€, 25€, 18€, 12€
-50% JUSQU’AU 16 OCTOBRE INCLUS ET OFFRE DÉCOUVERTE (JUSQU’À -38% SELON LA CATÉGORIE) DU 17 OCTOBRE AU 1ER NOVEMBRE INCLUS.

 

 

 

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Encore un excellent moment de théâtre avec Les Voeux Du Coeur au théâtre La Bruyère.

LES VOEUX DE COEUR Affiche

Deux hommes, Brian et Tom (Julien Alluguette et Davy Sardou) attendent dans une sacristie, ils veulent que le Père Raymond (Bruno Madinier) un prêtre progressiste, accepte non seulement leur homosexualité, mais qu’ils bénissent leur union. Ils veulent se marier, et vu qu’ils sont fervents catholiques, ils voudraient l’acceptation de l’Eglise et surtout du prêtre de leur paroisse. Mais celui-ci ne peut pas renier les vœux qu’il a fait à l’Eglise et refuse tout compromis.  Ils vont réagir chacun à leur manière. L’un , Tom se refuse à de nouveaux actes charnels, et l’autre, Brian, en parle avec sa sœur (Julie Debazac) , qui veut s’en mêler et en parler avec le curé. Le drame est ouvert.

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Bill C. Davis, l’auteur de l’Affrontement a écrit cette pièce avec soin, qui devrait être montrée à toutes ces personnes intransigeantes, à certaines frigides barjos et autres consoeurs, à ces familles qui n’ont que des ornières, qui sont partis en Croisade il y a peu de temps. La mise en scène, signée Anne Bourgeois est totalement efficace, sans gros effets. L’adaptation française, par Dominique Hollier est un beau texte que l’on savoure, quelle que soit notre manière de penser. Ne vous attendez pas à un texte qui prône autre chose que l’Amour, que ce soit entre personnes de sexe opposés ou de même sexe. Et qui va plus loin dans le modernisme. Pourquoi les prêtres n’auraient-ils pas les mêmes besoins, les mêmes envies, les mêmes désirs que tous les autres hommes. Pourquoi les curés ne pourraient-ils pas se marier, s’il est question d’amour? Les autres religions le permettent, non? Beaucoup de questions que le spectateur qui ira voir cette pièce sera enclin à se poser, sans toutefois y trouver de réponse. J’ai parlé du texte qui est de la dentelle, il faut bien dire qu’il est servi par des comédiens hors pairs. Bruno Madinier est un prêtre convainquant, Julie Debazac une jeune femme qui n’a pas froid aux yeux et Davy Sardou un amoureux qui préfère se tourner vers la religion plutôt que vers la personne qu’il l’aime, et qui l’aime. Je garde le meilleur pour terminer: Julien Alluguette, qui est plus que parfait, qui est la bonne humeur incarnée (je n’ai pas écrit gay-té!), un rôle difficile pour ce jeune comédien, qui attire les regards dès qu’il apparaît sur scène. En lisant sa bio, j’ai lu qu’il était aussi metteur en scène, et qu’il avait beaucoup travaillé avec Eric Emmanuel Schmitt. Gage de talent!

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Allez donc découvrir ces Voeux du Coeur, actuellement au théâtre La Bruyère, vous ne le regretterez pas. J’ai même une personne que je connais qui y est retourné!

 

Toutes les photos : (c)Photo Lot)

Les Voeux du coeur , c’est du mardi au samedi à 21h00 avec matinées le samedi à 15h30, au théatre La Bruyère, rue La bruyère, Métro st Georges

Réservations au 01 48 74 76 99

Prix des places de 34 à 44 € (hors frais de location), tarifs jeunes -moins de 26 ans : 10€ mardi, mercredi et jeudi

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Des comédiens déchaînés pour un classique du théâtre de boulevard.

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Hibernatus est certes bien plus célèbre de par son adaptation cinématographique sous la signature d’Edouard Molinaro en 1969, avec Louis de Funès dans le rôle principal (qui n’est pas le rôle titre!!). Le film avait alors connu un énorme succès, et les diffusions télévisées ne manquent pas. Et pourtant, cette pièce est bien plus ancienne, qui a été écrite en 1957 par Jean Bernard-Luc. Cette année c’est Eric Emmanuel Schmitt qui en fait une nouvelle adaptation qui se déroule de nos jours. Les portables sont de sortie, la climatisation marche. Je ne connais pas les dialogues d’origine, mais ceux que j’entends sur la scène du théâtre de la Michodière sont un régal. Au risque de passer pour un fan de l’auteur (j’aime toutes les pièces qu’il a à l’affiche actuellement et bien d’autres), il faut bien dire que cette adaptation est réussie. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, on retrouve Steve Suissa à la mise en scène. Celle-ci est alerte, rythmée et plaît énormément au public. Le soir où j’ai vu la pièce il y avait pas mal d’enfants qui s’éclataient, qui riaient aux bons mots, qui passaient visiblement un bon moment. Et les adultes étaient au diapason.

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Bon, c’est bien beau tout cela, allez-vous me rétorquer, mais parlez-nous des comédiens, puisque les deux têtes d’affiche Ingrid Chavin et Jean Luc Reichman, sont connus de tous. C’est tout simple. Ingrid Chauvin est naturelle, charmante, et tient la rampe, comme tous les comédiens. Quant à Jean-Luc Reichman, il m’a étonné. Il sait se montrer effacé dans certaines situations, mais il sait aussi en faire des tonnes pour que la salle éclate de rires. Il joue de tout, d’une sonnerie de portable, d’une soufflerie , puisque son personnage est obsédé par sa jeunesse, qu’il ne veut pas laisser partir. Alors quand il apprend que le froid conserve les cellules, il veut en abuser. Normal de parler du froid puisque le personnage principal, Hibernatus, revient de loin : Hubert et Edmée voient leur existence bouleversée le jour où l’on retrouve au pôle Nord un homme conservé dans la glace : ce survivant n’est autre que l’arrière-grand-père d’Edmée de Tartas (Ingrid Chauvin), une femme très riche mariée à Hubert (Jean-Luc Reichmann), qui parle de se faire tirer la peau. Pour  épargner au survivant le choc de découvrir qu’il a hiberné 100 ans, la famille redécore sa demeure et se vêt en costumes de 1914. Le réveil sera drôle, avec les personnages qui vivent tous dans le mensonge, Diane, la jeune bonne (Baya Rehaz), qui a un faible pour le vieux très jeune homme, Hibernatus, l’hiberné (Romain Emon), la fille d’Edmée et Hubert (Anouchka Delon), qui va se marier avec le comptable (Nicolas Messica), un mec très intéressé, le professeur en charge d’Hibernatus (Raymond Acquaviva).

J’ai eu un peu de mal avec la première scène, qui m’a fait craindre le pire, mais le pire n’est pas arrivé, la pièce prend son rythme dès le deuxième scène et ce jusqu’à la fin. Ce n’est pas le chef d’oeuvre de l’année, mais la salle a beaucoup ri et c’est quand même le principal. Les comédiens s’amusent visiblement autant que la salle.

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Hibernatus, au théâtre de la Michodière, du jeudi au samedi à 20h30, matinées samedi à 16h30 et dimanche à 15h00, jusqu’au 29 Mars.

Représentation supplémentaire en raison du succès le mercredi 18 mars à 20h30

Durée du spectacle, environ 1h40

Locations : 01 47 42 95 22 ou par internet : www.michodiere.com

Prix des places : de 17€ à 49€

la bande annonce :