Théâtre

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Un duo de choc, un spectacle hilarant, deux comédiens-danseurs exceptionnels pour un spectacle à ne pas manquer.

 

Deux êtres, deux mecs, se cherchent, se jaugent, se provoquent, s’affrontent, se désirent, se rejettent, s’unissent tout cela dans les vestiaires d’une salle de sport. « Un Poyo Rojo », c’est une expérience sensorielle étonnante : compétition sportive, combat de coqs, danse, théâtre, acrobatie, percussion, clown… ? Un peu tout ça à la fois ! A partir du mouvement, de l’action, et sans un mot prononcé, ils proposent, avec humour et une énergie intense, d’expérimenter les différentes façons d’entrer en contact et de créer une relation. C’est une véritable prouesse, une performance que nous offrent les deux personnages sur la scène, Luciano Rosso et Alfonso Baron. Une 1/2 heure avant que le spectacle ne commence, ils sont déjà sur la scène, et font du sport, comme dans toute salle de sport, ne se préoccupant nullement l’en de l’autre, et ce pendant encore le 1er tiers de la représentation. Tout bascule alors, exit le sport, voilà les jeux de l’amour et de l’humour qui vont déferler et la salle va se plier de rire jusqu’à la fin du spectacle.

 

Il ne fallait pas une raison supplémentaire pour rencontrer ces deux personnages hauts en couleur, natifs d’Argentine, qui vivent depuis peu à Paris, et qui ont appris la langue de Molière depuis leur arrivée dans la capitale. Le spectacle a déjà fait le tour du monde ou peu s’en faut, ce qui est un des gros avantages d’un spectacle sans parole, sauf lors des saluts. En restez bien jusqu’au dernier moment, parce que certains soirs la salle aura un bonus préparé spécialement par Luciano, et qui vaut son pesant d’or. Lorsque je dis qu’ils sont 2, en fait ils sont 2 plus une radio,  radio en direct, ce qui fait que personne ne verra le spectacle 2 fois, les aléas du direct offrant libre cours à leurs mimiques. C’est drôle, tendre, légèrement homo-érotique, mais largement visible par tout le monde. On peut tout faire avec le rire, et en voici la meilleure preuve avec une mise en scène ultra efficace de Hermès Gaido et une chorégraphie signée : Luciano Rosso et Nicolas Poggi.

 

Entretien exclusif avec Luciano Rosso et Alfonso Baron, par Guy Courthéoux :

Un Poyo Rojo

 

N’hésitez pas, Un Poyo Rojo, c’est au Théâtre Antoine, du mercredi au samedi à 19.00

Places de 18 à 42€

Réservations au  01.42.08.77.71 ou www.theatre-antoine.com

La billetterie du théâtre est ouverte du lundi au samedi de 11h à 19h et le dimanche de 12h à 17h.

autres dates :

04/06/2018Théatre Scène Nationale de PoitiersPoitiers (86)
05/06/2018Théatre Scène Nationale de PoitiersPoitiers (86)
07/07/2018Soirées du ChâteauClermont-en-genevois (74)
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Une pièce de Jean Poiret, écrite et interprétée avant la célèbre Cage aux Folles, voilà de quoi réjouir les amateurs de théâtre.

Douce amère, c’est le moment où la vie d’un couple bascule. Elisabeth (Mélanie Doutey) a vécu 8 ans avec Philippe (Michel Fau), mais aujourd’hui elle semble s’ennuyer. Le couple n’est plus que l’ombre de ce qu’il a été. Le mari délaissé voit nombre de prétendants défiler autour de cette belle femme, qui se veut libre. Mais comment se sortir de cette situation, où le mari reçoit un de ces prétendants chez eux, et où la femme ne sait pas si elle va ou non franchir le pas avec l’un d’eux. Ils sont trois à être prétendants su la scène. Le premier, Stéphane (David Kamenos) qui est un coureur (Christophe Paou) et enfin un jeune hippie (Rémy Lacquittant)…. mais que devient  Philippe, le mari,  dans toute cette histoire?

 

Certes ce n’est pas la comédie la plus hilarante de Jean Poiret, qui n’a pas été jouée depuis sa création en 1970.  Elle a pris quelques rides, mais l’écriture nous offre un texte délicieux. Ce sont surtout les comédiens qui doivent se démener, et plus particulièrement Mélanie Doutey qui fait une prestation hors norme. Le décor, très années 60/70, remis au goût du jour par Bernard Fau et Natacha Markoff, nous ramène dans le passé avec bonheur. Et pour les amateurs de Comme d’habitude, vous aurez plusieurs versions : celle de Michel Sardou, mais aussi de Régine, de Mireille Mathieu, de Franck Sinatra et une version quasi inédite par celui qui a co-écrit et co-composé (avec Jacques Revaux et Gilles Thibaut) ce tube mondial, Claude François.

Toutes les photos : Marcel Hatmann,    photo de l’affiche : Benjamin Decoin

Douce Amère, c’est au Théâtre des Bouffes Parisiens, du mardi au samedi à 21h00 avec matinées le samedi à 16h30 et dimanche à 15h00

 

Prix des places : de 17€ à 60€ ( sauf samedi soir)

 

Location :  01 42 96 92 42  ou www.bouffesparisiens.com

la bande annonce :

DOUCE AMERE

 

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Les joies de la maternité,  où 3 amies se retrouvent enceinte le même jour, un mélange des genres, une comédie avec des chansons.

Elles sont 3. 3 amies très proches. Et elles se rendent compte à tour de rôle qu’elles sont enceintes. Il y a Capucine (Cecilia Cara) trop heureuse de ce qui lui arrive , il y a celle qui ne pense qu’à son boulot, qui passe avant toute chose, vu qu’elle est dans la mode, Barbara (Marion Posta) et il y a la jeune rebelle, célibataire endurcie, Mia (Anaïs Delva). Elle vont vivre ces 9 mois en se retrouvant pour tous les moments forts de ce grand moment, les choix divers, dont celui du prénom, les petits et les gros tracas causés par la grossesse, et tout cela mélangé à quelques 16 courtes chansons qui donnent du rythme à cette comédie écrite par Alyssa Landry et Emmanuel Lenormand (qui assure la mise en scène) sur une musique de Thierry Boulanger. Les trois sont parfaites dans leur rôle, mais jouent en alternance avec Magali Bonfils, Dalla Constantin et Claire Pérot. S’il est évident que toutes les femmes vont se retrouver dans cette comédie, les hommes ne seront pas en reste, et cela s’entendait bien dans la salle. Cette comédie avec chansons n’est pas ce que l’on appelle une comédie musicale, vu que les chansons sont plus des illustrations des situations  que l’o voit sur la scène du Théâtre Trévise. C’est un spectacle musical!

 

 

Photos : @ Nathalie Robin

Pour bien montrer que les hommes sont intéressés par cette histoire, une rencontre avec le superbe (dans tous les sens du terme) Cecilia Cara s’imposait! En voile le résultat:

CECILIA CARA  Enooormes

 

Enooormes, c’est au Théâtre Trévise du jeudi au samedi à 21h00, avec matinées le samedi à 17h00

Billetterie ouverte à partir de 16:00, téléphone : 01 48 65 97 90

Places 27€ (adhérents), 35€ (tarif normal) et 40€ (VIP)

Enooormes (Clip Officiel)

 

 

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Une histoire de soldat, qui est loin d’être militaire, qui est musicale et fantastique et surtout  merveilleusement interprétée.

L’Histoire du soldat est un mimodrame (composé par Igor Stravinsky en 1917 sur un texte de Charles-Ferdinand Ramuz pour trois comédiens et sept instruments (violon, ccontrebasse, basson, cornet à pistons, trombone, clarinette et percussions). Postérieure aux grands ballets du compositeur et précédant sa période néo classique le musicien est alors réfugié en Suisse du fait de la Révolution russe, et Serge de Diaghilev, lui-même exilé, ne peut guère l’aider. Il est alors présenté à Ramuz par le chef d’orchestre suisse Ernest Ansermet. Une partie de la partition de l’Histoire du Soldat fut écrite à Lens, où Stravinsky était alors hébergé dans le chalet du peintre Albert Muret.

 

Ce ballet-opéra dont l’ambiance fait un peu penser au cirque ambulant du siècle dernier comporte plusieurs courts tableaux La création a eu lieu le 28 septembre 1918 avec Georges Pitoëff, au théâtre municipal de Lausanne, sous la direction d’Ansermet et la représentation suivante ne put avoir lieu qu’en 1923, à Paris. L’argument de la pièce est d’inspiration faustienne mais reprend un vieux conte russe compilé par Alexandre Afanasiev : un Soldat pauvre vend son âme (représentée par le violon) au Diable contre un livre qui permet de prédire l’avenir. Après avoir montré au Diable comment se servir du violon, il revient dans son village. Hélas, au lieu des trois jours promis, le séjour passé avec le Diable a duré trois longues années. Personne au village ne reconnaît le Soldat : ni sa mère, ni sa fiancée, qui s’est mariée. Le Soldat utilise alors son livre magique pour devenir immensément riche. Incapable d’être heureux avec sa fortune, il joue aux cartes contre le Diable : son argent contre le violon. Le Diable gagne, mais enivré par ses gains il se laisse voler le violon. Le Soldat peut alors guérir et séduire la Princesse malade promise par son père le Roi à qui la guérirait. 

 

Ce qui peut sembler incroyable c’est que la petite scène du Théâtre de Poche Montparnasse puisse accueillir 12 personnages, et c’est pourtant le cas. Un récitant, Claude Aufore, le Diable , Liciono Da Silva, et Le soldat , Julien Alluguette, ainsi qu’une danseuse, en alternance Aurélie Loussouarn ou Malou Utrecht, plus les musiciens de l’Orchestre Atelier Ostinato. Petite précision, c’est quand même dans la ‘Grande Salle’ de ce théâtre qu’ont lieu des représentations. La mise en scène efficace de Stephan Druet donne toute sa puissance à cette pièce longtemps oubliée.

TOUTES LES PHOTOS : @ Brigitte Enguérand

J’ai été tellement sous le charme de cette oeuvre que j’ai rencontré pour vous un comédien que j’admire depuis suffisamment longtemps pour avoir envie de vous le présenter : Julien Alluguette.

Julien Alluguette

N’hésitez pas, cette pièce faustienne  avec la musique de Stravinky est certes d’un abord difficile, mais on se laisse emporter par la troupe et les comédiens.

Histoire du Soldat au Théâtre de Poche Montparnasse, c’est du mardi au samedi à 19h00, et le dimanche à 17h30

Prix des places : de 10€ à 35€. Tarifs réduits en réservant sur le site : www.theatredepoche-montparnasse.com  Réservations possibles au 01 45 44 50 21

 

 

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Connaissez vous la ‘Familie Flöz’  ? C’est le moment ou jamais de faire leur connaissance, et vous ne le regretterez pas!

A l’Hotel Paradiso, le chemin vers le ciel fait traverser l’enfer, des événements fantasques se produisent dans cet hôtel en montagne qui jouit d’une longue tradition respectable et ménagée avec difficulté par la mère de la famille qui vit seule depuis le décès de son mari. C’est un hôtel quatre étoiles dont la source d’eau minérale soulagerait toutes les souffrances psychiques et physiques. Pourtant, tout n’est pas rose ici. Le fils de la maison rêve du grand amour pendant qu’il mène une lutte acharnée à mort contre sa soeur pour devenir directeur de l’hôtel. La bonne vole les biens aux clients et ce ne sont pas seulement les moitiés de porc que le cuisinier débite à la scie…L’arrivée de clients, de toutes sortes donne à chaque fois l’occasion de nous offrir des gags qui nous réjouissent.

 

Dans Hotel Paradiso, la succession de péripéties rocambolesques, la précision des gestes et de la bande-son donnent vie et poésie à cette tribu mi-humaine mi-marionnette. Il faut dire qu’il se passe des choses étranges à l’Hotel Paradiso de la Familie Flöz.. Sans parole mais si expressive, c’est une comédie  unique d’un nouveau genre. Le collectif de mime berlinois Familie Flöz nous entraîne dans son univers où se mêlent danse, acrobatie et clown. La Familie Flöz débarque en France avec Hotel Paradiso, l’un des chef-d’oeuvre les plus mordants et délirants de la compagnie. Vous croyez qu’une quinzaine de personnes se produisent devant vous? Restez sur vos gardes, et vous verrez au final qu’ils sont moins nombreux que vous ne le pensiez.

 

 

Ce spectacle est vraiment très drôle, de bout en bout. La salle se réjouit de toutes les péripéties, des arrivées des clients, et surtout de ce qui se déroule dans la cuisine.  C’est à la fois de la pure poésie et du burlesque, avec un soupçon de fantastique et de cruauté, qui font qu’on se régale de bout en bout. Les rires fusent, les spectateurs sont conquis.  Moi aussi !  Les spectacles de la Familie Flöz ont fait le tour du monde, et sans aucun doute nous les reverrons dans leurs autres créations à Paris.  Sur scène :   Anna Kistel ou Marina Rodriguez Llorente, Sebastian Kautz, Daniel Matheus, Nicolas Witte

Hotel Paradiso, c’est à Bobino, rue de la Gaité,

Du mardi au samedi à 19h00, et les dimanches à 16h30, jusqu’au 4 Février

Places : 22 à 51 €

Renseignements et réservations : bobino.fr

la bande annonce :

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Nicole Croisille est une grande dame. La chanson, le music hall et le théâtre sont ses repères. Elle est actuellement à l’affiche du Petit Théâtre St Martin avec une très belle pièce: JEANNE.

Jeanne est un drôle de personnage, insupportable et attachant, d’une grande complexité. Elle vit dans son appartement , seule depuis quelques années (beaucoup? on ne sait pas trop, mais vu son âge, on peut facilement penser que c’est plus de 20 ans.) Un événement va changer sa vie, l’arrivée d’un jeune homme, Martin, qui est envoyé par la Mairie pour lui apporter ses plateaux repas.

La pièce, écrite par Jean Robert-Charrier, (directeur des deux Théâtres de la Porte St Martin) dans une mise en scène qui mise juste de Jean-Luc Revol, réunit quatre comédiens: Nicole Croisille, Charles Templon, Florence Muller et Geoffrey Palisse. Un rôle difficile pour Charles Templon, qui s’en tire haut la main, aux côtés de Nicole Croisille, impressionnante de justesse.

TOUTES LES PHOTOS : @ Christophe Vootz

Onsortoupas a rencontré Nicole Croisille…en voilà le résultat, filmé!

Nicole Croisille, qui donc est Jeanne?

Nicole Croisille est Jeanne au Petit Saint Martin

 

Entretien par Guy Courthéoux

Jeanne au Petit St Martin :

Du mardi au vendredi 19h00    et le Samedi 16h30 et 21h00.

Plein Tarif : 28 €

la bande annonce :

YouTube player

 

 

 

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Il y a quelques jours je vous avais dit tout le bien que je pensais de cette comédienne et de cette pièce qui s’est jouée au Lucernaire, au Théâtre Antoine, et qui revient au Poche Montparnasse!

Revenons sur le sujet, avec cette fois un entretien avec Stéphanie Bataille:

Stéphanie Bataille, Madame Marguerite

Madame Marguerite avec Stéphanie Bataille, mise en scène par Anne Bouvier,

Jusqu’au 20 mai 2018 au Poche Montpanasse

Du mardi au samedi 19h, dimanche 17h30

Durée : 1h10

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Plus de 42 ans après sa création par Annie Girardot, revoilà Madame Marguerite sous les traits d’une immense comédienne : Stéphanie Bataille.

Ecrit par le brésilien Roberto Athayde, ce superbe texte revient sur la scène du Lucernaire dans une version  différente de celle qui avait été créée en 1974 au Théâtre Montparnasse.  Stéphanie Bataille est cette Madame Marguerite, une institutrice de CM2 (ou 7ème si vous préférez) Elle s’adresse aux spectateurs, qui sont donc les élèves. Son but : Apprendre à ces jeunes enfants (nous, en fait!) pour leur apprendre les choses de la vie (pas toutes!) . Les élèves se retrouvent devant cette institutrice sévère, redoutable, qui est aussi très généreuse et bien déjantée. On est totalement ébahi devant la performance de Stéphanie Bataille, devant ce cours qui est très loin des cours que les enfants reçoivent à l’école. Par exemple elle prévient qu’elle va leur apprendre une vérité importante et leur annonce qu’ils  vont tous mourir . Certes écrit comme cela, ce n’est pas gai, et pourtant l’humour est présent.

Madame Marguerite, c’est de la poésie pure, teintée d’une certaine violence verbale. Le spectateur auquel Madame Marguerite s’adresse oscille constamment entre sourire, rire et des choses bien plus sérieuses. Si Annie Girardot avait préféré une interprétation plus portée vers le comique, Stéphanie Bataille nous offre un personnage au comportement plus à fleur de peau, qui nous ébahit à chaque instant. C’est une grande comédienne, qui nous montre une femme blessée, qui n’a pas peur des excès, et la mise en scène d’Anne Bouvier est d’une totale perfection.

Nombre d’entre nous ne connaît pas encore cette comédienne, qui a bien des cordes à son arc, vu qu’elle avait pris la direction artistique du Théâtre Antoine, qu’elle a quitté récemment pour se consacrer à Madame Marguerite, avant de reprendre les rennes du Théâtre Marigny. On avait pu la voir sur scène récemment aux côtés de Chantal Ladesou dans Peau de Vache, c’est dire à quel point Stéphanie Bataille aime le théâtre sous toutes ses formes.

Toutes les photos : @ Gaël Rebel

Na manquez surtout pas cette performance qu’elle vous propose

Jusqu’au 20 mai 2018

Du mardi au samedi 19h, dimanche 17h30

Durée : 1h10

 

 

 

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Classique du théâtre, la pièce de Reginald Rose revient à Paris dans une nouvelle adaptation particulièrement réussie.

Nous sommes aux Etats Unis, dans une salle de délibération d’un jury qui doit décider de la vie ou de la mort d’un adolescent accusé d’avoir tué son père. 11 Jurés votent pour sa culpabilité, mais le 12ème se refuse à cette sentence. Or selon la Loi, il faut l’unanimité pour que le verdict soit reçu et entendu. Ils ont la vie d’un jeune homme entre les mains. Tout accable le jeune homme, mais les doutes  subsistent. Le juré va-t-il réussir à convaincre les 11 autres de la probabilité d’innocence? Chacun voit dans ces récits quelque chose en interaction avec sa vie personnelle. Peuvent-ils sur la foi de certains témoignages envoyer quelqu’un à la chaise électrique?

L’adaptation par Francis Lombrail de ce texte magnifique, qui date de 1953, et qui avait été adapté pour le grand écran par Sidney Lumet quelques années plus tard, est une véritable réussite. La mise en scène de Charles Tordjman est efficace, et les comédiens sont tous absolument parfaits: Jeoffroy Bourdenet, Antoine Courtray, Philippe Crubezy, Alain Cruveiller, Adel Djemaï, Christian Drillaud, Claude Guedj, Roch Leibovici, Pierre-Alain Leleu, Pascal Ternisien, Bruno Wolkowitch, et bien entendu Francis Lombrail.

Toutes les photos : @ Laurencine LOT

Un décor simplifié mais qui donne toute son ampleur à ce drame, signé Vincent Tordjman achève le tableau. Une telle oeuvre méritait une rencontre avec l’adaptateur, qui est aussi acteur et co-directeur du Théâtre Hébertot : Francis Lombrail:

Francis Lombrail

Entretien exclusif Guy Courthéoux / Onsortoupas.fr. Tous droits réservés

Ne manquez surtout pas cette pièce magnifique qui se joue du mardi au dimanche à 19h00

Prix des places de 22 à 42 €

Réservations au 01 43 87 23 23

la bande annonce :

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Une des plus célèbres comédies de Carlo Goldoni, maître incontesté de la comédie italienne du XVIIIe siècle, actuellement au théâtre Hébertot.

Deux jumeaux, Zanetto et Tonino, sont séparés à leur naissance : Zanetto sera élevé dans la montagne, Tonino à Venise. Le premier est un crétin, le second un homme de bien. Ils ne se sont  pas vus depuis leur naissance lorsque, le même jour, le hasard les fait arriver tous deux à Vérone pour des histoires de mariage : chacun des deux ignore que son frère se trouve dans la ville, ce qui va créer une succession de malentendus, de quiproquos, de situations invraisemblables et loufoques . Duels, amours et amours, fuites éplorées, intervention de la police, retrouvailles, emprisonnement…  Goldoni n’a de cesse de pousser l’action de sa comédie en mêlant rire et émotion, tendresse et gravité, sans jamais se départir de ce qui sera sa conduite d’homme de théâtre : amuser le public .

 

Un très beau rôle en costumes , et pour endosser ce double rôle, il fallait un comédien parmi les meilleurs de sa génération. Le choix est vite fait qui s’est arrêté sur Maxime d’Aboville, qui domine toute la distribution en étant Tonino et Zanetto. Tous est dans la gestuelle, et le ton, puisque le comédien est quasi omniprésent sur la scène, aux côtés d’Olivier Sitruk, Victoire Bélézy, Philippe Berodot, Adrien Gamba-Bompard, Benjamin Jungers, Thibault Lacroix, Agnés Pontier, Luc Tremblay et Margaux Van Der Plas. La mise en scène très habile de Jean-Louis Benoit nous transporte immédiatement dans de beaux décors qui rappellent que l’oeuvre n’a pas été écrite hier, bien qu’elle n’ai pas pris de ride, peu-être est-ce du à cette nouvelle adaptation qu’en a réalisé le metteur en scène. Les directeurs du Théâtre Hébertot, Francis Lombrail et Pascal Legros ne s’y sont pas trompés, et ont vidé juste. La pièce est intelligente, et fait rire, les décors de Jean Haas méritent leur part de louanges.

TOUTES LES PHOTOS :  Pascal Victor/ArtComPress

On passe une excellente soirée, ne vous y trompez pas. J’ai écrit que Maxime d’Aboville dominait la distribution. De là à vouloir le rencontrer pour un entretien, il n’y a  qu’un pas. Maxime d’Aboville a reçu Onsortoupas dans sa loge, et en voici le résultat filmé:

Maxime d'Aboville Les Jumeaux Vénitiens

Entretien : Guy Courthéoux pour Onsortoupas.fr

et voici la bande annonce :

Bande annonce - Les Jumeaux Vénitiens, Théâtre Hébertot