Francis Nani

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Si vous êtes un habitué de ce site, vous savez déjà qu’on adore LA MACHINE DE TURING, actuellement à l’affiche du Théâtre Michel

Rendez-vous a donc été pris, avec Benoit Soles, auteur et interprète de cette pièce, mise en scène par Tristan Petitgirard, où il a pour partenaire Amaury de Crayencour.

Voila un comédien et auteur heureux, puisqu’on se précipite pour voir l’histoire d’Alan Turing: voir l’article précédent :

La Machine de Turing, le destin implacable de celui qui inventa l’ordinateur, c’est superbe et c’est au Théâtre Michel

Entretien avec Benoit Soles:

 

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Le destin d’Alan Turing est incroyable. Véritable génie des mathématiques, c’est à lui que l’on doit la création de l’ordinateur, une machine qui a permis de résoudre Enigma et de gagner la seconde guerre mondiale.

Une histoire vraie, bouleversante, qui avait déjà été traitée, au cinéma en 2015, avec IMITATION GAME de Morten Tyldum, avec Benedict Cumberbatch dans le rôle d’Alan Turing. Autre vision, celle de Benoit Solès, au théâtre cette fois, où l’auteur est Alan Turing. Au départ il s’agit d’une enquête un peu biscornue où Turing se retrouve dans un commissariat pour un vol supposé. De fil en aiguille, on voit les personnages évoluer, on comprend pourquoi Turing est suspecté par des personnages haut placés en Angleterre, qu’on va comprendre son homosexualité, tout cela dans des scènes qui se déroulent soit dans le commissariat, soit dans la rue, soit dans l’appartement de Turing. On voit l’histoire évoluer, et si Benoit Solés est Turing tout du long, son partenaire de scène, Amaury de Crayencour, lui joue toues les autres protagonistes, l’amant, le policier etc. Tout l’art du metteur en scène, Tristan Petitgirard nous entraîne dans le sillage de cette histoire fraie, et on sait faire la différence entre les comédiens, et leur(s) rôle(s).

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Pourtant on n’est jamais perdu, et on est captivé de bout en bout par cette histoire, même si certains cinéphiles (comme moi) se souviennent très vite du fait que Turing est l’inventeur de cette machine qui a révolutionné le siècle dernier, et qui est toujours à nos côtés depuis. Que vous compreniez quelque chose en mathématiques ou que vous soyez fermement fermé à toutes ses applications ne changera pas la donne. On est ici pour une histoire humaine, non pas pour comprendre comment fonctionne notre ordinateur.

Il est vrai que le titre ne vous dit pas vraiment de quoi il s’agit (oui, je sais, certains vous diront que Turing est ultra célèbre, mais pour le commun des mortels ce nom n’allume pas la petite lumière des BD au dessus de notre tête), et c’est pour cela que cette pièce est intelligente, qui s’adresse à de nombreux publics de par les sujets évoqués, ceux qui admirent ce génie des mathématiques, ceux qui verront surtout son homosexualité, ceux qui seront surpris par une enquête, et bien d’autres encore.

Le théâtre Michel qui a récemment changé de mains, repris par les directeurs du Théâtre du Palais Royal, Francis Nani et Sébastien Azzopardi, a trouvé la pièce qui va faire l’unanimité. On est passionné de bout en bout, on ne s’ennuie jamais, on sourit, on se passionne pour les personnages, et finalement le résultat est qu’on passe une merveilleuse soirée.

Toutes les photos tous droits réservés Fabienne Rappeneau. Toute diffusion, utilisation interdite sans autorisation de l’auteur.

La Machine de Turing, c’est du mardi au samedi à 21h00 et matinée le dimanche à 16h00.

TARIFS PUBLICS : • 49€ Carré Or • 43€ 1ère Catégorie • 30€ 2e Catégorie

LOCATION : 01 42 65 35 02 – www.theatre-michel.fr

la bande annonce:

 

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Décidément cette saison théâtrale nous offre d’excellent moments, et le dernier en date, c’est Edmond au théâtre du Palais Royal.

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Après Le Porteur d’Histoire et Le Cercle des illusionistes, Alexis Michalik nous offre une nouvelle création qui retourne dans le temps, avec Edmond, ou comment Edmond Rostand a créé le fameux Cyrano de Bergerac. Nous sommes à Paris en 1897, Edmond Rostand (Guillaume Sentou) est encore jeune, marié avec une femme qui l’adore et qu’il adore tout autant. Deux enfants, mais question théâtre c’est le bide total. Il a monté une pièce qui est un four total. Avec l’aide de sa grande amie Sarah Bernhardt (Valérie Vogt) , il va essayer de proposer une pièce au grand Constant Coquelin (Pierre Forrest) , pièce dont il n’a pas idée du sujet, et par conséquent pas écrit la première ligne. La pièce devra être en vers! Il va devoir faire fi  des caprices des actrices, des exigences de ses producteurs corses, de la jalousie de sa femme, des histoires de cœur de son meilleur ami et d’une muse que son meilleur ami voudrait mettre à son tableau de chasse, et du manque d’enthousiasme de l’ensemble de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit.  Pour l’instant, il n’a que le titre : Cyrano de Bergerac.

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La pièce est tellement bien écrite que malgré une certaine longueur, on ne voit pas le temps passer. La troupe est remarquable:  Pierre Bénézit,  Christine Bonnard,  Stéphanie Caillol,  Pierre Forest,  Kevin Garnichat,  Nicolas Lumbreras,  Jean-Michel Martial,  Anna Mihalcea,  Christian Mulot,  Guillaume Sentou,  Régis Vallée ,  Valérie Vogt, certains endossent plusieurs rôles. La mise en scène est tout aussi efficace, et c’est une fois encore Alexis Michalik qui est aux manettes. Les décors bougent, se transforment et la salle est sous le charme. Franchement j’avais un peu peur, à cause du sujet, mais je dois avouer que j’ai été impressionné, intéressé, amusé, j’en suis sorti totalement emballé. On rit beaucoup à ces mésaventures un peu rocambolesques, et il n’y a pas le plus petit temps mort. Nous sommes ici dans du grand théâtre, du beau texte. Seuls les meilleurs adjectifs sont à utiliser pour cet Edmond. D’ailleurs le public ne s’y trompe pas, la salle était pleine à craquer. Décidément Messieurs Francis Nani et Sébastien Azzopardi sont des directeurs de théâtre qui savent choisir leurs spectacles. Déjà récemment La Dame Blanche qui fut un triomphe et qui fait sa nouvelle saison dans un autre théâtre. 

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Alexis Michalik

Alexis Michalik

Courez donc au superbe Théâtre du Palais Royal pour applaudir EDMOND

Représentations du mardi au samedi à 21h, dimanche à 16h30

Places de 17 à 60 €

Réservations au guichet et par téléphone 01 42 97 4000.
Lundi et mardi de 12h à 18h, du mercredi au samedi de 12h à 20h, le dimanche de 12h à 17h

 

 

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Une nouvelle forme de théâtre, le thriller fantastique signé Sébastien Azzopardi et Sacha Danino.

 

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Malo (Arthur Jugnot) a une maîtresse, Alice (Nastassja Girard ) jeune et jolie, dont il est éperdument amoureux. Elle habite dans une maison en plein milieu d’une forêt. Il va quitter sa femme  Céline (Réjane Lefoul) pour vivre avec elle, et promet de le faire le soir même. Mais lorsqu’il arrive chez lui sa femme lui annonce qu’il va être papa, et ne peut se résoudre à la quitter. Il va donc devoir rompre avec sa maîtresse….Et il va lui apprendre la nouvelle en voiture. Celle-ci s’enfuit dans les bois, et un malencontreux accident va se produire.

 

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La Dame blanche, Pièce de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, Mise en scène : Sébastien Azzopardi, Décors : Juliette Azzopardi, Lumières : Philippe Lacombe, Costumes : Pauline Yaoua-Zurini, Magie : Kamyleon, Vidéo : Mathias Delfau, Sculpture : Jean Godement, Masques : Marion Even, Production : Théâtre du Palais Royal, Créée au Théâtre du Palais Royal le 10 septembre 2015, Théâtre du Palais Royal (Paris), 8 septembre 2015, © Emilie Brouchon / L'Œil du spectacle

La Dame blanche, Pièce de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, Mise en scène : Sébastien Azzopardi, Décors : Juliette Azzopardi, Lumières : Philippe Lacombe, Costumes : Pauline Yaoua-Zurini, Magie : Kamyleon, Vidéo : Mathias Delfau, Sculpture : Jean Godement, Masques : Marion Even, Production : Théâtre du Palais Royal, Créée au Théâtre du Palais Royal le 10 septembre 2015, Théâtre du Palais Royal (Paris), 8 septembre 2015, © Emilie Brouchon / L'Œil du spectacle

Difficile d’en parler plus sans dévoiler l’intrigue, il faut tout de même savoir que tous les rôles sont importants: Chloé  ( Marguerite Dabron) , le voisin un peu simplet Victor (Benoit Tachard), la vieille femme ( Michèle Garcia), son collègue gendarme , Alex ( Sébastien Pierre) et Charline ABANADES, Vincent CORDIER, Jean-Baptiste DAROSEY.  C’est dans les effets de mise en scène, et dans la façon dont vous êtes accueillis dans le théâtre que réside toute la différence. Les ouvreurs sont ‘habillés en loques’, avant le spectacle, des comédiens grimés effraient ( avec succès) les personnes dans la salle, et lorsque le noir se fait, vous vous attendez à chaque seconde au pire…Quelle intelligence dans la mise en scène, et dans la façon de vous mettre dans l’ambiance. Sébastien Azzopardi réussit là un pari fou, qui sait rendre l’humour de certaines situations, mais aussi effrayer le public avec des petits riens. Les décors sont utilisés au maximum, et vous réservent bien des surprises. J’ai vraiment été bluffé par cette pièce, par sa mise en scène et par ses comédiens, en tête desquels Arthur Jugnot, qui se donne à fond dans son rôle, qui n’est pas de tout repos.

La Dame blanche, Pièce de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, Mise en scène : Sébastien Azzopardi, Décors : Juliette Azzopardi, Lumières : Philippe Lacombe, Costumes : Pauline Yaoua-Zurini, Magie : Kamyleon, Vidéo : Mathias Delfau, Sculpture : Jean Godement, Masques : Marion Even, Production : Théâtre du Palais Royal, Créée au Théâtre du Palais Royal le 10 septembre 2015, Théâtre du Palais Royal (Paris), 8 septembre 2015, © Emilie Brouchon / L'Œil du spectacle

La Dame blanche, Pièce de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, Mise en scène : Sébastien Azzopardi, Décors : Juliette Azzopardi, Lumières : Philippe Lacombe, Costumes : Pauline Yaoua-Zurini, Magie : Kamyleon, Vidéo : Mathias Delfau, Sculpture : Jean Godement, Masques : Marion Even, Production : Théâtre du Palais Royal, Créée au Théâtre du Palais Royal le 10 septembre 2015, Théâtre du Palais Royal (Paris), 8 septembre 2015, © Emilie Brouchon / L'Œil du spectacle

Une fois de plus, il faut féliciter les directeurs du théâtre du Palais Royal ( Francis Nani, Sébastien Azzopardi) pour ce choix, qui donne un nouveau virage, réussi, pour ce lieu qui est un des plus beau, sinon le plus beau de Paris, et qui a connu d’énormes succès populaires comme Oscar, avec Louis de Funès, ou La Cage aux folles, qui a accueilli Jacqueline Maillan, Sophie Desmarets, Jean-Claude Brialy ou Line Renaud, parmi des centaines de comédiens célèbres. C’est maintenant au tour du théâtre de la Renaissance d’accueillir cette superbe pièce.

Allez donc frissonner au théâtre, c’est tellement rare qu’il faut tenter l’expérience!

La Dame blanche, Pièce de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, Mise en scène : Sébastien Azzopardi, Décors : Juliette Azzopardi, Lumières : Philippe Lacombe, Costumes : Pauline Yaoua-Zurini, Magie : Kamyleon, Vidéo : Mathias Delfau, Sculpture : Jean Godement, Masques : Marion Even, Production : Théâtre du Palais Royal, Créée au Théâtre du Palais Royal le 10 septembre 2015, Théâtre du Palais Royal (Paris), 8 septembre 2015, © Emilie Brouchon / L'Œil du spectacle

La Dame blanche, Pièce de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, Mise en scène : Sébastien Azzopardi, Décors : Juliette Azzopardi, Lumières : Philippe Lacombe, Costumes : Pauline Yaoua-Zurini, Magie : Kamyleon, Vidéo : Mathias Delfau, Sculpture : Jean Godement, Masques : Marion Even, Production : Théâtre du Palais Royal, Créée au Théâtre du Palais Royal le 10 septembre 2015, Théâtre du Palais Royal (Paris), 8 septembre 2015, © Emilie Brouchon / L'Œil du spectacle

La Dame blanche, Pièce de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, Mise en scène : Sébastien Azzopardi, Décors : Juliette Azzopardi, Lumières : Philippe Lacombe, Costumes : Pauline Yaoua-Zurini, Magie : Kamyleon, Vidéo : Mathias Delfau, Sculpture : Jean Godement, Masques : Marion Even, Production : Théâtre du Palais Royal, Créée au Théâtre du Palais Royal le 10 septembre 2015, Théâtre du Palais Royal (Paris), 8 septembre 2015, © Emilie Brouchon / L'Œil du spectacle

 

Toutes les photos : © Emilie Brouchon 

La dame Blanche, c’est au théâtre de la Renaissance du mercredi au samedi à 21h00, matinées samedi 17h00 et dimanche à 16.00 ( à partir du 25 Octobre mardi soirs à 21h00)

Prix des places : 16 à 60 €

 

 

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Daniel Russo occupe la scène du Palais Royal pour une comédie délirante.

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La vie de Victor Pelletier (Daniel Russo) est un rêve. C’est un homme comblé. Les affaires marchent, il écrase la concurrence, il a une belle femme (Anne Jacquemin) , et au lever de rideau, il vient d’offrir un mariage somptueux à sa fille (Nassima Benchicou) , et vit dans un immeuble somptueux de l’Avenue Montaigne. Mais, parce qu’il y a un mais: le soir de ce mariage, sa femme décide de le quitter pour un homme plus jeune (David Talbot), qui vit la vie de Bohème et qu’elle aime en secret depuis un an. Son meilleur ami (Xavier Letourneur) , qui est aussi son associé voit les choses du bon côté, et l’amie de Madame, nymphomane (Jessica Borio) essaie de ne pas trop s’en mêler. On nage en plein boulevard, sans qu’il y ait trop de portes qui claquent, mais cette nouvelle adaptation par Sébastien Azzopardi et Sacha Danino de la pièce à succès créée par Sam Bobrick et Ron Clark fonctionne à merveille. Ce n’est pas la première fois que cette pièce est à l’affiche du Palais Royal. On se souvient d’une adaptation par Jean Poiret dans les années 90, avec Roland Giraud. 

Sans Rancune, Théâtre Palais Royal Sans Rancune, Théâtre Palais Royal

La pièce a été totalement remise au goût du jour. Plusieurs décors, la chambre de l’Avenue Montaigne, l’appartement bohème de Barbés, le restaurant où travaille l’amant de Madame, tout cela ressemble vraiment à ce que l’on peut connaître de nos jours. Il y a les portables, certes, mais c’est surtout dans les piques du dialogue que l’on sent que tout cela se déroule aujourd’hui. Je ne vous dévoilerai pas ces bons moments du spectacle, la surprise est toujours meilleure lorsqu’on ne s’y attend pas, mais je peux vous dire que tous ces bons mots secouent la salle qui rit et applaudit. La mise en scène alerte de Sébastien Azzopardi, et l’interprétation magistrale de Daniel Russo et de toute l’équipe, font passer ces 100 minutes de spectacle à la vitesse du TGV. On s’amuse, on rit, on s’inquiète, et on passe une très bonne soirée. Daniel Russo doit être sur les rotules à la fin parce qu’il ne faut pas oublier qu’il est aussi sur la scène du théâtre Antoine à 19h00. Il a tout juste le temps de prendre un taxi pour être présent lorsque le rideau se lève. Et il ne quitte quasiment pas la scène, où il virevolte comme Louis de Funés, sait en faire des tonnes sans gêner ses partenaires. Une vraie performance qu’il faut saluer.

Sans Rancune, Théâtre Palais Royal Sans Rancune, Théâtre Palais Royal

Une fois encore, un grand bravo à la direction du théâtre du Palais Royal, à Francis Nani, à Sébastien Azzopardi, qui offrent une programmation parfaite, avec deux pièces à l’affiche chaque soir (l’autre pièce : Des Souris et des Hommes est programmée à 19h00)

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TOUTES LES PHOTOS @ Emilie Brouchon

SANS RANCUNE, au théâtre du Palais Royal, 

Du mardi au samedi à 21h00, matinées samedi à 16h30 et dimanche à 15h30

Locations: 01 42 97 40 00 ou www.theatrepalaisroyal.com

Prix des places : de 17 à 52€

LA BANDE ANNONCE :

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Un duo irrésistible de drôlerie, avec Michel Galabru et Martin Lamotte.

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Dialogues diaboliques, les célèbres Diablogues de Roland Dubillard furent d’abord des sketches radiophoniques qui ont enchanté les auditeurs des années cinquante. Chefs-d’œuvre d’humour, d’absurde, de poésie et de questionnement existentiel, ces sketches burlesques aux allures de  ping-pong métaphysique reprennent le fonctionnement des duos de clown, où le blanc et l’auguste n’en finissent pas de s’interroger sur le monde. Et ces diablogues, qui sont représentés par une lecture théâtrale sur la scène du théâtre du Palais Royal sont plus que savoureux. Si ces sketchs ont fait le bonheur des auditeurs il y a plus de 60 ans de cela, ils n’ont pas pris une ride et les deux comédiens semblent s’amuser autant que le public à leur relecture; certes Galabru force et fait du Galabru, ce qui augmente les rires, avec ses mimiques ‘galabruesques’ qui font son charme et qui plaisent tant au public.  Martin Lamotte suit parfaitement le rythme, et on voit parfaitement le respect qu’il montre à son aîné, dans des gestes, des attentions. Ce sont vraiment deux grands de la scène qui se retrouvent sur la scène, sous la direction d’Anne Bourgeois.

 

Le seul reproche que l’on pourrait faire, c’est qu’on en voudrait encore plus tant on se régale de ces jeux de mots qui aboutissent à des conclusions auxquelles on n’aurait jamais pu songer; Roland Dubillard a le génie de la verve comique, une plume avec la forme d’humour qui a donné la gloire à des Pierre Dac ou Francis Blanche.

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Francis Nani, le PDG de Palais Royal l’a bien compris, qui donne à ces représentations de 19 h 00 une excellence qui comble vraiment la salle. Autant être franc, ces Diablogues auraient pu être écrits hier, et pourront se jouer demain. le public vieillira, pas ces textes. Une heure totale de bonheur pour les amateurs de bons mots et de dialogues fous.

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Représentations : du mercredi au samedi à 19h00 et le dimanche à 18h00.

Places : de 22.50€ à 36.50€

Réservations : par tel  : 01 42 97 4000

 

Théâtre du Palais Royal, 38 rue Montpensier, 75001 Paris: Métro: Palais Royal