Théâtre

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Le Roi de Sicile, Léonte est heureux d’accueillir son ami Polyxène, le Roi de Bohême. Les deux hommes s’apprécient, tout est prétexte à rire. La Reine, la belle Hermione est enceinte. Elle est sage, et une hôtesse délicieuse. Mais tout à une fin et lorsque Polyxène exprime le désir de partir, Léonte demande à sa reine de l’aider à convaincre leur hôte de retarder son départ. Mais le venin de la jalousie envahi le cœur et l’esprit de Léonte. Il devient suspicieux, il interprète le moindre geste, le moindre mot comme une trahison. L’ami d’hier devient un traitre qui ne doit son salut qu’à son départ. La pauvre et innocente Hermione est convaincue d’avoir trompé son roi. Il l’enferme. Le bébé voit le jour en prison. Il sème la mort autour de lui, sourd à toutes les plaidoiries, même l’oracle d’Apollon est pour lui une insulte.

 

Le royaume autrefois riant devient une terre de malheur. Mais il y a de belles âmes, le bébé qui nait en prison est une petite fille, alors que son injuste géniteur voulait qu’elle soit tuée, elle est sauvée. 16 ans plus tard nous retrouvons Perdita (la jeune princesse) et ses moutons, de gaillards bergers, un fils de roi amoureux, des exilés valeureux. C’est la fête des moutons, des amours juvéniles, des révélations. Le printemps pointe son nez. Le Conte d’hiver est une tragi-comédie écrite tardivement. Shakespeare décrit le mécanisme de la jalousie avec une précision implacable le Maure de Venise ou le Roi de Sicile deviennent sourds et aveugles.

Dans la deuxième partie, nous retrouvons certains protagonistes et des personnages haut en couleur. La pièce est pleine de rebondissements de coup de théâtre.
Dans la première partie, un lustre en cristal monumental est suspendu au-dessus des têtes de la cour de Sicile. La présence de ce luminaire étonne, interpelle, il sera un élément de la scénographie et du temps qui passe.

Sandrine Anglade a réuni une troupe formidable. Sept comédiens pour plus de vingt rôles, mais ils sont également musiciens, chanteurs, danseurs, moutons, prince, benêt. Le drame terrible se meut en comédie champêtre. Cette pastorale nous enchante. Les larmes font place aux rires, au dénouement heureux. Tout cela a un côté roman populaire, on espère. Les comédiens avec dextérité passent d’un rôle à un autre, d’une humeur à l’autre. La musique jouée sur scène par l’inspirée Nina Petit, femme orchestre qui passe de l’accordéon, à la petite harpe comme les bardes moyenâgeux. Elle entraine les chants.


On déteste vraiment Damien Houssier qui joue le roi, il se rattrapera plus tard. Sarah-Jane Sauvegrain est une Hermione qui nous émeut. Laurent Montel, toujours si juste et puis toute la troupe nous enchante.
Sandrine Anglade convoque des spectateurs sur scène. Une expérience fondatrice pour certain.
La nouvelle traduction et adaptation de Clément Camar-Mercier réjouit tous les publics. Ce Conte d’Hiver est une belle réussite, le spectateur est pris par les émotions : révolté par l’injustice du Roi, amusé par les amours juvéniles. Nous sommes enchantés par cette ingénieuse scénographie et par un happy end qui nous rend heureux.

Marie Laure Atinault

 

Crédit photo Nadège Le Lezec

Olympe Audouard, de François De Mazières d’après les écrits d’Olympe Audouard

Olympe Audouard
Première femme journaliste
Création Mois Molière 2026
Mise en scène Martin Loizillon
Compagnie Théâtre du Petit Monde
Distribution : Gwenaël Ravaux et Nicolas Rigas

Mise en scène de Martin Loizillon, avec Gwénaël Ravaux et Nicolas Rigas, a été créé le 31 mai lors du Mois Molière de Versailles, repris le 26 juin à l’Auditorium Clause Debussy à Versailles, puis au Festival d’Avignon
au Petit Louvre à 11h40
Le théâtre rend hommage à une grande dame du journalisme, à découvrir….
Olympe Audouard n’a pas encore sa place dans les dictionnaires, mais après ce spectacle elle a d’ores et déjà sa place dans nos cœurs. Elle voit le jour à Marseille en 1832. Son père Camille Jouval, libre penseur et homme moderne, donne à sa fille une éducation rare à une époque où l’on dispense au mieux pour les filles une éducation d’agrément, la musique, le dessin, l’histoire et les arts ménagers.
Olympe reçoit une éducation de garçon. Elle épouse le sieur Audouard, notaire de son état. Il lui fait deux enfants. Lasse de l’inconduite de son époux, elle demande et obtient la séparation de corps et la garde de ses enfants. Ce qui, à l’époque est un exploit.

Olympe Audouard
Première femme journaliste

Olympe rencontre Alexandre Dumas. Il lui conseille de venir à Paris. Olympe saute dans le premier train pour la capitale. Ses écrits séduisent Dumas, Sand, Jules Janin et Théophile Gautier apprécie cette femme libre et entreprenante. Elle crée un journal Le papillon, puis le Fantaisiste. Infatigable curieuse, elle parle de littérature, d’Arts, dans ses causeries de salon. Mais Olympe est une femme moderne, elle revendique l’égalité sociale et politique des femmes.
Elle a un culot monstre, elle n’hésite pas à affronter le Baron Haussmann, préfet de la Seine, et elle aura gain de cause. Barbey d’Aurevilly la traite de bas bleu, il dit que les femmes n’ont qu’un seul roman. Olympe exaspérée par ce fat le provoque au duel. Sacré Olympe !

Olympe Audouard
Première femme journaliste

Olympe Audouard
Première femmejournaliste
Création Mois Molière 2026

Elle voyage avec gourmandise, toujours portée par son insatiable goût de la découverte. L’Egypte, la Syrie, la Palestine, la Turquie, puis elle découvre la Russie et revient par la Pologne et l’Allemagne.
Elle lutte afin que l’on reconnaisse les droits des femmes, courageuse et déterminée elle force le respect et l’admiration.

La pièce de François De Mazières rend hommage à cette femme incroyable, qui fut la première femme journaliste. Martin Loizillon a le sens du verbe et de l’image. Pour offrir à Olympe une juste reconnaissance, il fallait une comédienne enthousiaste pour la camper. Gwénaël Ravaux évite les pièges, on sent qu’elle a pour son personnage beaucoup de tendresse. Jamais mégère ou passionaria, toujours déterminée, curieuse, voire coquine…

Olympe Audouard
Première femme journaliste
Création Mois Molière 2026

La scène avec un Prince du désert est délicieuse. Le spectacle convoque une pléiade de personnages, ils sont tous interprété par l’excellent Nicolas Rigas qui du juge à la Daumier, devient un Lawrence d’Arabie avant l’heure, un Baron Haussmann impressionnant. Les tableaux s’enchainent sans temps mort et nous sommes étourdis par les aventures d’Olympe. Le décor évoque le monde de l’imprimerie… quoi de plus normal pour cette femme qui s’enivrait d’encre. Le fond de scène est un grand casier dans lequel les lettres étaient rangées avant la composition du texte. Les accessoires sont bien choisis pour nous emmener dans ce voyage épatant.

Marie Laure Atinault

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Nous nous retrouvons dans un Tribunal, situé en Bretagne, où on va nous parler d’un chêne, vieux de plus de 400 ans, qui est menacé d’abattage pour faire place à un projet immobilier. Mais des défenseurs de la Nature s’y opposent et se retrouvent poursuivis en justice. 2 visions du monde s’affrontent: d’un côté les intérêts économiques, de l’autre la défense de la Nature et du Vivant. Les avocats dévoilent des vérités enfouies et aussi un héritage oublié. Et le spectateur  se retrouve entre le réalisme judiciaire et et le conte. Quelle est donc notre responsabilité face  à Dame Nature?

Sur scènes trois comédiens, qui accuseront ou défendront les forêts, et on ne s’arrêtera pas à la terre bretonne, mais on ouvrira notre cœur aux forêts du monde entier avec leurs plaidoyers qui n’auront absolument rien d’ennuyeux.

On s’intéresse très vite à leurs plaidoyers, au passé lointain évoqué grâce à des dessins évocateurs avec quelques effets sonores.

Françoise Cadol est l’Avocate de le Défense,  avec Rémi Bichet, alors que Bernard Lanneau est celui de la Partie Civile.

La compagnie Françoise Cadol est connue pour ses créations  comme LA FEMME QUI NE VIEILLISSAIT PAS, JEANNE & MARGUERITE, PROFESSEUR LITTLETOP, L’HOTEL DES ROCHES NOIRES, ou encore RODIN, TOUT LE TEMPS QUE DURE LE JOUR.

Ce fut une découverte mémorable que ces accusations et cette défense entre la société actuelle et le moyen age, et je ne peux que vous inciter à aller découvrir cette pièce qui sera montrée au prochain Festival d’Avignon, et sans nul doute ensuite dans une salle parisienne.

Guy Courthéoux

 

 

 

Le film que tous les grands amateurs de comédie musicale connaissent, qui est sorti en 1935, réalisé par Mark Sandrich réunissait les plus grands de ce genre cinématographique : Fred Astaire et Ginger Rogers, sous le » titre français : LE DANSEUR DU DESSUS, mais qui reste célèbre sous son titre original : TOP HAT. Le voilà au Chatelet!

Nul besoin de porter un haut de forme ou une robe longue à plume pour entrer au théâtre du Chatelet et passer un moment délicieux avec Top Hat.

Le film de Mark Sandrich (1935) est un pur produit de la RKO, avec des décors fastueux et des costumes de rêves. La musique d’Irving Berlin nous enchante.

Le film est adapté pour la scène par Matthew White et Howard Jacques, en ajoutant 9 chansons d’Irving Berlin, l’adaptation est une brillante réussite.

L’histoire est assez simple Horace Hardwick produit un spectacle à Londres avec son ami le talentueux danseur de claquettes Jerry Travers. L’américain a des fourmis dans les pieds, les claquettes sont sa langue maternelle. Tant pis si les barbons du club londonien sont choqués par le tip tap de ses pieds. Dans sa chambre d’hôtel, il fait une démonstration à Horace et réveille Dale Tremont qui dort dans la chambre en dessous. Dale demande que le tapageur « danseur du dessus » (titre français du film à sa sortie) cesse immédiatement ce vacarme. Jerry est séduit et veut conquérir la belle. Ils se plaisent immédiatement mais Cupidon farceur lance la flèche de la méprise et Dale croit que Jerry, qu’elle trouve fort séduisant, est le mari de sa meilleure amie Madge. Dale qui est l’égérie du couturier Beddini rejoint son amie à Venise, suivi par Horace et Jerry. Les quiproquos et les péripéties s’enchainent pour notre plus grand plaisir. Le pauvre Horace subit les piques de son épouse avec qui il joue à je t’aime moi non plus. Ils s’agacent, s’énervent mais ne peuvent pas se passer l’un de l’autre. L’inénarrable valet d’Horace prendra toute la mesure des dangers de la navigation sur la lagune. Attention, nous avons même un strip-tease de Beddini. Philip Attmore reprend le rôle crée par Fred Astaire, moins aérien que le danseur du dessus, il est plus athlétique. C’est un formidable artiste. Dale Tremont est interprétée par Nicole-Lily Baisden qui s’affirme au fil des numéros. Emma Williams est une Madge autoritaire, marieuse dans l’âme de ses amis Jerry et Dale. Elle a un humour dévastateur, cette belle artiste à un sens du plateau redoutable.  C’est brillant , drôle, virevoltant. Les numéros de danse sont réglés au cordeau.

La mise en scène et la chorégraphie de Kathleen Marshall rend un bel hommage au film, sans être sclérosé par la reconstitution. Tout est admirablement bien rodé, dosé. L’orchestre dirigé par Matthew Spalding nous enchante avec les merveilleuses chansons d’Irving Berlin du célèbre « Cheek to Cheek », en passant par l’humour de « White Tie and Tails » et bien sûr « Top Hat ».

On ressort heureux avec une envie de danser et de chanter, bon peut-être un peu moins bien que tous les artistes que nous avons applaudis à tout rompre. Vive la comédie musicale !  

Marie Laure Atinault

Le cast :

Avec Phillip Attmore (Jerry Travers), Nicole-Lily Baisden (Dale Tremont), Stuart Hickey, Clive Carter (Horace Hardwick), Emma Williams (Madge Hardwick), James Clyde (Bates), Alex Gibson-Giorgio (Alberto Beddini), Lindsay Atherton, Rhiannon Bacchus, Freddie Clements, Pedro Donoso, Autumn Draper, Tilly Ducker, Zak Edwards, Laura Hills, Connor Hughes, David McIntosh, Jordan Oliver, Emily Ann Potter, Molly Rees Howe, Kirsty Sparks et Toyan Thomas-Browne (ensemble), Bethan Downing, Maddie Harper, George Lyons et Joe Press (Swings).

Je rajouterai que le théâtre du Chatelet sait nous  étonner, nous émouvoir  avec ses spectacles musicaux, qui tous se jouent quasiment à guichets fermés. Ainsi dans la saison à venir, on nous annonce d’ores et déjà le retour de LA CAGE AUX FOLLES du 30 Octobre au 14 Novembre, mais cette fois, non pas au Chatelet mais à la Seine Musicale et je m’inscris d’ores et déjà pour aller voir ce spectacle, et ensuite ce sera le retour des MISERABLES, que j’ai vu naître sous la houlette de Robert Hossein, et que j’ai revu à New York dans la version Cameron MacIntosh, l’oeuvre légendaire de Claude Michel Schönberg et Alain Boublil, et que je possède, bien entendu en Bluray, version film, mais aussi les concerts de légende qui furent filmés pour le 10ème anniversaire  au Royal Abbert Hall en 1995 (double DVD) et le concert exceptionnel  du 25ème anniversaire en 1986, qui est sorti en Bluray. Et si Monsieur Cameron Mac Intosh ou Monsieur Alain Boublil, ou Monsieur Claude Michel Schönberg lisent ces lignes….pourquoi ne pas nous offrir ces deux captations en 4K, ou faire un nouvel anniversaire…..filmé bien entendu, et pourquoi pas en français, vu que la production nous annonce déjà une nouvelle série de représentations au Chatelet du 11 Novembre 2026 au 10 Janvier 2027

Vous l’avez compris j’adore la comédie musicale, et je m’efforce de ne pas manquer les nouveautés, comme celle de la saison passée ou en cours, avec des classiques comme Chicago, le Roi Lion ou Les Producteurs et plus récemment le création du Comte de Monte Cristo mis en scène par Alexandre Faitrouni aux Folies Bergère.

Guy Courthéoux

Les abords du théâtre de la Porte Saint Martin sont noirs de monde, le spectacle qui fait courir tout Paris est l’œuvre d’un jeune auteur de 31 ans… Le Cid est ancré dans nos mémoires scolaires, des répliques célèbres,  une histoire d’amour…. Cornélienne. Assurément Pierre Corneille serait heureux de voir que sa pièce affiche complet et attire un public nombreux et varié. Revenons dans les années 1600 et quelques. Le Cid  fut Créé le 7 janvier 1637 au théâtre du Marais, et le triomphe est immédiat et bien sûr les critiques sont au rendez-vous, le non-respect de la règle des trois unités offusquent les uns, réjouit les autres. L’intrigue dans l’Espagne du XI siècle parle d’honneur, d’amour contrarié par la raison d’Etat, par le respect filial.

Si vous avez la chance (??!!) de n’avoir jamais vu Le Cid, vous allez suivre le cœur palpitant l’histoire terrible et épique de deux amants promis l’un à l’autre jetés dans les tourments par la faute de leurs pères respectifs. Don Gomès gifle Don Diègue, amis hier, ennemis aujourd’hui car le Roi a nommé le vénérable DonDiègue comme précepteur pour le Prince. Le fougueux et vaniteux Don Gomès estime que son rival est trop vieux pour cette charge.
Don Diègue, humilié demande à son fils Rodrigue de le venger. Rodrigue as-tu du cœur ? Le jeune homme en a assurément, il est follement épris de Chimène la fille de Don Gomès. Promis l’un à l’autre ils devaient se marier. Et voilà que ces barbons prétentieux ruinent leurs espérances. Que de sentiments piétinés, malmenés…

L’Infante aime en secret Rodrigue, mais elle sait que son rang lui interdit une telle union et pire elle sait que son amie Chimène l’aime. Cornélien, je vous l’ai dit. On suit le cœur battant l’intrigue pleine de péripéties des amours contrariés de Chimène follement éprise den Rodrigue mais qui se doit à son père et Rodrigue amoureux de Chimène qui doit à son père réparation. Et la pauvre et noble infante, la fille du Roi, qui aime sans espoirs et reçoit les confidences de sa rivale, son amie Chimène. La raison d’Etat la gouverne.

 

Denis Podalydès réalise sa plus belle mise en scène. Sobriété, décors épurés, des grands panneaux ajourés descendent des cintres. Ce sont les moucharabiehs du sud de l’Espagne. Les costumes somptueux sans être ostentatoires de Christian Lacroix nous plongent dans ce siècle. La troupe de la Comédie Française habite, magnifie le texte. Quel plaisir d’entendre les vers si bien dit, de savourer chaque nuance de cette belle langue française. On redécouvre avec gourmandise les célèbres tirades ….Va, je ne te hais point, Blanchi sous le harnais, etc..

Rodrigue est parti pour repousser les Maures, il revient auréolé de gloire. La célèbre tirade dans laquelle il narre au Roi sa victoire Nous partîmes cinq cents…retient le souffle de toute une salle pleine à craquer qui suit le récit épique du jeune guerrier. La mise en scène est extraordinaire car nous sommes emportés dans ce récit paroxystique au son des tambours qui galvanise les combattants.

 

Benjamin  Lavernhe captive, envoûte toute la salle. Il s’inscrit comme étant un Cid de légende. Du jeune homme poussé au désespoir au héros supérieur mais toujours amoureux, il emporte tous les suffrages. La distribution est magnifique. De Christian Gonon qui campe un Don Gomès impétueux, face à lui Didier Sandre, un Don Diègue humilié qui fait résonner de façon si touchante Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie ! Jennifer Decker est une bien belle Infante, elle offre toute la finesse à ce magnifique rôle. Suliane Brahim est une Chimène puissante, intransigeante dans son amour filiale qui lui brise le cœur, ses accents nous émeuvent au-delà, des mots. Rodrigue a non seulement du cœur mais un talent supérieur. Héros malgré lui, il se jette dans la bataille en désespéré. Quel souffle épique !
Si comme le disait Nicolas Boileau : Tout Paris a pour Chimène a les yeux de Rodrigue, nous disons que Tout Paris a pour Benjamin Lavernhe les yeux de Chimène et de l’Infante.

Magnifique tout simplement.
Marie Laure Atinault

Le Cid de Pierre Corneille
Mise en scène Denis Podalydès, scénographie Éric Ruf, costumes Christian Lacroix, lumières Bertrand Couderc
Avec, Christian Gonon, Bakary Sangaré, Suliane Brahim, Benjamin Lavernhe, Didier Sandre, Jennifer Decker, Danièle Lebrun, Clément Bresson, Marie Oppert, Adrien Simion

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C’est à l’Appolo Théâtre, tout proche de la place de la République que vous allez pouvoir découvrir APPELEZ MOI WALT qui va répondre quelques questions : Qui était le créateur de génie de cet univers où notre enfance serait à jamais protégée?

Pour cela vous allez entrer dans l’intimité de la famille Disney pour laquelle Walt était entre autre un fils, un frère, un mari, un père, confronté à ceux qu’il a inspiré et parfois également bousculé. Pour réaliser ses rêves, à quoi faut-il renoncer ?

Embarquez vous dans ce spectacle inédit qui dévoile l’invisible de celui qu’on appelait Walt ! avec les comédiens : Julien BaptistEmmanuelle BoidronSébastien ChartierBruno HauslerCassiopée Mayance

Pour cela, une rencontre avec l’auteur Julien Baptist, qui endosse le costume de Monsieur Disney, une rencontre s’imposait :

la voici:

appelez moi Walt ITV

 

quelques photos :

Je connaissais Matthieu depuis quelques dizaines d’années, vu qu’il a pour profession ATTACHE DE PRESSE dans le domaine du cinéma et que nous avions travaillé ensemble sur nombre de films

 

Ce fut donc une surprise de la découvrir en comédien  sur des textes signés Cyrille Ramos, , tous bien entendus en rapport avec le cinéma. Honnêtement j’ai été plus qu’agréablement surpris de découvrir cette face cachée ( pas tant que ça quand même) de Matthieu, et je ne peux que vous recommander d’aller l’applaudir, et pour les fans inconditionnels : MA VIE C’EST DU CINEME, est une chanson interprétée par Sylvie Vartan

Comme vous vous en doutez, l’entretien filmé s’imposait, et( en voici le résultat :

Ma Vie c'est du Cinéma à la Divine Comédie

 

Donc profitez de ces derniers jours prévus, on n’est pas à l’abri de prolongations ou d’une autre série pour aller applaudir Matthieu à LA DIVINE COMEDIE? au 2 rue Saulnier dans le 9ème

 

Sylvie Vartan "La vie c'est du cinéma" (live officiel) | Archive INA
La vie c'est du cinéma

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Comme chaque année à la même époque, la cérémonie de remise des prix du Brigadier, attire les petit monde du théâtre, et personne ne voudrait rater cette cérémonie qui se déroule généralement au Théâtre Montparnasse. Cette année ne fait pas exception à la règle et la salle était comble. Voici les différents lauréats et leurs discours de remerciement.

Brigadier 2025 Danielle Mathieu Bouillon

 

Prix du brigadier 2025 François Morel
Jean Claude GRUMBERG Prix du Brigadier 2025

 

Brigadier 2025 LEA DRUCKER
Prix du Brigadier 2025 Danièle LEBRUN
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Comme chaque année depuis 1960, le brigadier (qui est ce bâton qui frappait les 3 coups autrefois au théâtre) est remis, nombre de personnalités se sont vu décerner cette récompense. Citons  Francoise Sagan en 1960,Pierre Brasseur l’année suivante et Eugène Ionesco, , mais aussi Jean Le Poulain, Jeanne Moreau, Jean Paul Belmondo, Francis Huster, Suzanne Flon, François Périer, Raymond Devos, Michel Galabru, Judith Magre, Michel Bouquet, Michel Fau, André Dussolier, Christiana Réali, Catherine Frot ou encore Franck Desmet, Pierre Arditi, Maxime d’Aboville ou Jacques Rouveyrollis, parmi les nombreuses personnalités . Cette année vous allez retrouver lez discours de remerciement des lauréats ci dessous.

Voici dons les discours de cette cérémonie le 11 décembre 2025:

Brigadier 2025 Danielle Mathieu Bouillon

 

Prix du brigadier 2025 François Morel

 

Prix du Brigadier 2025 Danièle LEBRUN

 

Brigadier 2025 LEA DRUCKER

 

Jean Claude GRUMBERG Prix du Brigadier 2025

 

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MACBETT

C’est un rendez-vous que nous ne pouvions pas manquer, un rendez-vous à la Alexandre Dumas…. Vingt ans après.


En 2005, La jeune compagnie des Dramaticules décide de monter Macbett d’Eugène Ionesco. Monter une pièce peu connue du père de la Cantatrice Chauve  séduit la jeune compagnie.

Leur Don Quichotte au château de Grignan nous avait emballé. C’est un résumé un drastique des créations de cette compagnie, on ne peut pas oublier Richard III, ni Le Horla, ou la Montagne Cachée.

Jérémie Le Louët et sa compagnie « recrée » fort de leur expérience, de leur savoir du plateau, Macbett, attention avec deux T.

Ceux qui avaient vu le spectacle à sa création viennent avec des images, des souvenirs réels et recomposés. Très vite on se laisse happer par cette prise au corps du texte, du plateau. Ici la Compagnie nous demande de jouer avec eux, les comédiens jouent plusieurs rôles, peu importe le sexe puisque tout fonctionne. Illusions, fourmillement d’image, théâtralité exacerbée, tout nous plonge dans un univers entre le spectaculaire et l’intime. Le spectateur n’est pas passif, il doit s’y mettre au risque de se perdre.

L’addition des talents nous offre une soirée rare : Shakespeare offre à Ionesco un angle pour parler des dictateurs, de cette ivresse du pouvoir.

En 2025, la résonnance mondiale du texte fait froid dans le dos. Une farce tragique, oui en vérité. Une troupe terriblement talentueuse qui nous enthousiasme.

Jérémie Le Louët et son équipe nous donne à voir un moment de théâtre inouï.

Texte écrit par Eugène Ionesco en 1972 d’après Macbeth de William Shakespeare

Adaptation et mise en scène Jérémie Le Louët

Scénographie : Blandine Vieillot, constructions Guéwen Maigner , costume Isabelle Granier, Lumière Thomas Chrétien, Son Théo Pombet

Avec : 

Julien Buchy dans le rôle de Duncan
Anthony Courret dans le rôle de Candor
Jonathan Frajenberg dans le rôle de Glamiss
Jérémie Le Louët dans le rôle de Macbett
Dominique Massat dans les rôles de Lady Duncan puis Lady Macbett et la Sorcière
Laurent Papot dans le rôle de Banco

Texte écrit par Eugène Ionesco en 1972 d’après Macbeth de William Shakespeare
Adaptation et mise en scène Jérémie Le Louët
Scénographie Blandine Vieillot
Construction Guéwen Maigner
Costumes Isabelle Granier
Lumière Thomas Chrétien
Son Théo Pombet
Régie Thomas Chrétien & Théo Pombet
Direction de production Noémie Guedj
Production & logistique des tournées Chloé Le Forestier

Espace Michel Simon à Noisy-le-Grand

De novembre 2025 à février 2026

Marie Laure Atinault

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