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Je crois que je vais manquer de superlatifs pour vous parler de cette adaptation en comédie musicale d’un film culte. du même nom, créée par Stephan Elliott et Allan Scott

Les affiches parlent de Feel Good, et c’est le moins que l’on puisse dire. Vous vous retrouvez dans un cabaret de drag queens  à Sidney en Australie, et un des transformistes, Mitzi appelé aussi Dick, (Laurent Ban) décide , suite à coup de fil de sa femme Marion (Corinne Pujet), de traverser l’Australie pour accepter de jouer avec deux de ses amis dans un hôtel Casino à Alice Springs, en plein coeur de l’Australie. Ce coup de fil peut sembler anodin, mais il a là-bas un jeune fils qui rêve de connaître son père.Il entreprend ce voyage avec Bernadette, dont l’ami vient de passer de vie à trépas ( David Alexis), et à ces deux amis vont s’adjoindre un homo de choc, Bradley (Jimmy Bourcereau) tout aussi drag queen que les deux autres. Ils entreprennent le long voyage à travers ce continent dans un bus qu’ils baptisent PRISCILLA. Lors de ces tribulations ils rencontreront bien des déconvenues et même de bonnes rencontres comme celle de Bob (Patrice de La Villehervé) dont la jeune femme Cynthia (Alice Lyn) rêve d’être artiste .

Maintenant plantons le décor, un vrai bus sur la scène, des cabarets, des bars typiques, des déserts, un hôtel casino façon Las Vegas, mais d’une autre taille. La magie de ce spectacle, produit par  Claude CYNDECKI, dans une mise en scène absolument folle de Philippe Hersen, c’est qu’on nous offreun festival de musiques que tout le monde connaît, comme I will Survive, It’s raining Men, Don’t leave me this way, What’s love has to got with it, ou Girl just want to have fun. Plus de deux heures où on fredonne tous ces titres et bien d’autres. Mais ce qui est certainement le plus remarquable c’est la performance du responsable des costumes, Frédéric Olivier, qui a trouvé quelques 200 perruques plus folles les unes que les autres et des costumes avec des plumes dignes des meilleures revues de cabaret comme Le Moulin Rouge ou le Lido, alors que dans l’atmosphère on est plutôt Chez Michou, bon enfant. Mais strass et paillettes se marient tellement bien avec les personnages, avec les décors, avec les lieux qu’on  se complaît à les regarder sous tous les angles. Un festival vous dis-je! Et il faut une troupe qui y croit, et à mon avis c’est le cas parce  que toute l’équipe sur scène mérite bien plus que des compliments : saluons : Amalia Delepierre, Kania Allard, Ana Ka, Sophia Mountassir, Stacey King (les divas) et tous les danseurs : Alexia Degremont, Celia Ruiz, Cindy Kerasso, le magnifique Claude Cormier, Delphine Attal Gelle, Jennifer Abad Garcia, Jérome Zerbi, Ludovic Alvernhe, Mehdi Mamine, Melina Mariale, Pierre Antoine Brunet, Priscilla Villa, Thorian J De Decker, Yvonnick Muller, Marine Nottrelet et les enfants en alternance, dont celui que j’ai vu hier : Nino Magnet, Alexandre Furet , Luka Quinn, Aramis Delamare!

Une équipe de choc pour ce musical qui donne la place belle à des tubes des années disco, que vous reprendrez ou fredonnerez avec la troupe. J’ai passé une soirée folle, et ce dans tous les sens du terme. Voir un tel spectacle vous donne autant envie d’être à leur place, de vous amuser dès les premières secondes, avant de regretter que le rideau ne tombe. Ce n’est pas une bonne soirée, ni même une excellente soirée: C’est LA soirée, où aller avec ses amis, pourquoi pas en famille, ne serait-ce que pour chanter avec eux, admirer ces costumes, s’amuser comme des fous (ou folles selon votre bon plaisir). C’est du FEEL GOOD à 1000 pour 100. Réservez vite vos places, vous ne risquez pas de le regretter. Personnellement j’ai déjà envie d’y retourner ne serait-ce que pour me régaler avec une double dose de gourmandise!

 

Un grand merci à Pascal Ito. pour ces clichés

 

Au Casino de Paris, représentations à 20h30 du mercredi au vendredi, samedi à 15h30 et 20h30 et dimanche à 18h00

Prix des places : de 24.90 (places à visibilité réduite) à 69.90 (carré Or)

Réservations : http://www.priscilla-lacomediemusicale.fr/dates/ ou : https://www.casinodeparis.fr

aux guichets du Casino : 16 rue de Clichy

Pour finir, si vous n’habitez pas Paris, voilà déjà les futures dates de la tournée, sous réserve de changements ou d’ajouts de dates:

Au casino de Paris jusqu’au 6 Mai

20 et 21 Octobre : Amiens

27 et 28 Octobre : Epernay

3 et 4 Novembre : Nantes

10 et 11 Novembre : Marseille

17 et 18 Novembre : Lyon

24 et 25 Novembre : Montpellier

1 et 2 Décembre : Toulouse

8 et 9 Décembre : Genève

15 et 16 Décembre : Strasbourg

20 Décembre : Nancy

21 Décembre : Metz / Amnéville

26 et 27 Janvier 2018 : St Etienne

2 et 3 Février : Brest

9 et 10 Février : Orléans

16 et 17 Février : Caen

23 et 24 Février : Rennes

9 et 10 Mars : Lille

16 et 17 Mars : Rouen

23 et 24 Mars : Dijon

30 et 31 Mars : Clermont Ferrand

6 et 7 Avril : Nice

13 Avril : Bruxelles

Gageons que celà ne saurait s’arrêter là!

un petit extrait télé

Priscilla Folle du Désert - It's Raining Men / Live dans les Années Bonheur

 

Et vu que c’est pour le fun, voilà quelques photos de l’accueil lors de la générale (Photos : Guy Courthéoux /Claude Laplace /onsortoupas.fr)

 

 

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Tout le monde se souvient du film de Christophe Barratier, en voilà la version scénique, plus musicale, aux Folies Bergère.

Le film Les Choristes, remake d’un film de Jean Dréville de 1945, fut le plus grand succès cinématographique de l’année 2004, qui avait largement dépassé les 8 millions de spectateurs, et la musique de Bruno Coulais, et plus particulièrement Va Sur Ton Chemin fut un tube. Les comédiens étaient tous parfaits : Gérard Jugnot ( le nouveau pion, Clément Mathieu), François Berléant, (le directeur de l’institution), Kad Merad (le prof de sport), Jean-Paul Bonnaire (le père Maxence, infirmier) et surtout le tout jeune Jean-Baptiste Maunier (Pierre Morhange) à la voix superbe.

Cinquante ans après l’histoire principale, Pierre Morhange, devenu chef d’orchestre, revient en France après avoir appris la mort de sa mère avant un de ses concerts. Un vieil ami, Pépinot, sonne à sa porte et lui apporte l’ancien journal intime de Clément Mathieu, un des anciens surveillants de l’école qu’ils fréquentaient . Les deux amis lisent le journal ensemble, qui commence en Janvier 1949.  Clément Mathieu, professeur de musique sans emploi, trouve un emploi de surveillant dans un internat de rééducation pour mineurs, appelé « Fond de l’étang », où les méthodes répressives appliquées par le directeur  ne fonctionnent pas sur certains élèves.  Clément amène de la joie dans l’établissement en créant une chorale, désapprouvée par le directeur. Mais le Pion, Clément repère  Morhange pour ses talents vocaux et insiste auprès de sa mère, dont il tombe amoureux, pour qu’il entre au conservatoire. On ajoute une promenade en forêt, une disparition d’argent, un incendie, et voilà que La France tombait sous le charme, et surtout sous l’émotion.

Cette fois on retrouve la majorité des personnages sur la scène des Folies Bergère, avec Jean-Louis Barcelona (Clément Mathieu), Jean Pierre Clami (Maxence), Patrick Zard ( le directeur) et Aude Candela (la mère de Morhange), Michel Pilorgé (le prof de maths) et Victor Le Blond (Pascal Mondain, le jeune voyou, que l’on voit malheureusement trop peu. Bien entendu ce sont les enfants les plus importants, qui se partagent les rôles, et qui  issus du chœur de la prestigieuse Maîtrise des Hauts-de-Seine, Si on adore entendre les enfants chanter, qui font passer les sentiments, il est quand même difficile de retrouver toute l’émotion ressentie lorsqu’on avait vu le film. L’orchestre n’est pas sur scène, ce qui n’est pas rare, les ‘musicals’ à succès actuellement à Paris comme Saturday Night Fever, Priscilla Folle du Désert, ne l’ont pas non plus.

C’est Christophe Barratier qui a écrit le nouveau livret et qui assure la mise en scène, en gardant la partition ancienne et rajoutée de Bruno Coulais. La salle est assez hétéroclite, avec beaucoup de grands parents accompagnés de leurs petits enfants, qui font une ovation plus particulièrement  aux chœurs de la jeune chorale. Les enfants présents sur scène ont du charisme à revendre, et tout particulièrement celui qui joue le tout petit Pépino, ou celui qui interprète Pierre Morhange. Des décors sympathiques, de bons jeux de lumière, voilà de quoi plaire au plus grand nombre.

 

Toutes les photos : @ Cyril Moreau / Bestimage

Les Choristes, aux Folies Bergère, rue Richer à Paris jusqu’au 21 Mai, suivi d’une tournée en France

Représentations : jeudi et vendredi à 20h00, vsamedi à 16h00 et 20h00 et dimanche à16h00.

Durée du spectacle, 2h30 environ

Prix des places de 30 à 89 €

Réservations : leschoristes-spectacle.com

Réservation au guichet de la salle du lundi au vendredi de 14h00 à 18h00 : 32 rue Richer – 75009 Paris
La réservation est possible le samedi, le dimanche et les jours fériés, s’il y a représentation, 1h avant la représentation

dates de la tournée: (sous réserve de modification)

22 Septembre Epernay

23 Septembre Zenith de Strasbourg

29 Septembre Caen

6 Octobre Amiens

7 Octobre Lille

13 Octobre Nice

14 Octobre Marseille

20 Octobre Pau

21 Octobre Toulouse

27 Octobre Limoges

28 Octobre Bordeaux

3 Novembre St Etienne

4 Novembre Lyon

9 Novembre Orleans

0 Novembre Cournon

11 Novembre Montpellier

17 Novembre Brest

18 Novembre Nantes

24 Novembre Le Mans

25 Novembre Rennes

8 Décembre Nancy

9 Décembre Forest National en Belgique

15 Décembre Chambéry

16 Décembre Dijon

 

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Que c’est bon de découvrir un(e) comédien(ne) lors d’un show Case, pour une soirée vraiment réussie!

Un parcours atypique que celui de Thierry Wilson, alias Zize, qui s’est intéressé au théâtre après des études dans l’hôtellerie, qui suivra les cours de Raymond Acquaviva pour se tourner vers le Music-Hall. Des premiers essais de transformiste chez Madame Arthur à Paris, un mariage avec Coccinelle, qui reviendra grâce à lui et Pascal Sevran au Casino de Paris, des cours de maquillage avant un retour à Paris Chez Michou. Un retour à Marseille pour des spectacles, et c’est là que naîtra le personnage de Zize. Premier one miss show en 2010: Zize 100% Marseillaise, et la notoriété au Pays de Pagnol est acquise. Le spectacle sera monté à Päris en 2012 avec une mise en scène et adaptation parisienne par Jean-Claude Dreyfus. Avignon en 2014, première partie de Michèle Torr à l’Olympia en 2015, puis d’Anne Roumanoff au Palais des Congrès. Maintenant son nouveau spectacle: La Famille Mamma Mia va débarquer à Paris à la fin de cette année.

Cette fois Zize, personnage totalement déjanté, va marier son fils aîné, Paulo. Petit souci, sa promise est suédoise, et ses parents n’ont pas très envie de se faire marcher sur les pieds. Avec son tempérament volcanique Zize nous raconte avec son boniment marseillais comment elle voudrait réussir ce mariage, et parle ainsi de tous les membres de sa famille. Inutile de dire que les dialogues sont plus que savoureux, avec quelques à-peu-près de choc, et une présence absolument incroyable sur scène. J’ai ri de bout en bout et la salle en faisait autant. Certes nombre de ses amis étaient dans la salle, mais les textes signés Thierry Wilson, sur une idée de Louis Naitana et une mise en scène de José Gil ne pouvaient qu’emporter l’adhésion. Vous verrez certains de ses amis dans les photos qui suivront, prises après la représentation, et s’il est absent de ces photos  Michou était au premier rang dans la salle, et riait de bon coeur!

Guy Courthéoux, Zize

Hervé Vilard, Zize, Amanda Lear

Zize, Amanda Lear

Zize, Nicolas Vitiello

Zize, Catherine Lachens

Guy Courthéoux, Nicolas Vitiello

Stone, Popeck, Zize, Mario d’Alba

 

 

Toutes les photos et vidéos : @Guy Courthéoux ou Claude Laplace/onsortoupas.fr

Petits extraits du spectacle:

Zize showcase
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Un théâtre, un plateau de cinéma, le tournage d’un film, du burlesque qui fait mouche

Que se passe-t-il lorsqu’une équipe de tournage se retrouve dans un théâtre pour tourner une scène, où tous les spectateurs présents sont considérés comme des figurants, voire plus? La scène du jour est un véritable classique du vaudeville : le mari trompé qui veut assassiner sa femme. Sauf qu’ici il y a bien des problèmes sur le  plateau : un producteur véreux et qui joue (et perd ) beaucoup au poker, sa femme qui est en fait celle qui possède la fortune. On n’oubliera pas un réalisateur amoureux transi d’une jeune comédienne ambitieuse, qui prétend aussi être amoureuse du premier assistant. Un éternel second rôle que l’on a du mal à reconnaître, et le premier assistant qui doit tout gérer, sans oublier une accessoiriste , quelques techniciens qui sont surtout des musicos, une maquilleuse coiffeuse qui ne comprend pas tout et ne parle pas très bien français. Le moins que l’on puisse dire c’est que tout ne tourne pas rond ici, et que les catastrophes vont s’accumuler.

On nage dans le loufoque dès le départ, et alors que la pièce est censée débuter à 20.30 un bon 1/4 d’heure avant vous avez trois musiciens qui montent sur scène pour jouer quelques airs jazzy, avant que la pièce  ne débute. Dès le départ on se demande dans quel monde de folie on se retrouve, et la salle accroche de suite à ces aventures pour le moins rocambolesques. C’est un univers qui semble cher à Patrick Haudecoeur, l’auteur, entre autres de ‘Thé à la menthe ou t’es citron? qui a connu un succès fulgurant? Cette fois, il s’est allié avec Gérald Sibleyras pour en écrire le texte, que l’on croit souvent improvisé, mais certes pas! Il a mis en scène ce moment de folie, et s’est donné le rôle du premier assistant. Inutile de dire que la troupe est au top: Isabelle Spade, Philippe Uchan, Nassima Benichou, Jean-Pierre Malignon, Stéphane Roux, Véronique Barrault, Adina Cartianu, Gino Lazzerini, Patricia Grégoire, Jean-Louis Damant, Jean-Yves Duranton. Comme vous pouvez le lire ils sont nombreux sur scène, qui nous réservent des surprises tout au long de la pièce.

C’est tout un art que de faire du burlesque, du loufoque, et Patrick Haudecoeur a parfaitement réussi ce pari. La salle se tord de rire du début à la fin, et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est un triomphe sur la scène du Théâtre Fontaine, et qu’il y a fort à parier que cette pièce n’a pas fini d’être montée sur scène.

TOUTES LES PHOTOS : @ Bernard Richebé

 

Silence, On Tourne! c’est au théâtre Fontaine, du mercredi au vendredi à 20h30, à 18h00 et 21h00 le samedi, et à 15h00 le dimanche.

Durée du spectacle : 1h50

Prix des places : de 18 à 42€, mercredi et jeudi , pour les moins  de 26 ans : 10€ sous réserve de disponibilité

Locations : 01 48 74 74 40 et    www.theatrefontaine.com

bande annonce :

SILENCE, ON TOURNE!
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5ème saison pour cette Nuit de la Déprime, créée par Raphaël Mezrahi, qui attire une foule conséquente pour un plateau choc.

Incroyable de pouvoir réunir autant de talents dans une seule soirée, tout cela par la magie de Raphaël Mezrahi et de Thierry Colby. Une telle soirée est tellement rare qu’on a du mal à croire ce qui s’est déroule sous nos yeux .

Ça débute dès l’arrivée dans ce temple kitsch qu’est le Théâtre des Folies Bergères. On vous accueille avec le sourire, mais on vous offre immédiatement un paquet de kleenex et une barre chocolatée. On fait tout juste quelques pas et voilà un bouchon de chocolat praliné offert par le département de l’Aube, et comme est déjà tristes et qu’on risque de pleurer comme une madeleine, voilà de super goûteuses madeleines artisanales. Une chorale entonne un air bien triste alors qu’un lit géant se trouve juste devant !

Voilà ce que vous n’aurez pas pu voir si vous étiez dans la salle: les coulisses où de nombreuses retrouvailles se fêtaient autour de quelques canapés et coupes de Champagne…

Gérard Lenorman

Laurent Gerra et Raphaël Mezrahi

Les deux Gilbert : Jouin et Montagné

Toujours Gilbert Montagné, mais avec Guy Courthéoux

Trio de choc : Gilbert Montagné, Laurent Baffie et Hervé Vilard

Nicoletta, mais avec qui?

Nicoletta et Thierry Colby

Mais le plus important c’est ce qui se déroule sur la scène où Raphaël a animé la soirée en compagnie , plusieurs fois, du parrain de la soirée, un homme formidable que j’admire depuis des années : Laurent Gerra. De très nombreux grands moments, et il est impossible de les citer tous. Si Eddy Mitchell n’était pas dans la salle, il servait aussi de fil rouge avec des interventions filmées, qui ne manquaient pas de piment. La majorité des stars présentes ont interprété des chansons qui ne faisaient pas partie de leur répertoire, hormis Gérard Lenorman qui a chanté ce qui m’a toujours semblé son plus beau titre : Quand une foule crie Bravo. Et cette chanson , au moins pour son titre, résume parfaitement cette soirée:

Arielle Dombasle

Gérard Lenorman

Julie Zenatti

Laurent Gerra et Raphaël Mezrahi

Liane Foly

Claude Lelouch, Liane Foly, Raphaël Mezrahi

Hervé Vilard

Romane Serda et Raphaël Mezrahi

Laurent Baffie

Grégoire

Natalie Dessay

Nicoletta

Cali

Jean-Luc Lahaye

TOUTES LES PHOTOS ET VIDEOS : @ Guy Courthéoux / onsortoupas.fr. Tous droits réservés

et pour terminer, un vrai bonus :un sketch inédit avec le parrain et le président de la soirée, dont voici quelques extraits:

Laurent Gerra et Raphaël Mezrahi

 

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17 ans après avoir été un chef d’oeuvre de la comédie américaine au cinéma, la Garçonnière arrive sur les planches du Théâtre de Paris, et c’est un pur délice!

Retour en arrière dans le temps, aux Etats Unis, dans les années 50, lorsque le rêve américain est au sommet. Dans une compagnie d’assurances, un petit employé ‘modèle: Baxter (Guillaume de Tonquédec), prête son appartement à ses supérieurs hiérarchiques pour qu’ils y emmènent leurs maîtresses. Il jongle avec les dates, mais tout se passe pour le mieux, et chacun y trouve son compte puisque ses supérieurs parlent de lui à leur boss, pour qu’il obtienne une promotion. Lui n’a d’yeux que pour la belle Mademoiselle Novak (Claire Keim), une liftière de la société. Tout va changer lorsque le grand boss  Monsieur Sheldrake (Jean-Pierre Lorit)  le convoque dans son bureau pour lui annoncer une promotion, mais en échange il voudrait profiter de l’appartement pour y emmener sa maîtresse.

Je ne suis pas là pour vous raconter toute l’histoire, puisque peu d’entre nous ont vu le film de Billy Wilder, sorti en 1960, réalisé par Billy Wilder  et signé Billy Wilder et I.A.L. Diamond pour le scénario, avec deux stars de cette époque: Jack Lemmon et Shirley McLaine, mais le suspense est quand même une des clés de toute intrigue. On pourrait penser que le film a été tiré d’une pièce de théâtre, mais que nenni! l’adaptation française par Judith Elmaleh et Gérald Sibleyras est un bijou de finesse, rehaussé par une mise en scène remarquable de José Paul, servie par des décors hors pair d’Edouard Laug. La troupe de comédiens , et ils sont nombreux sur scène, ce qui est rare de nos jours, mérite vraiment des louanges : Jacques Fontanel, Pierre-Olivier Mornas, Benoît Tachoires, Muriel Combeau, Sophie Le Tellier, Jean-Yves Roan, Bénédicte Dessombz, Grégory Gerreboo, Anne-Sophie Nallino. Mais ce que l’on doit absolument saluer, ce sont les performances de Claire Keim et Jean-Pierre Lorit qui jouent dans la finesse, mais surtout Guillaume de Tonquédec qui ne quitte pratiquement jamais la scène, et qui est éblouissant, qui mène le bal, n’en fait jamais trop, et domine la pièce de bout en bout.

Toutes les Photos : Céline Nieszawer

La salle est totalement sous le charme, rapidement conquise, qui rit à chaque bon mot, réagit toujours et fait une véritable ovation en fin de représentation. Voilà le genre de pièce qui donne envie d’aller au théâtre, ne vous y trompez pas, voilà une bonne soirée assurée, qui réunit tout ce qu’on aime au théâtre.

La Garçonnière, c’est du mardi au samedi à 20h30, matinées le samedi à 17h00. Durée: environ 1h50.

Places de 22 à 63 €

Théâtre de Paris, 15 rue Blanche Paris 9ème

LA GARÇONNIÈRE avec Guillaume de Tonquédec et Claire Keim

 

 

C’est ce vendredi 17 Février que s’est déroulé la remise du Prix Du Brigadier 2017, récompense décernée à quelques personnalités du théâtre.

Cette année, en présence de nombreuses personnalités du théâtre, le jury a couronné  Catherine Hiegel et Anne Delbée, et a remis un Brigadier d’honneur à Monsieur Michael Lonsdale pour l’ensemble de sa carrière. C’est sous l’égide de  Danielle Mathieu-Bouillon, sous la présidence de Stéphane Hillel (directeur du Théâtre de Paris) et en présence de Bruno Julliard, 1er adjoint à la culture à la Mairie de Paris que ces prix ont été remis. En voici quelques photos :

Stéphane Hillel, Bruno Julliard, Catherine Hiegel, Michael Lonsdale, Anne Delbée, Danielle Mathieu Bouillon

Anne Delbée, Danielle Mathieu- Bouillon

Catherine Hiegel / Danielle Mathieu-Bouillon

Stéphane Hillel

TOUTES LES PHOTOS ET VIDÉO : Guy Courthéoux /Onsortoupas.fr. Tous droits réservés

et en bonus un grand moment avec Michael Lonsdale, qui nous parle d’un de ses premiers cours de théâtre avec Tania Balachova:

 

Michael Lonsdale parle de ses cours avec Tania Balachova au Prix du Brigadier 2017

 

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Une claque! j’ai aimé d’autres comédies musicales cette année, Ce Saturday Night Fever est vraiment le top en création de cette saison.

Presque 40 ans après sa sortie en salles (en janvier 1978 en France), voilà un film culte transposé en comédie musicale sur la scène du Palais des Sports à Paris. Si le film de John Badham a lancé la carrière de John Travolta dans le rôle de Tony Manero, le nom de celle qui fut à ses côtés a disparu de nos mémoires. C’était Karen Lynn Gorney qui était Stéphanie. En revanche ce que l’on n’est pas prêts d’oublier ce sont tous les tubes qui ont lancé le film, et plus particulièrement ceux des Bee Gees, qui furent longtemps les recordmen des ventes de disques avec cette bande originale.

© Dominique Jacovides/ Bestimage

Pour la scène du Dôme de Paris, trois productions se sont jointes : Robin Production, Gilbert Coullier Productions et Twocprod, , et sous la houlette du metteur en scène: Stéphane Jarny, , la scénographie de Stéphane Roy et la chorégraphie de Malik Le Nost, ils ont réuni des talents qui ont fait et vont faire vibrer le Palais des Sports pendant plusieurs semaines avant d’entamer une tournée en France.

© Coadic Guirec – Dominique Jacovides / Bestimage

Les deux stars ont pour nom : Nicolas Archambault dans le rôle de Tony et Fauve Hautot dans celui de Stéphanie. Je cherche des superlatifs pour parler de leur prestation, mais aucun ne suffira à démontrer l’ampleur de leur talent. A ce  concert de louanges il ne faut surtout pas oublier le trio d’interprètes/chanteurs : Stephan Rizon, Nevedya et Flo Malley, qui se hissent au niveau des plus grands en nous faisant oublier le temps de quelques tubes, que ce ne sont pas les interprètes originaux, que l’on entend. pas les Bee Gees, non ce trio de choc. Tous les autres interprètes sont du même acabit, dont le conteur, Gwendal Mirimoutou, qu’on avait pu découvrir dans le musical Résiste. Autres rôles importants : Fanny Fourquez et Vinitius Timmermann. Et le tableau ne serait pas complet sans parler de la troupe de danseurs.

© Coadic Guirec – Dominique Jacovides / Bestimage

Mais je crois que ce qui restera gravé dans nos yeux, ce sont les éclairages. C’est un véritable feu d’artifice dans ce décor qui n’est pas sans rappeler une platine tourne disques de cette époque. La salle apprend à danser, et ne se gène pas pour le faire. Tous debout à se trémousser , des plus jeunes aux personnes plus âgées. Personne n’a oublié ces super titres et tout le monde se prend à rêver  qu’on se transporte le temps du spectacle loin en arrière dans le temps. Temps que nombre de spectateurs n’ont connu que par ouïe dire.

Vous aussi laissez vous transporter par cette Fièvre du Samedi soir, qui se produits à Paris jusqu’au 30 Avril,

© Dominique Jacovides/

Autre article avec Interview de Nicolas Archambault : http://www.onsortoupas.fr/saturday-night-fever-sur-la-scene-du-palais-des-sports-a-paris-des-le-9-fevrier-et-ensuite-en-tournee-dans-toute-la-france/

Représentations jeudi et vendredi soir à 20h00, samedi: 15h00 et 20h30, dimanche 15h00 et 20h00

Places de 31 à 89 €

Réservations aux guichets du palais des sports ou par Internet

 

Dates de la Tournée : les samedis à 15h00 et 20h30:

13 Mai : Epernay

20 Mai : Amnéville

3 Juin : Amiens

10 Juin : Lille

16 Septembre : Dijon

23 Septembre : Orléans

30 Septembre : Genève

7 Octobre : Toulouse

14 Octobre : Rouen

28 Octobre Marseille

4 Novembre : Bordeaux

11 Novembre : Lyon

18 Novembre : Bruxelles

25 Novembre : Nice

2Décembre : Strasbourg

9 Décembre : Montpellier

16 Décembre : Albertville

30 Décembre : Nantes

13 Janvier 2018 : Clermont Ferrand

20 Janvier 2018 : Limoges

27 Janvier : Caen

 

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JESS GLYNNE - If I Can’t Have You (from « Saturday Night Fever 2017 »)

 

 

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Une oeuvre totalement inconnue de Jacques Offenbach, renaît après avoir été reconstituée en 2013!

Créé en 1872, Fantasio fut mal accueilli, et la partition fut même recyclée dans Les Contes d’Hoffmann, et disparut ensuite en partie dans l’Incendie de l’Opéra Comique. Elle fut reconstituée en 2013 puis confiée à Laurent Campellone (direction musicale) et Thomas Jolly (Mise en scène). L’Opéra Comique crée donc ce Fantasio au Théâtre du Chatelet, qui doit ensuite fermer ses portes pour rénovation.

Un mariage se prépare dans le Royaume de Bavière, mariage arrangé pour sauver la paix entre deux pays. Le Prince de Mantoue (Jean Sébastien Bou) devra épouser Elsbeth (Marie-Eve Munger), la fille du roi de Bavière (Franck Leguérinel). Un jeune étudiant, Fantasio (Marianne Crebassa) rêve de changer de vie, et, sur un coup de tête, assailli par des dettes, il va essayer le costume de bouffon Du Roi, lequel vient de mourir. Le Prince de Mantoue va échanger sa place avec celle de son aide de camp, Marioni (Loïc Félix). …

L’oeuvre est construite en 3 parties bien visibles. Le premier acte tout est dans les tons noirs ou très sombres. Au second acte, quelques couleurs arrivent, sans plus et il fait attendre le dernier acte pour que les couleurs arrivent enfin. La mise en scène , brillante de Thomas Jolly, met vraiment en valeur les différents costumes ( plus d’une centaine) créés par Sylvette Dequest, qui changent à chaque acte. Certes nous ne sommes pas dans La Vie Parisienne, avec ses airs ultra célèbres, ni dans les contes D’Hoffmann, mais la partition reste néanmoins très agréable à écouter, et surtout à découvrir. On pourra être désorienté par le fait que le rôle titre de Fantasio est interprété par une belle voix de mezzo-soprano, mais ce ne sera que le temps de s’y habituer. La voix  est bien mise en valeur lorsque Fantasio chante sous le balcon de la princesse. Il est à noter que Marianne Crebassa, a obtenue la victoire de la musique classique 2017 en tant qu’artiste Lyrique. L’orchestre Philarmonique de Radio France est dirigé par Laurent Campellone.

Excellente initiative que d’ouvrir la nouvelle saison de l’Opéra Comique qui va donc bientôt retrouver son palais habituel, et de réinvestir le superbe Théâtre du Chatelet.

Représentations les :  14 .  . 18 . 20 . 22 . 24 . 26 . 27 FÉVRIER 2017 à 20h00 et le 26 Février à 16h00

Durée du spectacle : environ 3h00 avec un entracte.

Prix des places : de 16 à 135 euros,

Réservations : billeterie-chatelet.com , ou au 01 40 28 28 40, ainsi qu’aux guichets du théâtre. Il est plus que prudent de réserver!

Extraits de Fantasio

 

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Des comédiens qui en font des tonnes, et qui font mouche, une comédie jubilatoire : c’est LE FUSIBLE! de retour aux Bouffes Parisiens!

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Paul, (Stéphane Plaza) un homme d’affaire dans la quarantaine est à la veille de vendre sa société, quitter sa femme pour une belle avocate d’affaire, il veut changer de vie et partir en vacances avec sa maîtresse à Bali, bref changer de vie… Pour organiser son projet, il s’est confié à Michel, (Arnaud Gidoin) son ami dévoué, naïf et gaffeur… Mais ce soir là, avant ce jour fatidique : tout bascule !
Paul perd la mémoire… et le spectateur va vivre ces moments de folie dans une pièce à la limite du boulevard, qui tourne à 100 à l’heure.

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Retour sur les planches de Stéphane Plaza qui avait déjà triomphé récemment dans ce même théâtre des Bouffes Parisiens dans A GAUCHE EN SORTANT DE L’ASCENSEUR. La pièce est écrite par Sylvain Meynac, dans une mise en scène ultra efficace d’Arthur Jugnot. Le public est acquis à Stéphane Plaza, qui lui fait une ovation dès son arrivée sur scène. C’est d’ailleurs le moment le plus difficile de la pièce où il s’adresse à la salle pour expliquer la situation. En quelque sorte un avant propos, qui pourra sembler un peu ridicule. heureusement l’arrivée sur scène des autres protagonistes, le véritable début de la pièce fait oublier ce préambule,. Et dès lors tout va rouler à 100 à l’heure, avec des comédiens et des comédiennes ( Philippe Dusseau, Gaëlle Gauthier, Juliette Meynac et Irina Ninova) qui en font des tonnes. Sans vous en révéler trop, vous serez ébloui par ces comédiennes qui se donnent à fond dans leur rôle sans avoir peur de se casser la voix.

Le public rit à toutes les péripéties, à tous les bons mots, et à toutes les situations. Rien de sérieux, tout est fait pour qu’on passe une bonne soirée. Les comédiennes sont toutes très belles, ce qui ne gâche rien, les comédiens sont bons. Que demander de plus? Une salle qui rit est la récompense suprême pour tout comédien, et c’est le cas ici!

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Photos : @Evelyne DESAUX

 

LE FUSIBLE, c’est au théâtre des Bouffes Parisiens

Du mercredi au samedi à 21h00  et Matinées le samedi à 16h30 et le dimanche à 15h00

 

Places de 20 à 42 € (samedi :46) ( tarifs réduits en réservant sur le site internet).   10€ pour les moins de 26€ les mercredis et jeudis uniquement

Location : 01 42 96 92 42 –  ou  www.bouffesparisiens.com